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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 09:04

D'importantes fuites de méthane sur des puits de gaz de schiste en Colombie-Britannique ont été mises au jour par des chercheurs canadiens. Ces derniers mettent en cause les estimations des pétroliers. Mais quid à l'échelle mondiale ? Par Eric Serres le 10 mai 2017 pour l’Humanité.                                              Lire La hausse rapide du méthane alarme les climatologuesClimat : à Bonn, négociations techniques et incertitude politique et Lettre ouverte au Président de la République sur la place de l'écologie dans le futur gouvernement.

Émission d'hydrocarbures à Watford City (Dakota du Nord), aux États-Unis. Jim Wilson/The New York Times-Redux-Réa

Émission d'hydrocarbures à Watford City (Dakota du Nord), aux États-Unis. Jim Wilson/The New York Times-Redux-Réa

Alors que l'Agence océanique et atmosphérique américaine (Noaa) annonce que le sol de la toundra en Alaska émet davantage de dioxyde de carbone (CO2) qu'il n'en capture, une étude effectuée par des chercheurs de l'université Saint-Francis-Xavier (Nouvelle-Écosse) révèle que plus de 100 000 tonnes de méthane, autre gaz à effet de serre, provenant des puits de pétrole et de gaz, s'échapperaient annuellement dans l'atmosphère du territoire de la Colombie-Britannique. Soit, d'après leurs calculs, l'équivalant d'un million de voitures supplémentaires circulant dans une province comptant 4,631 millions d'âmes. Un pavé dans la mare du gouvernement canadien, qui dit vouloir atteindre au plus vite les cibles de réduction fixées par les accords de Paris. Mais un pavé aussi dans celle de l'industrie pétrolière et gazière canadienne qui, au même titre que les officines du gouvernement, aurait largement sous-évalué les estimations sur les fuites de méthane dues à la fracturation hydraulique. « Ces émissions sont sous-estimées depuis longtemps », explique Marc Durand, docteur-ingénieur en géologie appliquée et très impliqué dans la lutte contre les lobbies du gaz de schiste canadiens. « Les gouvernements provinciaux et fédéraux n'inspectent qu'à une distance de quelques mètres autour des têtes de forage sur certains sites. De plus, les puits abandonnés sont rarement inspectés, car on ignore souvent leur nombre et leur position exacte », continue-t-il, avant d'ajouter : « En outre, il y a aussi des fuites par failles qui peuvent rejoindre les couches soumises à la fracturation hydraulique. Pour cela, il n'y a eu que peu de relevés. »

Le lobby du pétrole « made in USA »

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs de l'université Saint-Francis-Xavier n'ont pas lésiné sur les moyens : 8 000 kilomètres parcourus de long en large, deux années de travaux ­ entre 2015 et 2016 ­, plus de 1 600 plateformes d'exploitation examinées sur le bassin de Montney (à l'est de la province), qui représente à lui seul 55 % de la production gazière de la province et où 80 % de l'extraction gazière est réalisée par fracturation hydraulique.

Bientôt publiés dans le journal scientifique Atmospheric Chemistry and Physics, les résultats appuient là où ça fait mal. Alors que l'industrie incriminée déclare 78 000 tonnes d'émissions de méthane, les mesures effectuées par les universitaires atteindraient les 111 800 tonnes par an. Étendu à l'échelle de toute la province, le volume actuel de gaz relâchés dans l'air serait donc 2,6 fois plus élevé que les émissions déclarées. De quoi inquiéter, mais pas seulement à l'échelle du Canada. Aux États-Unis, le même type d'enquête a été mené avec des résultats similaires et parfois même plus inquiétants. En 2016, Alex Turner, chercheur à l'université Harvard, avait établi, à l'aide de prises par satellite et par spectrométrie infrarouge, une carte des émissions de méthane aux États-Unis. Curieux hasard, les zones les plus émissives se trouvaient dans le centre et le sud-est du pays, là où sont exploités les hydrocarbures non conventionnels. À l'issue de son enquête, le chercheur pouvait ainsi affirmer que les émissions totales de méthane sur le territoire américain avaient grimpé de plus de 30 % entre 2002 et 2014. En Europe, dès 2012, la Commission européenne, dans un rapport concernant les risques liés à la fracturation hydraulique, concluait que l'extraction par fracturation avait une empreinte écologique supérieure à l'extraction de gaz conventionnel et engendrait une quantité plus importante de gaz à effet de serre. Pourtant, face à ce danger, confirmé depuis par le premier bilan mondial des émissions de méthane établi début 2016, qui expliquait que sa présence était due, pour 21 %, à l'exploitation du charbon, du pétrole et du gaz, les obstacles pour en atténuer les effets ne cessent de s'accumuler. En février dernier, sous pression du lobby du pétrole « made in USA », l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a annoncé le réexamen d'une mesure de limitation des émissions de gaz à effet de serre pour les secteurs pétrolier et gazier. À craindre que d'autres suivent cette voie.

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