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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 09:02

Europe Ecologie Les Verts ne peut être représenté à l'Assemblée Nationale qu'en passant un accord avec un autre parti de gauche, prix à payer pour compenser l'absence de proportionnelle. Le PS, parti dominant à gauche n'a pas fait sien le programme de transition écologique de l' économie que porte EELV. Son refus de remettre en cause l'aéroport Notre-Dame des Landes, ou le maintien de l'EPR à Flamanville constituent des points de désaccord majeurs.

C'est pourquoi l'accord acte une coalition de majorité parlementaire pour la mandature. Il doit permettre aux écologistes de peser plus lourd (15 à 30 députés au lieu de 4 aujourd'hui sur 577) sur la politique du futur gouvernement de gauche que nous souhaitons ardemment. Y participer supposera une avancée sur le programme. Il s'agit de créer les conditions pour que la transition énergétique ne soit pas évacuée sous le poids des lobbies et des habitudes.

Les candidats que nous présenterons partout en France défendront comme Eva Joly, une vision et un projet de transition économique et énergétique novateurs. Les emplois ainsi créés méritent mieux que les mensonges du lobby nucléaire sur ceux qui seraient sacrifiés, alors que de nouveaux métiers et emplois prendront le relais. Favoriser la sécurité dans les modes de production d'énergie et rechercher l'efficacité et la sobriété énergétiques sont la seule voie de lutte contre l'augmentation inéluctable du coût de l'énergie.

Alors même que les allègements d'impôts et autres bouclier fiscaux ont obligé la France à s'endetter depuis 10 ans, l'austérité imposée est injuste – nous vous souhaitons malgré tout de bonnes fêtes.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 18:23

De nos eurodéputés Europe Ecologie Les Verts, 28 novembre 2011

 

Nos priorités à Durban : retarder l’action est une fausse économie

A Durban, les eurodéputés écologistes vont défendre le renouvellement du Protocole de Kyoto et soutenir des propositions afin d’améliorer son fonctionnement. Voici les priorités des Verts/ALE représentés en Afrique du Sud par Sandrine Bélier d’Europe Ecologie – Les Verts, le Néerlandais Bas Eickhout et la Finlandaise Satu Hassi.

Une récente étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) donne le ton et prédit une hausse de température entre 3,5 degrés et 6 degrés si les objectifs climatiques de la communauté internationale restent insuffisants. « Retarder l’action est une fausse économie » lancent les experts qui estiment que la crise climatique doit être abordée en parallèle à la crise financière et économique mondiale. Il y a urgence et les 12 000 délégués, ministres, experts et ONG attendus en Afrique du Sud jusqu’au 9 décembre doivent impérativement lever les blocages qui mettent en péril le seul objectif raisonnable : une limitation à 2 degrés du réchauffement climatique au 21e siècle...


Sandrine Bélier : cap sur Durban

 Le protocole de Kyoto et ses failles

Pour atténuer les effets du réchauffement climatique, la communauté internationale doit prendre plusieurs engagements et s’accorder sur un objectif de réduction de gaz à effet de serre de 80 % d’ici 2050. Les Etats pourraient ainsi combler ce qu’on appelle le « fossé gigatonne », c’est-à-dire la distance qui sépare les recommandations scientifiques des engagements réels déjà pris par les Etats. Pour cela, ils doivent convenir d’une deuxième période d’engagement pour le Protocole de Kyoto, le seul accord climatique mondial contraignant à l’heure actuelle, qui s’achèvera fin 2012 et combler ses failles afin d’améliorer son efficacité... Deux failles sont identifiées depuis longtemps.

D’une part, la question de « l’air chaud » : ce jargon désigne la situation dans laquelle se trouvent les pays de l’ex-Europe de l’Est dont les émissions de CO2 décroissent du fait d’une dé-industrialisation et non des efforts réalisés à l’échelle des Etats pour lutter contre le changement climatique. Des Etats qui disposent pourtant de crédits de réduction d’émission qu’ils revendent à bas prix. Ce « dumping » décourage les mesures de réduction domestique qui pourraient être prises chez leurs voisins industrialisés.

Autre effet pervers du Protocole de Kyoto : les règles appliquées aux crédits liés à l’utilisation des terres, au changement d’affectation des terres et à la foresterie (LULUCF)... qui donne lieu à des manipulations de la part des Etats qui accumulent les crédits sans pour autant lutter réellement contre la déforestation. Sur ce même thème, un autre mécanisme, le REDD, créé par l’Onu pour lutter contre la déforestation, doit également être amélioré tant au niveau de son financement que de ses conséquences pour les communautés locales et autochtones insuffisamment prises en compte à l’heure actuelle et pour la biodiversité.

Enfin, à la longue liste des débats techniques qui auront lieu à Durban pendant ces deux semaines, s’ajoutent les questions plus globales du financement de la lutte contre le changement climatique et des modalités de contrôle international des engagements des pays en développement.

 Le rôle de l’Union européenne

La communauté internationale doit donc impérativement convenir d’un calendrier pour parvenir à un résultat juridiquement contraignant... Dans ce processus, le rôle de l’Union européenne est primordiale. Elle doit être pro-active ! Les Etats-membres doivent parler d’une seule voix et se positionner en leader des discussions. En s’engageant clairement pour une deuxième période d’engagements du Protocole de Kyoto et en revoyant à la hausse ses ambitions climatiques, l’UE pourrait contrecarrer l’argument utilisé par l’Inde et la Chine (qui se cachent derrière les pays en développement) selon lequel les pays riches n’assument pas leur part de responsabilité.

