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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 08:57

Eva Joly, Nicolas Hulot et José Bové avec les député-e-s écologistes à l'Assemblée nationale contre les gaz et huiles de schiste

(d'après le site d'Europe Ecologie Les Verts et les blogs de nos amis bagnoletais, merci à eux!)

 

 

Mardi 10 mai 2011 à 11h,  Eva Joly, Nicolas Hulot, Cécile Duflot, José Bové et Sandrine Bélier participaient avec des centaines d'écologistes à la manifestation organisée devant l'Assemblée nationale à l'occasion de l'examen de la proposition de loi UMP sur les hydrocarbures de schistes.

Ils sont venus soutenir les députés EELVqui ont été les  premiers à dénoncer le changement de rédaction de l'article relatif à l'abrogration des permis déjà octroyés, au nom d'une "fragilité juridique". Qualifiant cette modification de "tour de passe-passe pour gagner du temps", Yves Cochet a mis en lumière le double-jeu de l'UMP sur ce dossier sensible.

 

Ce mercredi 11 mai, l’Assemblée a adopté (par 287 voix contre 186) en 1ère lecture une proposition de loi UMP interdisant la technique de fracturation hydraulique pour l’exploitation et l’exploration des gaz de schiste. Malgré cette avancée qui peut paraître rassurante, la porte reste néanmoins ouverte aux lobbies pétroliers et gaziers qui ont obtenu une cinquantaine de permis d’exploration ces dernières années.

 

Pour Michèle Rivasi, députée européenne présente à la manifestation ayant eu lieu hier devant l’Assemblée nationale et fer de lance de la contestation politique dans le Sud-est, ce vote révèle les contradictions des députés UMP:« Ce vote reflète bien l’état d’esprit qui anime les députés de la majorité, incapables de tirer un trait sur notre dépendance aux énergies fossiles. Pour des raisons électorales et pour empêcher l’opposition de mener à bien sa propre proposition de loi, Christian Jacob a décidé de s’opposer aux gaz de schiste. Mais finalement sa proposition de loi reste une coquille vide: les permis accordés par Jean-Louis Borloo en 2010 n’ont pas été abrogés…la question reste seulement en suspens en attendant le moment propice. A la place d’interdire définitivement le recours à une énergie sale et dangereuse, on demande juste poliment aux industriels de prouver qu’ils n’utiliseront pas la technique de fracturation hydraulique. Or le problème ne vient pas seulement de la technique et des produits chimiques utilisés, mais aussi des risques liés à la contamination des nappes phréatiques par le méthane (1). »

 

« Finalement, ce texte laisse aux industriels pétroliers et gaziers le champ libre pour les explorations qui, si elles s’avèrent fructueuses, pousseront inéluctablement à l’exploitation de ces ressources fossiles. Ce vote n’est que le premier d’une longue série qui tentera de refaire passer par la fenêtre ce que les écologistes et les collectifs citoyens ont vaillamment combattu. Alors que la transparence était la seule solution pour apaiser ce climat de méfiance, l’amendement 3 concernant la consultation et les enquêtes publiques a été purement et simplement supprimé en Commission…pour cause de poids trop important pour les finances publiques, un scandale! La refonte prévue du code minier est la prochaine étape importante: reste à espérer qu’elle impose dorénavant une obligation d’enquête publique et d’information sur les technologies employées ».

 

(1) Voir l’étude publiée il y a 2 jours par l’Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, démontrant que la concentration en méthane de l’eau des nappes phréatiques situées près des puits de forage est en moyenne 17 fois supérieure à la normale. Dans certains cas, la concentration serait telle qu’elle provoquerait des risques d’explosion. »

 

 

 

En complément : extraits d'un article de Coralie Schaub sur www.liberation.fr le 10 mai 2011 :

La proposition de loi examinée à l’Assemblée est dénoncée par les écologistes, qui ne se satisfont pas des derniers remaniements apportés au texte.

 

Que contenait la proposition de loi examinée aujourd’hui ?

La dernière mouture du texte, adoptée en commission mercredi, condamne la technique dite de fracturation hydraulique, qui consiste à injecter de l’eau et des produits chimiques dans le sous-sol pour briser la roche et libérer le gaz ou le pétrole. Une méthode très polluante pour les nappes phréatiques.

L’article 2 de la proposition de loi, qui prévoyait l’abrogation pure et simple des permis de recherche déjà accordés aux industriels, dont Total et GDF-Suez (trois pour le gaz dans le sud et trois pour l’huile dans le Bassin parisien), a été remanié la semaine dernière. Selon la nouvelle formulation, les titulaires de permis devront préciser «dans les deux mois» la technique utilisée. S’il s’agit de la fracturation hydraulique, les permis seront abrogés.

Christian Jacob accueille favorablement ces modifications : «Ma formulation - mea culpa - ne reposait sur aucune base juridique fiable : au premier recours, la disposition aurait été annulée.»

Le texte examiné a été voté en commission par l’UMP et le PS, ce dernier ayant retiré sa propre proposition de loi de l’ordre du jour du 12 mai (qui prônait l’interdiction de l’exploitation et de l’exploration des gaz de schiste, quelle que soit la technique). Selon Jean-Paul Chanteguet, corapporteur (PS) de la proposition Jacob, il s’agit d’un «compromis».

