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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:52

C’est un peu l’histoire secrète de la transition énergétique en Europe. Dans un livre sans concessions, l’eurodéputé Claude Turmes raconte 15 ans de batailles politiques pour les énergies renouvelables : lobbying néfaste des grands groupes, démagogie anti-normes, fraude au diesel couverte. Mais aussi les promesses de l’éolien citoyen au nord et à l’est du continent. Par Jade Lindgaard le 28 février 2017 pour Mediapart                                                                       Lire aussi Les énergies vertes feraient gagner plus de 3 points de PIB à la France, Le nucléaire français face à ses contradictions, Pour la première fois, les énergies renouvelables détrônent le charbon, Solaire: un essor conforté par des progrès techniques continus. et Le solaire sort de l’ombre.

Claude Turmes (DR)

Claude Turmes (DR)

Alors que la transition énergétique occupe une place plus grande que jamais dans les programmes des candidats à la présidentielle et qu’elle devient un marqueur de la ligne alternative défendue par Benoît Hamon pour le parti socialiste, sort un livre sans concessions sur plus de 15 ans de politique européenne. Son auteur, leurodéputé écologiste luxembourgeois Claude Turmes, vice-président du groupe des Verts au Parlement européen, est l’un des meilleurs connaisseurs des enjeux de la transition énergétique et des politiques climatiques en Europe. Il a été le rapporteur de la directive sur les renouvelables (2008) et sur l’efficacité énergétique (2011). Il est également membre de la commission sur le « diesel gate ».

Claude Turmes, Transition énergétique, une chance pour l’Europe, Les petits matins, 478 pages, 23 euros.

Claude Turmes, Transition énergétique, une chance pour l’Europe, Les petits matins, 478 pages, 23 euros.

Il ne faut pas s’arrêter au titre sobre de l’ouvrage – Transition énergétique : une chance pour l’Europe –, ni à sa préface rédigée par l’ancien ministre (de Sarkozy) Jean-Louis Borloo. Le texte est sans concessions pour les intérêts économiques et politiques historiquement établis dans le secteur.

Pour Turmes, une révolution énergétique est en train de se produire en Europe : la demande d’électricité baisse et la chute des coûts de production de l’énergie renouvelable fait apparaître de nouveaux acteurs, liés aux citoyens et aux collectivités locales. Les oligopoles historiques ont compris trop tard l’ampleur des changements en cours. Il dénonce en particulier le lobbying « néfaste », à Bruxelles, d’Engie, qui s’est comporté en « parrain du vieux monde de l’énergie », et d’EDF, qui a obtenu pour l’EPR d’Hinkley Point la plus grosse subvention publique jamais accordée à un projet énergétique en Europe, avec 30 milliards d’euros. Sur le scandale des logiciels truqueurs dans les tests mesurant la pollution des moteurs diesels, il fustige la Commission européenne et les États membres qui « ont couvert les fraudes de l’industrie automobile ».

Vous commencez votre récit de 15 ans de mise en place de politiques de transition énergétique par un constat : les grandes entreprises du secteur énergétique vivent la fin d’un modèle économique confortable et très rémunérateur, celui des oligopoles. Pourquoi ?

Claude Turmes : La technologie a changé. Pour construire de grosses centrales, à charbon ou nucléaires, il fallait de grosses entreprises. Mais, aujourd’hui, tout le monde peut faire de l’éolien terrestre et du solaire électrique, le photovoltaïque. La maturité de l’éolien et du solaire érode le contrôle des grandes entreprises sur les investissements. Par ailleurs, les citoyens demandent plus d’autonomie, des maires de villes veulent bouger dans ce sens. La démocratisation des acteurs est rendue possible par la miniaturisation des moyens de production.

Vous opposez à cet ancien modèle économique l’émergence d’un nouveau système fondé sur une réappropriation énergétique par les citoyens. Où la voyez-vous advenir ?