Pour montrer la voie, l’UE pourrait également faire passer son objectif de réduction des émissions domestiques de CO2 de 20 à 30 % d ’ici 2020. Une telle décision stimulera la croissance économique, créera jusque 6 millions d’emplois supplémentaires en Europe et limitera l’impact des émissions polluantes sur notre santé. Il permettra également de réduire de 40 milliards d’euros nos importations de gaz et de pétrole et stimulera l’innovation dans les technologies vertes.

 L’action climatique dans les Pays en voie de développement

L’UE doit réaliser ses promesses de soutien dans les pays en développement, les aider à s’adapter au changement climatique et faciliter ainsi leur transition vers une économie verte. Cela implique de garantir la concrétisation des accords de Cancún sur le financement climatique, notamment le Fonds vert pour le climat. L’UE doit donc contribuer à ce fonds, par des sources de financement nouvelles et additionnelles et non recyclées de l’aide au développement, avec un engagement annuel d’au moins 30 milliards d’euros d’ici 2020. En outre, l’UE doit définir sa contribution prévue au delà de 2012, quand le financement à court terme s’achèvera. Trouver de nouvelles sources de financement, comme une taxe climat sur le trafic maritime ou une taxe sur les transactions financières pour alimenter le Fonds vert, doit être une priorité pour l’UE dans le contexte de la crise économique.

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Pour suivre l'actualité du sommet, le Réseau Action Climat - France (avec le Climate Action Network International) édite chaque jour le bulletin d’information ECO sur l’avancée des négociations sur le climat, à l’attention des délégués et négociateurs francophones, mais aussi des journalistes, élus, décideurs et de tout citoyen souhaitant s’informer.

 

Je vous recommande l'édition #4 du jeudi 1er novembre en suivant ce lien : http://www.rac-f.org/IMG/pdf/ECO4-COP17.pdf qui fait le point sur les engagements et les nécessités de réduction des gaz à effet de serre pays par pays – instructif.

Consultez les articles du ECO via le ECOblog (flux RSS disponible). Pour recevoir chaque jour le bulletin ECO en version électronique, envoyez simplement un email vide à l’adresse : ecodiffusion-subscribe@rac-f.org

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:45

 Dans la continuité du collectif lilasien « 1 habitant.e 1 voix » auquel nous participons, et du débat de novembre autour des « Amoureux au ban public », voici une avancée importante :

Le collectif Votation citoyenne tient à saluer l’examen par le Sénat de la proposition de loi constitutionnelle sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, non communautaires, aux élections municipales. Enfin, après trente ans de débats, cette assemblée va pouvoir se prononcer !

L’une des deux assemblées de la représentation nationale, l’Assemblée nationale, l’a déjà adoptée en mai 2000. L’autre assemblée, le Sénat, s’apprête à le faire le 8 décembre 2011.

La représentation nationale a donc pris acte de l’évolution de la société française qui, de façon constante depuis douze ans, affirme majoritairement son accord avec cette revendication porteuse d’égalité réelle. Les dernières enquêtes, en 2011, indiquent qu’une nette majorité de Français est favorable au vote des étrangers non communautaires aux élection locales au même titre que les étrangers venant d’un pays membre de l’Union européenne (BVA 61% et Harris interactive 59%).

Seul  le pouvoir exécutif et la droite parlementaire refusent encore de progresser vers un suffrage réellement universel et l’intégration politique des étrangers qui vivent et travaillent en France.

Le Sénat, en votant le 8 décembre, souhaite assurer davantage encore ce progrès démocratique.

Malheureusement le possible renvoi de cette proposition de loi, à l’Assemblée nationale, risque de geler ce processus. Il n’en est que plus important que, dès le lendemain des élections présidentielles et législatives de 2012, la révision constitutionnelle soit effectivement mise en œuvre et que le président de la République reprenne à son compte cette révision dont le principe aura été approuvé successivement par les deux assemblées.

C’est pour que soit enfin reconnu, après trente ans de promesses, ce droit à la citoyenneté de résidence que lecollectif Votation citoyenne appelle à se rassembler devant le Sénat (15 rue de Vaugirard, métro Odéon) jeudi 8 décembre de 13h à 15h.   

Contact : Anne Garacoïts Coordination du collectif Votation citoyenne LDH service communication 01 56 55 51 08 anne.garacoits@ldh-france.org

www.oui-droitdevotedesetrangers.org



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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:33

