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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 12:34

En 2015, pour la première fois, la température à l’échelle du globe a dépassé de plus de 1° C celle de l’ère préindustrielle . Selon l'Organisation météorologique mondiale, les années 2011-2015 ont été les plus chaudes enregistrées par Pierre Le Hir pour Le Monde le 10 novembre 2016

Inondations à Maputo, au Mozambique, en janvier 2013. AFP

Inondations à Maputo, au Mozambique, en janvier 2013. AFP

Les années 2011-2015 ont été la période quinquennale la plus chaude jamais enregistrée sur Terre depuis le début des relevés de températures, c'est-à-dire depuis 1880. C'est ce qu'a annoncé l'Organisation météorologique mondiale (OMM), dans un rapport sur le climat publié mardi 8  novembre, à l'occasion de la conférence climatique de Marrakech au Maroc (COP22).

Ce constat ne constitue pas une surprise, les dernières années ayant battu des records successifs de chaleur. Mais l'OMM va plus loin, en établissant " le lien toujours plus étroit entre les phénomènes météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète ".

Sur l'ensemble de la période 2011-2015, la colonne de mercure a donc atteint un niveau inégalé dans l'histoire moderne. Elle a été, en moyenne, supérieure de 0,57  °C à la normale de la période de référence 1961-1990. L'excédent avait été de 0,51  °C sur les années 2006-2010, ce qui, souligne l'OMM, confirme " la tendance soutenue au réchauffement qui se dégage des données mondiales depuis le milieu des années 1970 ".

Cette surchauffe planétaire s'est vérifiée sur l'ensemble des continents, à l'exception de l'Afrique, où la période 2006-2010 avait été légèrement plus chaude. En particulier, l'Europe a connu une température supérieure de 1,29  °C à la normale de référence.

Parmi les anomalies saisonnières les plus notables, un printemps exceptionnellement chaud en Amérique du Nord en  2012 et en Europe, en Amérique du Sud ainsi qu'en Océanie en  2014, un été torride en Amérique du Nord en  2012 et en Amérique du Sud ainsi qu'en Océanie en  2015, un automne spécialement doux sur le continent américain en  2015, ou encore les périodes juin-août et septembre-novembre les plus caniculaires jamais connues par l'Afrique en  2015.

Tendance lourde et durable

L'année 2015 justement, la plus chaude des temps modernes, a fait franchir à la planète une ligne rouge. Pour la première fois, la température à l'échelle du globe a dépassé de plus de 1  °C celle de l'ère préindustrielle. Cela signifie que la marge de réchauffement " soutenable " fixée par l'accord de Paris scellé le 12 décembre 2015 à l'issue de la COP21, qui vise à contenir l'élévation de la température " nettement au-dessous de 2  °C par rapport aux niveaux préindustriels ", est déjà plus qu'à moitié entamée.

En prenant un peu de recul, l'OMM observe que " les douze années les plus chaudes à l'échelle de la planète sont toutes postérieures à 1998 " et que " neuf d'entre elles sont postérieures à 2005 ". Ce qui montre que, même si le climat de 2015 a été très fortement influencé par le phénomène El Niño, dont l'empreinte marque encore l'année 2016, le réchauffement global dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre constitue une tendance lourde et durable.

Ce bilan quinquennal permet aussi de mieux mesurer l'ampleur des bouleversements liés au changement climatique. Ainsi, la banquise arctique a continué de reculer durant la période 2011-2015, sa superficie moyenne, mesurée en septembre (mois où elle est généralement la plus réduite), chutant à 4,7  millions de km2, soit 28  % de moins que sa surface moyenne des trois décennies précédentes.

En revanche, pendant une grande partie de ces cinq ans, l'étendue de la banquise antarctique a été supérieure à celle de 1981-2010, en particulier lors de son maximum hivernal. Une " bonne santé " qui est constatée depuis une quarantaine d'années et dont les causes, mal connues, font l'objet de travaux de recherche.

Dans le même temps, le niveau des océans a continué de monter, même si la succession d'événements La Niña et El Niño a entraîné des fluctuations importantes. De 1993 (début des relevés par satellites) à 2015, cette hausse a été d'environ 3  mm par an, alors que sur la période 1900-2010 (où les données étaient issues de marégraphes), elle n'était que de 1,7  mm par an.

Risque de canicule décuplé

Le rapport de l'OMM accorde une large place aux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, vagues de chaleur, sécheresses, inondations, tempêtes ou cyclones. Les auteurs notent que, sur les 79 études publiées sur ce sujet dans le Bulletin of the American Meteorological Society entre 2011 et 2014, " plus de la moitié ont abouti à la conclusion que les changements climatiques d'origine humaine avaient favorisé l'apparition du phénomène extrême considéré ". En particulier, certaines de ces études établissent que " la probabilité d'occurrence de canicules a été multipliée par dix, voire plus ", par le réchauffement global.

Parmi les événements corrélés au changement climatique figurent les températures annuelles et saisonnières record qu'ont connues les Etats-Unis en  2012 et l'Australie en  2013, l'été caniculaire de 2013 en Asie de l'Est et en Europe de l'Ouest, les vagues de chaleur du printemps et de l'automne 2014 en Australie, le record annuel de chaleur enregistré en Europe en  2014, ou encore le coup de chaud subi par l'Argentine fin 2013.

En revanche, ajoutent les rapporteurs, " la contribution des changements climatiques anthropiques aux extrêmes pluviométriques (déficit et excès) est moins systématique ". Ainsi, pour les inondations de 2011 dans le Sud-Est asiatique, la sécheresse de 2013- 2015 dans le sud du Brésil ou l'hiver excessi-vement pluvieux de 2013-2014 au Royaume-Uni, le lien avec le changement climatique " n'a pu être déterminé avec certitude ".

Les violentes précipitations qui se sont abattues sur le Royaume-Uni en décembre  2015 sont par contre associées " sans équivoque " au changement climatique. Des chercheurs ont même calculé que celui-ci avait " augmenté d'environ 40  % " le risque de survenue d'un tel épisode.

Une autre étude, présentée le même jour par le groupe de réflexion allemand Germanwatch, complète ce tableau des soubresauts climatiques de la planète. L'indice mondial des risques climatiques, publié tous les ans sur la base des données établies par le réassureur Munich Re, montre qu'en  2015 l'Afrique a été meurtrie par des événements extrêmes. Quatre pays africains (Mozambique, Malawi, Ghana et Madagascar) figurent parmi les dix Etats les plus touchés. En haut du tableau se trouve le Mozambique qui, comme le Malawi, a essuyé des inondations dévastatrices, dues à une mousson très intense, en décembre  2014 et janvier  2015.

Sur la décennie écoulée, récapitule Germanwatch, " plus de 528 000 personnes sont décédées à la suite de près de 11 000 événements météorologiques extrêmes ". Le plus souvent dans des pays en développement, qui cumulent la double peine de la pauvreté et de la vulnérabilité. Voilà aussi pourquoi la question de l'aide des pays du Nord à ceux du Sud reste au cœur de la COP22 à Marrakech.

Les Chiffres

0,57 °C

C'est la hausse de la température moyenne sur la période 2011-2015, pour l'ensemble du globe, par rapport à la période de référence 1961-1990.

1 °C

C'est l'écart entre la température enregistrée en 2015 sur la planète et celle qui prévalait avant l'ère industrielle.

11 000

C'est le nombre d'événements météorologiques extrêmes survenus dans le monde au cours de la décennie 1996-2015.

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