 

Cette loi mettra-t-elle un terme au débat ?

Mille fois non ! Les écologistes sont vent debout, dénonçant un «enfumage». Pour le député EE-LV Yves Cochet, qui a bataillé seul contre la modification de l’article 2, il s’agit d’une «stratégie d’évitement des révoltes populaires jusqu’aux élections sénatoriales et présidentielle». Selon lui, les industriels contourneront l’obstacle en jouant sur les mots : «Il suffira de parler de "Kärcher sous-terrain" plutôt que de fracturation hydraulique !» Idem du côté de la députée Martine Billard (Parti de gauche), qui a qualifié hier d’«hypocrite» un texte qui «offre un boulevard aux industriels», en précisant qu’elle défendrait des amendements «pour rétablir l’abrogation des permis attribués».

Le groupe des députés PS a annoncé hier qu’il ne voterait pas en faveur de la proposition de loi UMP :«Les conséquences avérées sur l’environnement exigent que les permis accordés soient effectivement abrogés.» Or, dit-il, «le flou de la rédaction de la proposition de loi induit des ambiguïtés qui ne permettent pas de garantir l’effectivité de ces abrogations». Il suspendra ses réunions aujourd’hui pour laisser les députés PS manifester.

 

Même grogne socialiste au Sénat, où le texte sera examiné le 1er juin. La sénatrice PS Nicole Bricq, qui a déposé une proposition de loi dès le 24 mars pour interdire l’exploration de gaz de schiste, a dénoncé hier des «ambiguïtés lourdes de sens». Elle conteste ce qui aboutit «à renverser le principe d’une abrogation générale par celui d’une autorisation sauf exception», autorisation qui serait délivrée par l’administration… qui a accordé les permis !

Sans attendre les divers rapports qui doivent être publiés ces prochains mois, la guerre de tranchées entre pro et anti-gaz de schiste risque de se déplacer des hémicycles aux tribunaux. Déjà, la société américaine Schuepbach Energy, titulaire de deux permis de recherche en France (à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche, et à Nant, dans l’Aveyron), a déposé début avril auprès du tribunal administratif de Lyon des recours pour «excès de pouvoir» contre les arrêtés d’interdiction pris par les maires concernés. Les écologistes, eux, ont déposé des recours contre l’ensemble des permis, au motif qu’ils ont été accordés sans consultation du public.

 

Pourquoi le débat est-il si vif en France ?

François Fillon l’a dit lui-même devant des députés UMP : dès le départ, c’était «une affaire mal conduite, ni le Président ni le Premier ministre n’étaient au courant». Une critique adressée à l’ex-ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, aux manettes en mars 2010 lorsqu’ont été accordés les trois permis d’exploration du Sud. L’intéressé, «présent» aujourd’hui selon son bureau, a reconnu la bourde et déposé une proposition de loi visant à la corriger. Jacob, de son côté, déplore «un manque de transparence et d’information, notamment vis-à-vis des maires concernés, mis devant le fait accompli». Un constat partagé… par Bové, héraut de la lutte anti-gaz de schiste, qui a contribué à faire monter la contestation en France, comme il l’a fait pour les OGM ou l’extension du camp militaire du Larzac, et qui est bien décidé à «ne pas laisser passer un seul camion», quoi qu’il arrive.

 

 

Qu’en est-il à l’étranger ?

 Le monde se rue sur les gaz et huiles de schiste, nouvelle manne énergétique. Selon le Centre d’analyse stratégique (CAS), si les réserves prouvées de gaz au niveau mondial peuvent assurer une soixantaine d’années de consommation au rythme actuel, avec les gaz non conventionnels type gaz de schiste, «cette durée pourrait plus que doubler». Un tiers de ces ressources serait localisé dans la zone Asie-Pacifique (notamment en Chine) et un quart, en Amérique du Nord. Mais les sous-sols du Moyen-Orient, des pays de l’ex-URSS, d’Amérique du Sud et d’Europe abriteraient aussi d’importantes réserves. La hausse des prix des hydrocarbures classiques a permis le développement de technologies jusqu’ici peu utilisées pour des raisons de coût : le forage horizontal et la fracturation hydraulique des roches. Grâce aux gaz de schiste, les Etats-Unis sont devenus autosuffisants en gaz et leader mondial, devant la Russie. S’inspirant de l’exemple américain, les industriels multiplient les prospections dans le monde. Et certains pays, comme la Pologne, foncent tête baissée.

 

L’extraction sera-t-elle un jour «écologiquement correcte» ?

