Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenu.e

  • : Les Lilas Ecologie : Blog des militants et élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré Saint-Gervais
  • Les Lilas Ecologie : Blog des militants et élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré Saint-Gervais
  • : Culture, information, réflexion de l'écologie politique par les militants et les élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas, du Pré Saint-Gervais, d'Est Ensemble
  • Contact

Recherche

Nous contacter ...

S'abonner à la Lettre d'information ...

C'est dans la colonne de droite tout en bas...

17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 15:21

(Suite et fin...)

3 – LA REDUCTION DES INEGALITES DE REVENU : UN CHOIX POLITIQUE SUSCEPTIBLE D’ACCROITRE LE BIEN-ETRE GLOBAL, ET UNE ALTERNATIVE NECESSAIRE DANS LE MONDE DE CROISSANCE FAIBLE QUI S’ANNONCE

La réduction des inégalités environnementales et l’accélération de la transition écologique par une fiscalité et des politiques publiques plus redistributives pourraient ne pas faire l’unanimité. Comme pour toute politique de transfert, la mise en oeuvre d’un tel projet risque de se heurter à l’opposition de ceux qui y perdent, dans le cas présent les catégories de revenu les plus élevées. Pourtant, les pouvoirs publics ont deux bonnes raisons de promouvoir résolument une société où la croissance ne serait plus un préalable à toute amélioration du bien-être pour les individus, et où des efforts importants seraient conduits pour favoriser une répartition plus équitable des revenus.

Tout d’abord, la réduction des inégalités, si elle fait quelques perdants, est susceptible de générer des gains bien plus importants que ses pertes. En effet, au-delà des enjeux liés à la soutenabilité environnementale et énergétique d’un modèle de développement exclusivement tourné vers la croissance du revenu, le lien entre revenu et bien-être n’a rien d’évident, et se trouve aujourd’hui questionné par de nombreux travaux23. L’analyse des contributions les plus récentes invite clairement à relativiser l’impact positif de la croissance économique sur le bien-être des individus, du moins dans les pays les plus riches. Ces travaux montrent en revanche que les inégalités de revenus rendent généralement les individus moins satisfaits de leur propre situation.

Dès 1974, Easterlin24 s’étonne de ce que dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis, la forte croissance du PIB par habitant depuis la Seconde Guerre mondiale ne s’accompagne pas nécessairement d’un accroissement du bien-être subjectif, ou encore du bonheur déclaré, de la population. Les données plus récentes vont dans le même sens : alors que le PIB par habitant s’est sensiblement accru du début des années 1970 au début des années 2000 aux Etats-Unis et en Europe, le niveau moyen de bien-être déclaré dans les enquêtes conduites pour mesurer le bonheur ou la satisfaction des citoyens reste extrêmement stable.

Si les résultats précédents semblent souligner que pour un pays donné, la croissance du revenu dans le temps n’est pas nécessairement associée à une amélioration du bien-être perçu par la population, le constat est tout autre lorsque l’on compare, pour une année donnée, des individus ayant des revenus différents : les plus riches déclarent systématiquement un niveau de bien-être plus élevé que les plus pauvres, et ce que l’on considère des individus appartenant à des classes de revenu différentes au sein d’un même pays (Layard et al., 2010, Stevenson et Wolfers, 2008)25 ou des individus vivant dans des pays aux revenus par habitant très différents (Deaton, 2008, Stevenson et Wolfers, 2008)26.

Il y a donc là une forme de paradoxe, connu sous le nom de « paradoxe d’Easterlin », que de nombreux économistes ont cherché à expliquer (Clark et Senik, 2008 ; Clark et Senik, 2010). Trois types d’explications permettent d’en rendre compte.

