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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 15:10

par Olivier Doubre, pour Politis n° 1302 du 8 au 14 mai 2014.

 

Dans leur nouvel ouvrage, Pierre Dardot et Christian Laval montrent que le concept de «  Commun  » ou de biens communs peut fonder une alternative démocratique au système néolibéral.

Avec cet « essai sur la révolution au XXIe siècle », Pierre Dardot et Christian Laval mettent en exergue la force et la richesse de la revendication du ou des « commun(s) », synthèse entre anticapitalisme, écologie politique et forme démocratique d’un « autogouvernement collectif » en vue d’une société nouvelle. (...)

-> La suite sur http://www.politis.fr/Le-commun-une-idee-neuve-de,26905.html ou en achetant Politis, où vous trouverez aussi « Le socle d’une nouvelle gauche ? » entretien avec les 2 auteurs. De l’un d’eux, un autre article autour du même "Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle".

Aujourd’hui, le commun est une « idée neuve »

Par Pierre Dardot, philosophe ; l'Humanité 22/02/13

 « Appropriation sociale » : la formule est moins le nom d’une solution que celui d’un problème. Que fait-elle entendre ? Le verbe « approprier » peut signifier deux choses. Tout d’abord, on peut approprier une chose à une certaine fin, par exemple approprier une terre à la satisfaction de certains besoins sociaux par sa mise en culture. Mais, selon un autre sens, on dira qu’il s’agit de s’approprier quelque chose, c’est-à-dire de faire de quelque chose sa propriété ou sa possession, soit que cette chose soit la propriété d’un ou de plusieurs autres, soit que, n’étant la propriété de personne, elle soit vacante et disponible. Dans les deux sens, le terme renvoie au « propre » (du latin proprius), mais de deux manières différentes : d’une part, le fait d’être propre à quelque chose (rapport de finalité ou de convenance entre une chose et une ou plusieurs personnes), d’autre part, le fait d’être le propre d’une ou de plusieurs personnes (rapport d’appartenance liant une chose à une ou plusieurs personnes). Bien entendu, les deux sens peuvent être conjugués. On fera ainsi valoir que la forme de l’appartenance décide en dernière analyse de l’accomplissement de la fin. Par exemple, seule l’appartenance de la terre à un collectif de paysans permettrait d’approprier celle-ci à sa destination, alors que son appropriation privée la détournerait de cette même destination. Quel sens y a-t-il à qualifier l’appropriation de « sociale » ? L’adjectif désigne le caractère même de l’acte d’appropriation dans sa relation à son bénéficiaire: l’appropriation est « sociale » ou « collective » en ce qu’elle permet d’approprier quelque chose à sa destination sociale et d’en faire bénéficier la société.

Qui ne voit cependant que la formule ainsi comprise est susceptible de recouvrir des pratiques extrêmement diverses? On pourra l’utiliser pour désigner la constitution par les salariés d’une coopérative de production à la suite de l’abandon d’une entreprise par son patron (changement de statut juridique). Mais on pourra tout aussi bien recourir à elle pour nommer la réalisation dans des pratiques sociales d’un titre de propriété qui était resté jusque là purement juridique (propriété étatique ou publique), soit l’exercice effectif par les travailleurs d’un pouvoir jusqu’alors confisqué par une administration publique rompue aux techniques managériales. A la limite, on pourra aller jusqu’à faire signifier à la formule toute extension du pouvoir des salariés dans les entreprises, quelle que soit leur régime de propriété, en estimant que toute entreprise a pour vocation de servir la société. Des formes très différentes sont ainsi ramenées à la question de la propriété des moyens de production : qu’il s’agisse de changer la forme de propriété, de donner un contenu social à une forme de propriété encore vide, ou de conquérir de nouveaux pouvoirs visant à transformer de l’intérieur une forme de propriété donnée, on pense toujours en termes de passage du « formel » au « réel », c’est-à-dire de réalisation de la propriété sociale.

Or on peut justement se demander si la réaffirmation sous un nouveau nom de la primauté de la question de la propriété sociale ne passe pas à côté de l’essentiel. La question vaut en effet d’être posée à la lumière tant du nouveau rôle de l’Etat comme partenaire des grandes entreprises privées que des nouvelles normes internationales (les « droits de propriété intellectuelle »). L’expérience menée par la municipalité de Naples pour inscrire dans le droit la reconnaissance de l’eau comme « bien commun » comme celle de la lutte contre la « biopiraterie » pratiquée par les multinationales de l’agrochimie sur les ressources naturelles (en particulier les semences) nous instruisent sur la voie à suivre: il ne s’agit pas d’opposer une bonne appropriation à une mauvaise appropriation (par exemple de bons brevets aux mauvais brevets), mais d’opposer à toute appropriation la préservation d’un « bien commun » par un acte instituant. Car rien n’est commun par nature, par vocation ou par destination, seules en décident des pratiques collectives. Ce qui importe, c’est donc la co-coproduction de règles de droit ici et maintenant, c’est-à-dire l’institution d’un droit du commun dans et par des pratiques.

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Published by Vert Lilas - dans Culture
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