Pour l’instant, il n’existe pas d’alternative à la technique de fracturation hydraulique. Même les industriels le disent. Mais ils se veulent rassurant : promis, juré, en France, on ne fera pas comme aux Etats-Unis, où les dommages à la nature sont catastrophiques, comme l’a démontré le documentaire Gasland.«Tout est dans la façon de mettre en œuvre cette technique. Il y a des améliorations possibles», dit Bruno Courme, directeur de la division pour Total Europe, qui détient un permis de recherche de plus de 4 000 kilomètres carrés entre Montélimar et Montpellier. Il s’agirait par exemple de «regrouper des têtes de puits» pour éviter que 500 000 puits ne sortent de terre en quelques années, comme cela a été le cas aux Etats-Unis. Ou encore de «réduire le nombre d’additifs» (les produits chimiques). Ce ne serait pas du luxe : pas moins de 2 500 d’entre eux, dont des substances cancérigènes et polluantes, ont été injectés dans le sous-sol américain, selon un rapport officiel.

Reste l’impact sur le climat. Selon une étude menée par l’université Cornell (Etat de New York), le gaz de schiste génère au moins autant d’émissions de gaz à effet de serre (GES) que le charbon, le pétrole ou le gaz conventionnel. Pour les écologistes, la priorité devrait surtout être de réduire la consommation d’énergie.

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:48

Bonjour,

voila la première des lettres que nous publirons régulièrement, et que vous trouverez aux marchés ou dans vos boites aux lettres !

 

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A bientôt  j'espère !

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:44

Les difficultés d’une part croissante de la population pour boucler les fins de mois ont fini par atteindre les oreilles de notre Président. Mais en annonçant la prime de 1000 € pour les salariés des entreprises qui distribuent des dividendes en hausse, le gouvernement joue sur un effet d’annonce peu crédible.

  1. Cette prime va accroître les inégalités, car les plus précaires ne travaillent généralement pas dans ces grosses sociétés. Elle sera de fait un privilège pour une part modeste de salariés et ne touchera ni les chômeurs, ni les travailleurs des PME, fonctionnaires et agents du service public.

  2. L’exonération de cotisations pour les employeurs privera notre système social de ressources dont il a un besoin croissant.

  3. Le caractère exceptionnel de cette prime ne répond pas à l’augmentation durable des prix de l’énergie, des produits alimentaires et du logement.

Seule une politique globale vers de grands chantiers, tels l’habitat et la conversion aux énergies renouvelables, la soumission du secteur financier par les états au service de l’économie réelle, ainsi qu’une réforme fiscale ambitieuse avec instauration d’un revenu maximal, pourraient permettre de sortir d’une bourse mondialisée et hors contrôle. Relevons la tête. De plus en plus de propositions émergent venant d’économistes, sociologues, acteurs de la société civile, pour changer en profondeur la mondialisation libérale qui s’est imposée. Changer tout ? Les scénarios alternatifs existent, rendons les visibles sans démagogie électorale.

 

B.Berceron-Sigwald, C.Falque, N.Karmochkine, M-G.Lentaigne, I.Olivier-Barbrel, C.Paquis, P.Stoeber.

Contact : 06 03 00 54 72, 01 48 97 22 97 ou http://leslilasecologie.over-blog.com

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:32

Comme écologistes, comme citoyen.ne.s, nous rendons hommage à toutes les victimes des drames qui touchent le Japon : séisme, tsunami, et catastrophe nucléaire de Fukushima. Vingt-cinq ans après Tchernobyl, elle interpelle chaque terrien sur la réalité du danger nucléaire, notamment notre pays qui s’est fait le champion de cette énergie mortifère et artificiellement bon marché. Aucun pays, aussi expert soit-il en technologie nucléaire, n’est à l’abri des risques climatiques extrêmes, des aléas politiques et terroristes, d'une pollution ne connaissant pas de frontières. Aucun n’a résolu la question des déchets. Alors, soyons sérieux et réalistes : engageons la transition énergétique ! Les scénarios de sortie du nucléaire existent (www.negawatt.org). Ils reposent sur un trio gagnant : sobriété et efficacité énergétiques, combinées au développement des énergies renouvelables. Cela commence dans notre quotidien, par des plans d’économies d’énergie, de gestion et valorisation des déchets, d’isolation des bâtiments, tous créateurs d’emplois. Agir sur ces facteurs avec un bouquet d’énergies renouvelables, permettrait l’abandon progressif du nucléaire d’ici à 30 ans, souhait enfin majoritaire en France à 70% dans notre dernier sondage. L’heure d’un choix éclairé et partagé est venue, si les citoyens en imposent la volonté politique.

B.Berceron-Sigwald, C.Falque, N.Karmochkine, M-G.Lentaigne, I.Olivier-Barbrel, C.Paquis, P.Stoeber.

Contact : 06 03 00 54 72 ou 01 48 97 22 97 ou http://leslilasecologie.over-blog.com

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 11:38

Une réflexion intéressante d'un militant d'Europe Ecologie Les Verts :

L'écologie et la gauche entretiennent des relations conflictuelles renvoyant chaque fois à la définition de ces deux identités, être écologiste et/ou de gauche. A ce conflit d'identité, certaines et certains préfèrent se contenter de dire que l'écologie est une troisième voie distincte de la gauche et de la droite. Cette approche d'un point de vue logique peut avoir son intérêt, surtout pour des écologistes, celui du refus des logiques binaires par l'introduction d'un tiers exclu, idée qui a été popularisée par la série de romans de science-fiction Le cycle du Non-A de A.E Van Vogt.