Le fait que la France garde un duopole EDF-Engie dominant dans le secteur de l’électricité est surtout dû à votre structure politique, très centralisée, où beaucoup de décisions se prennent à Paris ou même sur le bureau d’un président ou d’un premier ministre. L’Allemagne est très différente. C’est un pays fédéral. Les quatre grands oligopoles d’énergie, Eon, RWE, Vatenfall et EnBW, ont perdu leur mainmise sur la politique allemande au plus tard en 2011, avec l’accident nucléaire de Fukushima. En Allemagne, il n’y a guère de politiques au niveau national qui défendent les oligopoles. C’est surtout le nord du pays qui a développé l’éolien terrestre dès les années 1990. Il est à 90 % dans les mains d’acteurs autres que ces quatre grandes entreprises oligopolistiques, par exemple des coopératives citoyennes, des agriculteurs locaux, des mairies, des petites et moyennes entreprises… Au Danemark, l’éolien s’est aussi développé sur la base de projets citoyens. Ce qui explique aussi pourquoi il y a une plus grande acceptation sociale. L’éolien n’est pas vu comme une intrusion dans le paysage, mais comme une réappropriation de la valeur ajoutée économique du secteur énergétique et, en partie, de l’emploi.

Quelle est l’influence d’EDF et d’Engie sur les politiques européennes de transition énergétique ?

Ces deux entreprises jouent un rôle très négatif. Gérard Mestrallet, aujourd’hui président non exécutif d’Engie, est un peu le parrain du vieux monde de l’énergie. Il a mis en place le groupe Magritte, rassemblant 11 grands groupes énergéticiens européens, dont le but explicite est de protéger le vieux monde et de ralentir, voire de détruire les très bonnes législations que l’Europe a mises en place en matière de renouvelables et d’efficacité énergétique.

EDF n’en est pas membre. Pourquoi ? Quand ce groupe Magritte a été créé, EDF voulait à tout prix avancer son projet de réacteur nucléaire EPR à Hinkley Point, en Grande-Bretagne. Or, EDF ne pouvait pas déployer auprès de la Commission européenne un énorme effort diplomatique pour obtenir son aval à la plus grosse subvention jamais donnée à un projet énergétique et, en même temps, soutenir le lobbying du groupe Magritte pour mettre fin aux subventions européennes aux énergies renouvelables. Aux 20 milliards d’euros que doit coûter la construction de l’EPR d’Hinkley Point, il faut ajouter au moins 10 milliards côté français. Le gouvernement français a accepté d’augmenter le capital d’EDF de 3 milliards d’euros et renoncé à 3 ans de dividendes, soit au moins 7,5 milliards d’euros. Donc, le total des subventions pour Hinkley Point s’élève à plus de 30 milliards d’euros.

Il y a un autre chiffre très intéressant : EDF-Energies nouvelles réalise moins de 15 % de ses investissements en France. Cela montre qu’EDF a clairement comme politique de ne pas investir dans les renouvelables en France pour protéger ses vieilles centrales nucléaires.

Comment expliquez-vous la décision de Theresa May de confirmer le projet d’EPR à Hinkley Point ?

Je crois que Theresa May était très sceptique sur ce projet. Il y a des articles très critiques de son principal conseiller énergétique qui, quelques semaines avant la décision finale, montrent qu’elle avait des doutes. EDF décide avant l’été 2016 de poursuivre le projet d’Hinkley Point. Que fait la première ministre britannique ? Elle envoie un courrier disant : « Merci, on va étudier le dossier. » C’est lors du G20 en Chine, à l’été 2016, que May a laissé tomber son opposition à Hinkley Point. Comme Areva est en faillite, comme EDF ne peut pas s’endetter plus, Hinkley Point ne se fait que grâce à ses 33,5 % de capitaux chinois. Les Chinois investissent dans ce projet pour ouvrir la porte à la vente de réacteurs nucléaires made in China à l’Angleterre. En réalité, Hinkley Point n’a été décidé ni à Paris, ni à Londres, mais en Chine.

Pour quelles raisons d'après vous Gérard Mestrallet a fait un tel lobbying en faveur d’un prix plancher du carbone pendant la COP21 ?

