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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 12:15

Des tests ont détecté des résidus de pesticides, de phtalates et de médicaments dans ces sources réputées pures

On savait l'eau du robinet non exempte de polluants. La France fait l'objet de poursuite par la Commission européenne pour son incapacité à lutter contre la contamination des nappes par les nitrates. Mais les consommateurs se croyaient à l'abri en buvant de l'eau en bouteille, réputée pour sa pureté originelle. Ces eaux issues uniquement d'une source souterraine doivent être dénuées de tout polluant d'origine humaine, sans aucun recours au moindre traitement chimique.

Une étude dévoilée lundi 25 mars, menée conjointement par la revue 60 Millions de consommateurs et la fondation de Danielle Mitterrand France Libertés, met à mal cette certitude : l'eau minérale en bouteille n'échappe pas à la pollution. Quarante-sept échantillons de bouteilles d'eau de différentes marques ont été analysés et 85 molécules ont été recherchées, notamment des molécules médicamenteuses ou des perturbateurs endocriniens que la réglementation actuelle n'oblige pas à contrôler.

Résultats : dix bouteilles comportaient des résidus de pesticides et de médicaments (Cristaline, La Salvetat, St-Yorre, Hépar, Mont Roucous, Saint Amand, Vittel, Volvic, Carrefour Discount, Cora); 10 % des eaux en bouteille ont présenté des traces de tamoxifène, une hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein. Comment cette pollution d'eau souterraine, supposée à l'abri de toute contamination, est-elle possible ? Les toxicologues n'ont pas d'explication.

Par ailleurs, des résidus d'un pesticide, l'atrazine, ont été retrouvés dans quatre eaux embouteillées (Cora gazeuse, Vittel, Volvic et Cristalline gazeuse). Ce désherbant nocif pour l'homme a pourtant été interdit en 2001. Pourquoi le retrouve-t-on plus de dix ans après ? " Sans doute parce que ce sont des produits très persistants et solubles dans l'eau ", note 60 Millions de consommateurs.

La concentration de ces polluants est extrêmement faible, ce sont des " ultradoses " qui ne présentent pas de danger pour le consommateur. Mais ces découvertes obligent à reconsidérer les mécanismes de pollution de la ressource.

Les minéraliers ayant contesté la pertinence de ces tests, 60 Millions de consommateurs a donc procédé à une deuxième série de mesures, qui a confirmé les premiers résultats. " La méthode que nous avons employée a permis d'abaisser grandement le seuil de détection. Nous avons pu traquer des molécules à des degrés extrêmement fins. Pour lever toute incertitude, il faut que les pouvoirs publics procèdent à des contrôles à grande échelle ", explique Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de la revue.

" Ces constats révèlent à quel point notre environnement est contaminé. Nous ne remettons pas en cause la potabilité de l'eau, mais nous nous interrogeons sur les éventuels effets cocktail entre plusieurs molécules et sur les conséquences de ces micropollutions sur le long terme ", ajoute Emmanuel Poilâne, de France Libertés.

L'analyse de certaines bonbonnes d'eau, souvent utilisées dans les entreprises et les collectivités, est plus inquiétante pour la santé. Des traces de bisphénol A, un perturbateur endocrinien, des traces de pesticides (atrazine) ainsi qu'un retardateur de flamme ont été retrouvées, notamment dans des bonbonnes de la marque Culligan. Une concentration extrêmement forte d'une dizaine de microgrammes de bisphénol A par litre a été décelée. Ces bonbonnes étant réutilisables, les enquêteurs notent que la teneur en bisphénol A dans l'eau pourrait s'accroître au fil du temps. Dans les bonbonnes Obio, des traces de phtalate de diéthyle, autre pertubateur endocrinien, ont été détectées.

L'eau du robinet a également été analysée dans trois départements : Ille-et-Vilaine, Haute-Vienne et Seine-et-Marne. Dans sept cas sur dix, l'eau contenait de deux à quatre pesticides. Deux résidus de médicaments ont été trouvés, un vasodilatateur, le naftidrofuryl, et le tamoxifène. Pour Emmanuel Poilâne, cette enquête montre " que la liste actuelle des polluants contrôlés est en deçà de la réalité des contaminations et que les normes sont obsolètes ". France Libertés et 60 Millions de consommateurs demandent une remise à plat des normes et des étude sur les effets de l'exposition à ces micropollutions.

Ces nouvelles révélations sur la qualité de l'eau concluent " l'opération transparence " lancée par les deux associations en mars 2011. Elles ont mis au jour le gaspillage chaque année de 1,3 milliard de m3 d'eau potable dû aux fuites dans les canalisations collectives, l'opacité du prix de l'eau ainsi que les nombreuses dérogations permettant aux communes de délivrer une eau dépassant les seuils de nitrates, d'arsenic et autres polluants. Après deux ans d'enquête, les deux partenaires réclament d'urgence des " assises nationales de l'eau ".

Sophie Landrin, Le Monde, Environnement & Sciences, mardi 26 mars 2013.

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