Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bienvenu.e

  • : Les Lilas Ecologie : Blog des militants et élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré Saint-Gervais
  • : Culture, information, réflexion de l'écologie politique par les militants et les élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas, du Pré Saint-Gervais, d'Est Ensemble
  • Contact

Recherche

Nous contacter ...

S'abonner à la Lettre d'information ...

C'est dans la colonne de droite tout en bas...

21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:11

Le magazine Terra eco publie aujourd'hui la liste des 10 promesses non tenues du Grenelle de l'environnement, par Louise Allavoine.
http://www.terra-economica.info

L’ambitieux paquet de mesures du Grenelle de l’environnement s’est effiloché au fil du temps. Revue de détails des plus grosses pertes.
LA TAXE CARBONE
L’ECO-REDEVANCE SUR LES CAMIONS
LE DEVELOPPEMENT MASSIF DE L’EOLIEN
L’ETIQUETAGE ENVIRONNEMENTAL DES PRODUITS
AGROCARBURANTS : UNE EXPERTISE « CONTRADICTOIRE »
LA TAXE PIQUE-NIQUE
CREATION D’UNE ORGANISATION MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT
LA REDUCTION DE LA TVA SUR LES PRODUITS VERTS
LA TAXATION SUR L’INCINERATION ET LES DECHARGES
PAS DE NOUVELLES AUTOROUTES
Sans oublier
LES MAUVAIS TOURS
LE PIB RELOOOKÉ ?


1/ LA TAXE CARBONE
« Je m’engage à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d’une “ taxe climat-énergie ” en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Elle devait être son « abolition de la peine de mort ». La proposition phare du Pacte écologique de Nicolas Hulot, signée par le candidat Sarkozy en 2007, a pourtant bel et bien été exécutée. A petit feu. Première étape : la décapitation. Le 10 septembre 2009, Nicolas Sarkozy annonce une taxe débutant à 17 euros la tonne de CO2, contre les 32 euros préconisés par la commission Rocard. Mais à deux jours de son entrée en vigueur, le 1er janvier 2010, le Conseil constitutionnel condamne la « Contribution Climat-Energie ». Motif : elle crée « une rupture de l’égalité devant l’impôt ». La taxe carbone est bien morte. Pour donner le change, le gouvernement promet un nouveau texte. Entrée en vigueur annoncée après les élections régionales. Deux jours avant celles-ci, Nicolas Sarkozy assure « prendre le temps de la concertation au plan européen comme national ». Il vient de sonner l’hallali. Une fois le scrutin passé, François Fillon achève la taxe carbone. « Nous voulons que les décisions soient prises en commun avec les autres pays européens », déclare le Premier ministre. A Bruxelles, toujours pas de taxe carbone à l’ordre du jour.

2/ L’ECO-REDEVANCE SUR LES CAMIONS
« Je propose que l’on taxe les poids lourds qui traversent la France et utilisent notre réseau routier. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Selon la feuille de route initiale, l’éco-redevance poids lourds devait d’abord être expérimentée en Alsace, puis entrer en vigueur sur l’ensemble du territoire en janvier 2011. Mais le 19 avril 2010, le cabinet de Jean-Louis Borloo « confirme » sa mise en œuvre pour… 2012 ! La mesure phare du Grenelle I vient de caler à l’allumage. En cause : des retards dans le dialogue compétitif pour le choix de l’entreprise qui la collectera, une concertation avec les Conseils généraux non bouclée. L’expérimentation alsacienne étant désormais prévue pour le début de l’année 2012, le déploiement national est repoussé au second semestre, soit après l’élection présidentielle. Au mieux.

3/ LE DEVELOPPEMENT MASSIF DE L’EOLIEN
« Nous voulons faire de la France le leader des énergies renouvelables, au-delà même de l’objectif européen de 20 % de notre consommation d’énergie en 2020. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Le parc éolien devait passer de 2 000 turbines à l’époque à 8 000 en 2020. Mais à l’Assemblée nationale, la mission d’information sur l’énergie éolienne présidée par le député UMP Patrick Ollier préconise, le 24 mars, que les projets de construction d’éoliennes soient soumis au régime des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), comme le réclamaient les anti-éoliens. Et ce n’est pas tout : elles devront compter 5 mâts minimum, être implantées dans des zones prédéfinies au niveau régional, se trouver à 500 mètres au minimum des habitations et avoir un seuil minimum de puissance de 15 mégawatts par parc. Au moment du vote, le 11 mai, toutes les restrictions passent, sauf cette dernière. Pour les professionnels du secteur, cela remet en cause l’objectif de 20 % d’énergies renouvelables en 2020.

