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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 17:42

Au Conseil Municipal du Jeudi 12 novembre 2020, le groupe Les Lilas Écologie a présenté ce Vœu relatif à un moratoire sur le déploiement de la 5G dans l’attente des études sanitaires et environnementales, prévues au premier trimestre 2021, qui a été adopté.  Le déploiement de la 5G pourrait perturber les prévisions météorologiques, alerte l’Organisation météorologique mondiale (OMM) depuis plusieurs mois. Il risque  aussi d’augmenter « significativement » les émissions de gaz à effet de serre du numérique et la consommation d’électricité en France, a confirmé le rapport publié par le Haut Conseil pour le Climat le 19 décembre 2020. Par Les Lilas Écologie le 12 novembre 2020 et d'après AFP, Reporterre, Emilie Torgemen pour Le Parisien et Stéphane Mandard pour Le Monde le 19 décembre. Lire aussi Peut-on s’opposer à l’informatisation du monde ? et Un moment d’accélération de la virtualisation du monde, Interdire les téléphones portables pour enfants,et Ondes magnétiques, une pollution invisible.

Pour un moratoire sur le déploiement de la 5G

Conseil Municipal du Jeudi 12 novembre 2020

Vœu relatif à un moratoire sur le déploiement de la 5G dans l’attente des études sanitaires et environnementales, prévues au premier trimestre 2021.

Présenté par le groupe Les Lilas Écologie.

Considérant que : 

  • Les résultats de l’étude sur l’évaluation des risques sanitaires liés à l’exposition des populations aux ondes, menée par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du travail (ANSES) sont rendus au premier trimestre 2021 et que de fait, les premiers services commerciaux 5G devraient être lancés au début de l’année 2021;
  • Avec les nouveaux usages, selon l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), l'empreinte carbone du secteur du numérique pourrait doubler d'ici 2025, avec une émission de gaz à effet de serre massive liée à un accroissement de la consommation énergétique et à la consommation de ressources et terres rares utilisées à la fabrication et l'usage des équipements 5G (nouveaux terminaux téléphonique, objets connectés, serveurs et usages induits par la démultiplication du trafic dit “effet rebond”);
  • Les scientifiques du GIEC alertent sur le fait que le nombre de satellites nécessaires au déploiement de la 5G déréglera les outils de suivi de l'évolution climatique
  • La convention citoyenne pour le climat s'est prononcée en faveur d'un moratoire sur le déploiement de la 5G.;
  • L'attribution des licences 5G n'a donné lieu à aucun débat démocratique que ce soit lors des élections présidentielles et législatives ou au Parlement alors que la 5G pose de réelles questions écologiques, sanitaires et de société;
  • La priorité n'est pas au suréquipement des grandes villes mais à la recherche de l'équilibre territorial. Le déploiement de la 5G sera source d'iniquité sur le territoire français alors même que le déploiement de la fibre ne touche que 46 % des bâtiments dont 62 % en ville et seulement 25 % à la campagne;
  • Les évolutions de produits ou usages promis actuellement par les acteurs de la 5G relèvent, soit du divertissement (vidéo en haute définition, Gaming) soit d'un usage lointain (la télémédecine via la fibre et voitures autonomes via la 4G sont déjà possibles);

Le conseil municipal de la ville des Lilas : 

  • Se positionne en faveur d'un moratoire sur le déploiement de la 5G dans l'attente des études sanitaires et environnementales.
  • Demande l’organisation d’un débat public concernant le déploiement ou non de la 5G. 

La 5G pourrait perturber les prévisions          météorologiques

Ne plus réussir à prévoir les ouragans ou à étudier le changement climatique. C’est la crainte de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui alerte depuis plusieurs mois sur le risque de perturbation de ses instruments à cause du déploiement de la 5G.

En effet, pour prévoir le temps, les météorologues s’appuient sur environ 800 satellites qui surveillent la vapeur d’eau, qui émet des fréquences 23,8 GHz. Or, la 5G va émettre sur des fréquences similaires : autour de 26 GHz. Les météorologues redoutent ainsi une perte de fiabilité de l’ordre de 30 % de leurs prédictions comme l’explique Éric Allaix, responsable des fréquences à l’organisation météorologique internationale. « Imaginez un voisin qui écoute sa musique beaucoup trop fort, il vous gêne pour entendre ce qu'il se dit chez vous », compare Eric Allaix. Or les émissions de la vapeur d'eau produisent « un bruit infime », décrit l'expert de la science des cieux. L'arrivée massive de la 5G avec son « gros son » aurait ainsi des conséquences terribles pour la science météo. Nous retournerions des années en arrière dans la détection des intempéries ; les prévisions de pluie seraient moins précises, sans parler de l'évolution des cyclones. « Le satellite ne saurait pas s'il détecte effectivement les signaux d'un ouragan ou s'il s'agit des émissions parasites dues à la 5G », alerte Eric Allaix.

