Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenu.e

  • : Les Lilas Ecologie : Blog des militants et élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré Saint-Gervais
  • Les Lilas Ecologie : Blog des militants et élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré Saint-Gervais
  • : Culture, information, réflexion de l'écologie politique par les militants et les élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas, du Pré Saint-Gervais, d'Est Ensemble
  • Contact

Recherche

Nous contacter ...

S'abonner à la Lettre d'information ...

C'est dans la colonne de droite tout en bas...

16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 11:19

Les émissions électromagnétiques des nouveaux appareils sont très faibles, selon l'Anses par Laetitia Van Eeckhout pour Le Monde le 15 décembre 2016.

Les compteurs électriques Linky ne comportent pas plus de risques pour la santé que les télévisions, les chargeurs d'ordinateurs portables, les cuisinières à induction… Ils n'émettent pas plus d'ondes électromagnétiques que tous ces équipements électriques qui équipent les foyers depuis longtemps. Et même beaucoup moins qu'un téléphone portable. Telle est la conclusion de l'étude menée et publiée jeudi 15 décembre par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), visant à évaluer l'exposition de la population à ces dispositifs.

" L'agence conclut à une faible probabilité que l'exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme ", précisent les experts, saisis par la Direction générale de la santé.

Expérimenté depuis 2010 à Lyon et en Indre-et-Loire, Linky, ce nouvel outil communicant, est depuis le 1er décembre 2015 en phase de déploiement dans tous les foyers français. La loi de transition énergétique du 18 août 2015 prévoit en effet le remplacement de 35 millions de compteurs classiques par des Linky d'ici à 2021.

Or, l'installation de ces compteurs suscite des inquiétudes sur les possibles risques sanitaires, mais aussi de surfacturation et d'atteinte à la vie privée. Sollicitées par des habitants, près de quatre-vingts petites communes ont adopté des délibérations ou des arrêtés, refusant la pose de ces appareils sur leur territoire.

L'objectif de ces nouveaux appareils " intelligents ", qui ont donné lieu à une controverse dès 2011 aux Etats-Unis, est de connaître la consommation d'électricité des usagers en temps réel, et de pouvoir en conséquence mieux la maîtriser pour faire des économies. Pour l'heure, l'apport de Linky réside essentiellement dans l'automatisation des relevés de consommation. C'en est fini des interventions à domicile : relevé, mise en service, adaptation du contrat se font à distance et donc sans rendez-vous.

Les factures ne sont plus établies sur la base d'une consommation estimée et régularisée tous les six mois, mais sur la consommation réelle. Une fois le nouveau compteur Linky installé dans leur logement, les ménages disposent d'un accès personnalisé et sécurisé à un site mis en place par ERDF, où ils peuvent consulter leur consommation journalière, voire horaire pour ceux qui en font la demande. Données qui sont mises à jour quotidiennement.

Les compteurs d'électricité Linky communiquent de façon filaire, par le réseau électrique, avec un système de courant porteur en ligne. Comme dans tout appareil électrique ou électronique, la circulation de courant et I'existence de tensions électriques génèrent des ondes électromagnétiques, au niveau du compteur comme à proximité des câbles.

" Valeurs très ténues "

Ce type d'émissions électromagnétiques est classé " cancérogène possible " par l'Organisation mondiale de la santé. Cependant, le rayonnement du Linky est très faible.Selon l'étude de l'Anses, il est, à proximité du compteur, de 0,03 microtesla (µT, unité de mesure de la densité de flux magnétique), soit 200 fois moins que la valeur limite d'exposition.

" Ces niveaux d'exposition ne sont présents que lorsque le compteur fonctionne et transmet des données. Or cette opération se fait la nuit entre minuit et 6 heures du matin, et ne dure qu'une minute, souligne Olivier Merckel, responsable de l'unité évaluation des risques physiques de l'agence, qui a coordonné l'étude. Même s'il peut y avoir parfois d'autres types de communication entre le compteur et le centre de collecte, pour détecter une panne par exemple, on reste sur des valeurs très ténues. "

Pour affiner le constat de cette faible exposition, l'Anses a demandé au Centre scientifique et technique du bâtiment de réaliser une campagne de mesures permettant une comparaison entre l'exposition aux anciens compteurs électromécaniques et celles dues à Linky, chez des ménages appelés à être équipés de ce nouveau compteur.

L'étude de l'Anses, qui porte sur tous les types de compteurs communicants dits de " nouvelle génération ", s'est aussi intéressée au compteur de gaz, Gazpar, que GRDF généralise progressivement depuis le début de l'année, et les compteurs d'eau développés par exemple par Veolia ou Suez. Fonctionnant différemment de Linky, ces équipements utilisent des émetteurs radio pour communiquer les données de consommation, deux à six fois par jour, en moins d'une seconde.