PARIS - Documentation foisonnante et parfois erronée, clef du tableau électrique indisponible car en commande: une visite inopinée de parlementaires dans deux centrales nucléaires pour des exercices d'urgence n'a rien dévoilé d'alarmant mais donné lieu à des situations parfois burlesques.
Les exploitants sont animés par un haut de degré de responsabilité a souligné d'entrée Claude Birraux, président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), avant de détailler les péripéties de sa visite nocturne dans la centrale de Paluel (Seine-Maritime).
Les responsables de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui l'accompagnaient mercredi soir y ont simulé une perte totale des alimentations électriques et du diesel de secours du réacteur numéro 1 qui nécessitait son branchement sur la tranche numéro 2 pour rétablir l'alimentation en énergie.
Un cas de figure similaire à celui qui a provoqué l'accident dans la centrale japonaise de Fukushima le 11 mars dernier.
L'alerte fictive est lancée à 22h00 et les agents d'astreinte arrivent sur place rapidement pour préparer ce raccordement électrique, une opération qualifiée d'exotique par EDF, a rapporté M. Birraux jeudi lors d'une conférence de presse.
Les déconvenues s'enchaînent: à 23h30, les agents annoncent qu'une clef nécessaire pour ouvrir un panneau d'alimentation électrique est actuellement en commande et n'est pas disponible sur le site... A 00h00, l'équipe arrive dans le local électrique de la tranche 1 mais les indications du document de procédure ne correspondent pas au panneau électrique qu'ils y trouvent.
le local non plus n'est pas numéroté
Il y a un doute: les clés sur le panneau sont-elles mal étiquetées ou bien sommes-nous dans le mauvais local' Le local non plus n'est pas numéroté, ce qui ne facilite pas la manoeuvre, poursuit le député.
Il faudra plusieurs allers et retours entre la tranche 1 et la tranche 2 pour que les agents de la centrale découvrent qu'une partie des instructions qu'ils ont entre les mains sont inexactes. L'énigme est résolue mais l'opération n'est pas effectuée pour autant. L'équipe décide alors, de sa propre initiative et à raison, de se rendre dans la tranche 3.
Malheureusement, le guide de procédure d'EDF comporte de nouvelles inexactitudes, des ambiguïtés et certaines actions semblent tout bonnement inutiles au personnel sur place, relève Claude Birraux.
Jugement sans appel de l'ASN, cité par l'Opecst: le guide technique d'EDF pour cette procédure, daté de décembre 2008, comporte de nombreuses erreurs et lacunes, et il n'était à l'évidence pas opérationnel.
Toutefois, il est important de signaler que le personnel a su se poser de bonnes questions, n'est jamais resté bloqué devant ces situations parfois burlesques, et au final réussissait à progresser dans ce guide technique qu'il n'hésitait pas à critiquer ouvertement, insiste M. Birraux.
L'inspection menée par le sénateur Bruno Sido, vice-président de l'Opecst, à la centrale du Blayais (Gironde) a là encore mis en lumière les difficultés des agents à se repérer dans le maquis documentaire d'EDF décrivant les consignes à suivre en cas d'incident.
Il aura ainsi fallu une demi-heure et quatre personnes compulsant frénétiquement leurs fiches pour répondre à la question posée par l'ASN: quel est le critère conduisant à l'arrêt du pompage d'eau en cas d'inondation'.
Les agents d'EDF cherchaient dans la rubrique pompage alors que la réponse se trouvait dans la rubrique inondation, a expliqué M. Sido.
(©AFP / 01 décembre 2011 15h20)

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 22:53

Pour que vive la maternité des Lilas, le Collectif Maternité des Lilas vous invite le samedi 26 novembre 2011 de 10h à 17h

au Gymnase Liberté, 30, boulevard de la Liberté, aux Lilas,

à participer à l’événement 7h pour la Maternité des Lilas

 

Projection de films / petit-déjeuner et déjeuner stand Femmes Solidaires

10h30 Discours inaugural de Daniel GUIRAUD , Maire des Lilas et de la Dr Marie-Laure BRIVAL

11h – 11h30 Vous avez dit naître ? Débat autour de l’accompagnement de la naissance en France avec Christine BOUFFARD et Zina HEBBACHE , sages-femmes de la Maternité

11h30 – 12h La prise en charge de l’IVG, Dr Marie-Laure BRIVAL , médecin de la Maternité

13h30 – 14h Histoire de la Maternité des Lilas, Dr Eric PETERMAN , médecin de la Maternité

14h30 Impact de la fermeture des maternités de proximité et des centres d’IVG sur les usagers, avec Madeline DASILVA, Romain et Fanny DUCHENE , usagers de la Maternité Virginie GOSSEZ sage-femme des Bluets

15h30 Les droits des Femmes dans tous leurs états Maya SURDUTS Collectif National pour les Droits des Femmes

16h30 –17h Débat sur les politiques de santé Françoise NAY Coordination de défense des hôpitaux et des maternités de proximité Jean-Claude CHAILLEY Résistance sociale

17h Interprétation attendue d’une chanson créée spécialement pour la Maternité par

Catherine RINGER

 

Votre présence nous est indispensable, venez nombreux !

Plus d’infos : Site internet : www.collectif-maternite-des-lilas.org

Adresse mail : collectif.maternitedeslilas@gmail.com

 

Vendredi, 16h : J'accouche où je veux!!!


Après la réussite du Flashmob du 19 novembre, les usagers de la maternité des Lilas vont encore plus loin pour sauver leur établissement en danger !
Un cercle de femmes a tout simplement décidé « d’accoucher » sur la place de la mairie des Lilas. Entourées d’accessoires et d’une petite mise en scène, ces femmes ont décidé de symboliser leur droit d’accoucher comme elles veulent et où elles veulent.

Plus d'informations: Madeline Da Silva Coordinatrice du collectif des usagers 0665469213

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 10:21

Nous reproduisons ici l'article paru sur les blog des élus EELV de Pantin. Il apporte des éléments d'information sur le projet de l'usine de méthanisation qui doit remplacer à Romainville le centre de tri de déchets actuel. Il est aussi une réponse "pédagogique" à une pétition "apocalyptique" qui circule aujourd'hui sur notre territoire contre ce projet.Capture-d-ecran-usine.pngMéthanisation à Romainville : halte à la pédagogie de la terreur

Une association inonde les boites aux lettres et les boites mails de courriers alarmistes concernant la future usine de méthanisation de Romainville. Exagérations, désinformation... En bons écologistes, nous vous proposons un tri sélectif.

Ce sont des habitants inquiets qui nous ont transmis l'information : "J'ai préféré vous en parler parce que, vu le papier glacé et l'impression couleur, ça ne m'a pas l'air d'être une association très écolo" nous a-t-on dit... Puis des courriers sont arrivés directement en Mairie. Des pétitions ont aussi été diffusées en "toutes boites", autour du futur emplacement de l'usine de méthanisation.

Des moyens colossaux qui, déjà, nous avaient mis la puce à l'oreille. A la lecture des documents, plus de doutes : nous n'avons pas affaire à des gens sérieux. Exagérations et désinformation s'entremêlent sur fond d'argumentaire complotiste ("on vous ment" et autre "en catimini") le tout illustré d'images inquiétantes pour jouer sur les réflexes de peurs... Le moins que l'on puisse dire est que les auteurs de ces documents ne font pas dans la dentelle... Un peu plus et ils nous convaincraient qu'il est moins dangereux d'habiter Fukushima que Romainville. Une méthode qui les décrédibilisent entièrement à nos yeux.

