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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 17:30

L’anthropologue Philippe Descola rappelle que dans la forêt amazonienne cohabitent près de 600 ethnies. Il propose d’en faire une personnalité juridique de façon à mieux protéger ce trésor de biodiversité. Propos recueillis et introduits par Nicolas Truong pour Le Monde le 27 août 2019. Lire aussi les propos de Philippe Descola Une révolution mentale, et « Reconnaissons la nature comme sujet de droit » ainsi que Un fleuve reconnu comme une entité vivante en Nouvelle-Zélande.

Greenpeace présente une photo aérienne montrant de la fumée s’échappant de feux de forêt dans le biome amazonien au Brésil, le 23 août. VICTOR MORIYAMA / AFP

Greenpeace présente une photo aérienne montrant de la fumée s’échappant de feux de forêt dans le biome amazonien au Brésil, le 23 août. VICTOR MORIYAMA / AFP

Anthropologue, spécialiste des Jivaro achuar, en Amazonie équatorienne (Les Lances du crépuscule, Plon, 1993), Philippe Descola est professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d’anthropologie de la nature, succédant à Françoise Héritier. Disciple de Claude Lévi-Strauss, médaille d’or du CNRS (en 2012) pour l’ensemble de ses travaux, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps (Par-delà nature et culture, Gallimard, 2005). Alors que les feux de forêt ont augmenté de 84 % depuis le début de l’année en Amazonie et sont l’enjeu d’une crise internationale, Philippe Descola explique comment il serait possible, pour les préserver, de conférer une personnalité juridique à des milieux de vie tels que celui de la forêt amazonienne.

Photo aérienne publiée par Greenpeace montrant la fumée des incendies de forêt dans la municipalité de Candeias do Jamari, près de Porto Velho dans l’Etat de Rondonia, dans le bassin amazonien au nord-ouest du Brésil, le 24 août. Le 25 août, le Brésil a déployé deux Hercules C -130 avions pour éteindre les incendies dévorant une partie de la forêt amazonienne. Selon les derniers chiffres officiels, 79 513 incendies de forêt ont été enregistrés dans le pays cette année, le nombre le plus élevé jamais enregistré depuis 2013. Plus de la moitié de ceux-ci ont eu lieu dans l’immense bassin amazonien. Les experts affirment que l’intensification du défrichement des terres pendant la longue saison sèche pour faire place à des cultures ou à des pâturages a aggravé le problème cette année. VICTOR MORIYAMA / AFP

Photo aérienne publiée par Greenpeace montrant la fumée des incendies de forêt dans la municipalité de Candeias do Jamari, près de Porto Velho dans l’Etat de Rondonia, dans le bassin amazonien au nord-ouest du Brésil, le 24 août. Le 25 août, le Brésil a déployé deux Hercules C -130 avions pour éteindre les incendies dévorant une partie de la forêt amazonienne. Selon les derniers chiffres officiels, 79 513 incendies de forêt ont été enregistrés dans le pays cette année, le nombre le plus élevé jamais enregistré depuis 2013. Plus de la moitié de ceux-ci ont eu lieu dans l’immense bassin amazonien. Les experts affirment que l’intensification du défrichement des terres pendant la longue saison sèche pour faire place à des cultures ou à des pâturages a aggravé le problème cette année. VICTOR MORIYAMA / AFP

Qui est responsable des incendies qui se multiplient en Amazonie ?

Je n’ai pas fait d’enquête, mais tout pointe vers les milices des grands propriétaires terriens qui déboisent la forêt afin de créer des pâturages, qu’ils revendent souvent ensuite à des entreprises de l’agrobusiness ayant pignon sur rue afin de créer des plantations. Les incitations répétées de Bolsonaro depuis le début de son mandat à exploiter l’Amazonie n’ont pu qu’encourager ces initiatives, d’autant que tous les garde-fous habituels sont maintenant levés : l’Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renovaveis (Ibama), qui veille sur l’environnement, a été réduit à la portion congrue, le directeur de l’Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (INPE), qui contrôle la déforestation en temps réel par images satellites, a été limogé et la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI), l’organisme qui a la responsabilité de veiller sur les territoires indigènes, est maintenant coiffée par le ministère de l’agriculture, qui représente les intérêts des grands propriétaires terriens.

Si l’exploitation de l’Amazonie est un désastre écologique, est-elle efficace du point de vue de la rentabilité agricole ?