4/ L’ETIQUETAGE ENVIRONNEMENTAL DES PRODUITS
« Développer l’étiquetage environnemental et social des produits » (Engagement n°201 du Grenelle)
« C’est un premier pas. Je veux aller plus loin », déclare Nicolas Sarkozy en clôture du Grenelle, le 25 octobre 2007. Et prenant à partie José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, il propose « de taxer les produits importés de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto ». En avril 2010, le président français et Silvio Berlusconi, président du Conseil italien, font un courrier commun à la Commission réclamant l’étude « sans a priori » de cette taxe carbone aux frontières. Peine perdue. Bruxelles n’en fera rien, annonce quatre jours plus tard Karel de Gucht, le commissaire au Commerce international. En attendant l’étiquetage environnemental et social des produits a, lui, été renvoyé aux calendes vertes. L’article 85 du projet de loi Grenelle II prévoyait sa généralisation au 1er janvier 2011. Après le vote définitif du texte fin juin 2010, il ne restait plus qu’une expérimentation, d’une année minimum, prévue pour ne commencer qu’à partir de juillet 2011.

5/ AGROCARBURANTS : UNE EXPERTISE « CONTRADICTOIRE »
L’engagement n°58 du Grenelle de l’environnement préconise une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des agro/biocarburants de première génération ».
La version finale de cette étude ne sera publiée que deux ans et demi après la commande. Son caractère « exhaustif et contradictoire » fait défaut. Si l’étude admet que le « changement d’affectation des sols » peut rendre leur bilan négatif, elle conclut en faveur des agrocarburants.

6/ LA TAXE PIQUE-NIQUE
« Il a été prévu, et donc on le fait, d’étendre [la taxe générale sur les activités polluantes] à un type de produits complémentaires, c’est-à-dire les assiettes et les couverts, en plastique ou en carton, non recyclables » Jean-Louis Borloo, sur RTL, le 15 septembre 2008
Problème : les députés UMP goûtent peu cette « taxe pique-nique » et le font illico savoir par voie de presse. Jean-Louis Borloo tente alors de calmer le jeu en parlant d’une « proposition encore à l’étude ». Plus pour longtemps. Car François Fillon l’a déjà enterrée. « Il n’y aura pas (…) de taxe pique-nique », déclare le Premier ministre, le 18 septembre. Le dernier coup de pelle revient au Président lui-même. A l’issue d’une « réunion d’arbitrage » convoquée à l’Elysée le 19 septembre, le bonus-malus automobile est maintenu, mais son élargissement à d’autres familles de produits reporté. Adieu la taxe pique-nique, promesse née et reniée en moins de cinq jours.

7/ CREATION D’UNE ORGANISATION MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT
« Lorsque nous serons parvenus, à Copenhague, à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée une véritable Organisation mondiale de l’environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris. » Nicolas Sarkozy, le 19 juin 2009, à l’Organisation internationale du travail.
Pas nouvelle, l’idée d’une agence internationale de l’environnement avait déjà été portée par Jacques Chirac. Le candidat Sarkozy fait figurer cette OME à son programme. Et une fois élu, il répète cette intention à plusieurs reprises : au G8 à l’Aquila, le 9 juillet 2009, puis lors d’une rencontre avec Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, quelques jours plus tard. Juste avant Copenhague, le 10 décembre, Nicolas Sarkozy promet même aux associations écologiques reçues à l’Elysée de s’engager « à mort » pour sa création. Et puis, Copenhague est un échec. Le 22 décembre, il confirme aux ONG son intention de porter l’idée d’une l’Organisation de l’environnement, européenne celle-là. Depuis, plus rien.

8/ LA REDUCTION DE LA TVA SUR LES PRODUITS VERTS
« Je demande, José Manuel [Barroso], la création d’une TVA à taux réduit sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Les voitures émettant moins de CO2, les matériaux isolants ou encore les ampoules et appareils électriques à faible consommation ne bénéficieront pas d’une TVA réduite à 5 %. La Commission européenne annonce, en mars 2009, qu’elle renonce à proposer cette réduction sur les « produits verts » dans l’Union, en raison de l’opposition de nombreux Etats.

9/ LA TAXATION SUR L’INCINERATION ET LES DECHARGES
« La priorité ne sera plus à l’incinération mais au recyclage des déchets. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
L’engagement 245 du Grenelle promet une « augmentation de la taxe sur les décharges (TGAP) et [la] création d’une taxe sur les incinérateurs ». Promesse tenue dans le projet de loi de Finances pour 2009. Mais le texte est détricoté par les parlementaires. Le Sénat réduit la facture pour les installations dites « exemplaires ». Les montants arrêtés par les groupes de travail du Grenelle sont également rabotés. Le ministère de l’Ecologie préconisait de taxer entre 10 et 20 euros la tonne incinérée. Après le vote de la loi, la fourchette devient de 1,5 à 7 euros la tonne, des taux devenus « trop faibles pour être réellement incitatifs », selon le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid). Et le 22 juin, le sénateur UMP Dominique Braye, président de la mission commune d’information sur les déchets et Daniel Soulage, rapporteur, sortent, en catimini, un rapport où il est clairement question de réhabiliter l’incinération, décrite, dès le sommaire, comme « une opportunité à saisir pour limiter les gaz à effet de serre ».