Comme d'habitude, au milieu de tout ça, quelques vérités déformées, quelques inquiétudes justifiées. Aussi nous proposons-vous de faire le tri dans ce tas de tout venant.

Deux précisions en introduction :

  1. Nous ne sommes pas des défenseurs invétérés de la méthanisation comme outil de traitement des déchets ménagers. Il s'agit d'un procédé qui a ses avantages et ses inconvénients, comme tout les autres. Nous n'avons rien à vendre, rien à gagner dans cet article. Notre seule préoccupation est de donner à chacun les moyens de se fonder un avis en conscience.
  2. Tout processus industriel comporte un risque. Ne comptez pas sur nous pour vous dire "tout est sous contrôle, dormez braves gens". Ceux qui tiennent ce type de propos sont tout aussi peu crédibles que ceux qui nous occupent ici. Comme tout écologiste sérieux nous prônons une vision du monde qui intègre la compléxité dans les analyses et dans les réponses (tout n'est jamais ni noir, ni blanc).

Ces précisions faites, par où commencer tant les documents diffusés ressemblent à un gloubiboulga... Ouvrons donc le sac poubelle, et trions.


Quel projet prévu à Romainville ?

Le projet est détaillé sur le site du SYCTOM. Pour résumer, il s'agit de réaménager l’actuel centre de transfert et de tri de Romainville en une plateforme agrandie permettant à la fois :

  • La réception et le traitement biologique (méthanisation) sur le site
  • La collecte sélective, via la reconstruction du centre de tri
  • Un pré-tri des objets encombrants

Le centre sera construit selon des critères de Haute Qualité Environnementale. Il s'agit d'un bâtiment à très basse consommation énergétique labélisé BBC Effinergie. Deux chartes de qualité environnementale ont été signées avec le Président du SITOM93, l'une en janvier 2008 avec la Maire de Romainville et l'autre en mars 2008 avec le Maire de Bobigny.

Une enquête publique a eu lieu du 11 mai au 10 juin 2010 en mairie de Romainville. Le rayon du périmètre d'affichage de l'avis de l'enquête publique était de 3 km. Une réunion d'information a par ailleurs eu lieu le 26 mai 2009 à Bobigny.

 

Qu'est-ce que la méthanisation ?

La méthanisation est un processus naturel utilisé dans le cadre de la gestion des déchets agricoles et ménagers. On peut résumer assez simplement le fonctionnement de ce processus : La matière organique (épluchures, déchets verts, etc.) est introduite dans un "digesteur" dans lequel a lieu un processus de digestion anaérobie (sans oxygène). Cette digestion produit un gaz, le méthane, et un résidu organique, le "digestat".

L'intérêt de la méthanisation est double :

  • Un retour au sol de la matière organique : le digestat peut être épandu sur des terres agricoles ou transformé, après maturation, en compost, donc réduire l'envoi en décharge ou en incinération.
  • Lutter contre les émissions de gaz à effet de serre : le biogaz peut alimenter un moteur afin de produire de l'électricité et de la chaleur (plutôt que de faire appel à des énergies fossiles) ou être apuré puis injecté dans le réseau (avec le gaz de ville) ou encore être transformé en carburant pour véhicules fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL). Une tonne de déchets organiques peut produire de 100 m3 à 200 m3 de gaz.

"C'est à la fois une énergie renouvelable prometteuse et une méthode de traitement des déchets très pertinente ", selon le ministère de l'écologie.

Certaines stations d'épuration utilisent la méthanisation dans leur cycle de traitement de l'eau.

 

Pourquoi faire le choix d'une installation en ville ?

Bien que les volumes de déchets traités soient régulièrement en baisse ces dernières années (tendance locale et nationale), un des enjeux en matière de déchets aujourd'hui est de réduire au maximum les distances parcourues par les déchets ménagers. En réduisant ainsi les distances entre producteurs de déchets et centre de traitement, l'objectif est triple :

  • économiques : diminuer les coûts de transport et donc de traitement
  • écologiques : diminuer les émissions de CO2
  • sanitaires : réduire la pollution de l'air.

Un récent article dans le journal Le Monde soulignait qu'en 2015, un département français sur deux pourrait être obligé d'exporter ses déchets ménagers. Le syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères Pézenas-Agde (Hérault) était cité : après la fermeture de deux incinérateurs en 2001, et suite à des oppositions locales, le syndicat a ainsi dû se résoudre à envoyer ses déchets dans le Gard, le Tarn, la Haute-Garonne puis l'Aude. Il y a bien une question de responsabilité derrière ces choix : pratiquer le NIMBY et déplacer le problème ailleurs (si possible à la campagne, en grignotant sur les terres agricoles...) ou faire le choix responsable d'un traitement "au plus près".

 

Quels sont les risques ?

Dans leur incommensurable modération les auteurs de cette pétition qualifient la future usine de Romainville comme "la plus risquée au monde", une véritable "bombe à retardement", rien que ça... Essayons de regarder ça avec plus de sérieux et d'objectivité :

Tout procédé industriel comporte des risques. Le nier serait un mensonge ou dénoterait d'un réel manque de précaution. La question est de savoir quel niveau de risque nous somme prêts à accepter, pour quels types d'activités, quels outils et procédures sont mis en place pour minorer ces risques et/ou parer à tout accident, et quelles conséquences en cas d'accident. Une fois tout ça mis sur la table, il faut choisir.

Certains risques, c'est le cas pour nous de ceux courus via la production d'énergie nucléaire, nous paraissent trop importants au regard des conséquences possibles. Nous préférons ne pas le courir et développer des alternatives à la production d'électricité. Il ne s'agit pas d'une position dogmatique, une opposition primaire de principe, mais bien d'un positionnement réfléchi, une fois le pour et le contre pesés.