Regardez ce qu’il s’est passé après la COP21. Une fois publié le rapport Canfin-Grandjean-Mestrallet pour un prix plancher du CO2, le PDG d’Engie a demandé qu’il ne s’applique pas uniquement à la France. Puis Ségolène Royal a fait une erreur stratégique : au lieu de négocier un prix plancher avec l’Allemagne, le Benelux et l’Italie, les pays consentants, elle l’a combiné avec la réforme du marché européen du carbone, alors que les pays de l’est de l’Union n’en veulent pas. Tout ce cinéma autour de la COP21 est retombé comme un soufflé.

Les industriels comme Mestrallet (Engie) ou Grossmann (RWE) n’ont pas compris la dynamique enclenchée par les directives sur les renouvelables depuis les années 2000, et donc l’émergence d’une nouvelle concurrence dans un marché en baisse. Car la demande d’énergie baisse en Europe. Les nouvelles règles européennes établissant des standards minimaux sur les réfrigérateurs, les téléviseurs et autres appareils électroménagers entraînent une baisse de la demande d’électricité. Ils n’ont pas vu que se mettait en place une révolution douce. Quand j’ai préparé la directive sur les renouvelables en 2008, en tant que rapporteur, j’ai été surpris du peu de résistance des grandes entreprises. Elles ont compris trop tard, vers 2011-2012, que les législations qu’on avait mises en place étaient trop bonnes. C’est là qu’a été créé le groupe Magritte, pour que cette évolution ne continue pas après 2020.

Pourtant, les ONG ont beaucoup critiqué la faiblesse des objectifs européens sur le climat.

Les ONG se plaignent à raison que les objectifs « climat » pour 2020 sont trop faibles. En 2008, la directive sur les renouvelables était ambitieuse, avec l’objectif de passer de 15 à 35 % dans la consommation d’électricité. L’Europe aurait dû décider un objectif de baisse de ses gaz à effet de serre d’au moins 35 ou 40 %. Or l’Europe l’a limité à 20 % et a ouvert une énorme brèche en acceptant que la moitié de cet objectif soit réalisée hors d’Europe, par le biais de crédits internationaux. Pourtant, la mise en œuvre des directives sur l’efficacité énergétique et les renouvelables permet déjà de réduire les émissions de 20 %. Pour 2030, les objectifs climat européens (– 40 % de gaz à effet de serre, 27 % de renouvelables, 27 % d’efficacité) sont trop faibles. Ils marquent un ralentissement de la transition énergétique en Europe par rapport à ce qui est fait aujourd’hui. Le solaire est aujourd’hui à un tiers de son prix de 2008. Pourquoi irait-on moins vite après 2020, alors que les technologies sont devenues beaucoup moins onéreuses ?

Angela Merkel visite le parc éolien de Ravensberg, au bord de la mer Baltique, en août 2010 (©Reuters/Fabrizio Bensch)

Angela Merkel visite le parc éolien de Ravensberg, au bord de la mer Baltique, en août 2010 (©Reuters/Fabrizio Bensch)

Au sujet des lobbies, vous parlez de « sicaires de la transition énergétique ». Qui sont leurs relais au sein de la Commission ?

En octobre 2013, c’est à la suite d’une réunion avec un représentant du groupe Magritte que Manuel Barroso a changé de position et a défendu l’idée que les énergies renouvelables sont trop chères. Les groupes Mittal, Lafarge, BASF, le grand conglomérat chimique allemand, jouent aussi un rôle. Ils cherchent constamment à creuser d’énormes trous dans le système européen de quotas de CO2 pour échapper à leurs obligations sur le climat. Or l’industrie manufacturière (l’acier, les métaux, la chimie, l’aluminium…) représente près de 20 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre. Donc, pas moyen de gagner la course contre le changement climatique si l’industrie ne fait rien. Leur autre cheval de bataille, c’est la réforme des aides d’État : les industriels, qui représentent 30 % de la consommation d’électricité en Europe, ne veulent pas payer pour la transition énergétique. Ils affaiblissent là où ils le peuvent les contraintes climat et organisent des subventions indirectes monumentales par la décision sur les aides d’État.