10/ PAS DE NOUVELLES AUTOROUTES
« Jean-Louis Borloo a annoncé au journal “Le Monde” la décision d’arrêter la construction d’autoroutes (sauf les contournements de ville). » Le Monde, le 24 octobre 2007, à l’ouverture de la table ronde finale du Grenelle de l’environnement.
Juillet 2010, le ministre de l’Ecologie en autorise trois nouvelles : l’A9 bis à Montpellier, la future autoroute entre Castres et Toulouse et la mise en concession de la RN154 entre Orléans et Dreux. Rien d’illégal. La loi Grenelle I n’interdit pas la construction de nouvelles autoroutes. Et les engagements gouvernementaux, sortis des tables rondes en octobre 2007, mentionnent seulement que « la capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter sauf pour éliminer des points de congestion ou des problèmes de sécurité ». Des échappatoires suffisamment larges pour justifier tout nouveau projet. En octobre 2007, peu avant de confier au journal Le Monde la fin de l’ère du bitume, le ministre parlait pourtant d’un changement de « paradigme », afin que « la route et l’avion deviennent des solutions de dernier recours ».

MAUVAIS TOURS
Le Coup de rabot sur les crédits d’impôt

En ces temps de vaches maigres, les niches fiscales écolos ont aussi droit à leur coup de rabot. Le projet de loi de Finances 2011 prévoit ainsi une réduction de moitié du crédit d’impôt pour les particuliers sur l’équipement de panneaux photovoltaïques. Le taux devrait donc passer de 50 % à 25 %, mais cela dès le 29 septembre 2010 ! La loi devant être votée à la fin de l’année, la mesure serait rétroactive.

L’entourloupe de la baisse des pesticides

Nicolas Sarkozy annonce « un plan pour réduire de 50 % l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent ». Il promet d’essayer, pas d’y parvenir. Ça tombe bien, le projet est mal engagé. Fin avril, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques met en garde contre une diminution « trop brutale »des pesticides. Et Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, enfonce le clou dans Ouest-France, le 4 octobre : « Nous devons adapter un certain nombre d’objectifs qui ne sont pas atteignables. »

La promesse ambiguë du nucléaire

« Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie », prône le président, le 25 octobre 2007. Aujourd’hui, de nouvelles installations sont prévues sur des sites existants. Les centrales de Flamanville (Manche) et Penly (Seine-Maritime) accueilleront les nouveaux réacteurs concoctés par Areva, les fameux EPR. Un troisième, évoqué par Nicolas Sarkozy en janvier 2009, a été reporté au-delà de 2020.

LE PIB RELOOOKÉ ?
Janvier 2008. Alors que la crise s’emballe, Nicolas Sarkozy fait la moue. En pointant invariablement vers le beau fixe, le PIB a masqué la bulle spéculative et fourvoyé banques et Etats. Il faut repenser nos baromètres, se dit le président et « prendre en compte la qualité et non plus seulement la quantité ». Il promet alors de « réunir un groupe d’experts internationaux de très haut niveau pour réfléchir aux limites de notre comptabilité nationale ». Deux Nobels d’économie, Joseph Stiglitz et Armatya Sen, flanqués d’une vingtaine d’éminents spécialistes, sont lancés à la chasse aux nouveaux indicateurs de richesse. Dix-neuf mois plus tard, le panel accouche d’un rapport remis en grande pompe à la Sorbonne. Les auteurs y dissèquent les indicateurs alternatifs existants.
« Le rapport Stiglitz n’est pas resté dans les tiroirs », se félicite Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université de Lille 1 et membre du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (Fair). En juillet, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a présenté une série de 15 indicateurs de développement durable. Ceux-là promettent de compter les matières consommées par les Français, les sorties du système scolaire ou la participation des femmes aux instances de gouvernance. Mais pour qu’ils deviennent références aux côtés du PIB, manque encore l’impulsion politique. En tout cas, « Nicolas Sarkozy a pris une décision que la gauche aurait dû prendre avant lui , poursuit Jean Gadrey. Mais dans ses discours, le président continue de parler invariablement croissance. C’est un peu schizophrène. »

 Les préconisations du rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 11:39

A la demande du « Comité des Maires », structure informelle rassemblant les maires des 9 villes d'Est Ensemble, qui a présidé à l'organisation de notre communauté d'agglomération dans la recherche du consensus au cours des 2 dernières années, et souvent préparé les décisions proposées au bureau et au conseil communautaire d'Est Ensemble,

et en raison des mouvements de grève,

le Conseil communautaire du mardi 19 octobre 20010 est reporté au

mardi 9 novembre 2010, 18h30,

à Romainville, Palais des fêtes, 28 rue Paul Vaillant Couturier (à côté de la mairie).