Mais d'un point de vue politique, cette négation du conflit gauche/droite est peu défendable, sauf pour des personnes déconnectées de la vie en société. La différence entre la droite et la gauche n'est pas que le fruit d'une opposition idéologique mais le résultat d'une histoire conflictuelle ancienne et mouvante, conforme à la dialectique du maître et de l'esclave de Hegel où lorsque l'esclave renverse le maître, il produit une autre forme de domination en l'inversant. Les aliénés et les dominés d'hier peuvent devenir les dominateurs de demain.
De plus, l'aliénation et la domination ne se limitent pas à un conflit capital/travail comme certains marxistes ont voulu le résumer pour en faire le conflit principal. Le patriarcat est une autre forme de domination, bien plus ancienne. Le colonialisme, aussi. Si la domination comme l'exploitation est facile à voir et donc à combattre, l'aliénation est plus difficile. Parmi ces aliénations, celle causée par le fétichisme de la marchandise intéresse particulièrement les écologistes.
Ce fétichisme fait croire que les échanges marchands sont de simples échanges entre des marchandises or en fait il cache des rapports sociaux. Une marchandise n'est jamais « naturellement » échangeable. Elle est le résultat de rapports sociaux qui rendent cet échange possible tant en le produisant qu'en le désirant comme consommation.

Historiquement, être de gauche, c'est d'être dans le camp de celles et ceux qui refusent l'ordre « naturel » du monde, qu'il le combatte. Cela a pu être des démocrates contre les monarchistes, des syndicalistes contre des patrons exploiteurs, des féministes contre des machistes...
Par contre, quand nous entrons dans le détails des luttes d'émancipations, il est plus difficile de définir des camps distincts car les priorités des luttes varient selon les stratégies. Le conflit gauche/droite ne peut pas ainsi se limiter à une opposition libéraux/anti-libéraux.

Ainsi, en simplifiant la révolution française, elle a été caractérisée de révolution bourgeoise car l'objectif premier étant de faire tomber la monarchie, ce fut une alliance entre ce qu'aujourd'hui on appellerait des libéraux et la gauche. A l'inverse, en France, la force de Sarkozy est d'avoir réussi à réunifier les droites, légitimistes, orléanistes et libérales.

Être écologiste c'est considérer qu'il faut tenir compte des rapports entre les êtres humains et la nature, que la nature ne peut pas être simplement et facilement domestiquée. Cette prise en compte du rapport nature/êtres humains peut être très variable. L'extrême est celle qui considère que l'être humain est un danger pour la nature et qui développe une écologie misanthrope, pouvant aller jusqu'à désirer une extermination de l'humanité. Une écologie de droite existe. Elle développe une vision conservatrice de la nature. A l'inverse, une écologie libérale est un oxymore. Comment peut-on avoir simultanément la prise en compte du rapport nature/être humain et la croyance que laisser fonctionner les marchés permet d'atteindre des équilibres soutenables écologiquement ? L'écologique est fondamentalement anti-productiviste et par exemple la lutte contre le réchauffement climatique ne pourrait se contenter de simples mécanismes de marché.

Ces quelques points étant brièvement rappelés, quelles considérations politiques en tirer ? Tout d'abord, il ne faut pas confondre le clivage gauche/droite avec sa représentation partidaire. Ce n'est pas parce que le PS a pu mener des politiques libérales, productivistes, que le clivage gauche/droite a disparu avec les différentes formes de dominations et d'aliénations. Il faut distinguer le projet de la stratégie. La définition et la construction d'un projet politique écologiste est prioritaire car il n'y a aucune évidence dans les idées écologistes. Il faut expliquer, construire continuellement, expliquer que lutter pour la biodiversité est tout aussi important que lutter contre l'exploitation des ouvriers mais si cela renvoie à des registres différents, que défendre un environnement sain, n'est pas une question de cadre de vie mais une question de survie des écosystèmes, que lutter contre les discriminations est aussi important que lutter contre la souffrance animale... La bataille des idées est cruciale à gauche car la force du conservatisme, c'est qu'il est toujours plus facile de préserver un quotidien que l'on connaît que d'inventer un futur, par définition inconnu. Il faut donc toujours convaincre.

La stratégie est importante car elle détermine les priorités, la nature des compromis à trouver et les partenaires de celles-ci. Désigner un adversaire politique ne suffit pas à le battre. Il faut définir aussi la stratégie pour y parvenir.

Être écologiste et de gauche, c'est être dans le camp de celles et ceux qui refusent l'ordre "naturel" du monde, combattre toutes les formes de domination. C'est assumer une rupture avec les pensées traditionnelles de gauche et de droite (productivisme, technoscience...) tout en posant qu'une réelle prise en compte du rapport nature/être humain est incompatible avec le processus d'accumulation du capital dans un monde fini.

Jérôme Gleizes (octobre 2009)

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 11:14

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Rendez-vous à Nogent-sur-Seine ce lundi 25 avril disions-nous, impressionnantes, ces 2 tours dépassant du village, nous y étions, mais pas tout seuls.