Tout d’abord, l’impact du revenu sur le bien-être individuel n’est pas homogène. Le lien positif entre revenu disponible et bien-être subjectif devient de plus en plus ténu au fur et à mesure que le revenu augmente (sans nécessairement disparaître), suggérant une forme d’effet de « satiété ». Certains vont même jusqu’à mesurer une baisse de bien-être au-delà d’un certain niveau de revenu, ce résultat ne faisant néanmoins pas consensus (Proto et Rustichini27). Pour les plus pauvres, une hausse du revenu disponible permet en effet de satisfaire certains besoins qui contribuent grandement à leur bien-être ; cette contribution de l’argent au bonheur individuel tend cependant à diminuer au fur et à mesure que ces besoins sont couverts (cf graphique ci-dessous).

 

Figure 2 : Comparaison du PIB par habitant (axe des abscisses) et du bonheur subjectif (axe des ordonnées) dans différents pays du Monde.

GDP per capita bonheur 

Source :Inglehart et al., 200828

 

Par ailleurs, cet effet de satiété est renforcé par un « effet d’habitude ». Les individus adaptent leurs attentes et leur référentiel au fur et à mesure que leur revenu s’accroît (Clark, 1999)29.

Enfin, le bien-être subjectif comporte une forte dimension comparative. Les individus n’évaluent pas leur satisfaction à l’aune de leur seule situation, mais aussi à celle de leurs voisins, de leurs collègues, de leur famille, de la population de leur pays. Beaucoup d’études montrent ainsi que la satisfaction individuelle, à revenu donné, est négativement corrélée au niveau de revenu du groupe de référence (Clark et Oswald, 1996 ; Blanchflower et Oswald, 2004 entre autres)30. Ce lien négatif entre bien-être individuel et revenu des autres n’a rien d’évident : le revenu du groupe de référence pourrait en effet être perçu comme une source d’information sur le niveau de richesse que chacun peut atteindre dans le futur (Hirschman et Rotschild, 1973)31. Mais cet effet informationnel a d’autant moins de chance d’être perçu positivement que l’on vit dans une société où la croissance et la mobilité sociale sont faibles, les places étant alors figées et les opportunités d’ascension peu nombreuses (Alesina et la Ferrara, 200532 ; Clark et Senik, 2008). Dans ce cas, les inégalités réduisent le niveau de bien-être subjectif des individus. 

Effet de satiété, effet d’habitude et dimension comparative du bonheur permettent de comprendre pourquoi, dans de nombreux pays développés où les inégalités se sont fortement accrues au cours des décennies passées, la croissance du revenu ne s’est pas nécessairement accompagnée d’une augmentation du bien-être subjectif des individus.

En revanche, au vu des résultats mis en lumière, il semble que les questions de redistribution devraient être au coeur des politiques conduites par des gouvernements soucieux d’accroître le bien-être de leurs administrés.

En effet :

A. Les gains en termes de bien-être s’amenuisant au fur et à mesure que le revenu augmente, des politiques opérant des transferts des plus riches vers les plus pauvres sont susceptibles d’accroître le bien-être global de la population : les pertes éventuelles de bien-être subies par les contributeurs seront plus faibles que les gains réalisés par les bénéficiaires de ces politiques. L’acceptabilité politique de cette redistribution plus forte des revenus n’est pas assurée, et nécessiterait un travail de pédagogie et de mise en perspective. Il est toutefois intéressant de noter que la réforme du système fiscal proposée par Landais et al. (2011)33 est calibrée pour obtenir des recettes fiscales identiques (la pression fiscale totale restant donc constante) avec un impôt plus progressif : 14% des ménages seulement verraient leur impôt augmenter. Un gouvernement progressiste soucieux d’accroître la redistributivité de l’impôt a donc des marges de manoeuvre pour mettre en place une réforme fiscale qui diminue le revenu d’une petite fraction des ménages seulement et qui soit ainsi susceptible de réunir un consensus relativement large au sein de la population.

B. Compte tenu de la dimension comparative du bien-être, de fortes inégalités de revenus sont génératrices de souffrances et tendent à faire baisser le niveau de satisfaction général au sein d’un pays.