Il faut souligner que cette politique est à très courte vue car les sols amazoniens sont en général médiocres et la forêt vit en fait d’elle-même, c’est-à-dire de l’humus qu’elle produit par la décomposition naturelle de la végétation. Lorsque les Amérindiens défrichent une clairière pour en faire un jardin, ils l’abandonnent au bout de quelques années et la forêt recolonise bientôt l’espace déboisé. Il en va tout autrement avec les défrichements massifs pratiqués par la colonisation encouragée par l’Etat : la forêt ne peut plus se reconstituer et les sols sont exposés à une dégradation rapide provoquée par les pluies et le soleil qui transforme le milieu en savane. Il faut alors d’importants investissements en capital pour reconstituer des sols appauvris qui, de toute façon, ne seront pas viables à long terme.

Comment expliquez-vous l’adhésion d’une large partie de la population à la politique d’extrême droite climatosceptique menée par Jair Bolsonaro ?

Je ne sais si l’on peut vraiment parler d’adhésion consciente au climatoscepticisme. Au Brésil, comme dans les autres pays amazoniens, la population urbaine et celle qui vit à l’écart de l’Amazonie (dans les Andes, sur les littoraux, dans les zones arides du Nordeste) sont en général très ignorantes des cycles écologiques de la forêt tropicale. Malgré tous les avertissements, elles voient encore la forêt comme une ressource inépuisable facilement reconstituée, un jardin d’Eden où tout pousse facilement. De ce point de vue, la politique de Bolsonaro est une gigantesque amplification d’une façon de traiter la forêt amazonienne qui perdure. La politique environnementale du gouvernement de Dilma Rousseff, comme celle d’autres gouvernements de gauche de pays amazoniens, était aussi fondée sur l’idée qu’il fallait faire prévaloir le développement des richesses dormantes de la forêt sur sa préservation.

Comment aider les Brésiliens à résister à cette politique destructrice ?

Les premières victimes en sont les premiers habitants de l’Amazonie, les Amérindiens, et les populations qui s’y sont installées depuis la fin du XIXe siècle à mesure que progressaient les fronts pionniers, c’est-à-dire des gens qui, au Brésil, ne sont guère écoutés. Il faut donc soutenir tous ceux qui, au Brésil et ailleurs en Amérique latine, luttent pour la reconnaissance des droits des autochtones, les militants des organisations environnementalistes, les leaders paysans, pour certains d’entre eux persécutés ou assassinés dans l’indifférence générale par les milices des grands propriétaires terriens. Car, avant d’être « poumon de la planète », c’est d’abord leur milieu de vie qui est détruit par les incendies, le lieu où ils sont nés, où ils chassent, où ils interagissent avec des esprits.

Vue aérienne diffusée par Greenpeace montrant la fumée s’échappant des feux de forêt dans la municipalité de Candeias do Jamari, près de Porto Velho dans l’Etat de Rondonia, dans le bassin amazonien au nord-ouest du Brésil, le 24 août. VICTOR MORIYAMA / AFP

Vue aérienne diffusée par Greenpeace montrant la fumée s’échappant des feux de forêt dans la municipalité de Candeias do Jamari, près de Porto Velho dans l’Etat de Rondonia, dans le bassin amazonien au nord-ouest du Brésil, le 24 août. VICTOR MORIYAMA / AFP

N’y a-t-il pas une forme d’hypocrisie à critiquer la politique de Jair Bolsanaro, alors que l’Occident n’a pas renoncé au mythe de la croissance effrénée et maintient des projets et des accords « polluants » ?

L’hypocrisie majeure consiste à faire semblant d’ignorer que le soja cultivé en Amazonie sert à nourrir nos vaches européennes, que la palme à huile produite en Amazonie sert à nos préparations culinaires, que l’or récolté dans les fleuves amazoniens empoisonnés au mercure aboutit chez nous, bref que nous dépendons comme consommateurs de la déprédation de la forêt tropicale et de la spoliation territoriale des Amérindiens et des paysanneries locales. De ce point de vue, il me paraît illusoire de penser que le traité de l’UE avec le Mercosur va avoir valeur pédagogique pour réformer les pratiques de l’agrobusiness brésilien ou argentin. Il va plus probablement aboutir à un boom au cours duquel les Indiens et les petits paysans vont se trouver, plus encore qu’à présent, dépossédés de leurs terres.

Vous êtes un spécialiste de l’Amazonie équatorienne et des Jivaro achuar. Quelles sont les populations – notamment autochtones  les plus touchées par la déforestation, les incendies et la politique expansionniste des lobbys de l’agrobusiness au Brésil ?

