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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 11:43

Cette année encore, nous serons présent.e.s à cette marche, à laquelle appellent plusieurs tribunes ci-dessous. Cf. Manifestation contre les violences faites aux femmes samedi 25 novembre.

Nous marcherons avec #NOUSTOUTES le 23 novembre pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles

Nous marcherons avec les femmes le 23 novembre pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles

Julien Bayou, Baptiste Beaulieu, Vikash Dhorasoo, Clément Cogitore, Martin Winckler... Un collectif d'hommes appelle à s'allier aux luttes pour l'égalité et contre le patriarcat. Publié le 13 novembre 2019 dans Libération.

Des millions de femmes se battent chaque jour en France contre les violences sexistes et sexuelles. Hommes de différents milieux, âges et convictions, nous souhaitons aujourd’hui leur exprimer notre soutien et notre reconnaissance. A celles qui se lèvent pour prendre la parole, à celles qui n’osent pas, sont silenciées, nous disons ceci : nous vous croyons. Ils n’avaient pas le droit. Ils n’ont toujours pas le droit. Les coupables, ce sont eux.

Nous soulignons la responsabilité pleine et entière des hommes qui les harcèlent, les agressent et les violent, et condamnons ces actes et paroles sans aucune réserve. Nous nous unissons au cri que ces femmes adressent au gouvernement et à la société tout entière : il est temps de mettre fin à l’impunité dont nous bénéficions en tant qu’hommes et de s’emparer enfin pleinement d’un sujet qui compte comme victimes la moitié de notre population. S’en emparer pleinement ne signifie pas simplement faire de la communication, mais se responsabiliser et mettre les moyens dans ce qui était censé être la «grande cause du quinquennat».

Nous marcherons le 23 novembre, et à chaque fois que ce sera nécessaire, contre toutes les oppressions que les femmes subissent.

Nous marcherons le 23 novembre, deux jours avant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, car nous ne pouvons plus, nous non plus, tolérer le décompte des féminicides. Nous marcherons le 23 novembre à l’appel du collectif #NousToutes pour demander au gouvernement d’allouer spécifiquement à la lutte contre les violences machistes en France 1 milliard d’euros par an.

Nous marcherons le 23 novembre car les violences sexistes et sexuelles, dont les enfants sont également victimes, sont des preuves inacceptables de la domination masculine. Nous sommes convaincus que les mécanismes de domination dont nous, les hommes, sommes les acteurs, perdureront tant que nous ne changerons pas nos comportements et n’interrogerons pas la construction des masculinités et leur toxicité. Nous marcherons le 23 novembre en promettant qu’il ne s’agit pas d’une action ponctuelle pour nous dédouaner. Nous assumons notre responsabilité en tant qu’hommes et nous nous engageons à soutenir quotidiennement les femmes dans le combat contre le patriarcat, tout en gardant en mémoire que notre mobilisation est bien pensée en leur soutien et non à leur place. Nous marcherons le 23 novembre en assumant ce rôle d’alliés car nous avons conscience des privilèges dont nous jouissons et nous voulons les mettre au profit des luttes féministes. Toutefois, nous ne chercherons pas à occuper la place physique et médiatique des principales concernées. Le cortège de tête leur appartient.

Nous appelons les hommes à marcher et à contribuer à la cagnotte en ligne «Réussissons la marche #NousToutes», pour financer l’organisation de cet événement majeur et permettre à chacune et à chacun d’être présent·e.

Pour toutes les personnes subissant des violences sexistes car elles se définissent comme femmes ou sont perçues comme telles par la société, qu’elles soient cis ou trans, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur couleur de peau, leurs capacités physiques, sensorielles ou mentales, leur état de santé, leur âge, leur situation financière, leur nationalité ou leur religion, nous marcherons le 23 novembre.