Il est important de noter que ces tendances ne se limitent pas au lien entre bien-être subjectif et revenu. Le constat est le même lorsqu’on utilise d’autres indicateurs plus « objectifs » de bien-être. Les épidémiologistes Richard Wilkinson et Kate Pickett34 se sont en particulier intéressés aux déterminants de la qualité de la santé publique et de la cohésion sociale, en s’appuyant sur de nombreux indicateurs (maladie mentale, espérance de vie, taux de mortalité infantile, obésité et maternité précoce pour la santé publique ; niveau de confiance, réussite scolaire des enfants, homicides, taux d’incarcération et mobilité sociale pour la cohésion sociale). Comme le montrent les deux graphiques ci-dessous, l’indice de problèmes sanitaires et sociaux semble faiblement corrélé au niveau de richesse dans les pays développés. En revanche, les pays les plus inégalitaires semblent clairement souffrir de problèmes sanitaires et sociaux en moyenne plus importants. 

Figure 3 : Comparaison de l’indice des problèmes sanitaires et sociaux avec le niveau de revenu par habitant dans les pays développés (figure au dessus) et les niveaux d’inégalités de revenus (figure en dessous).

pbs_sanitaires_sociaux-niveau_revenu_1sur2.JPG 

             

  pbs_sanitaires_sociaux-niveau_revenu_2sur2.JPG

                                               Source : Wilkinson et Pickett (2013)

 

Pour ces auteurs, la réduction des inégalités est aussi une condition pour assurer la soutenabilité environnementale de nos sociétés. Ils citent ainsi une politique à vocation égalitaire et potentiellement efficace pour réduire les émissions des gaz à effet de serre : fixer un quota d’émissions autorisées pour chaque habitant. Cette politique avait été étudiée par le gouvernement de Gordon Brown, mais a été abandonnée depuis par son successeur conservateur. Wilkinson et Pickett font aussi le lien entre inégalité et enjeux environnementaux à travers le consumérisme. Revenant sur le concept de « consommation ostentatoire » théorisé en 1899 par le sociologue et économiste Thorstein Veblen dans son ouvrage « Théorie de la classe de loisir », et repris récemment par plusieurs économistes à l’instar du Richard Layard ou Robert Frank35, ils soulignent que l’accroissement des revenus des plus riches provoque des insatisfactions pour le reste de la société, et favorise une surconsommation. La baisse des inégalités pourrait alors engendrer un « déplacement historique de la source de la satisfaction humaine : il s’agira de privilégier une société plus conviviale au détriment de la croissance économique »36. Une telle perspective apparaît alors comme une réponse efficace aux enjeux environnementaux. Elle favoriserait l’engagement collectif nécessaire aux changements de comportements comme décrit dans la partie 2. Elle faciliterait aussi la mise en place de politiques environnementales ambitieuses tant au niveau national que mondial. C’est aussi la conclusion de Marie Duru-Bellat dans son récent livre « Pour une planète équitable »37. Le coût de l’inaction concerne tout autant les risques environnementaux que la montée des inégalités au niveau mondial. Pour la sociologue, il apparaît donc indispensable d’organiser la société selon les principes de justice globale pour résoudre les enjeux environnementaux.