En conséquence, l'appel que le collectif Eau d'Est Ensemble avait lancé en direction de la population, et que nous avions repris,  à assister au débat d'Est Ensemble sur la gestion de l'eau, est également reporté à cette date.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:54

 Europe Ecologie-Les Verts continue à prendre part au collectif lilasien de défense des retraites, rédaction, diffusion de tracts et départ groupé pour les manifestations, comme celle de samedi 16 octobre où nous étions aux côtés d'Eva Joly et Cécile Duflot, en face du Cirque d'hiver à Paris, ou celle de mardi 19 octobre, départ de la mairie des Lilas 12h30, pour une manifestation de Place d'Italie 13h à Bastille.


Voila un communiqué des Sénateurs Verts Muller et  Desessard concernant la réforme des retraites, discutée et votée au Sénat ces jours-ci.

 

Projet de loi Réforme de retraites : Fonctionnaires et paysans : même combat ! 

Lors du débat en séance publique, les Sénatrices et Sénateurs écologistes se sont opposés au report de l’âge légal de départ en retraite pour les fonctionnaires et les paysans, à l’instar du combat
pour la défense des droits des assurés du régime général. 

 

Le Sénateur Verts du Haut-Rhin, Jacques MULLER a mis en exergue « l’incohérence du gouvernement qui va supprimer 34 000 postes de fonctionnaires au nom de la dite RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques… qu’il faudrait rebaptiser « réduction généralisée des
personnels publics ») : en amputant d’autant les cotisations sociales des régimes des retraites de la fonction publique, il contribue très directement au creusement de leur déficit. » 

 

Jean DESESSARD, Sénateur Verts de Paris, a pour sa part défendu « une autre répartition des richesses, davantage de services publics ». Les parlementaires Verts ont dénoncé la destruction méthodique pilier du pacte républicain, nos services publics, qui sont le marqueur d’une société développée. Cette casse est vécue douloureusement à tous les niveaux, pas seulement les usagers : infirmières, enseignants, travailleurs sociaux, gardiens de prison, policiers etc. tous dénoncent une situation devenue catastrophique sur le terrain… ignorée par un pouvoir désespérément autiste.

Jacques MULLER est également intervenu dans le débat sur la question des retraites dans l’agriculture. « Si les agro-managers et autres agri-sénateurs ne sont évidemment pas concernés, l’immense majorité des paysans de France exerce un métier très dur, physique, usant, exposé aux
accidents et aux produits dangereux notamment les pesticides : il en découle une espérance de vie nettement inférieure à la moyenne... Dans ce contexte, les dispositions imposées aux paysans par le gouvernement en termes de report de l’âge de la retraite relèvent en toute rigueur de la provocation et constituent une nouvelle trahison du président Sarkozy qui s’était engagé à prendre à bras le corps la question des retraites agricoles. »

 

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:29

Mobilisons-nous contre le nucléaire et ses déchets dangereux  

à l'occasion du convoi de déchets nucléaires le plus important de l'Histoire du nucléaire en Europe (11 conteneurs hautement radioactifs), les vendredi 5 et samedi 6 novembre 2010, nos amis duRéseau "Sortir du nucléaire", et Greenpeace, appellent à des rassemblements et à des actions de sensibilisation dans un maximum de gares SNCF de France - et plus si affinités - pour dénoncer les transports nucléaires qui sillonnent les routes et les voies de chemins de fer.

 

Les 5 et 6 novembre 2010, onze conteneurs de déchets très hautement radioactifs, issus du retraitement par Areva des combustibles usés allemands, vont quitter La Hague (Manche) pour retourner en Allemagne. Ils seront stockés temporairement dans un hangar sur le site de Gorleben en Basse-Saxe, en attente d’une « solution ». 

 

Ni à la Hague ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs
Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas plus. Ces déchets doivent retourner sur leur lieu de production, car le nucléaire est un choix dont chacun doit assumer les conséquences morales, politiques, financières et environnementales. Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur. En l’occurrence, les centrales nucléaires appartenant aux quatre grands producteurs d’électricité allemands.