Lorsque je veux traverser la route, il y a un risque de me faire renverser. Pourtant je traverse le plus souvent avec sérénité car, outre les précautions individuelles (regarder à droite puis à gauche), des feux tricolores, des passages piétons, et tout un tas d'outils de prévention ont été mis en place pour limiter ce risque. Est-ce que malgré tout ça je peux me faire renverser ? Oui, malheureusement. Mais tout est fait pour minimiser ce risque. Par ailleurs la voiture est un objet familier, dont je peux apprécier les dangers. Un frisson vous a-t-il traversé le dos en passant à coté d'une station service ou en faisant le plein ? Pourtant le risque d'explosion existe...

Les risques principaux liés à la future usine de méthanisation sont les suivants :

  • risque d'incendie dans les zones de stockage des collectes sélectives, objets encombrants, tunnels de séchage
  • risque d'explosion dans les locaux de l'unité de méthanisation et dans la zone des digesteurs.

En outre des produits dangereux seront présents sur le site : biogaz (explosif, toxique), acide sulfurique (corrosif), compost (combustible).

Au regard de ces risques, quelles sont les mesures prévues ?

  • Mesures constructives (parois éventables, mise en rétention, confinement...)
  • Dispositifs de sécurité
  • Mesures de contrôle des atmosphères explosives (détection gaz reliée à la salle de contrôle-commande, mesures de protection du risque explosion)
  • Procédures d'organisation des secours (plan d'urgence)
  • Etc.

L'ensemble de ce dispositif a convaincu le conseil municipal de Pantin d'apporter un avis favorable à l'installation de ce centre en Mai 2010. Les risques (pour l'activité et pour les personnes) apparaissent bien maîtrisés par la mise en place des moyens de prévention et protection. Une analyse renforcée par l'expertise des deux entreprises retenues pour le projet (URBASER et VALORGA). Nous serions honnêtement plus tempérés si un grand groupe Français avait été retenu. Ces derniers commencent à peine à s'intéresser à la méthanisation et ne disposent pas d'expérience suffisante pour un projet d'une telle ampleur.

 

Quelles sont les nuisances possibles ?

L'association qui s'oppose au projet nous promet les 10 plaies d’Égypte, l'invasion de criquets en moins... Là encore une once de modération aurait donné de la crédibilité aux propos. Là encore, trions :

En matière de trafic routier pour commencer, la future usine de méthanisation devrait réduire le volume de camions qui accèdent au site (près de 35% par rapport à la situation actuelle). Deux raisons à cela :

Le volume de déchets traité par la nouvelle usine sera inférieur au volume traité aujourd'hui. En effet l'usine a été calibrée pour s'adapter à la diminution observée ces dernières années que ce soit au niveau local ou national. Le nouveau site traitera ainsi :

  • 315 000 tonnes d’ordures ménagères résiduelles (contre 380 000 t en 2006 sur le site actuel)
  • 30 000 tonnes de collectes sélectives multimatériaux (contre 40 000 t en 2006 sur le site actuel)
  • 60 000 tonnes d’objets encombrants (contre 80 000 t en 2006 sur le site actuel)

D'autre part ,le futur site a été pensé pour pouvoir, à terme, transporter des déchets par voie fluviale via le canal. Une démarche qui devrait permettre d'éviter près de 13 000 camions par ans (environ 5 péniches au lieu de 60 camions par jour). Deux infra-structures seront construites à cet effet :

  • Création d’une liaison entre le centre multifilière et le port de BOBIGNY via un passage inférieur sous la RN3
  • Création d’un port fluvial sur le site permettant l’évacuation des produits transformés et triés en provenance du centre multifilière de ROMAINVILLE ainsi que le chargement de fret de tiers (350 000 T / an au total).

 

Impact sur le paysage : Le site existant sera détruit. L'ensemble des installations sera intégré dans un bâtiment unique et ne sera pas visible de l'extérieur. La toiture du bâtiment sera entièrement végétalisée. Les façades seront composées de panneaux en polycarbonate alvéolaires claires, translucides et opaques. Comparé au site actuel, le nouveau centre limitera clairement son impact sur l’environnement et le cadre de vie des habitants.

 

Concernant les odeurs, il est très difficile de dire aujourd'hui si le futur site causera plus de nuisances olfactives que le site actuel. Ce que l'on sait en revanche, et la note de synthèse du bureau d'étude sollicité par l'association pétitionnaire le dit, le futur projet mettra en œuvre "les meilleures techniques disponibles disponibles, ainsi qu'un dispositif de suivi en continu fixé par arrêté préfectoral". Un traitement complémentaire au charbon actif activé (pour pallier aux émissions exceptionnelle) est, en outre, un outil complémentaire que l'on pourra mettre en place si ce qui est actuellement prévu ne suffit pas.

 

Par ailleurs des protocoles serrés ont été mis en place pour limiter tout impact sur l'eau (systèmes de traitement), la qualité de l'air (biofiltres et nez électroniques en limite de propriété pour respecter les seuils réglementaires), et le bruit (équipements insonorisés).

 

Reste la qualité du compost. Il y a là un vrai débat. On l'a expliqué en introduction à ce texte, l'usine de méthanisation produira un disgestat qui peut être valorisé sur les terres agricoles. Une norme Européenne (NFU 44 051) s'assure de la qualité du compost final. De nombreuses voix s'élèvent pour dire que cette norme n'est pas assez exigeante, et son renforcement est à l'ordre du jour. Nous y sommes évidemment favorables, et soutenons tous ceux qui agissent concrètement en ce sens.