Enfin, la transition vers un modèle de développement qui ne soit pas exclusivement tourné vers la croissance risque fort de ne plus être à l’avenir une option dont il faudrait débattre, mais une obligation qui s’impose à nos gouvernements. En effet, nous ne connaîtrons certainement plus avant longtemps les taux de croissance des Trente Glorieuses. Alors que les pays de l’OCDE ont vu leur PIB par habitant augmenter de 4% en moyenne entre 1960 et 1974, ce taux est tombé à 1,7% entre 1974 et aujourd’hui. Si l’on adopte une perspective de très long terme, le PIB par habitant au niveau mondial est resté relativement stable jusqu’à la révolution industrielle où il a commencé à fortement augmenter en Europe. Les périodes prolongées de forte croissance correspondent en réalité à des phases de diffusion de technologies génératrices de gains de productivité importants ou à des phases de rattrapage, comme dans l’après-guerre, après la période atone de l’entre-deux-guerres et les destructions massives de la Seconde guerre mondiale. Une fois ces phases passées, il est difficile de maintenir des taux de croissance aussi élevés. De plus, dans nos pays développés, la tertiarisation des économies rend peu crédible le retour à des taux de croissance équivalents à ceux des Trente Glorieuses : les gains de productivité sont en effet bien moins importants dans les services que dans l’industrie. Par ailleurs, si les innovations technologiques actuelles, telles que les technologies de l’information, modifient durablement nos pratiques, les travaux étudiant l’impact des nouvelles technologies de l’information sur la productivité peinent à démontrer un lien de causalité robuste entre les deux. Dans les années 1980, alors que les ordinateurs se diffusaient, la productivité avait même d’ailleurs plutôt tendance à décélérer, notamment aux Etats-Unis, ce que l’on appelle parfois le « paradoxe de Solow ». Les travaux plus récents portant sur les Etats-Unis sont moins pessimistes mais en Europe, la croissance de la productivité ne semble toujours pas significativement corrélée à l’utilisation des  technologies de l’information par les entreprises. Pour certains, l’utilisation des nouvelles technologies devrait être accompagnée de changements organisationnels pour qu’elle affecte sensiblement la productivité38. 

Comme le souligne l’Iddri (2013)39, il semble donc bien que nous n’ayons pour seul choix que d’apprendre à prospérer dans un monde de faible croissance. Or les revenus du patrimoine s’en sortant mieux que ceux du travail dans de telles périodes, faible croissance et montée des inégalités vont généralement de pair (Piketty, 2013)40. Ainsi, alors que les inégalités de revenus ont commencé à croître aux Etats-Unis dans les années 1970, puis au Royaume-Uni dans les années 1980, on observe également une hausse des inégalités en France depuis la fin des années 199041. En France, entre 2000 et 2010, le revenu moyen annuel des 10% les plus pauvres a progressé, inflation déduite, de +5% (soit 400 €) tandis que celui des 10% les plus riches a progressé de +19% (soit 8 950 €). Les chiffres sont encore plus frappants lorsqu’on se concentre sur les très hauts revenus : entre 2004 et 2010, les 0,01% les plus riches ont vu leur revenu moyen annuel progresser de +32% (soit 178 900 €).

De fait, les systèmes fiscaux des pays développés, dont la France, s'avèrent de plus en plus inégalitaires, en raison d'une vision du monde reposant sur un certain nombre de mythes aujourd’hui démentis. Prenons par exemple le mythe du « ruissellement » (trickle down) selon lequel les bénéfices de la croissance redescendraient en pluie vers l’ensemble de la société. Comme le montre J. Stiglitz (« Le prix de l'inégalité »), la concentration de richesses aux mains des 1 % les plus riches ne se traduit pas par le développement d'activités bénéficiant au plus grand nombre (création d'emplois, circulation de richesses, etc.) mais par le développement de rentes, rentes de plus en plus élevées, et notamment par leur immobilisation dans des placements financiers aux maigres retombées sociales et productives. Dans le même esprit, un document de travail récent du FMI montre que les pays plus égalitaires croissent plus vite et plus longtemps que les pays inégalitaires. En distinguant les inégalités avant et après redistribution, les économistes de l’institution financière mondiale montrent par ailleurs que les politiques redistributives n’ont pas d’impact négatif sur la croissance42. Face à l’aggravation des inégalités, de plus en plus d’économistes réagissent et préconisent des mesures radicales pour réduire les inégalités de revenus et de patrimoine.  

Il faut alors agir en amont et en aval de la production des inégalités. En amont, en agissant à la source sur la fixation des revenus en renforçant le dialogue social à tous les niveaux : au niveau social, à l’échelle des branches, mais aussi au niveau international et au sein des entreprises. A ce titre la diffusion de la responsabilité sociale dans les entreprises, tant dans les multinationales que dans l’ensemble du tissu économique, ainsi que le renforcement de l’économie sociale et solidaire et des pratiques démocratiques inspirées des coopératives, pourraient faire favoriser la réduction des écarts de salaires. Il faut aussi agir en amont grâce à la redistribution fiscale, par une fiscalité plus juste et plus efficace pour assurer des ressources minimales pour tous et aussi pour mettre un coup d’arrêt à l’inflation galopante des revenus des plus riches. 