Là encore le risque d'exposition est très faible. " Il s'agit d'émetteurs de faible puissance, précise M. Merckel. Le rayonnement est très inférieur à celui d'un téléphone mobile : au maximum d'un volt par mètre, à un mètre du compteur et lorsqu'il y a une communication. "

Cette étude suffira-t-elle à lever les inquiétudes ? " Quel que soit le niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques, c'est l'absence de libre arbitre et le risque d'intrusion qui posent problème. Ce qui nous inquiète, c'est l'intrusion dans la vie privée, l'inquisition qu'un compteur comme Linky entraîne. Grâce aux données de consommation quotidiennes, le profil comportemental des personnes sera défini pour déclencher un flux commercial et continu de conseils avisés et d'offres alléchantes ", relève Jacky Bonnemains. Le président de l'association Robin des Bois appelle les citoyens à refuser l'installation des compteurs : " Il y a une différence entre risque choisi et risque subi. Les gens décident d'acheter une télévision, mais non de se voir équipés de Linky. "

L'Anses, qui reconnaît que le déploiement des compteurs communicants participe à une multiplication des objets connectés, appelle les opérateurs à fournir une meilleure information au public quant aux modalités de fonctionnement de ces nouvelles technologies. En particulier sur Ia fréquence et la durée des expositions aux ondes électromagnétiques auxquelles elles peuvent conduire. Aussi l'agence recommande-t-elle que le développement des objets connectés s'accompagne de la définition de " normes techniques ", propres à caractériser l'exposition des personnes. L'Anses doit également rendre, avant l'été, un rapport sur l'électrosensibilité.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Dominique Busson 23/12/2016 14:44

Outre le problème des ondes et des libertés individuelles qui à eux seuls devraient laisser le droit à chacun de refuser l installation, linky gazpart et consort sont une gageure environnementale. Rien ne fera effet pour le particulier sur son regard sur sa consommation. Les expérimentations de 2011 le démontrent. Et en plus on dépense 5 Mrds pour générer 100000 tonnes de compteurs en etat de fonctionnerà jeter! Et personne ne dit rien!

verosimar 16/12/2016 23:03

le pb. de l'argument de la faible exposition aux ondes électromagnétiques de ces compteurs ne relève-t-il pas du même argument que celui qui qui excuse l'infime dosage de tel ou tel pesticide dans tel ou tel aliment, alors que c'est leur usage continu et concomitant à d'autres poisons chimiques potentiellement dangereux qui, cela semble pourtant suffisamment prouvé, entraîne les désordres sanitaires de notre époque (diabète, obésité, cancers...). Entre tél portable + compteurs Linky+ wi-fi chez soi (et même dans certains espaces publics) + montre connectée+ télé etc...cela va bien finir par s'accumuler nocivement. D'autre part, le problème de la privacité est lui aussi essentiel

L'écologie aux Lilas et au Pré ...

Que sont ces CSR - Combustibles Solides de Récupération - qu’on veut brûler à Romainville ?

Ces parents qui mijotent une cantine publique

De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

À Romainville contre l’incinération

Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre

Derniers échos de la révision du PLU des Lilas

Les Sans Radio retrouvent les ondes

Europacity : le débat public se conclut sur des positions inconciliables

Le parc (George-Valbon La Courneuve) debout !

Grand Paris : non à la logique financière

Pour une gestion publique, démocratique et écologique de l'eau

Le revenu de base ? Débat mardi 14 juin 20h

C'était la Grande Parade Métèque 2016...

La nature : une solution au changement climatique en Île-de-France

Participer à la Grande Parade Métèque samedi 28 mai 2016

PLU des lilas: enfin un diagnostic et état initial de l'environnement ... à compléter

Avec la loi « Travail », où irait-on ? Débattons-en mercredi 30 mars

Réduire la place de la voiture des actes pas des paroles

La COP 21 aux Lilas

La nature est un champ de bataille

Alternatiba et le Ruban pour le climat des Lilas à la République

Un compost de quartier aux Lilas

Devoir d'asile : de l'Etat jusqu'aux Lilas

Un ruban pour le climat aux Lilas

Six propositions vertes pour une révision du PLU véritablement utile

La Grande Parade Métèque samedi 30 mai

Fête de la transition énergetique et citoyenne le 9 mai aux Lilas

Des défenseurs de la Maternité des Lilas s'enchaînent devant le ministère de la santé

Romainville n'aura pas d'usine de méthanisation

Journal n°2 de Les Lilas Autrement (décembre 2014)

écolo ! n°19 : le téléphérique un GPII

écolo ! n°18

Gaz de schiste : du mirage économique au cauchemar écologique ?

Journée de la transition le 27 septembre aux Lilas

écolo ! n°17 : un nouveau modèle énergetique français

écolo ! n°16 : TAFTA ou TIPP, le traité de libre-échange transatlantique signerait la fin du projet