La qualité finale du compost est évidemment fortement corrélée à sa composition, donc à la manière dont on récupèrent le tiers des ordures ménagères qui correspond à des biodéchets (déchets organiques, carton, etc.). Deux solutions existent :

  • Le tri mécano-biologique : les éléments organiques sont isolés du reste du contenu de la poubelle par un procédé qui alterne brassage mécanique et fermentation
  • La collecte séparée : c'est le citoyen qui, dans sa cuisine, sépare ses déchets (comme nous le faisons aujourd'hui pour le carton, le plastique ou le verre) et les éléments arrivent donc dans des poubelles séparées au centre de traitement.

L'usine de Romainville utilisera le tri mécano-biologique, choix qui peut rendre plus aléatoire la qualité du compost final. Deux remarques à ce sujet :

  • Si le compost final n'est pas suffisamment de bonne qualité, il ne pourra pas être commercialisé et sera mis en décharge ou incinéré. Au final, le volume de déchet incinéré ou mis en décharge sera inférieur à aujourd'hui (du fait de la méthanisation) mais l'objectif est bien de le réduire au maximum, donc d'agir au fortement en amont pour garantir la qualité du compost final.
  • Rien n’exclut, si la qualité du compost final est trop souvent insuffisante, de renforcer le travail en amont auprès de la population, et de mettre en place des protocoles simples en ce sens.

 

Conclusions

On le voit bien, la question de la méthanisation impose des réponses nuancées et oblige à se positionner en pesant le pour et le contre. Pour nous, le solde final est positif, et il y a un vrai intérêt pour tous à ce que la plateforme de Romainville voit le jour.  La méthanisation, comme tout autre procédé de traitement des déchets d'ailleurs, n'est pas la panacée. Mais c'est un bon compromis, et un outil d'avenir. Sortons de l'outrance, de l’exagération et de la dissimulation. Sortons aussi de la logique stérile qui consiste à dire "on ne veut pas de ça chez nous !". Quelles sont les alternatives ? Aller traiter nos déchets ailleurs ? Plus loin ? Dans d'autres territoires, voir dans d'autres pays ? L'incinération ou l'enfouissement sont-ils plus satisfaisants ?

Enfin, plus largement, et même si le volume global de déchet produit baisse tendantiellement, n'oublions pas que si nous sommes contraints à réaliser des usines de méthanisation, des incinérateurs, ou des sites d'enfouissement de déchets, c'est bien parce que nous en produisons, des déchets ! Un certain nombre de leviers pour réduire cette production relève il est vrai de législations nationale voire Européenne. Mais nous avons aussi une part de responsabilité individuelle. A nous, individuellement et collectivement d'agir au quotidien pour réduire le volume de déchets que nous produisons, via nos choix de consommation, mais aussi, par exemple, via le développement de jardins partagés sur la ville, permettant ainsi de réduire encore le circuit du déchet vert au compost.
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:17

Europe Ecologie Les Verts Les Lilas fait partie du Collectif des Lilas 1 habitant - e - = 1 voix

  1habitant-e1voix Amoureuxaubanpublic

RESF  LDH

 

La place accordée aux résidents étrangers dans notre pays est bien étroite au regard des droits dont ils devraient bénéficier. Qu’il s’agisse du droit de vote pour lequel le collectif 1 habitant - e - = 1 voix se mobilise, ou des droits de la vie quotidienne, nous sommes loin d’accueillir les étrangers avec respect et dignité. Nombre de Français d’aujourd’hui sont issus de couples mixtes qui se sont formés au cours de l'histoire de notre pays. Aujourd’hui même la liberté d’aimer la personne de son choix est en péril.

Des milliers de couples franco‐étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives. Or l'acquisition de droits citoyens est étroitement liée à une vie familiale et amoureuse équilibrée.

 

C'est pourquoi le collectif 1 habitant - e - = 1 voix, en partenariat avec a Ligue des Droits de l'Homme et RESF Les Lilas, vous invitent à un CINÉ / DÉBAT

« LES AMOUREUX AU BAN PUBLIC » (1 heure)

Débat en présence de Nicolas FERRAN réalisateur

 

le MERCREDI 9 NOVEMBRE - 20 H - GYMNASE LIBERTÉ (30, bd de la Liberté, Les Lilas)

 

« Au nom de la lutte contre les « mariages blancs » et de la « maîtrise » de l'immigration familiale, les couples franco-étrangers subissent depuis plusieurs années le durcissement continu des politiques d'immigration. sieurs années le durcissement continu des politiques d'immigration.

13 couples décrivent dans ce film un parcours du combattant pour se marier en France, faire reconnaître un mariage célébré à l’étranger, obtenir un visa pour la France ou bénéficier d'un titre de séjour. un visa pour la France ou bénéficier d'un titre de séjour. (...) Avec intensité et émotion, ils racontent le traumatisme des arrestations à domicile et des expulsions, leur révolte de devoir vivre cachés ou séparés, à domicile et des expulsions, leur révolte de devoir vivre cachés ou séparés, l'opacité des administrations, les interrogatoires policiers, le dévoilement de leur intimité, la difficulté d'obtenir le respect de leurs droits.»

Leurs témoignages ne relatent pas des dysfonctionnements exceptionnels. Ils mettent à jour une véritable politique répressive qui a décrété la mise au ban des couples franco-étrangers dans notre pays. »

1habitant-e1voix

Pour rejoindre le collectif « 1 habitant-e = 1 voix »  :

Nom : ....................................... Prénom : ................................ Adresse : ...................................................................................

Tél : ......................................Courriel : .....................................