Le transport le plus radioactif du monde : aucun transport cumulant en une seule fois autant de radioactivité n'aura jamais été réalisé.
Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d'irradiation des cheminots et des populations riveraines des voies où le convoi passera. Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi.

En France, en Allemagne et ailleurs, le nucléaire est une impasse !
Ce transport-record est l'occasion de rappeler quelques vérités sur les milliers de transports nucléaires qui circulent chaque année dans l'Hexagone, et sur la réalité du retraitement des déchets nucléaires. Tout transport de matières hautement radioactives comporte des risques réels. Pourtant les populations locales ne sont pas informées du passage des convois, pas plus que des risques associés. Sous couvert de « tri sélectif » et « recyclage », Areva, dans son usine de la Hague, fait augmenter le volume de déchets radioactifs produits (pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits), la contamination environnementale (rejets gazeux et liquides) mais aussi les risques de prolifération (extraction du plutonium).

Mobilisons nous contre les fausses solutions de l’industrie nucléaire
Les associations environnementales – dont Greenpeace et le Réseau « Sortir du nucléaire » – ont obtenu l'arrêt du retraitement des déchets allemands. Ainsi, si l’Allemagne n’envoie plus ses combustibles usés en France, il reste encore des centaines de tonnes de déchets allemands entreposés dans l’attente d’une solution à la Hague, ou encore dans les centres de stockage de la Manche ou de l’Aube. Le stockage de déchets nucléaires, présenté comme sûr il y a 40 ans, tourne au désastre dans l'ancienne mine d'Asse II en Allemagne. Chaque jour, depuis des années, plus de 12 m3 d'eau entrent dans la mine.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace appellent à une mobilisation la plus large possible les vendredi 5 et samedi 6 novembre sur le trajet du transport (Manche, Calvados, Eure, Seine Maritime, Somme, Pas de Calais, Nord, Aisne , Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Bas Rhin) et tout particulièrement dans les villes de Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy, Strasbourg). L'objectif n’est pas d’interférer avec ce convoi mais de faire toute la lumière sur les fausses solutions de l’industrie nucléaire pour gérer ces déchets, que ce soit à Gorleben, à la Hague (Manche) ou encore à Bure (Meuse).

Pour agir près de chez vous, le Réseau « Sortir du nucléaire » met du matériel à votre disposition (banderole, affiche, tract, tee-shirts…). Les déchets nucléaires resteront radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années. Arrêtons d'en produire et sortons du nucléaire ! Pour connaître les horaires de passage du convoi, en savoir plus sur ce transport et agir :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/

 

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 17:40

Dans la continuité du Ciné-Club Eco-Citoyen qui a rassemblé une soixantaine de participants le mardi 28 septembre 2010 au Théâtre du Garde-Chasse après la projection du film "Disparition des abeilles, la fin d'un mystère", autour de Andrée Cohen-Schurgast, Présidente de l’association « Le rucher des Lilas », nous vous proposons de lire le blog Le silence des abeilles de Vincent Tardieu, un journaliste scientifique qui a consacré un livre à cette question.

 


Sa série sur la reprise de la guerre apicole contre deux nouveaux pesticides de la même famille que le Gaucho , se déroule en huit actes, brefs, dont l’interview du directeur des homologations du groupe Bayer. Éclairant. Mais aussi un éclairage sur les sursauts d’une ancienne bête noire des apiculteurs, le Régent TS, qui pourrait revenir dans nos campagnes. Et sur la carrière tranquille d’un autre insecticide, pourtant de la même famille chimique tant détestée par les éleveurs, mais fabriqué par une société plus discrète.

Vous découvrirez aussi cette étude, bien curieuse, menée à l’Université de Toulouse sur l’aptitude de nos chère butineuses à identifier les visages humains. Stupéfiant ! De là à penser que l’abeille reconnaît son gardien... Certains le croient ou en rêvent.
Quelques images d’un printemps précoce à Taïwan et sur la reine de l’année 2010, couronnée par nos amis Suisses : l’abeille aux longues antennes... Une superbe abeille-antilope ! 

Des infos et des analyses toutes fraîches dans son article Vrais couples de tueurs ou coup mediatique en 4 parties : à en croire la "une" du prestigieux  New York Times une équipe de chercheurs américains, qui mêle des universitaires à des traqueurs de nouveaux virus de l'US Army, aurait gagné la guerre du fameux syndrome d'effondrement des colonies (CCD). Pas moins !  Très vite, cette étude au long cour, conduite avec des outils biomoléculaires d'exception, provoque l'espoir de quelques médias, mais aussi de sévères critiques d'importants spécialistes des abeilles sur leurs publications et sur leurs hypothèses.  Après plusieurs interviews de scientifiques américains et des lectures attentives, il nous livre son analyse. Alors, vraie avancée scientifique ou propagande ? À vous de répondre...