Que ce soit par conviction écologique, éthique de vie ou réalisme, nous devons donc absolument préparer l’avenir en remettant en place des politiques redistributives. Concevoir de nouvelles manières de prospérer et de réduire les inégalités constitue deux impératifs auxquels les responsables politiques se doivent de répondre dans les décennies qui viennent.

 

CONCLUSION

L’analyse des contradictions et des divergences possibles entre les objectifs de protection de l’environnement et de lutte contre les inégalités débouche sur deux enseignements :

• Tout d’abord, en raison du lien largement analysé entre inégalités économiques et sociales et dégradations environnementales, il existe de grandes complémentarités à rechercher entre les politiques de réduction des inégalités sociales et les politiques nécessaires à la transition écologique. Par de nombreux aspects, la réduction des inégalités apporte une réponse aux principales limites, craintes et critiques que l’on peut formuler à l’égard de la transition écologique.

• Alors que les perspectives de retour d’une croissance forte sont très incertaines, des politiques volontaristes pour réduire les inégalités apparaissent nécessaires pour maintenir un niveau de bien-être élevé. Il est possible de mener dès maintenant des politiques publiques qui s’appuient sur une volonté affichée de réduire les inégalités tout en promouvant des objectifs environnementaux ambitieux. Des propositions opérationnelles pour les politiques publiques seront approfondies dans les futurs travaux du pôle économie verte de Terra Nova.

 

Notes :

23 On parle ici de bien-être subjectif, tel que mesuré dans des enquêtes cherchant à appréhender le niveau de satisfaction des personnes interrogées auxquelles on demande de noter, sur une échelle donnée, leur « niveau de bonheur ». Le Gallup World Poll fournit par exemple de telles données pour de nombreux pays.

24 Easterlin R., 1974, « Does Economic Growth Improve the Human Lot ? Some Empirical Evidence », in P.A. David et M.W. Reder, eds, Nations et Households in Economic Growth, p 89-125, New-York, Academic Press.

25 Layard R., G. Mayraz et S. Nickell, 2008, « The Marginal Utility of Income », Journal of Public Economics, 92, 1846-1857. Stevenson, B., et J. Wolfers, 2008, « Economic Growth and Subjective Well-Being: Reassessing the Easterlin Paradox », Brookings Papers on Economic Activity, Spring.

26 Deaton, A., 2008, « Income, Health and Well-Being around the World: Evidence from the Gallup World Poll ». Journal of Economic Perspectives, 22, 53-72.

27 Clark, A. et C. Senik, 2010, « Will GDP growth increase happiness in developing countries? », (with Claudia Senik), in Robert Peccoud (Ed.) Measure For Measure: How well do we Measure Development ?, Paris: STIN, (2011), pp. 99-176. Proto E., Rustichini A., 2013, « A Reassessment of the Relation Between GDP and Life Satisfaction », PLOS one.

28 Inglehart, R., R. Foa, C. Peterson et C. Welzel , 2008, « Development, Freedom, and Rising Happiness: A Global Perspective (1981–2007) », Perspectives on Psychological Science, 3, 264-285.

29 Clark, A.E. (1999). « Are Wages Habit-Forming? Evidence from Micro Data », Journal of Economic Behavior and Organization, 39, 179-200. 

30 Clark, A.E., et A.J. Oswald, 1996, « Satisfaction and Comparison Income », Journal of Public Economics, 61, 359-81. Blanchflower D.G. et A. Oswald, 2004, « Well-being over time in Britain and the USA », Journal of Public Economics, 88, 1359-1386.

31 Hirschman, A. et M. Rothschild, 1973, « The Changing Tolerance for Income Inequality in the Course of Economic Development », Quarterly Journal of Economics, 87, 544-566.

32 Alesina, A. et E. La Ferrara, 2005, « Preferences for Redistribution in the Land of Opportunities », Journal of Public Economics, 89(5-6), pp897-931. 