A renvoyer par mail : 1habitant1voix@gmail.com

ou par courrier : Collectif des Lilas « 1 Habitant-e = 1 Voix » 16 rue de la République 93260 Les Lilas

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 14:02

Nos neuf communes d'Est Ensemble viennent de jeter les bases d'une démarche ambitieuse et stimulante. Il s'agit de définir ensemble les objectifs de changement de nos pratiques en matière de préservation du climat, de meilleure gestion des usages énergétiques, de transformation de nos modes de vie pour un avenir meilleur au bénéfice de toutes les générations.

L'adoption d'un Plan climat énergie territorial est une obligation depuis la loi Grenelle 2, mais son intérêt réside plutôt dans la démarche qu'elle implique pour susciter l'adhésion de la population. Sa réussite ne peut être que l'aboutissement d'une exceptionnelle dynamique démocratique.

L'objectif est de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050 et d'adapter nos modes de vie aux conséquences du changement climatique.

A l'échelle des 400 000 habitants que nous sommes, la tâche est ambitieuse et pertinente si nous savons nous mettre tous en mouvement : habitants, associations, acteurs économiques et élus locaux. A partir d'un diagnostic partagé sur nos potentiels et faiblesses en matière de transports, d' habitations, d'activités économiques, nous devrons imaginer la « civilisation de l'après-pétrole », rechercher l'efficacité énergétique (par la rénovation des bâtiments publics et privés...) et la sobriété des usages dans nos lieux de vie et de travail. Il nous appartient de préserver notre patrimoine naturel ainsi que la biodiversité en réduisant les émissions de CO2 et en adaptant nos modes de consommation à ces impératifs.

Par ce qu'il implique des changements d'attitude de l'ensemble des acteurs sociaux : institutions, élus politiques mais aussi de tous les habitants, le Plan climat énergie territorial peut et doit être une formidable occasion de revisiter les pratiques et la façon dont est perçue l'action politique. Donner du temps au temps en agissant sur le long terme, retisser les liens entre élus et population, apporter du sens à l'action collective.

Très concrètement un plan climat énergie doit faire des propositions dans tous les domaines de la vie quotidienne et notamment tous ceux qui sont gros consommateurs d'énergie et producteurs de Co2 : transports routiers individuels et collectifs, chauffage des immeubles de bureaux et des habitations, activités économiques polluantes. Cela suppose la recherche de l'efficacité énergétique : produire mieux en consommant moins, isolation des bâtiments anciens et promotion de l'écoconstruction, développement de la recherche dans les énergies renouvelables, formation et valorisation des nouveaux métiers.

Il s'agit aussi de préserver la biodiversité et de développer la nature dans la ville. Source de création d'emplois, ces objectifs sont une chance pour inventer notre futur mode de vie, et celui que nous laisserons à nos enfants pour surmonter les défis climatiques que personne ne peut plus ignorer. Les écologistes vous invitent à répondre positivement à toutes les initiatives auxquelles vous serez bientôt conviés.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:34

Dès sa création, Est Ensemble a prévu dans la charte qui guide son action la participation des forces vives du territoire au sein d’un « Conseil de développement ». Cette instance de démocratie participative est prévue par la Loi dOrientation  pour  lAménagement  et  le  Développement  Durable  du  Territoire  (dite loi Voynet) du 25 juin 1999.

Neuf mois ont été nécessaires pour choisir ses 81 membres, répartis dans 6 collèges : syndicalistes, entreprises,  servicespublics,  associations,  représentant.e.s  des instances de démocratie locale, personnalités qualifiées, en veillant à la parité homme/femme, à l'équilibre des 9 villes, à la place de la jeunesse.

Installé  depuis  le 18  octobre 2011,  doté  d'un budget  propre  et  d'une chargée de  mission,  le  Conseil de développement rassemble  des  personnes engagées,  dans  un  espace  de  concertation citoyenne,  d'auto-formation,  et  constitue  une  force  d'expertises  et  de  propositions  indépendante  des élus,  même du  conseiller  délégué  Pierre  Stoeber.

Il peut être saisi pour avis consultatif par le Président du Conseil communautaire et travaillera en priorité sur le Plan Climat Energie Territorial et le Plan Local de l'Habitat, ou peut s'auto-saisir sur toute question relevant des compétences de l'Agglomération ou concernant le territoire, telles que le budget de l'Agglomération ou les Rroms...

Il peut surtout être incitateur et développeur de débat public, la concertation étant partie intégrante de la démarche de développement durable qui doit le guider !

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:43

Bonjour,

quoi de neuf sur le front des gaz et huiles de schiste ?

1 - refus d'une proposition de loi

2 - la semaine dernière, abrogation de 3 des 64 permis accordés l'an dernier – il en reste 61 !

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L'Assemblée nationale a repoussé hier par 269 voix contre 191 une proposition de loi défendue par le PS, Europe Ecologie Les Verts, le PCF et le Parti de Gauche visant à interdire toute exploration ou exploitation des gaz et huiles de schiste.

La majorité UMP et Nouveau centre a rejeté cette proposition au motif qu'elle était "inutile" après l'adoption de la loi du 13 juillet dernier, votée à l'initiative du président du groupe UMP, Christian Jacob, et qui interdit la technique de la fracturation hydraulique, la seule connue à ce jour.

La proposition de la gauche visait à interdire l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, à définir la notion d'hydrocarbures non conventionnels, à abroger les permis exclusifs de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels et à assurer plus de transparence dans le code minier. "L'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste constituent à la fois une erreur énergétique, environnementale et économique qu'il convient d'interdire", a plaidé, en vain, le Vert Yves Cochet.

Pour le PS, Philippe Martin a souligné que la loi Jacob concrétisait "un recul" de la droite, qui avait renoncé à l'interdiction pure et simple initialement projetée.
C'est au titre de cette loi que le gouvernement a annulé récemment trois permis de recherche de gaz de schiste accordés à Total et à l'américain Schuepbach dans le Midi.