En novembre 2019, à Charm el-Cheikh en Egypte, la guerre des bandes entre opérateurs et météorologues a atteint un point critique. C'est là que se réunissaient les 3500 participants de la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR). Ce grand raout, qui a lieu tous les trois à quatre ans, doit définir les règles mondiales pour l'usage des radiofréquences à l'échelle de la planète. « Le bras de fer a duré deux semaines, il n'a été tranché qu'à la toute dernière minute », rappelle Gilles Brégant, le directeur général de l'Agence nationale des fréquences (ANFR), qui gère l'ensemble des fréquences radioélectriques en France.

La fronde a visé la réglementation américaine, qui autorisait déjà les opérateurs à « squatter » des bandes proches de la bande météo, « une décision de cow-boy », selon les mots du très feutré directeur de l'ANFR. Les maîtres du temps sont montés au créneau, les Américains, premiers concernés en tête : ainsi Neil Jacobs, l'un des responsables de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), l'agence qui supervise la météo nationale outre-Atlantique, expliquant que la 5G pourrait réduire la fiabilité des prévisions météorologiques « de l'ordre de 30 % ».

« On s'attendait à ce que l'administration américaine prenne des dispositions. Mais elle a vraisemblablement été court-circuitée par une décision politique pour que les USA soient les premiers à lancer leur 5G », décrypte Gille Brégant. Résultat, les premières villes américaines se sont hérissées d'antennes, sans contraintes pour les isoler des fréquences voisines.

Les prévisionnistes américains n'ont pas été seuls à s'inquiéter. « En météorologie, nous partageons tout, rappelle Eric Allaix. Les données captées aux USA sont capitales pour d'autres régions. » Et particulièrement pour l'Europe, où dominent les vents d'ouest. Par conséquent, les situations observées au-dessus des plaines du Kansas de l'Iowa en disent long sur les tenues que l'on pourra porter les jours suivants à Rouen ou à Nice.

Les prévisions météorologiques ont pourtant une importance cruciale pour sauver des vies, comme le rappelait déjà en 2019 l’Organisation météorologique mondiale. « Au cours des dernières décennies, la diffusion opportune d’alertes météorologiques a permis de réduire considérablement les pertes en vies humaines. Or, cette évolution positive découle directement de l’utilisation des radiofréquences pour la télédétection, les données obtenues venant alimenter les systèmes de prévision numérique du temps. Les prévisions sont donc de plus en plus précises et portent sur des échéances plus longues. »

De son coté, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) s’est voulue rassurante. « En Europe, les conditions techniques qui s’imposeront aux opérateurs garantiront la protection des satellites d’observation de la Terre. En effet, la limite de rayonnement dans la bande passive où les satellites effectuent leur observation a fait l’objet d’études complexes, notamment de l’ANFR et de l’ESA, qui ont abouti en juillet 2018 à un compromis que la communauté de la météorologie reconnaît comme satisfaisant pour garantir la pérennité de leurs observations. Aux États-Unis, la situation est un peu différente car des décisions de mise aux enchères de la partie basse de la bande 26 GHz (proche de la bande passive) ont été prises sans que l’administration étasunienne n’étudie le brouillage des satellites d’observation de la Terre. »

Pour protéger la bande de fréquence dite « météo », les pays se sont engagés à équiper les émetteurs de filtres d’ici 2024 en Europe. Mais cela pourrait être insuffisant, comme le craint l’Union internationale des télécoms.
Au-delà des météorologues, les climatologues pourraient également s’inquiéter, beaucoup de leurs analyses étant fondées sur les observations météo et la collecte de données satellites.

Dans tous les cas en France, la bande de fréquence de 26 GHz n’a pas encore été attribuée aux opérateurs, qui déploient ce nouveau réseau sur des bandes entre 3,4 et 3,8 GHz.