Pendant la campagne de 2014, il y a eu par ailleurs une critique eurosceptique de la directive sur l’écoconception, qui limite la consommation énergétique des appareils électroménagers. Certains avaient aussi glissé dans les discours de Jean-Claude Juncker et de Martin Schulz une rhétorique sur l’Europe qui s’occuperait trop des détails : est-ce que l’Europe doit faire des normes sur les aspirateurs et réguler les litres évacués par les chasses d’eau ? Ces attaques relèvent vraiment du populisme. Derrière tout ça, il y a cette campagne orchestrée par les milieux industriels européens sur l’excès de réglementation.

Vous êtes membre de la commission d’enquête du Parlement européen sur le « diesel gate » : quel a été le rôle de la Commission européenne dans ce scandale ?

Depuis le début de l’année 2010, au plus tard, la Commission européenne savait qu’il existait d’énormes différences entre les résultats des tests en labo et le comportement sur les routes des véhicules. On a aussi découvert des mails qui montrent que certains fonctionnaires de la Commission parlaient de « logiciel fraudeur ». À cette époque, ils n’ont rien décidé. Ce n’est que quand le scandale Volkswagen a été découvert aux États-Unis que la nouvelle Commission européenne, sous la pression des médias et du public, a bougé.

Pourquoi les autorités américaines ont-elles pu démasquer Volkswagen ? Parce que des Européens qui travaillaient à l’époque au centre de recherche de la Commission européenne, le seul laboratoire en Europe qui ne soit pas directement dépendant financièrement de l’industrie automobile, ont mis en place une ONG et refait les tests avec la même méthodologie. Ils ont ensuite transmis cette information aux autorités américaines. La seule différence entre l’Europe et les États-Unis ? Ce n’est pas la connaissance de la fraude, mais c’est qu’aux États-Unis, il y a une agence publique de l’environnement, l’EPA, et des gens qui ont fait leur boulot. Alors qu’en Europe, ni la Commission européenne ni les États membres n’ont fait leur travail. Ils ont couvert les fraudes de l’industrie automobile.

La division entre l’est et l’ouest de l’Europe n’est-elle pas un des principaux obstacles à la transition énergétique en Europe et comment peut-on la dépasser ?

Au moment où l’Angleterre, la France et l’Allemagne étaient d’accord, les choses avançaient. Cela dit, il est clair que les pays d’Europe de l’Est ont moins de pouvoir d’achat et qu’ils sortent d’un système communiste qui gaspillait l’énergie de façon outrancière. Leur priorité, c’est de combattre la pauvreté énergétique et de maîtriser les coûts, et ensuite d’assurer leur sécurité énergétique, pour ne pas tomber dans une trop grande dépendance au gaz russe. Autre problème : comme la Roumanie, la Bulgarie et la Pologne sont hors zone euro, les coûts de capitaux y sont plus élevés. La même éolienne coûte moins cher en Allemagne et en France. On est en train de mettre en place des instruments de garantie pour les aider à accéder à des taux de capitaux plus bas quand ils investissent dans les renouvelables.

Le cas de la Pologne est intéressant. Ce pays va être un des plus gros investisseurs solaires des trois prochaines années. En été, il y pleut rarement, si bien que ses fleuves ont peu de débit. Le pays connaît un vrai stress au niveau de ses ressources hydrauliques. Les centrales à charbon ne peuvent pas y fonctionner pleinement et cela crée un risque de black out. C’est pourquoi le régulateur du réseau polonais d’électricité demande l’installation de 3 GW de photovoltaïque dans les années à venir. Par ailleurs, la Pologne a 8 000 emplois liés à l’éolien en mer : à Gdansk, Szczecin et Gdynia, les anciennes infrastructures portuaires délabrées ont été modernisées pour produire les structures des énormes éoliennes en mer. En mer Baltique, c’est l’équivalent de 15 à 20 centrales à charbon qui pourrait être installé. Cette électricité sera moins chère que le charbon, parce que les derniers appels d’offres sortent à 50 euros/MWh. Tout n’est pas négatif en Pologne.

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