 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 12:19

Rappel: Lundi 11 octobre à 20h, au Ciné 104 avenue Jean Lolive à Pantin, entrée libre

Projection : "Du poison dans l'eau du robinet"

Débat : Comment gérer l'eau autrement ?

 

Revenir à une gestion publique de l'eau 1sur2

 

Revenir à une gestion publique de l'eau 2sur2

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 11:48

Les militants des Verts et d'Europe Ecologie ont toujours été hostiles à la vidéo surveillance. Aux Lilas comme partout ailleurs, nous estimons que ce système qui s’appuie sur une technologie reliée à l’électronique, à la téléphonie et à l’informatique, ne peut être fiable tant ces systèmes évoluent vite, de manière anarchique et mal contrôlé, créant un vrai risque d’atteinte à liberté de chacun. La vidéo surveillance, ou vidéo protection pour parler plus politiquement correct, n’est toujours pas évaluée en terme de sécurité, son impact reste flou, ses résultats ne pouvant pas être corrélés avec les statistiques de la police, nationale ou municipale, encore moins avec la justice. A Londres où des milliers de caméra quadrille le territoire de la ville, le chef du Bureau des Images, Identification et Détections Visuelles de la police de Londres (VIIDO) déclarait déjà en 2008 « l’utilisation de cette technologie est un véritable fiasco, des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel, mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser ces images et comment elles seraient présentées devant un tribunal ».

C’est dans ce contexte peu sûr, peu fiable et empirique, que la Ville des Lilas fait actuellement le choix d’installer la vidéo surveillance de trois sites, avec quatre caméras reliées à une salle d’exploitation. Le budget d’une étude d’impact a été voté en octobre 2007, celle-ci a été rendue en mai 2008, sans avoir été exploitée. Entre ces deux dates, une élection municipale. Pourtant en mars 2010, la société de service « Loopgrade » rend un rapport de synthèse très précis  « d’assistance à maîtrise d ‘ouvrage dans le cadre de la mise en place d’un système de vidéo protection aux Lilas ». Ce document décrit très précisément les systèmes d’exploitation, de fonctionnement et d’installation de ces 4 caméras. A l’absence de discussion au sein de l’équipe municipale, encore moins de concertation vis-à-vis de la population, un appel d’offre est lancé en mai, et dans la foulée un marché est signé en juillet entre la société Forclum et la Ville des Lilas.

Le débat est brièvement revenu au centre des discussions entre élus, durant le mois de juin 2010, au détour d’une délibération du conseil municipal proposant des conventions entre la Ville et les bailleurs d’immeubles amenés à être support de caméra. Evidemment les Verts ont voté contre. Comme on le voit, les débats n’ont vraiment existé qu’en mai 2008 à la lecture du rapport, depuis rien, voir même un certain flou et brouillard quand au choix et aux décisions effectives.

Pourtant une décision qui engage la municipalité dans une démarche qui peut portée atteinte à l’intimité, au droit et à l’éthique, ne peut être prise en l’absence de débat étayé par des données factuelles et sérieuses, discuté au sein de la population. De plus, une décision qui coûte 94000 euros à la Ville, remboursé à 50% par le gouvernement (quand ?...), ne peut être prise non plus sans comparaison avec des propositions alternatives à ce paravent technologique.

Il s’agit bien ici d’un leurre sur la sécurité promise aux habitants, une croyance en une technologie qui ne fait qu’entériner des choix gouvernementaux de déstructuration et de déshabillage du service public, ici la police, au profit de marchés hasardeux et inefficaces.

Evidemment, l’ensemble des élus des Lilas, les Verts comme les autres, sont soucieux de répondre à une société de plus en plus violente, de moins en moins fraternelle, dans laquelle de nombreuses personnes vivent avec un sentiment d’insécurité tenace. Ce sentiment est-il justifié, est-il mesuré ? Dans tous les cas il faut l’entendre, il est la traduction d’une réelle angoisse et d’un mal de vivre qui pollue et paralyse la vie de la Cité. Les Verts participent aux efforts qui peuvent réduire ce mal être, mais nous sommes certain que cela passera par un travail et un investissement humain, durable et solidaire ; et non par une technologie « cache sexe » qui contribuera toujours plus à l’isolement, à la peur, à l’angoisse des uns vis-à-vis des autres. Vivre ensemble, cela implique des droits et des devoirs de chacun vis-à-vis de son voisin, de la collectivité, vis-à-vis des individus, cela implique également des moyens financiers surement plus importants que 94000 euros. Cela implique évidemment profondément la justice et la police dans la vie de la collectivité, cela nous implique dans un projet de société où l’humain est cœur de nos envies, où la technique est une assistance mais pas une substitution, où la surveillance et la délation ne sont pas des outils, mais où plutôt les valeurs de responsabilité et de solidarité sont centrales.

