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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 09:19

Plusieurs articles sur ce sujet sur ce blog, surtout Le cerveau assiégé par les perturbateurs endocriniens,   et  Perturbateurs endocriniens : l’histoire secrète d’un scandale.

Aux États-Unis, l'exposition aux substances chimiques entraînerait 340 milliards de dollars par an de dégâts sanitaires, par Stéphane Foucart pour Le Monde le 19 octobre 2016.

Environ 340  milliards de dollars (308  milliards d'euros) par an : le chiffre est si faramineux qu'il soulève nécessairement le scepticisme. Pourtant, à en croire l'analyse conduite par des chercheurs américains et publiée mardi 18  octobre dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, il ne s'agit pas d'une exagération mais plutôt d'une sous-estimation du coût économique annuel, aux États-Unis, des dégâts sanitaires attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE), qu'il s'agisse de l'obésité, du diabète, des troubles de la fertilité ou encore des troubles neurocomportementaux.

Les PE sont une catégorie de molécules (bisphénols, dioxines, phtalates, etc.) interférant avec le système hormonal et présentes dans de nombreux pesticides, solvants et plastiques, dans certains cosmétiques ou conditionnements alimentaires. Certains peuvent produire des effets délétères à de faibles niveaux d'exposition.

Ceux-ci sont variables. Une analyse semblable, conduite sur la population européenne, avait conclu à un coût environ deux fois moindre : environ 157  milliards d'euros. " Ces estimations sont basées sur des éléments de preuve qui s'accumulent rapidement grâce à  des études conduites en laboratoire ou sur les humains, et qui montrent l'association entre l'exposition à ces substances et une variété d'effets délétères ", explique Leonardo Trasande, professeur associé à l'université de New York et co-auteur de ces travaux. Ces différences importantes entre les États-Unis et l'Europe sont principalement dues à des différences de réglementation, qui conduisent à des niveaux d'exposition des populations sensiblement différents pour certaines substances.

Présents jusque dans les aliments

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé des données d'exposition de la population américaine aux PE en question. Ils ont ensuite croisé ces données avec les résultats d'études conduites en laboratoire et d'enquêtes épidémiologiques montrant leurs effets sur les humains.

Des études de qualité ne sont pas disponibles sur toutes les substances suspectes. " Nous n'avons pris en compte qu'environ 5  % des PE présents sur le marché ", précise M. Trasande. De même, les chercheurs n'ont considéré que les maladies et les troubles pour lesquels existent des preuves solides d'un lien avec une exposition à ces produits.

Selon l'analyse, les substances les plus coûteuses en termes sanitaires sont les " PBDE " (polybromodiphényléthers), une classe d'ignifugeants (ou " retardateurs de flamme ") massivement utilisés outre-Atlantique depuis plus de trente ans dans les meubles rembourrés et l'électronique. Aujourd'hui étroitement régulés ou interdits, ils sont très persistants dans l'environnement et se retrouvent dans les poussières domestiques et jusque dans la chaîne alimentaire. Ils causeraient des dégâts, à hauteur de 240  milliards de dollars annuels environ, aux États-Unis.

Ils sont suivis par les plastifiants – bisphénol A (BPA) et phtalates –, présents dans certains récipients alimentaires, dont le coût sanitaire annuel serait de 56  milliards de dollars, puis par les pesticides (organophosphorés notamment), pour quelque 42  milliards par an.

Perte d'intelligence collective

Quels sont les maladies et les troubles en jeu ? Obésité et diabète (5  milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l'appareil reproducteur et infertilité (45  milliards de dollars) et, surtout, les effets neurologiques et neurocomportementaux qui se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280  milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau est due à l'érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des perturbateurs ayant des effets nocifs sur le neurodéveloppement.

Comment évaluer le poids économique de cette perte d'intelligence collective ? " La littérature scientifique documentant avec rigueur la perte de productivité économique provoquée par la perte de QI est substantielle, répond M. Trasande. Nous savons qu'à chaque point de QI perdu correspond une perte moyenne de 2  % de productivité économique sur l'ensemble d'une vie. A l'échelle d'une population, c'est très important. "

Il serait tentant de rapporter le coût de 340  milliards de dollars des perturbateurs endocriniens en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) américain – soit 2,3  % en l'occurrence. Cela peut être trompeur. " Attention : ce genre d'externalités négatives ne se traduit pas automatiquement par une baisse de même ampleur du PIB, prévient l'économiste Alain Grandjean. Evaluer les effets réels de ces coûts cachés sur le PIB relève d'un autre exercice, très compliqué. "

En substance, si certains des coûts mis au jour peuvent conduire à une baisse du PIB, d'autres peuvent se traduire, de manière paradoxale, par une hausse de l'activité. Derrière un " coût " peuvent en effet se cacher des phénomènes disparates, comme une baisse de productivité économique, mais aussi des frais de prise en charge médicale et le développement de médicaments. " Ce genre d'interrogation a au moins un avantage collatéral, conclut M.  Grandjean. Cela montre clairement que le PIB n'est pas un indicateur de bien-être. "

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