Cette tribune a été initiée par le collectif Féministons-nous. Signataires : Noël Agossa, président de l’Association des familles de victimes de féminicides, porte-parole du collectif Plus jamais ça ! ; Jacques Baudrier, conseiller de Paris ; Julien Bayou, conseiller régional d’Ile-de-France ; Baptiste Beaulieu, écrivain ; Bernard Bel, Alliance francophone pour l’accouchement respecté ; Benoit Blanc, auteur, comédien ; Lucas Bolivard, cofondateur et cocoordinateur de Meufs, meufs, meufs ; Youcef Brakni, militant des quartiers populaires ; Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris ; Michel Broué, mathématicien ; Clément Cogitore, artiste ; Marco Conti Sikic, artiste, activiste ; Roland Courteau, sénateur ; Nicolas Coyer, traducteur ; Vincent Dedienne, auteur, acteur ; Vikash Dhorasoo, ancien joueur de football, parrain d’Oxfam, président de Tatane ; Djigui Diarra, acteur, réalisateur ; Omar Didi, président du MAG Jeunes LGBT ; Jean-Michel Ducomte, avocat, maître de conférences, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Tim Dup, auteur-compositeur-interprète ; Francis Dupuis-Déri, Institut de recherches et d’études féministes, UQAM ; Jérémy Faledam, coprésident de SOS Homophobie ; Pierre Foldès, cofondateur de l’institut Women Safe ; Sébastien Garcin, auteur, fondateur de la communauté Déconstruction de l’Homme blanc ; Pierre-Yves Ginet, corédacteur en chef du magazine «Femmes ici et ailleurs» ; Matthias Girbig, comédien, auteur, réalisateur ; Hervé Jacquet, producteur ; Michaël Jérémiasz, président de l’association Comme les autres Paul Lapierre, comédien, réalisateur ; Yannick Laurent, acteur ; Lyes Louffok, membre du Conseil national de la protection de l’enfance ; Olivier Manceron, médecin à la retraite, écrivain, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Thomas Messias, prof, journaliste ; Laurent Metterie, réalisateur ; Jacques Meyer, trésorier de la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Giovanni Mirabassi, musicien ; Jean-Michel Monnot, fondateur d’All Inclusive ! ; Cyril Moré, champion paralympique ; Valerio Motta, entrepreneur ; Henri Poulain, réalisateur ; Yves Raibaud, géographe, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Frédéric Robert, entrepreneur ; Maxime Ruszniewski, producteur ; Romain Sabathier, cofondateur d’Intersections, coauteur de le Féminisme pour les nul·le·s ; Bolewa Sabourin, danseur, cofondateur de Loba (exprime-toi) ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme ; Jean-Pierre Salmona, cardiologue, webmaster de memoiretraumatique.org ; Laurent Sciamma, humoriste ; Patrick Simon, socio-démographe ; Jérôme Soubeyrand, acteur, cinéaste ; Louis-Georges Tin, Premier ministre de l’Etat de la Diaspora Africaine ; Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis ; Yannick Vicente, illustrateur, professeur des écoles ; Martin Winckler, médecin, écrivain ; Jonathan Zaccaï, acteur.                   

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« Ce que nous voulons, c’est crier. Et dans ce cri, il y aura les cris des 94 000 femmes violées et les pleurs des 225 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année en France. » (Photo : Femen manifestant à Paris contre les violences faites aux femmes, le 5 octobre.) LUCAS BARIOULET / AFP

« Ce que nous voulons, c’est crier. Et dans ce cri, il y aura les cris des 94 000 femmes violées et les pleurs des 225 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année en France. » (Photo : Femen manifestant à Paris contre les violences faites aux femmes, le 5 octobre.) LUCAS BARIOULET / AFP

« Le 23 novembre, nous marcherons contre toutes les violences sexistes et sexuelles ! »

Un collectif de personnalités et de membres d’associations appelle le gouvernement à « des mesures concrètes » contre toutes les violences faites aux femmes, dotées du budget nécessaire pour une politique publique ambitieuse. Tribune collective publiée le 19 novembre 2019 dans Le Monde.