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Une petite heure de train depuis la Gare de l'Est,

les voyageurs qui descendent à Nogent sur Seine se rallient à mon panache vert à la sortie de la gare, une courte marche à travers la petite ville, la police, plus présente que les manifestants, nous demande quand nous la croisons combien nous serons ;-))

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jusqu'à l'église, où nous retrouvons des militants de Sortir du Nucléaire, Les amis de la Terre, et de nombreux Europe Ecologie Les Verts (EELV), pour cet événement: il n'y a pas eu de manifestation ici depuis celles contre la construction de la centrale il y a... 30 ans ? mais quelques uns de l'époque sont encore là ! L'occasion de croiser quelques militants de Seine Saint-Denis, dont Mathieu Gobin, bagnoletais, responsable de la commission Energie d'EELV, qui animera certainement notre prochain débat autour du nucléaire.

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Cette commémoration des 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl commence par une minute de silence en solidarité avec les victimes du nucléaire et avec le peuple japonais, confronté à la catastrophe de Fukushima pour de longs mois - l'opérateur privé des 6 réacteurs de Fukushima parle de 6 à 9 mois pour revenir à une situation sous contrôle !

Puis prennent tour à tour la parole, le réseau Sortir du Nucléaire, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts, Les amis de la Terre, tous demandant la mise en place d’un moratoire immédiat sur toute construction et projet de centrale nucléaire, l'organisation de débats publics contradictoires avec la présence d’experts indépendants, et surtout réaffirmant l'existence de scénarios pour sortir du nucléaire en France en 25 ans.


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Interviennent aussi des conseiller.ère.s régionales EELV de Champagne Ardennes (où se trouve la centrale, à la limite de l'Ile de France!), et d'Ile de France, à la population trop nombreuse pour pouvoir être évacuée en cas d'urgence, d'où un plan de gestion des risques indigent et ne bénéficiant d'aucune information auprès des acteurs destinés à le mettre en action si nécessaire ; le député EELV Yves Cochet, qui rappelle combien l'énergie nucléaire, reposant sur un combustible fossile, est chère et non durable ; le conseiller de Paris Yves Contassot. Le rassemblement se termine par un lâcher de ballons !

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(A suivre) !

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:33

Un point d'information sur ce sujet, à travers cet article de Rue89 du 21/04/2011 Par Sophie Verney-Caillat, complété par un communiqué d'Attac. Prochaines dates intéressant ce sujet :

  • 10 mai, Assemblée Nationale, examen du projet de loi visant à l'abandon de l'exploitation des huiles et gaz de schiste

  • 31 mai, Remise du rapport définitif.


Le rapport remis à Nathalie Kosciusko-Morizet ? Un plaidoyer pour le gaz de schiste

Le rapport provisoire sur les gaz de schiste (Télécharger la synthèse du rapport) vient d'être rendu public. Préconisant de ne pas enterrer cette technologie, il risque de ne pas calmer la contestation.

Le ton est technocratique et prudent mais le fond ne fait pas de doute : s'il est hors de question de suivre la méthode américaine, la fracturation hydraulique est trop prometteuse pour être abandonnée.

Les très officiels Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (Cgiet) et Conseil général de l'environnement et du développement durable (Cgedd) recommandent aux ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson « un encadrement strict » de cette technologie mais la poursuite de « l'exploration ». Car « faire émerger des opérateurs nationaux » capables de prendre place sur le marché mondial est une priorité. En d'autres termes : ne pas manquer le train de la modernité, sans tomber dans les excès des Etats-Unis. 

Problème : comme le dit le communiqué de presse des deux ministres, le gouvernement soutient la proposition de loi visant à l'abandon de cette technologie. Déposée par l'UMP Christian Jacob, elle sera examinée le 10 mai. Soit avant le rapport final, remis pour le 31 mai…

Voici les points qu'il faudra retenir de cette mission d'inspection ; les conclusions de ce rapport provisoire pouvant être définitives.

1Ne plus dire « gaz de schiste » mais « gaz et huiles de roche-mère »

Comme pour les éléments de langage chez les politiques, la terminologie employée par les experts n'est pas anodine.

C'est vrai que la traduction de l'anglais « shale gas » (un « shale » est schiste argileux) n'est pas parfaitement exacte, notamment parce qu'une confusion est possible avec la technique des schistes bitumineux, utilisée au Canada, et qui est différente (ils sont exploités en carrière et soumis à un traitement thermique).

Mais la mission se fait tatillonne lorsqu'elle rejette l'appellation « hydrocarbures non-conventionnels », au nom du fait que :

« Ce qui est “non-conventionnel” n'est pas la nature de l'hydrocarbure, mais la roche dans laquelle on les trouve et les conditions dans lesquelles ils sont retenus dans cette roche. »

Si l'on suit ces experts, il faut désormais parler d'« hydrocarbures de roche-mère ». Une expression un peu prude, qui vise à masquer la technique qui pose problème : la fracturation hydraulique. Car le rapport ne cache pas qu'il s'agit bien de « fracturer une roche non-poreuse pour extraire les huiles ou le gaz qui s'y trouvent ».