La liste serait trop longue à établir et elle déborde largement du Brésil. Il y a encore à peu près 600 ethnies parlant des langues différentes en Amazonie au sens large et la plupart d’entre elles se sont trouvées confrontées au colonialisme interne, aux industries extractives (pétrole et or surtout), aux exactions de mouvements paramilitaires, à l’invasion de leurs territoires, à l’ennoiement par des barrages. Même les populations autochtones qui jouissent de territoires réservés se voient de fait envahies parce qu’il existe rarement des mécanismes permettant une protection effective. Certains s’en tirent mieux que d’autres. Les Shuar et les Achuar de l’Equateur, chez qui j’étais en 2018, mènent des combats efficaces contre les compagnies minières (chinoises) et pétrolières parce qu’ils sont nombreux et qu’ils ont une réputation guerrière dont ils jouent fort bien pour effaroucher ceux qui convoitent leur territoire. Mais une population de quelques centaines d’individus, le cas le plus courant en Amazonie, se trouvera bien démunie contre des envahisseurs.

Emmanuel Macron a-t-il eu raison de hausser le ton ? N’a-t-on pas, depuis trop longtemps, entendu que « la maison brûle » sans qu’aucun pompier vienne, sans qu’aucune politique écologique advienne ?

L’Amazonie, comme les forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, ou les latitudes les plus septentrionales sont les zones critiques où l’on peut voir de la façon la plus nette les méfaits de la complicité entre le développement capitaliste et ce que j’ai appelé le « naturalisme », c’est-à-dire cette idée surgie en Europe il y a quelques siècles que les non-humains existent dans une sphère séparée des humains où ils constituent une ressource illimitée. Le réchauffement global en est une conséquence, tout comme la politique de Bolsonaro vis-à-vis de l’Amazonie. Ce n’est donc pas un pompier qu’il faut attendre, mais un projet collectif qui nous amène à renoncer à l’idée que l’émancipation des hommes est dépendante de la croissance infinie de l’exploitation des milieux. Ce n’est pas d’une politique écologique que l’on peut espérer cela, mais d’un projet politique tout court, qui est en train de prendre forme dans les interstices du capitalisme mondial, parmi des populations autochtones et paysannes ou dans des ZAD [zones à défendre]. Sans doute le coup de gueule de Macron était-il nécessaire (et l’on ne voit pas beaucoup d’autres dirigeants internationaux en mesure de le faire), mais c’est plutôt en militant pour que des conceptions alternatives du bien-vivre et du vivre-ensemble s’imposent dans des territoires plus étroitement contrôlés par leurs habitants humains et non humains que l’on pourrait mieux affronter le bouleversement de nos conditions de vie qui s’annonce.

Face à la dévastation planétaire, à qui appartient la terre ? Et peut-on intervenir pour sauver une forêt ou une région entière menacée de destruction par le gouvernement du pays dont elle dépend ?

C’est un problème fondamental. La conception westphalienne du territoire qui prévaut depuis quelques siècles rend difficilement concevable d’autres formes d’appropriation de la terre, et donc de la Terre, que celle qui domine actuellement : des Etats exerçant leur souveraineté sur des espaces (plus ou moins) reconnus par leurs voisins. Les humains (individus, collectivités ou multinationales) sont propriétaires de certaines ressources, une propriété est garantie par l’Etat et les organismes interétatiques. Mais ce système introduit un biais anthropocentrique dans la maîtrise de la terre dont on voit où il nous a conduits. Des initiatives récentes de conférer une personnalité juridique à des milieux de vie – la rivière Wanganui en Nouvelle-Zélande, par exemple – ont ceci d’intéressant qu’ils inversent le sens de l’appropriation et en étendent la responsabilité aux non-humains. C’est parce que je vis sur les berges de cette rivière que je dérive du partage avec d’autres êtres un droit à en tirer éventuellement ma subsistance. Cela transforme la notion de commun puisque ce n’est plus un collectif humain qui décide de la nature de ce qui sera approprié, mais un ensemble d’humains et de non-humains qui devient garant de la perpétuation d’un milieu de vie.

Les Brésiliens peuvent-ils accepter que l’Amazonie devienne un bien commun ?

Pour des motifs de souveraineté nationale, la plupart des Brésiliens sont depuis longtemps opposés à une internationalisation de l’Amazonie pour la protéger de la destruction. C’est compréhensible : les Français seraient réticents à voir la Provence administrée par l’ONU à cause des feux de forêt. Mais si la notion de « commun » au sens de la personnalité juridique d’un milieu de vie était étendue partout, alors la question se poserait de façon tout à fait différente. La Loire et tous ses occupants humains et non humains, le fleuve Xingu du Brésil et tous ses occupants humains et non humains pourraient être vus, non comme des biens communs de l’humanité, mais comme des lieux dont les occupants humains et non humains se possèdent réciproquement et qui sont eux-mêmes possédés par le milieu de vie qu’ils occupent. Ils seraient donc responsables de la santé de ce milieu de vie, et donc de la leur, non devant l’humanité tout entière (ou devant l’ONU ou le G7), mais devant d’autres communs constitués de la même manière. Une utopie peut-être, mais urgente.

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