La 5G augmentera nos émissions de CO² et notre consommation électrique, alerte le Haut Conseil pour le Climat

C’est le cadeau high-tech à glisser sous le sapin de Noël version 2020 : un smartphone 5G (et le forfait qui va avec). Les promesses des opérateurs sont alléchantes : un « débit ultrarapide », une « fluidité incroyable », et tout cela avec une consommation d’énergie « plus responsable ». Un cadeau empoisonné pour la planète, si l’on en croit le Haut Conseil pour le climat (HCC). Dans un rapport publié samedi 19 décembre, le HCC sonne l’alarme. L’autorité indépendante estime que le déploiement de la 5G en France, qui a débuté cet automne, risque non seulement d’augmenter la consommation d’électricité, mais aussi d’accentuer significativement l’empreinte carbone du numérique. Et que, faute de mesures correctives, la 5G est donc susceptible de faire dérailler un peu plus la France de sa trajectoire de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour atteindre l’objectif de la neutralité en 2050. Des conclusions qui pourraient fournir de nouveaux arguments aux organisations environnementales et aux maires (de Lyon, Lille ou Grenoble) qui réclament un moratoire.

Contrairement à ce que répètent les opérateurs, le HCC estime que l’impact carbone du déploiement de la 5G ne sera pas neutre. Selon ses calculs, il pourrait ajouter entre 2,7 millions de tonnes (Mt) et 6,7 Mt d’équivalent CO2 en 2030. « Une augmentation significative » par rapport à l’empreinte carbone actuelle du numérique, que le HCC évalue à environ 15 Mt d’équivalent CO2 en 2020, soit 2 % de l’empreinte carbone totale de la France (749 Mt éq CO2), ce qui correspond aux GES émis par le secteur aérien.

Trois scénarios (bas, moyen, haut) ont été envisagés pour parvenir à cette première évaluation. Ils prennent en compte les nombreuses « incertitudes » qui pèsent encore sur le déploiement de la 5G : niveau de couverture du territoire, renouvellement des terminaux, nouveaux usages et services.

Renouvellement accéléré des smartphones

Les trois quarts des émissions de GES supplémentaires induites par la 5G sont liées à la fabrication des équipements de réseau (davantage d’antennes), de centres de données (multiplication des data centers) et, bien sûr, des terminaux. Smartphones mais aussi casques de réalité virtuelle, objets connectés… leur renouvellement ou leur adoption pourraient se voir « accélérés », note le rapport. Ces équipements étant généralement fabriqués à l’étranger, ces émissions pourraient donc faire augmenter les émissions importées par la France de 1,8 Mt éq CO2 à 4,6 Mt éq CO2 en 2030.

Le quart restant est lié à aux usages qui seront faits de la 5G. L’expérience du déploiement des technologies numériques montre que les usages finaux sont « rarement ceux anticipés », mais que les possibilités techniques offertes sont « toujours utilisées », relève le HCC. Aussi, il note que la 5G « risque également d’augmenter les émissions liées à la production d’électricité en France » : de l’ordre de 0,8 Mt éq CO2 à 2,1 Mt éq CO2 en 2030. Une augmentation non négligeable sur un budget carbone pour la production d’énergie de 30 Mt éq CO2 la même année.

Le système d’échange de quotas d’émission (SEQE) européen garantit en théorie que le déploiement de la 5G s’insérera dans les quotas négociés mais « il ne garantit pas l’atteinte des objectifs de la France, et encore moins des budgets carbone sectoriels », alerte le HCC. Enfin, pointe le rapport, la 5G risque d’avoir « un effet important sur la consommation d’électricité en France ». Il estime, toujours selon les trois scénarios, entre 16 TWh et 40 TWh en 2030, soit entre 5 % et 13 % de la consommation nationale d’électricité du résidentiel et du tertiaire en 2019. De quoi, là aussi, remettre en cause la « cohérence » de la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Une proposition de loi sénatoriale

Très critique, le HCC regrette que l’attribution des nouvelles fréquences aux opérateurs par le gouvernement n’ait « pas fait l’objet d’une évaluation environnementale préalable » et que « seules les logiques de valorisation économique des fréquences pour l’Etat » ou de « compétitivité potentielle des entreprises françaises » aient été prises en compte. C’est pour combler en partie ce manque que le Sénat avait saisi en mars le Haut Conseil pour le climat, afin d’évaluer l’impact carbone du déploiement de la 5G.

Dans un communiqué, le président du Sénat, Gérard Larcher, souligne que les orientations du rapport « confortent la proposition de loi sénatoriale visant à réduire l’impact environnemental du numérique » à travers notamment la limitation du renouvellement des terminaux par la lutte contre l’obsolescence programmée, la fixation d’objectifs de réduction des impacts des réseaux ou l’inscription d’engagements environnementaux minimaux dans les cahiers des charges des fréquences qui restent à attribuer (autour de 27 GHz). Le Sénat doit examiner le projet le 12 janvier 2021.

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