2La France, pays d'Europe le plus riche en gaz de schiste

Citant l'agence internationale de l'énergie (AIE), la mission annonce d'entrée de jeu que :

« Les ressources mondiales récupérables de gaz non-conventionnel seraient du même ordre de grandeur que les ressources récupérables conventionnelles. »

Malgré le conditionnel, l'espoir est clair. Surtout pour la France, « pays d'Europe le plus richement doté de ressources en gaz de roche-mère ». Les ressources sont évaluées à 90 ans de notre consommation actuelle, fait miroiter le rapport. De quoi passer le fameux « Peak Oil » tranquillement.

D'ailleurs, nous rappelle-t-on, aux Etats-Unis, qui ont connu une croissance exponentielle de cette exploitation, les prix du gaz sont deux fois moins élevés qu'en Europe.

Sur le plan politique, le contexte est favorable, puisque :

  • la Pologne, qui prendra la présidence de l'Union européenne au 1er juillet, a fait de la « sécurité énergétique » (comprendre indépendance) l'une de ses priorités, et ne regarde pas cette technologie avec autant de réticence que la France ;

  • pour « décarboner » l'économie, c'est-à-dire baisser les émissions de gaz à effet de serre, « le gaz aura un rôle important à jouer », note le rapport, sous-entendant que ces techniques non-conventionnelles seront mises à contribution.

3« Les risques pour l'homme ou l'environnement peuvent être relativisés »

Les auteurs de ce rapport savent pertinemment qu'ils ont tous les écologistes de France contre eux. Ecologistes qui ont même réussi à convaincre le gouvernement. C'est dire s'il faut rassurer. Leurs réponses aux nombreuses réticences sont parfaitement logiques :

  • Prudence plutôt que précaution  : « Au plan technique, les techniques de forage de drains horizontaux et de fracturation hydraulique ne sont ni nouvelles ni exceptionnelles. Elles sont utilisées depuis longtemps dans l'exploitation des accumulations conventionnelles, y compris en France. La nouveauté vient de l'ampleur avec laquelle ces techniques sont utilisées pour l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère. […] On se trouve alors, compte tenu des quantités de produits utilisés (eau, sable, substances chimiques), confronté à des impacts potentiels sur l'environnement tout à fait différents de ceux des forages conventionnels. »

« Appliquer le principe de précaution ne peut consister à refuser toute exploration, mais signifie
s'entourer de toutes les technologies existantes et matures pour diminuer au maximum tous les
risques imaginables avant de décider. »
  • Essayons pour voir : « Si l'on veut conclure sur l'exploitabilité et la rentabilité économique d'un gisement, il est indispensable de réaliser en outre quelques essais de fracturation hydraulique, en forage vertical le plus souvent, assortis de prises de données complètes (notamment pression-débit des fluides et micro-sismicité). »

  • Ne pas faire comme aux Etats-Unis  : le rapport reconnaît l'émotion qu'à suscité le « recours à des substances chimiques innombrables et potentiellement dangereuses », mais, écrit : « Les risques pour l'homme ou l'environnement qui s'attachent à l'usage de ces produits peuvent être relativisés : ces produits sont destinés à être introduits dans un milieu situé à 2 000 m de la surface et déjà fortement imprégné d'hydrocarbures. C'est seulement en cas d'incident qu'il peuvent entrer en contact avec des milieux fragiles à protéger. »

Les experts en sont convaincus, il y a des solutions aux problèmes soulevés par les défenseurs de l'environnement : notamment, utiliser moins d'eau et ne retenir qu'une vingtaine de produits chimiques, au lieu des 500 utilisés dans la méthode américaine.

4Permis Borloo : une « absence de transparence »

Ce n'est pas tout à fait un mea culpa mais ça s'en approche. Le rapport reconnaît l''« absence de transparence » dans la façon dont les populations concernées ont appris que Jean-Louis Borloo avait signé, en mars 2010, des permis d'exploration à des compagnies privées.

La large et inédite contestation est présentée comme un malentendu :

« On peut considérer que l'on est en présence aujourd'hui d'une certaine incompréhension entre deux catégories d'acteurs :
  • les industriels ont opéré depuis des décennies et vivent le “ non-conventionnel ” dans la continuité de leur longue expérience et les règles environnementales comme des contraintes nouvelles ;
  • le “ grand public ” est d'une certaine manière frappé par la soudaineté avec laquelle les hydrocarbures de roche-mère sont apparus sur le devant de la scène. »

On notera que les industriels sont présentés comme ceux qui ont le savoir-faire et le public, comme mal informé. Pour achever le tableau, le documentaire « Gasland », qui a convaincu citoyens et politiques des dangers de cette technologie, preuves à l'appui, est présenté comme une opération de « communication parfois spectaculaire ».

Les opposants aux gaz de schiste apprécieront.