33 Landais, C., Piketty, T. et E. Saez, 2011, Pour une révolution fiscale Un impôt sur le revenu pour le XXIème siècle, Le Seuil/République des idées.

34 Wilkinson, R et Pickett K, 2013, Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous, Ed. Les petits matins.

35 Voir notamment R. Layard, Le prix du bonheur, Ed Armand Collin, 2007, et R. Frank, La course au luxe, ed. Markus Haller, 2010.

36 Willinson et Pickett (2013) ibid.

37 M. Duru-Bellat, Pour une planète équitable, La République des idées, 2014. Voir aussi son interview pour le think tank de la Fondation Nicolas Hulot : « Pour une planète équitable, l’urgence d’une justice globale : entretien avec

Marie Duru-Bellat », janvier 2014.

38 M. Draca, R. Sadun, and J. Van Reenen, 2009, « Productivity and ICTs: A review of the évidence », The Oxford

Handbook of Information and Communication Technologies.

39 Demailly, D., Chancel, L., Waisman, H. et C. Guivarch, 2013, « Une société post-croissance pour le xxie siècle -

Peut-on prospérer sans attendre le retour de la croissance ? », IDDRI, Studies 2013/08.

40 T. Piketty, Le capital au XXIème siècle, collection « Les Livres du nouveau monde », Le Seuil, Paris, 2013.

41 World Top Income Database: http://topincomes.g-mond.parisschoolofeconomics.eu/

42 « Redistribution, Inequality, and Growth », J. Ostry, A. Berg et C. Tsangarides, IMF Staff Discussion Note SDN/14/02.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

L'écologie aux Lilas et au Pré ...

L’eau publique, c’est maintenant !

Le projet EuropaCity jugé peu compatible avec l'environnement

L’Ouest de la Seine Saint-Denis se mobilise pour la création d’un service public de l’eau

Romainville : le Syctom lance une concertation préalable pour la modernisation du centre de transfert et de tri des déchets

Que sont ces CSR - Combustibles Solides de Récupération - qu’on veut brûler à Romainville ?

Ces parents qui mijotent une cantine publique

De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

À Romainville contre l’incinération

Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre

Derniers échos de la révision du PLU des Lilas

Les Sans Radio retrouvent les ondes

Europacity : le débat public se conclut sur des positions inconciliables

Le parc (George-Valbon La Courneuve) debout !

Grand Paris : non à la logique financière

Pour une gestion publique, démocratique et écologique de l'eau

Le revenu de base ? Débat mardi 14 juin 20h

C'était la Grande Parade Métèque 2016...

La nature : une solution au changement climatique en Île-de-France

Participer à la Grande Parade Métèque samedi 28 mai 2016

PLU des lilas: enfin un diagnostic et état initial de l'environnement ... à compléter

Avec la loi « Travail », où irait-on ? Débattons-en mercredi 30 mars

Réduire la place de la voiture des actes pas des paroles

La COP 21 aux Lilas

La nature est un champ de bataille

Alternatiba et le Ruban pour le climat des Lilas à la République

Un compost de quartier aux Lilas

Devoir d'asile : de l'Etat jusqu'aux Lilas

Un ruban pour le climat aux Lilas

Six propositions vertes pour une révision du PLU véritablement utile

La Grande Parade Métèque samedi 30 mai

Fête de la transition énergetique et citoyenne le 9 mai aux Lilas

Des défenseurs de la Maternité des Lilas s'enchaînent devant le ministère de la santé

Romainville n'aura pas d'usine de méthanisation

Journal n°2 de Les Lilas Autrement (décembre 2014)

écolo ! n°19 : le téléphérique un GPII

écolo ! n°18

Gaz de schiste : du mirage économique au cauchemar écologique ?

Journée de la transition le 27 septembre aux Lilas

écolo ! n°17 : un nouveau modèle énergetique français

écolo ! n°16 : TAFTA ou TIPP, le traité de libre-échange transatlantique signerait la fin du projet