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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:38

La présence de ce radioélément a été mesurée en janvier dans plusieurs pays, dont la France, à des niveaux sans risque pour la santé. Par Pierre Le Hir le 20 février 2017 pour Le Monde.

Instruments de mesure de la pollution de l'air sur le toit d'une habitation dans la région lilloise en 2007. DENIS CHARLET / AFP

Instruments de mesure de la pollution de l'air sur le toit d'une habitation dans la région lilloise en 2007. DENIS CHARLET / AFP

« De l’iode 131, radionucléide d’origine artificielle, a été détecté, courant janvier, à l’état de traces dans l’air au niveau du sol en Europe. » L’annonce, faite lundi 13 février, dans un communiqué, par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français, n’a guère fait de bruit. Sans doute parce que les niveaux mesurés sont « sans aucune conséquence sanitaire ». Il n’en reste pas moins que cette contamination, même très faible, reste un événement rare dont la cause n’a pas encore été élucidée.

Les données recueillies proviennent d’un réseau européen d’experts, Ring of Five, qui compte un peu plus d’une centaine de stations de mesures et auquel l’IRSN participe. Le premier signalement de la présence d’iode radioactif a été fait au cours de la deuxième semaine de janvier, dans l’extrême nord de la Norvège. Dans les semaines suivantes, jusqu’à la fin du mois de janvier, ce radioélément a aussi été décelé dans l’air ambiant en Finlande, en Pologne, en République tchèque, en Allemagne, en France et en Espagne.

Les teneurs mesurées dans les filtres à air des stations de collecte d’aérosols sont infimes, de l’ordre de quelques microbecquerels par mètre cube d’air (µBq/m3). Les plus élevées ont été décelées en Pologne près de Varsovie (5,9 µBq/m3). En France, les analyses faites dans trois stations du réseau Opera-Air de l’IRSN, dans l’Essonne, en Côte-d’Or et dans le Puy-de-Dôme, révèlent des concentrations comprises entre 0,1 et 0,31 µBq/m3.

Des traces de contamination atmosphérique décelées dans plusieurs pays européens. IRSN

Des traces de contamination atmosphérique décelées dans plusieurs pays européens. IRSN

« Teneurs anecdotiques »

L’IRSN précise que ces mesures ne portent que sur « la fraction particulaire de l’iode », qui se fixe sur les aérosols et peut être ainsi piégée dans les filtres, et non pas sur la fraction gazeuse, qui est « 3 à 5 fois » plus importante, mais qui est plus difficile à détecter. Au total, gaz et aérosols confondus, le niveau mesuré en France est donc estimé « au plus à 1,5 µBq/m3 ». « D’un point de vue sanitaire, ces teneurs sont anecdotiques », précise au Monde Jérôme Joly, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la radioprotection. A titre de comparaison, elles sont de l’ordre du millième de celles relevées en France après l’accident de Fukushima du 11 mars 2011. Et du millionième de celles que l’on trouvait dans le « nuage » radioactif de Tchernobyl qui avait traversé l’Hexagone entre le 30 avril et le 5 mai 1986.

Mais d’où vient ce radionucléide voyageur ? L’iode 131 est un radioélément artificiel, dont la présence peut avoir plusieurs origines, accidentelles ou non. Il est notamment produit par la réaction de fission dans les réacteurs nucléaires, mais aussi, à des fins médicales de diagnostic par imagerie ou de radiothérapie, dans des centres spécialisés.

« Des mesures effectuées dans l’est de l’Europe montrent que l’on a pas trouvé trace d’autres produits de fission, comme du césium radioactif, qui auraient été présents eux aussi dans l’air dans le cas d’un rejet accidentel provenant d’un réacteur nucléaire, déclare M. Joly. L’hypothèse la plus probable est que la source soit une usine de production de radioéléments à usage radiopharmaceutique ou radiothérapeutique. »

Un élément est en tout cas acquis : le rejet d’iode 131, dont on ne sait pas pour l’instant s’il a été ponctuel ou s’il s’est étalé sur une période de temps plus importante, est relativement récent. Ce radioélément a une période de vie d’environ huit jours, ce qui signifie que sa radioactivité décroît de moitié tous les huit jours et qu’il a totalement disparu au bout de quatre-vingts jours.

« Conditions météorologiques défavorables »

Une autre possibilité existe. « De nombreuses installations en Europe et dans les pays voisins sont autorisées à rejeter de l’iode 131 dans l’atmosphère, rappelle la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), dans un communiqué daté du 14 février. Il s’agit par exemple des installations liées à la production d’électricité d’origine nucléaire mais aussi des installations liées à l’utilisation d’iode 131 dans le domaine médical. »

Selon cet organisme, les taux mesurés ces dernières semaines pourraient résulter, non pas d’une augmentation anormale des rejets autorisés, mais de « la diminution des possibilités de dilution » de ces éléments radioactifs. Cela en raison des « conditions météorologiques particulières » qui ont prévalu en janvier et qui étaient propices à « la stagnation des poussières dans les couches inférieures de l’atmosphère ». L’IRSN note également que « les conditions météorologiques défavorables, liées notamment à des “inversions de température”, ont vraisemblablement participé au niveau de concentration de l’iode 131 », comme cela a été aussi le cas pour d’autres radionucléides d’origine naturelle ou pour les particules fines.

La Criirad n’en estime pas moins que « le faible nombre de points de mesure ne permet pas d’exclure l’existence de rejets anormalement élevés d’une ou plusieurs installations ». Fin 2011, des concentrations anormales d’iode 131 avaient déjà été relevées dans l’air de plusieurs pays européens. L’enquête avait établi qu’elles avaient pour origine l’Institut hongrois de recherche sur les isotopes de Budapest.

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