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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 14:57
Les énergies vertes feraient gagner plus de 3 points de PIB à la France

par Pierre Le Hir, le 30 juin pour Le Monde sur http://lemonde.fr/energies/article/2016/06/30/les-energies-vertes-feraient-gagner-plus-de-3-points-de-pib-a-la-france-selon-l-ademe_4961563_1653054.html

Un déploiement massif des énergies vertes en France aurait un impact positif sur la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat des ménages. C’est la conclusion d’une étude prospective de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) , rendue publique jeudi 30 juin. Voilà un an, l’établissement public avait fait sensation, avec un rapport qui montrait qu’un mix électrique « 100 % renouvelable » en 2050 était possible dans l’Hexagone, pour un coût comparable à celui d’un bouquet conservant 50 % de nucléaire.

Cette fois, l’Ademe s’est livrée à une évaluation socio-économique d’un tel scénario. Celui-ci, précise-t-elle, s’inscrit dans la perspective d’une division par deux de la consommation énergétique totale en 2050, telle que la prévoit la loi de transition énergétique, et nécessite donc de maîtriser la demande d’électricité. Il impose aussi une baisse continue du coût des filières renouvelables. Il exige encore de développer des solutions de « flexibilité » de la demande et de stockage de ressources intermittentes.

Trois hypothèses ont été retenues : un mix 100 % renouvelable privilégiant l’éolien terrestre et en mer, un deuxième également 100 % renouvelable mais à « acceptabilité modérée » (ce qui restreint l’éolien terrestre et le solaire au sol au profit du solaire en toiture et des énergies marines), le dernier avec seulement 80 % de renouvelable (le complément étant d’origine nucléaire ou fossile)

Gains de point de PIB

Les résultats sont spectaculaires. A l’horizon 2050, le produit intérieur brut (PIB) de la France serait, selon l’hypothèse retenue, supérieur de 3,6 % à 3,9 au niveau qu’il atteindrait en l’absence de transition énergétique. Explication : les « effets récessifs » de cette transition (baisse d’activité liée à la moindre production d’énergie, hausse du coût de production de l’électricité, augmentation de la fiscalité environnementale) sont plus que compensés par ses « effets expansionnistes » (hausse de l’emploi liée aux investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, baisse de la facture énergétique à moyen terme, redistribution des recettes de la fiscalité énergétique aux ménages et aux entreprises, diminution des importations de combustibles fossiles…)

L’emploi est lui aussi tiré vers le haut, avec « 830 000 à 900 000 emplois supplémentaires » selon les variantes.. Les postes perdus dans les secteurs du nucléaire, de l’automobile et des ressources fossiles sont, là encore, plus que regagnés par ceux créés dans les services, la construction et la production d’énergies renouvelables.

Autre indicateur au vert : le revenu disponible des ménages. Il est bonifié, pour l’ensemble de la population française, d’environ 250 milliards d’euros, soit approximativement 3 300 euros par habitant. Cela en raison de la baisse de la facture énergétique des foyers (quasiment divisée par deux) du fait d’une consommation réduite, en même temps que du regain d’activité économique.
« Investir pour le climat » est aussi « un moteur pour notre croissance », commente le président de l’Ademe, Bruno Léchevin. Cette mutation énergétique permettrait en effet de faire chuter les émissions de CO2 de la France de 68 % à 72 % au milieu du siècle. Là encore, un vrai bénéfice.

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C’est ce que dit aussi Giulietta Gamberini dans La Tribune sur http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-transition-energetique-ferait-gagner-presque-4-points-de-pib-en-2050-583463.html :
La transition énergétique ferait gagner presque 4 points de PIB en 2050

En cas de 100% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique en 2050, le revenu disponible des ménages dépasserait de 3.300 euros (constants 2010) par habitant celui prévu selon le scénario tendanciel.. (Crédits : REUTERS/Jean-Paul Pelissier)

Les emplois et les revenus disponibles des ménages bénéficieraient aussi d'importants investissements dans les énergies renouvelables et dans l'efficacité énergétique, par rapport au scénario "business as usual", relève un nouveau rapport de l'Ademe.

