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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 09:33

Près de la moitié de la métropole, avec 41 départements situés pour l’essentiel dans l’Est, apparaît à risque, ainsi que les Antilles, selon une nouvelle carte de prévisions. D’après Le Parisien et Martine Valo pour Le Monde le 14 mai 2020. Lire aussi La croissance végétale en panne sèche au XXIe siècle, Sécheresse, surexploitation : le monde a soif et Catastrophes climatiques cotées en Bourse.

Le lit asséché de la Loire à Montjean-sur-Loire à la fin de l’été dernier, le 20 septembre 2019. AFP/Jean-François Monnier

Le lit asséché de la Loire à Montjean-sur-Loire à la fin de l’été dernier, le 20 septembre 2019. AFP/Jean-François Monnier

Alors que le climat s’emballe, que les températures moyennes de l’année 2019 ont été les plus élevées jamais enregistrées en Europe, le gouvernement a fait réaliser pour la première fois une carte des départements qui semblent les plus à risque face à la sécheresse estivale. Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, devait présenter, lors d’un conseil national de l’eau, jeudi 14 mai, ce travail de projection qui repose sur des prévisions météorologiques de températures et de précipitations, des relevés de débit des cours d’eau, de niveau des nappes souterraines, de barrages réservoirs, et tient compte aussi de l’épaisseur du manteau neigeux.

« Cette carte est vraiment inédite, souligne Emmanuelle Wargon. Jusqu’à présent, les acteurs de l’eau se réunissaient pour dresser le bilan après des périodes de pénurie, alors que désormais l’idée est d’anticiper, de mieux se préparer. Il faut changer de culture : nous devons assumer de ne plus envisager les épisodes de sécheresse comme exceptionnels, mais comme une situation appelée à devenir récurrente. En 2019, 88 départements ont connu des arrêtés préfectoraux limitant les usages de l’eau. Nous devons en tirer des enseignements », insiste-t-elle.

Plutôt chauds et plutôt secs : même en restant prudentes, les prévisions de Météo-France pour les trois mois à venir sont simples à résumer. Elles pourraient passer pour l’annonce d’un bel été, mais élus, agriculteurs comme citadins savent bien, pour l’avoir déjà expérimenté dans nombre de régions, qu’elles pourraient engendrer des restrictions et des tensions dues au manque d’eau.

La moitié de la métropole à risque

Cette année, près de la moitié de la métropole apparaît à risque : 41 départements pourraient connaître des épisodes d’une sécheresse qui devrait aussi toucher les Antilles. Comme en 2018 et en 2019, c’est l’est du territoire qui est le plus susceptible de manquer d’eau : Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, le couloir rhodanien, le nord-est de la Nouvelle-Aquitaine…

Fin avril, un mois particulièrement sec et chaud, le principal syndicat agricole, la FNSEA, réclamait déjà des mesures d’urgence et donc plus de souplesse dans le versement des aides européennes. Depuis, les sols ont retrouvé quelque humidité : il a plu, « par endroits, au moins deux fois plus que la moyenne d’un mois de mai entier », souligne Michèle Blanchard, spécialisée dans la veille hydroclimatique à Météo-France : « Les prévisions comportent moins d’incertitudes pour les températures que pour la sécheresse. Nous estimons qu’elles seront probablement supérieures à la normale sur l’ensemble de l’Europe – c’est systématiquement le cas avec le changement climatique –, la normale correspond actuellement pour nous aux moyennes de la période 1981-2010. »

Voilà qui promet quelques sueurs froides pour l’alimentation de certaines villes. « Dans la Creuse, par exemple, Guéret et La Souterraine ne sont pas passées loin de l’approvisionnement en camion-citerne, se souvient la secrétaire d’Etat. L’un des retours d’expérience de 2019 est qu’il faut non seulement s’attaquer au problème des fuites d’eau importantes dans les réseaux anciens, mais surtout accélérer les réalisations d’interconnexion entre les réseaux au sein d’intercommunalités ou d’un département, afin de réduire les risques de se retrouver avec un seul captage d’eau à sec. »

N’est-il pas un peu tard pour entreprendre ce genre de travaux ? « Pendant le confinement, beaucoup de chantiers se sont arrêtés – les travaux publics étaient à un taux d’activité de 10 %. Je demande clairement aux élus de relancer les projets déjà votés et budgétés, en respectant évidemment les mesures de sécurité sanitaire, répond-elle. Et les agences de l’eau doivent aussi être prêtes à aider le financement des travaux urgents de connexion. D’autant que, compte tenu du déroulement des dernières élections, les nouveaux conseils municipaux ne sont pas installés. »

Malédiction

Mme Wargon dit avoir évoqué en début de semaine cette question d’infrastructure avec les présidents des comités des six bassins-versants français, dont certains font déjà part de leur mobilisation vigilante. Ainsi Claude Gaillard, à la tête du bassin Rhin-Meuse, s’inquiète car la nappe du sud de l’Alsace fait partie de celles qui se sont le moins bien remplies ces derniers mois. Une vraie malédiction, car, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), la France a, dans l’ensemble, bénéficié de pluies « efficaces et précoces » durant l’automne-hiver 2019-2020, qui se sont traduites par une recharge souterraine « nettement supérieure à la moyenne », et même « des niveaux particulièrement hauts » par endroits, écrit le BRGM dans son bulletin du 13 mai. A quelques notables exceptions près, dans le sud de la France notamment.

« Les pluies de mai peuvent encore avoir un effet sur les petits volumes très réactifs, pas sur les plus importants, dont les niveaux ont commencé à baisser avec l’évapotranspiration des plantes. Un phénomène normal au printemps, commente Laurence Gourcy, hydrogéologue au BRGM. Il faut aussi prendre en compte l’enneigement, qui n’a pas été mauvais cet hiver dans les Alpes. Cependant, le tableau reste négatif pour le Grand-Est, le Massif central, la Bourgogne, le bassin de la Loire amont, qui manquent de précipitations depuis 2017… » Or, de ces eaux souterraines qui alimentent forages et rivières en surface dépend la sérénité des relations entre usagers de l’eau à la saison chaude…

« Mieux partager la ressource, c’est le rôle des projets territoriaux de gestion de l’eau qui doivent être négociés, conclut Mme Wargon. Cela consiste à dire : on n’est pas contre du stockage pour les agriculteurs, mais pas au détriment de l’environnement. Donc, en réalité, ce sont les préfets qui gèrent les crises plus que les agences et les comités de bassin, qui, eux, sont dans l’anticipation. Je m’apprête à signer une instruction aux préfets pour leur dire comment aborder la saison qui arrive, avec la nécessité de mener des travaux, mais aussi de protéger les milieux et la biodiversité. Pour que plus de mesures de fond égalent moins de tensions. »

Les défenseurs de la nature jugeront sur pièce, eux qui mettent souvent en cause l’arbitrage des pouvoirs publics dans les contentieux qui se multiplient autour de la ressource hydrique. Dernier exemple en date, France Nature Environnement (FNE) Languedoc-Roussillon se félicitait, le 7 mai, de sa victoire contre l’ancienne préfète des Pyrénées-Orientales, Josiane Chevalier. Cette dernière avait, en 2015, favorisé la cause des irrigants qui prélèvent l’eau du bassin du Tech en fixant « un débit minimum biologique » de seulement 260 litres par seconde (l/s), soit beaucoup moins que le seuil de 650 l/s minimum, établi à l’issue d’une étude consciencieusement menée… par les services de l’Etat. Après le tribunal administratif de Montpellier, la cour administrative d’appel de Marseille vient à son tour de donner raison à l’association FNE.

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