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Complétons notre information par cette analyse d'Attac :

 

Gaz et huiles de schistes : Les lobbies à la manœuvre


    Le rapport provisoire sur les gaz et huiles de schiste commandé par Éric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet à deux ingénieurs des Mines et deux ingénieurs des Ponts et des Eaux et Forêts est formel : « Dans deux ou trois ans, l'expérience acquise, aussi bien dans notre pays qu'en Europe et en Amérique du Nord, permettra de prendre des décisions rationnelles sur l'opportunité d'une exploitation de gaz et huiles de roche-mère en France ». Le nouvel eldorado mérite bien un tel exercice de rationalité : le bassin parisien devrait renfermer d'importants gisements d'huile de schiste (100 millions de m3 techniquement exploitables) et le sud de la France du gaz de schiste (500 milliards de m3).
 
  Au moment où les collectivités locales ont de moins en moins de ressources de l'État et sont parfois mises en faillite par leurs emprunts à taux excessifs sur les marchés, ce même rapport préconise « une révision de la fiscalité pétrolière de sorte que les collectivités locales trouvent un intérêt à une exploitation d'hydrocarbures sur leur territoire ».  De quoi espérer acheter et faire taire des élus très mobilisés pour la sauvegarde écologique de leur territoire.

    Les «experts» français ont malheureusement été devancés par un rapport publié quelques jours avant par la Commission de l'Énergie et du Commerce de la Chambre des Représentants des États-Unis. On y apprend que cette technologie a nécessité entre 2005 et 2009 l'utilisation de plus de 2.500 produits chimiques dont des substances cancérigènes et polluantes (benzène, toluène, xylène, éthylbenzène, regroupés sous le sigle BTEX, ou encore le 2-butoxyéthanol dit Butylglycol qui peut détruire les globules rouges et attaquer la moelle osseuse). Quatorze millions de litres ont été utilisés sur la période à cette fin.

    Les temps sont durs pour les apprentis sorciers ! Le 20 avril 2011, des milliers de litres d’eau se sont échappés d’un puits de gaz en Pennsylvanie à la suite d’une explosion, provoquant l’évacuation des habitants de la localité de Leroy Township (Source AFP). Seule consolation majeure : le chiffre d’affaires d’Halliburton, détenteur de la technologie par  fragmentation, a explosé lui aussi en 2010 sans dégâts majeurs. Là est la rationalité !

    Pendant que Monsieur Borloo occupait la galerie avec le Grenelle de l’environnement, l’opération était déjà engagée, en liaison avec Total, GDF-Suez notamment et quelques ingénieurs des Mines et des Ponts. Alors plus que jamais, nous, citoyens raisonnables et informés, sommes sur le pont ! Nous ne laisserons pas quelques firmes transnationales et leurs alliés détruire des territoires de manière irréversible.
   
Attac France,
Paris, le 22 avril 2011

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 09:55

La parution du livre de Dominique Bourg et Kerry Whiteside, Vers une démocratie écologique (Seuil, 2010), a été longuement commenté dans la revue Débat.

Extrait de l’article de Nicolas Weill dans Le Monde du 3 avril 2011: « (…) la dernière livraison de la revue Débat consacre plusieurs articles centrés autour de l'ouvrage de Dominique Bourg et Kerry Whiteside, Vers une démocratie écologique (Seuil, 2010). Pour eux, soutenir que seule une dérive oligarchique suffirait à expliquer les échecs ou la lenteur de la prise de conscience environnementale dans les démocraties est un peu court. C'est bien la démocratie elle-même qu'il s'agit de réformer et non ses pathologies.

Pour autant, on ne les voit pas céder aux sirènes menant certains à conclure que seuls des Etats autoritaires ont les moyens d'imposer les mesures pour lutter contre le réchauffement climatique, la disparition des forêts, etc. Une position que le philosophe Marcel Gauchet, discutant avec le sociologue Jean-Pierre Le Goff, résume par l'expression abrupte d'« écofascisme ».

Il est possible de télécharger un résumé de l’ouvrage sur le site du centre d’analyse stratégique :  

http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1250

Un ouvrage qui contient de nombreuses thèses et formulation discutables (par exemple, la distinction entre sciences éclairantes et agissantes), mais qui contient des propositions stimulantes comme celle de réviser la constitution pour donner une part de représentation aux ONG ou à des citoyens tirés au sort dans les assemblées.

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 11:28

   Nucléaire centrale de nogent-2

Jeudi 7 avril, lors de la séance du Conseil régional d'Ile-de-France, au cours des questions d'actualité, Cécile Duflot, présidente du groupe des élus EELV et secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts, a demandé la fermeture de la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube).

Cette centrale nucléaire est située à 105 kilomètres au sud est de Paris et « les produits de fission extrêmement toxiques qui pourraient s'échapper dans l'atmosphère en cas d'accident atteindraient à l'évidence des zones très éloignées du site, et menaceraient directement 11,6 millions de Franciliens ».
Comme Cécile Duflot l’a rappelé dans son intervention, l'Autorité de sûreté nucléaire a souligné dans son rapport de 2009 les insuffisances en matière de confinement et de risque incendie de la centrale de Nogent. Ce rapport pointait également le fait que
le plan particulier d'intervention de la centrale ne concernait que les communes dans un périmètre de 10 kilomètres de l'installation ( !!!).
« Etant donnés
les risques que cette centrale représente pour environ 20% de la population de notre pays »,il est de la « responsabilité » des élus écologistes franciliens d' « exiger sa fermeture rapide », a-t-elle déclaré, ajoutant que la fermeture de la centrale de Nogent devait s'inscrire dans un plan plus large de sortie du nucléaire, de reconversion des emplois liés à cette industrie et plus largement de « transition énergétique ».