Le 25 novembre, c’est la Journée internationale de lutte contre les violences masculines, et cette année encore, nous marcherons. Nous serons samedi 23 novembre à la marche organisée par le collectif #Noustoutes, à Paris et dans toute la France, pour crier notre colère contre l’impunité des hommes, coupables de violences contre les femmes et les filles.

Ce que nous voulons, c’est crier. Et dans ce cri, il y aura les cris des 94 000 femmes violées et les pleurs des 225 000 femmes victimes de violences conjugales chaque année en France. Et bien pire encore : au centre de ce cri, il y aura le son assourdissant du silence des 136 femmes déjà tuées en 2019, victimes de féminicides, et celui de toutes les femmes que les violences masculines ont détruites ou poussées au suicide. appellent

Ce que nous voulons, c’est hurler. Et dans ce hurlement, il y aura la souffrance des 4 millions de femmes et hommes victimes d’inceste, il y aura le cri silencieux des 165 000 enfants violées chaque année en France, dans une quasi-totale impunité (0,4 % des violeurs pédocriminels, et 1 % des violeurs seront condamnés).

Ces chiffres ne sont pas que des statistiques, c’est un pouvoir réel, concret, des hommes sur les femmes. La domination masculine, ce sont les hommes qui considèrent, en tant que classe, avoir le droit de considérer les femmes et les enfants comme des objets, avoir le droit de se les approprier, de les frapper, de les violer, de les acheter et de les vendre. Les conséquences psychotraumatiques de ces violences sont aussi massives que l’impunité des hommes coupables.

Viols tarifés

« L’inceste est la filière de recrutement » de la prostitution, rappelait la féministe américaine Andrea Dworkin (42 % des femmes en prostitution sont des victimes de pédocriminels) ; parce qu’ayant subi des violences sexuelles, beaucoup de filles et de femmes sont contraintes à des mécanismes de dissociation psychotraumatique pour survivre et avoir l’impression de prendre le dessus. Lorsque des hommes imposent des actes sexuels à des filles et à des femmes, par l’emprise de l’argent, par la terreur des proxénètes et des pornocrates, ce ne sont rien d’autre que des viols tarifés.

La loi abolitionniste de 2016 qui dépénalise les personnes en prostitution, et qui renforce la lutte contre les proxénètes et les « clients » prostitueurs doit être appliquée partout en France. Le « consentement » ne devrait pas s’acheter, le désir et la volonté ne le peuvent jamais. Il ne peut y avoir de lutte efficace contre les violences sans dénoncer ce continuum des violences masculines.

Pourquoi est-ce si lent ? Les femmes n’ont pas le temps d’attendre. Nous voulons que le Grenelle contre les violences conjugales débouche sur des mesures concrètes, transversales à toutes les violences faites contre les femmes, et dotées du budget nécessaire. Nous voulons que la « grande cause du quinquennat » signifie politique publique ambitieuse, avec une méthode, des mesures, des moyens, ainsi qu’une évaluation systématique et transparente des dispositifs mis en place.

Contre toutes les violences masculines, contre toutes les violences, en particulier celles que commettent des hommes sur des femmes lesbiennes, des femmes victimes de racisme, des mères, des filles, des femmes parmi les plus précaires, des femmes en situation de handicap, pour l’universalité des droits fondamentaux des femmes, contre le système prostitueur et pornocriminel, nous marcherons le 23 novembre !

Premières signataires : Françoise Brié, directrice générale de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) ; Danielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (2013-2019) ; Catherine Coutelle, ancienne députée et ex-présidente de la délégation aux droits des femmes (2012-2017) ; Christine Delphy, sociologue et directrice de recherches au CNRS, Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du Nid ; Catherine Morin Le Sec’h, membre de CQFD lesbiennes féministes ; Maud Olivier, ex-députée rapporteuse de la loi de lutte contre le système prostitutionnel ; Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol ; Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme ! ; Claire Quidet, porte-parole du Mouvement du Nid ; Laurence Rossignol, sénatrice, ex-ministre des droits des femmes ; Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires ; Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie ; Inna Shevchenko, Femen.

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