Une énième étude conforte les espoirs qui ont suivi la COP21. Investir dans la transition énergétique serait non seulement bon pour le climat et la santé, mais aussi porteur de croissance et d'emplois, relève jeudi 30 juin l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) dans un rapport.

Un système énergétique plus efficace et moins carboné pourrait notamment conduire en 2050 à un niveau de PIB supérieur à celui engendré par un scénario "business as usual", estime l'étude, qui compare ce dernier à trois hypothèses d'évolution différentes: celle d'un quota des renouvelables dans la consommation d'électricité s'élevant, en 2050, à 80%; celle d'un apport des renouvelables étendu à 100%; et celle d'une part des renouvelables de 100% mais avec une empreinte au sol réduite - impliquant plus d'éolien offshore et d'énergies marines par rapport à l'éolien terrestre et plus de solaire en toiture, donc des coûts plus élevés. Selon la variante retenue (et donc les investissements nécessaires), l'écart du PIB comparé au scénario tendanciel oscillerait entre 3,6 et 3,9 points.

Le plein emploi en vue

Une telle trajectoire générerait aussi entre 800.000 et 900.000 emplois supplémentaires, et donc une diminution du chômage comprise -par rapport au scénario tendanciel- entre 3,6% et 3,3% de la population active, affirme l'Ademe. Puisque, selon les hypothèses de croissance de l'UE, le taux de chômage serait de 8% en 2050, "la transition énergétique permettrait de se rapprocher du plein emploi", observe Fabrice Boissier, directeur général délégué de l'agence.

Logiquement, croissance et emplois auraient aussi un impact positif sur le revenu disponible des ménages qui, en cas de 100% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique en 2050, dépasserait de 3.300 euros (constants 2010) par habitant celui prévu en cas d'évolution "business as usual" -un gain de 255 milliards d'euros au total. Et cela au net tant de la facture énergétique - qui baisserait de 25% en moyenne, car la diminution de la consommation dépasserait l'augmentation des prix- que de la dette des investissements d'efficacité énergétique...

Les investissements dans l'efficacité énergétique au centre

Ces investissements visant des économies d'énergie seraient d'ailleurs au centre des trois scénarios analysés par l'Ademe, représentant environ la moitié du surcroît total nécessaire, de l'ordre de 7 à 9% de la formation brute de capital fixe sur la période 2016-2050. Ils seraient à l'origine de la grande partie des gains en termes tant de PIB, que d'emplois et de pouvoir d'achat. Ils expliqueraient donc aussi le caractère comparable des effets économiques des trois variantes de la transition énergétique analysées.

Leur financement constitue donc le nerf de la guerre, souligne Bruno Lechevin, président de l'agence, qui suggère de s'appuyer sur trois leviers. Le premier est représenté par les choix de fiscalité en matière d'énergie, à savoir du prix du carbone. La loi de transition énergétique pour la croissance verte a fixé une trajectoire, à travers la contribution climat énergie, qui devrait amener la tonne de CO2 à coûter 100 euros en 2030 (contre 22 euros en 2016), rappelle l'Ademe, soulignant l'opportunité d'agir à un moment où les prix des énergies fossiles sont au plus bas.

Le risque climatique encore sous-évalué

L'Ademe insiste aussi sur la nécessité d'inciter les investisseurs à prendre en compte le risque climatique dans leurs décisions. En ce sens, la nouvelle obligation prévue par la loi de transition énergétique pour les investisseurs institutionnels français et les entreprises cotées, de publier certaines informations et de se soumettre à des stress tests spécifiques, est saluée comme "une avancée inédite dans le monde".

Dernier levier à ne pas négliger: faciliter l'accès des particuliers et des acteurs économiques aux financements, l'emprunt restant un frein majeur aux investissements dans la transition énergétique. L'adéquation entre l'ensemble des politiques mises en place et les objectifs poursuivis devra être vérifiée à l'occasion de l'examen du rapport annuel sur le financement de la transition énergétique, désormais obligatoire.