 

Depuis, communiqué de presse d'Europe Ecologie Les Verts :

25 ans après Tchernobyl, se souvenir et agir

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986 a eu lieu à Tchernobyl la plus ample catastrophe nucléaire de tous les temps. Aujourd’hui, 9 millions de personnes vivent encore en zone contaminée. A ces victimes s’ajoutent 400 000 personnes contraintes de quitter définitivement la région, des enfants malformés, des personnes malades des suites de l’accident, d’autres tombées malades du fait de la propagation du nuage.
25 ans après cette catastrophe, un nouvel accident majeur a éclaté au Japon, suite au tremblement de terre et au tsunami du 11 mars. Cette catastrophe vient nous rappeler que le risque nucléaire n’est pas suffisamment maîtrisé, qu’il s’agisse de la sécurité des réacteurs ou du devenir des déchets, pour que nous continuions à jouer les apprentis-sorciers.
Alors que la catastrophe de Fukushima a été classée par le gouvernement japonais au niveau 7 (le plus élevé, celui de Tchernobyl), la sûreté nucléaire française suscite elle-même, malgré les discours lénifiants de nos gouvernants et de notre lobby atomique, de graves doutes. Les exercices d’alerte organisés autour des centrales tournent parfois à la farce sinistre : sirènes d’alarme inaudibles, hôpitaux non équipés de blocs de décontamination, dépliants de sécurité obsolètes…
Pour rendre hommage aux victimes de Tchernobyl et de Fukushima et pour éviter qu’il y en ait d’autres, des manifestations auront lieu dans toute la France sous le sceau de la commémoration et de l’action. Europe Ecologie Les Verts apporte son entier soutien à ces initiatives et salue le travail des réseaux et des nombreuses associations qui en sont à l'origine. Les élus et les militants écologistes se mobiliseront, à leurs côtés, les 25 et 26 avril.
Nous nous attacherons particulièrement à réclamer, suite aux votes de motions par diverses collectivités territoriales, la fermeture de Fessenheim, la plus ancienne centrale française. Europe Ecologie Les Verts, de même que Bündnis 90 / Die Grünen et les Verts suisses, soutiendra et prendra particulièrement part aux rassemblements franco-allemands et trinationaux qui se dérouleront, entre Strasbourg et Bâle, sur les ponts du Rhin. Au-delà du cas emblématique de Fessenheim, le but de ces rassemblements est de rappeler simultanément, partout en France et en Europe, qu'il est nécessaire et possible de sortir du nucléaire. Pas plus que les nuages radioactifs, la mobilisation citoyenne ne connaît de frontière.
Djamila Sonzogni, porte-parole Europe écologie Les Verts

 

Les différentes actions coordonnées par le Réseau "Sortir du nucléaire" sont référencées sur le site: http://www.chernobyl-day.org/

Europe Écologie Les Verts du Grand Troyes et de Seine et Marnenous invitent au rassemblement qu’ils organisent le lundi de Pâques 25 avril 2011 à Nogent-sur-Seine, en solidarité avec les Japonais et pour la sortie du nucléaire.

« Nous marquerons ainsi, en présence de différentes personnalités notre soutienau Peuple japonais  et «commémorerons» le triste anniversaire, il y a 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

Ce sera aussi l’occasion de réclamer la mise en place d’un moratoire immédiat sur toute construction et projet de centrale nucléaire, l’organisation de débats publics contradictoires avec la présence notamment d’experts indépendants ».

Rendez-vous à Nogent-sur-Seine place de l’église ce lundi 25 avril à 15 heures !

 

Voila le tract que nous diffuserons ce week-end:

Tract nucleaire avril11 V1p1

Tract_nucleaire_avril11_V1p2.jpg

A bientôt j'espère !

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:56

Un rendez-vous intéressant :

Ciné-club en partenariat avec l'Amap La Courgette Solidaire

Mardi 26 avril à 19 heures

au Théâtre du Garde Chasse aux Lilas

autour de

"Solutions locales pour un désordre global"

Documentaire, de Coline Serreau,France, 2010, 1h51.

solutions_locales.jpg

Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d'hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d'une terre trop longtemps maltraitée. Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.

Débat : les initiatives locales pour changer le cours des choses.
animé par Annick Lely de l'association Colibri. Cette association, dirigée par Pierre Rabbhi, nous propose une formule de débat pendant lequel nous explorerons ensemble les possibilités d'agir à notre échelle pour défendre une vision du monde plus respectueuse des équilibres naturels.
Pierre Michel Archier pour l'association lilasienne « Le potager des Lilas », Pauline Coste et Richard Stehr pour l'« Amap La Courgette Solidaire » interviendront pour témoigner de leurs actions respectives.

A bientôt, j'espère !

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