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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 13:04

Même si le secteur couvre désormais plus du quart des besoins mondiaux d’électricité, la stagnation de la hausse des énergies renouvelables et le déclin du nucléaire compliquent l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris, selon un groupe d’experts. Par Pierre Le Hir et Nabil Wakim le 18 juin 2019 pour Le Monde. Lire aussi Comment l’Europe profite à bas prix du soleil marocain, En Ile de France, les énergies renouvelables citoyennes ont le vent en poupe... et Climat : à Bruxelles, la France lâche les renouvelables.

Infographie Le Monde, Sources AIE, LAZARD

Infographie Le Monde, Sources AIE, LAZARD

C’est un paradoxe qui a de quoi inquiéter celles et ceux qui se préoccupent du climat : alors que le coût des énergies renouvelables électriques continue à baisser de manière fulgurante, le rythme d’installation de nouvelles capacités de solaire et d’éolien semble stagner au niveau mondial.

Dans son rapport annuel rendu public mardi 18 juin, le réseau international REN21, qui dresse un panorama complet de l’évolution des renouvelables dans le monde, souligne que la croissance se poursuit, mais qu’elle est comparable à celle de 2017. Un constat déjà fait, en mai, par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui s’alarmait de ce « tassement inattendu ».

C’est une mauvaise nouvelle pour la poursuite des objectifs climatiques et le respect de l’accord de Paris de décembre 2015. « Le monde ne peut pas se permettre de presser la touche “pause” concernant l’expansion des [énergies] renouvelables, et les gouvernements doivent agir rapidement pour corriger cette situation et permettre un flux plus rapide dans le développement de nouveaux projets », expliquait Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE, début mai.

Pourtant, de prime abord, les bonnes nouvelles s’accumulent sur ce front : le secteur compte pour près des deux tiers (64 %) des nouvelles capacités de production d’électricité installées en 2018 et couvre désormais plus du quart (26 %) des besoins mondiaux d’électricité, tout en employant plus de 11 millions de personnes dans le monde. La croissance est aussi importante à l’échelle urbaine, puisque plus d’une centaine de grandes villes, de Seattle à Stockholm en passant par Auckland, Nairobi ou Dar es-Salaam (Tanzanie), consomment au moins 70 % d’électricité d’origine renouvelable.

Infographie Le Monde, Sources AIE, LAZARD

Infographie Le Monde, Sources AIE, LAZARD

Le charbon reste dominant

Mais ce tableau est obscurci par les données des derniers mois. C’est la première fois, depuis 2001, que la croissance n’accélère pas d’une année sur l’autre. En 2018, les capacités installées de toutes les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, etc.) ont augmenté de 177 gigawatts, une tendance similaire à celle de l’année 2017.

Or, selon les calculs de l’AIE, les énergies renouvelables doivent croître de 300 gigawatts par an, en moyenne, entre 2018 et 2030, pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Au niveau mondial, le solaire et l’éolien occupent une part minime du mix (moins de 6 %), alors que le charbon reste dominant, avec 38 % de la production d’électricité.

Depuis quinze ans, la croissance des énergies renouvelables est portée par une diminution drastique des coûts – le solaire a baissé en moyenne de 90 % en dix ans –, mais aussi par des mécanismes de subventions. Or, dans de très nombreux pays, une diminution du soutien public et des changements de réglementation ont affecté le développement de cette énergie et de l’éolien.

C’est, par exemple, le cas en Chine. « Pékin, qui est le leader en capacité d’installation photovoltaïque et éolien, a revu, en 2018, son soutien au solaire, ce qui a abouti à une baisse de 45 % des installations », explique Rana Adib, secrétaire exécutive de REN21. Cette baisse de subventions s’explique par la volonté du gouvernement chinois de réduire l’enveloppe des coûts liés à ce soutien et de limiter les projets au modèle économique douteux.

Ralentissement dans de nombreux pays

Mais le ralentissement se ressent également dans d’autres pays. L’Allemagne, pays pionnier, en Europe, de la transition énergétique, voit ainsi le nombre de nouvelles installations éoliennes chuter lourdement. Au premier trimestre, l’installation de nouveaux parcs éoliens a produit seulement 134 mégawatts, son plus bas niveau depuis 2000. Sur l’année 2019, l’Allemagne ne devrait pas installer plus de 2 gigawatts, moitié moins que sa moyenne annuelle. En cause : le changement des règles de soutien public, mais aussi les difficultés juridiques qui s’accumulent et retardent l’exécution des projets. « Le secteur est en très grande difficulté en Allemagne », s’est alarmé, dans un communiqué, Giles Dickson, le PDG de WindEurope, l’association européenne de la filière.

Le secteur a besoin d’un soutien public important, financier et réglementaire, pour pouvoir s’imposer dans le mix électrique mondial

Infographie Le Monde, Sources AIE, LAZARD

Infographie Le Monde, Sources AIE, LAZARD

En quête de décisions audacieuses

D’autres pays illustrent ce ralentissement, causé par des modifications dans les systèmes de subventions : en Inde, très gros consommateur de charbon, l’éolien marque également le pas. Au Japon, qui a tardé à se développer dans les énergies renouvelables, le solaire ralentit.

Ces difficultés illustrent le besoin pour le secteur de conserver un soutien public important, financier et réglementaire, pour pouvoir s’imposer dans le mix électrique mondial. « Ces énergies ont besoin de politiques stables et d’une vision de long terme, ainsi que d’une réflexion sur leur intégration dans les réseaux électriques d’une manière optimale », estime Fatih Birol.

« C’est aussi le soutien politique qui a permis de baisser les coûts, rappelle Rana Abid, mais des décisions plus audacieuses sont nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques. »

Le gaz en progression

Cette difficulté à croître rapidement est d’autant plus préoccupante qu’un autre pan du secteur électrique est en grande difficulté : le parc nucléaire mondial, dont la production n’émet pas de CO2, est en déclin, et de nombreux réacteurs vont devoir cesser leur activité dans les prochaines années.

Le nucléaire représente aujourd’hui 10 % de la fourniture d’électricité dans le monde, mais cette part est en baisse : plusieurs pays, comme l’Allemagne ou la Belgique, ont décidé de sortir de l’atome, et le nombre de réacteurs en construction est faible, tant cette technologie est coûteuse et complexe.

« Sans la contribution du nucléaire, la transition énergétique mondiale sera encore plus difficile », estime Fatih Birol. Selon l’AIE, si les réacteurs actuels ferment au rythme prévu, la pression pour développer les énergies renouvelables sera encore plus importante : non seulement le solaire et l’éolien devront remplacer le charbon, mais ils vont, en plus, devoir se substituer aux centrales nucléaires.

Un bilan sombre qui devrait inciter les Etats à muscler sérieusement leurs politiques d’économies d’énergie, pour limiter les émissions de CO2 et l’augmentation du coût de la facture énergétique pour les citoyens.

En attendant, c’est une autre source d’énergie qui progresse fortement et continûment : le gaz. Il est porté par la hausse de la production du gaz de schiste américain. Dans plusieurs pays, notamment aux Etats-Unis et en Chine, il tend à remplacer le charbon dans la production d’électricité, ce qui permet de diminuer les émissions de CO2. Mais pas de les ramener à un niveau suffisant pour respecter l’accord de Paris.

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