Ce projet politique n’a pas besoin de charte éthique, ni déontologique encadrée par la loi.

Ce projet de société a juste besoin de bon sens, de justice et de droit, simplement une application des lois républicaines et les moyens pour les appliquer. Pas besoin d’avoir recours à un dossier administratif et technique d’autorisation préalable à l’installation, dans le cadre légal et obligatoire encadré par l’article 10 de la loi du 21 janvier 1995, comme s'il fallait une loi qui légifère sur une autre loi. La simple existence d’une charte déontologique, à ne pas confondre avec une garantie éthique, n’est-elle pas le signe véritable de l’incertitude du système proposé ?

Nous avons voté contre cette charte, lors du Conseil Municipal des Lilas du 29 septembre 2010, pour les raisons citées ci-dessus, mais aussi parce qu’elle ne fixe pas de règles du fonctionnement de la vidéo surveillance, et surtout qu’elle occulte le principe et les critères d’évaluation de l’expérimentation. En effet, l’installation des 4 caméras sur 3 sites est présentée comme une expérimentation. A titre indicatif, l’étude initiale de 2008 proposait l’implantation de x caméras, réparties sur 10 sites. Qui dit expérimentation dit évaluation, qui dit évaluation dit critères, qui dit critères dit comparaison factuelle de données, de statistiques, de faits. Aujourd’hui, afin d’évaluer l’expérimentation nous n’avons que très peu d’élément sur les croisements d’information entre police Nationale et police Municipale, ni sur les interventions des services communaux, ni sur un rapport des utilisateurs des sites surveillés, ni sur le déplacement de délits à travers le territoire communal et inter-communal, ni sur l’évolution des délits, ni sur leur gravité. Nous ne disposons que de quelques témoignages, quelques impressions. Finalement beaucoup d’intuition, de ressenti, qui laisse la porte ouverte aux excès et au clientélisme.

Avec d’aussi faibles éléments d’évaluation, nous ne sommes pas loin de penser que l’année d’expérimentation ressemble plus à une introduction progressive d’une installation beaucoup plus massive de caméras de surveillance à travers la ville des Lilas, qu’à une analyse possible sans conclusion préalable.

Quand la technique a besoin d’éthique, c’est bien que cette technologie peut être nuisible et nocive. Ethique : qui a trait aux règles de la morale…. Il s’agit effectivement d’une installation mal contrôlée où la morale peut être mise en défaut à partir du moment où on ne peut savoir qui regarde, qui observe qui, pourquoi, quand, qui décide d’intervenir, qui déclenche une procédure, quel est le rôle de la police Nationale, quelle relation entre justice et police, comment s’insère la vidéo surveillance dans un projet de sécurité global, quel est ce projet aux Lilas, dans l’intercommunalité, comment évoluent et se déplacent les délits… Tant de questions qui demeurent sans réponse et pour lesquelles en l’absence de cadre, de règle et d’un projet réfléchi, la technologie met en danger l’éthique, et où son mauvais usage peut porter atteinte au fondement même de la liberté individuelle. Une fois encore nous croyons que la réponse à l’insécurité viendra d’une démarche globale, sociale et humaine, et non du leurre d’une technique mal pensée.

Que ceux qui vivent des situations angoissantes, qui sont victimes d’actes violents et dangereux, ne se racontent pas d’histoire, la vidéo surveillance avec 4 caméras ou 44 caméras ne résoudront rien, ni leur stress légitime ni leurs peurs. Si des élus y croient, c’est parce que comme nous ils ont été mal informés, mais que par souci de bien faire, ou de vouloir faire plaisir à la population (attention au populisme camarade…), ils adoptent un système inadapté et inefficace face à un vrai problème de société où sécurité et insécurité sont amalgamé, mal identifié, mal analysé et mal combattu.

Les Verts participeront à toutes les initiatives et à toutes les décisions qui peuvent aider à rendre la vie meilleure aux gens, évidemment, mais sans faux semblant, sans mensonges, sans à priori, avec détermination, dans le respect de nos engagements de contribuer à bâtir une vie harmonieuse pour tous, dans une ville plus juste et plus solidaire.

 

Pour Les Verts-Europe Ecologie, Nicolas Karmochkine. Octobre 2010.

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 10:59

Lors du Conseil Municipal des Lilas du 29 septembre 2010, les élus Europe Ecologie- Les Verts n'ont pas voté plusieurs délibérations. Voici un résumé de nos interventions.