Un impact différent selon les secteurs

Même si cette dimension n'a pas été prise en compte par l'étude, la transition énergétique constitue par ailleurs aussi une "opportunité d'améliorer la balance commerciale nationale, puisqu'elle implique une diminution des importations d'énergie et de ressources", souligne Bruno Lechevin. En revanche, il est évident que l'équilibre entre effets positifs et négatifs varierait selon les secteurs.

L'étude de l'Ademe, qui a voulu aller au-delà d'un regard seulement global, montre que trois d'entre eux profiteraient directement de la transformation: la construction, l'électricité renouvelable et les transports. Les services, qui devraient représenter près de 80% de l'économie française en 2050, bénéficieraient aussi d'un effet d'entraînement. Au contraire, le nucléaire, l'automobile et les énergies fossiles en pâtiraient. "Les investissements doivent donc s'accompagner de plans de formation", initiale comme continue, observe donc Bruno Lechevin: des initiatives à lancer dès aujourd'hui puisque les travailleurs de 2050 sont déjà en train de se former

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Et pour le dire autrement, Batiactu le 30 juin 2016, sur
http://www.batiactu.com/edito/un-deploiement-massif-enr-garantirait-pres-un-million-45536.php

Un déploiement massif des EnR garantirait près d'un million d'emplois

Source : Enr © Istock/Photo d'illustration

La transition énergétique serait bel et bien un facteur de croissance : selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), près d'un million d'emplois pourraient être créés d'ici à 2050, si la France adoptait un scénario de décarbonation de son électricité. Les effets sur l'économie seraient extrêmement bénéfiques, avec un PIB augmenté de presque 4 %.

Bruno Léchevin, le président de l'Ademe, est clair : "Investir pour le climat, ça vaut le coup, car c'est vraiment un moteur pour notre croissance". Selon son agence, un déploiement massif des énergies électriques renouvelables (éolien et photovoltaïque en tête), donnerait un coup de fouet à la croissance économique du pays et à l'emploi. C'était déjà la conclusion de Greenpeace, dans son scénario "Energy (R)Evolution" estimait que des millions d'emplois pourraient être créés dans le monde si les énergies fossiles étaient abandonnées d'ici à 2050.

De son côté, l'Ademe, a continué de travailler sur ses propres scénarios qui étudient différentes trajectoires de la transition énergétique. L'hypothèse de base reste que la consommation énergétique française sera de toute façon divisée par deux grâce aux mesures d'efficacité déjà amorcées. "Selon la variante étudiée, la transition vers un système énergétique décarboné, et la diminution de la consommation finale d'énergie pourraient conduire à des niveaux de PIB de 3,6 à 3,9 % supérieurs", annonce-t-elle. L'emploi bénéficierait de ce développement des énergies renouvelables : là encore, entre 800.000 et 900.000 postes pourraient être créés, équivalent à "une diminution du chômage comprise entre 3,6 et 3,3 % de la population active". Corollaire, malgré un investissement nécessaire à l'amélioration de l'efficacité énergétique, le niveau de vie s'améliorerait pour les ménages grâce à un meilleur "revenu disponible" découlant d'une facture énergétique réduite. La différence serait même conséquente, avec un maximum estimé de 3.300 € de plus par habitant et par an. Selon l'Ademe, les services, la construction et les transports collectifs seraient les secteurs gagnants de cette transition verte, tandis que les grands perdants seraient logiquement les combustibles fossiles, le nucléaire et l'industrie automobile (à motorisation thermique).

Mais quel serait le prix de cette révolution énergétique si bénéfique ? D'après ses calculs, plus de 1.000 milliards d'euros… soit un surinvestissement de +7 à +9 % sur les trente prochaines années. Afin de parvenir à financer cet effort colossal, l'Ademe propose également quelques pistes : la mise en place d'une fiscalité forte sur le carbone, la facilitation du recours au crédit par les particuliers pour des travaux de rénovation énergétique, et la réorientation des stratégies d'investissement des acteurs économiques en fonction des risques et objectifs climatiques. Les problèmes d'acceptabilité des EnR, qu'il s'agisse de parcs éoliens ou de centrales photovoltaïques de grandes dimensions, ne manqueront toutefois pas de venir s'inviter dans les débats et mettre quelques bâtons dans les roues des porteurs de tels projets.

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