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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:01

Cette nouvelle génération d’agrotoxiques accusée de nuire aux abeilles n’augmenterait pas, dans la plupart des cas, les rendements agricoles. D’après Stéphane Foucart le 1er mars 2018 pour Le Monde. Lire aussi Ce que les abeilles murmurent à l’oreille des humains et En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe.

Photo : Getty Images

Photo : Getty Images

Quels sont les bénéfices réels offerts par les fameux insecticides néonicotinoïdes, utilisés en Europe depuis le milieu des années 1990 ? Une équipe internationale de chercheurs a exploré la littérature scientifique pour en avoir le cœur net et dresse, dans la dernière édition de la revue Environmental Science and Pollution Research, un constat perturbant : ces nouvelles générations de produits agrotoxiques utilisés de manière préventive en enrobage de semences, n’ont qu’une utilité marginale, voire nulle.

Publié dimanche 25 février, ce passage en revue de quelque 200 études publiées dans la littérature savante, conduit par l’agronome italien Lorenzo Furlan (Veneto Agricoltura, Legnaro) et ses coauteurs, met en outre en évidence des méthodes alternatives pour lutter contre les ravageurs.

« Le premier enseignement de cette synthèse des connaissances disponibles est que dans la grande majorité des cas, l’utilisation de ces substances n’augmente pas les rendements agricoles », assure Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans, coauteur de ces travaux. Ce constat d’une quasi-absence d’impact positif des traitements insecticides des semences avait déjà été souligné en mars 2014 par le Center for Food Safety américain. Ce dernier avait identifié dix-neuf études publiées ne montrant aucune augmentation significative de rendement, contre seulement quatre suggérant des gains de productivité. Que le bénéfice du recours aux néonicotinoïdes soit nul la plupart du temps n’est, au reste, pas surprenant : l’utilisation préventive de ces pesticides en enrobage de semences est en effet systématique, que des ravageurs soient présents ou non sur la parcelle.

« Les données accumulées sur trente ans dans deux grandes régions agricoles du nord de l’Italie, en Vénétie et dans le Frioul, montrent que les ravageurs du maïs ciblés par les néonics ne sont présents en moyenne que sur 4 % des superficies, dit M. Bonmatin. Ce qui signifie que 96 % d’entre elles n’ont pas besoin de traitements. En définitive, seule une toute petite partie des substances lutte effectivement contre des ravageurs : la plus grande part ne fait que contaminer l’environnement. » L’utilisation systématique des mêmes produits et leur persistance dans l’environnement ont d’autres inconvénients. « Cela engendre la résistance des ravageurs ciblés, ajoute le chercheur français, et conduit à une situation intenable dans laquelle il faut encore accentuer les traitements en cas d’attaque ou utiliser d’autres insecticides encore plus toxiques en complément. »

Parmi les alternatives identifiées par les auteurs figurent des techniques agronomiques comme la rotation des cultures, l’utilisation de la lutte biologique (le recours à des prédateurs naturels des ravageurs, etc.). L’une des possibilités à l’efficacité démontrée est une expérience conduite depuis trois ans en Vénétie, sur plusieurs exploitations agricoles représentant environ 50 000 hectares de culture de maïs. « Les exploitants se sont regroupés, ont construit un fonds d’assurance commun qu’ils abondent à hauteur d’environ 3,50 euros par hectare et par an, détaille M. Bonmatin. Ils économisent ainsi le coût des traitements de semences qui revient à quelque 40 euros par hectare et sont indemnisés si leur récolte est détruite par des ravageurs. » Le fonds est largement bénéficiaire puisque, précise le chercheur, seule la moitié des sommes récoltées est généralement redistribuée à titre d’indemnisation.

La revue de littérature conduite par les chercheurs pose question : pourquoi les agriculteurs engagent-ils des sommes importantes pour des produits chimiques la plupart du temps inutiles ? « La raison est un conflit d’intérêts structurel : le conseil technique aux agriculteurs est assuré par ceux qui leur vendent les traitements pesticides, résume M. Bonmatin. Si ces conseils étaient prodigués par des agronomes indépendants, la situation serait très différente. »

Préconisée par un récent rapport parlementaire, la séparation de ces deux activités – conseil technique et vente de phytosanitaires – est l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron et l’un des axes de l’action du gouvernement pour faire baisser le recours aux traitements de synthèse dans les campagnes françaises.

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