Pour l'UMP, Michel Havard a fait valoir que la loi Jacob était largement suffisante. Enfin, Philippe Folliot a justifié l'opposition du Nouveau centre en faisant valoir que la proposition de l'opposition était "non advenue pour la France qui est très sensible à la question des réserves fossiles". "Votre texte, a-t-il dit, pourrait avoir des conséquences graves pour toutes sortes d'explorations et exploitations en sous-sol".
(D'après http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/11/97001-20111011FILWWW00682-l-interdiction-du-gaz-de-schiste-rejetee.php)

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Le gouvernement abroge 3 permis accordés pour le gaz de schiste, il en reste 61 !

 

Une plate-forme de forage de gaz de schiste à Ray, dans le Dakota du Nord, en septembre 2010.

Une plate-forme de forage de gaz de schiste à Ray, dans le Dakota du Nord, en septembre 2010.AFP/KAREN BLEIER

 

Le gouvernement a décidé d'abroger les trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France, a annoncé, lundi 3 octobre, la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Une décision inédite, qui paraît avoir été accélérée par la perspective de la visite, mardi 4 octobre, de Nicolas Sarkozy dans le Gard, l'un des départements concernés.

Les trois permis exclusifs avaient été attribués au printemps 2010 à la compagnie américaine Schuepbach, dans des zones autour de Nant (Aveyron, Lozère et Hérault) et Villeneuve-de-Berg (Ardèche), ainsi qu'à Total, autour de Montélimar (Drôme et Gard).

Après le vote de la loi du 13 juillet 2011 interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique, la seule permettant aujourd'hui d'exploiter les hydrocarbures non conventionnels, les industriels avaient deux mois pour déclarer la technique qu'ils comptaient utiliser.

 

Pour les 61 autres permis en cours de validité, les détenteurs n'ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements conventionnels. "Tous ont pris l'engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique" a affirmé le ministère de l'écologie.
Les demandes de travaux seront étudiées en amont par les préfectures et devront stipuler obligatoirement le type de technique de forage utilisée. L'Etat prévoit également le renforcement des contrôles par des inspections sur site, menées par les DREAL (Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Aussi, "les contrevenants s'exposent à des amendes voire des peines de prison."
Une éventuelle demande ultérieure d'exploitation de gisement d'hydrocarbure ferait par ailleurs l'objet d'une procédure très encadrée, avec enquête publique, car aucune autorisation ne sera donnée par avance.
Les rapports seront rendus publics en même temps que la liste des permis abrogés, au plus tard le 13 octobre.

 

Total « très surpris »

"Dans les deux rapports de Schuepbach était explicitement mentionné le projet d'utiliser la fracturation hydraulique", a souligné la ministre. Dans le rapport de Total, "ce n'était pas le cas", mais "j'ai fait valoir l'argument que ce rapport n'était pas crédible", a indiqué la ministre. "Total déclare vouloir maintenant chercherdes hydrocarbures classiques, donc non gaz de schiste, dans une zone où le potentiel est très limité et alors même que Total se désintéresse de la recherche du conventionnel sur le territoire terrestre français depuis des années, a-t-elle expliqué. Et Total annonce aussi vouloir continuer à rechercher du gaz de schiste avec des techniques qui ne sont pas la fracturation hydraulique, or on sait aujourd'hui que ces techniques ne sont pas opérationnelles."

Total s'est dit "très surpris" d'apprendre cette décision par voie de presse et a demandé des explications "pour comprendre sur quelles bases légales" a lieu cette annulation.

 

L'eurodéputé José Bové, fer de lance de la contestation contre les gaz de schiste, a salué"un premier pas important", concernant "ces trois permis qui ont été les plus emblématiques de la résistance". Il s'est cependant inquiété d'un manque d'expertise des soixante et un autres permis de recherche d'hydrocarbures en vigueur, regrettant que "le fait que les industriels disent simplement qu'ils n'utiliseront pas la fracturation hydraulique a l'air de suffire au gouvernement pour leur maintenir leur permis".

 

Une victoire pour les anti-gaz de schiste :

Pour la Coordination Nationale des Collectifs « Gaz et Huile de schiste non merci ! » (CNC-GHS), "les milliers de citoyens et d'élus, mobilisés contre les gaz et huiles de schiste, ont remporté une première victoire."
Cependant, le mouvement citoyen reste sur le qui-vive, car "61 permis d'exploration d'hydrocarbures liquides ou gazeux sont encore en vigueur et concernent l'ensemble du territoire terrestre ou maritime français". "Les permis off-shore (Méditerranée, Golfe de Biscaye, Guyane) nous inquiètent fortement. Sans compter les dizaines de permis à l'instruction qui pourraient réserver de bien mauvaises surprises" a ajouté la CNC-GHS.
Et de conclure : "Les intérêts financiers et politiques en jeu sont colossaux. Nous exigeons du Gouvernement qu'il adopte une position cohérente : l'abrogation de tous les permis et l'interdiction de toute technique nécessitant de fracturer, stimuler ou encore de fissurer de la roche et de porter atteinte à son intégrité."

 

Petits et grands permis

permis-carte-01-2011+

Pour exemple, voici la Carte des permis, du Sud au Jura, 2011@BEPH

En l’agrandissant plusieurs fois, vous verrez les 3 grands permis abrogés mais aussi les petits permis du Sud qui ne sont pas abrogés :

  • permis du Bassin d’Alès

  • permis de la plaine d’Alès,

  • permis de Navacelle

  • permis de Nîmes

  • permis des plaines du Languedoc

(d'après LEMONDE.FR avec AFP | 03.10.11 | 21h07, http://www.enerzine.com/10/12730+gaz-de-schiste---le-gouvernement-abroge-3-permis-exclusifs+.html, http://gazschiste.wordpress.com/2011/10/04/3-permis-gaz-schiste-abroges )

A bientôt j'espère !

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