 

Comme sur des votes précédents, nous avons voté contre les travaux de reconstruction de l'église (délibération n°18, cette fois-ci un avenant au marché déjà voté), de même que nous avons voté contre la subvention à l'école privée Notre Dame du Rosaire (délibération n°39, en l'occurrence le solde de la subvention municipale).

Certes, la loi nous oblige à entretenir les bâtiments religieux devenus propriété de la commune depuis 1905, et à financer l'école privée en fonction du nombre d'élèves la fréquentant et habitant la commune.

Néanmoins, la « désobéissance civile » est pratiquée en d'autres occasions par la majorité du Conseil sur d'autres sujets, comme par exemple l'obligation d'accueillir les enfants lors des grèves scolaires. Dans ces 2 cas, elle nous semble préférable et justifiée par notre attachement à la laïcité, et au service public de l'éducation - dont on sait qu'il est chaque année un peu plus mis à mal par la RGPP, la Révision Générale de Politiques Publiques, et les suppressions de postes dans l'Education Nationale.

 

Quant à la délibération n°31 du conseil municipal de ce 29 septembre, elle semble favorable à la ville des Lilas et anodine en première lecture : acquisition d’un terrain de 500m2 auprès de l’Office Public de l'Habitat de Seine Saint-Denis à l’euro symbolique et ne pose donc pas de difficulté.

De manière générale , les acquisitions ou cessions de la ville à l’euro symbolique auprès d’institutions sont effectuées afin de permettre la réalisations de projet d’intérêt général pour la population, tel qu’un espace vert ou un équipement sportif par exemple.

En revanche, la note de présentation et ses informations sur la destination de ce terrain nous questionne: « entretien satisfaisant de la parcelle et réalisation, par le biais d’un bail, d’un bain rituel par la communauté israélite des Lilas sur une partie de celle-ci. »

L’ entretien satisfaisant de la parcelle, pourquoi pas, cela voulant dire clairement que l’oph n’assume pas sa mission par rapport à ses locataires et que la cession du terrain à 1€ permettra à la ville et son performant service espaces verts d’en assurer l’entretien (l’intérêt général est respecté car ces 500m2 d’espaces verts seront correctement entretenus pour la satisfaction de tous).

Quant au bail et au bain rituel couramment appelé Mikveh, il existe actuellement 9 mikvés à Paris dont un dans le 20ème arrondissement de Paris, 4 en Seine Saint-Denis, à Aubervilliers, Le Raincy, Noisy le Grand et Pierrefitte et un à Saint-Mandé dans le 94, pour citer les plus proches de notre ville. Le Mikveh est un bain rituel utilisé pour l’ablution nécessaire aux rites de pureté dans le judaïsme, c’est un des lieux centraux de la vie communautaire et religieuse juive avec la synagogue et la yeshiva.

Sur le fond, et pour lever toute ambiguïté, la pratique des cultes étant autorisée et libre dans notre pays, nous ne sommes pas opposés, loin de là, à ce que la communauté juive des Lilas, que nous respectons, crée un mikveh sur la ville, permettant ainsi aux membres de la communauté de pratiquer rituellement leur religion s’ils le désirent.

Mais nous sommes attachés au principe de laïcité en France, qui distingue le pouvoir politique des organisations religieuses - le pouvoir politique devant rester neutre - garantissant la liberté de culte. Ce principe affirme parallèlement la liberté de conscience et ne place aucune opinion au dessus des autres (religion, athéisme, agnosticisme ou libre pensée) construisant ainsi la liberté républicaine.

Le bail, dont nous présumons qu'il sera emphytéotique, et le bain rituel, ne sont pas pour nous d’intérêt général, mais d’intérêt particulier.

Le bail emphytéotique qui lierait la ville, propriétaire du terrain, avec l’association gérant le lieu, mettrait à nouveau la ville en situation de responsabilité, en cas de problèmes éventuels d’entretien ou d’effondrement de terrain par exemple, la loi de 1905 nous ayant déjà légué l’église (rappelons que nous avons voté contre sa reconstruction par la ville).

Nous remercions le maire pour la franchise de la note de présentation et pour ne pas avoir avancé masqué sur le devenir qu'il souhaitait donné au terrain. Nous pensons qu’il aurait été souhaitable de retirer cette délibération afin de se donner le temps de la réflexion quand au devenir de cette parcelle, et à l’éventuelle cogestion envisagée, et dans le cas contraire nous votons contre.

Nous n’avons rien contre la création d’un Mikvé aux Lilas, mais nous souhaitons que la communauté trouve un terrain ou un espace privé et gère son projet comme un projet privé. Sur cette parcelle, des alternatives d’intérêt général en liaison avec la communauté israélite des Lilas tel qu’un lieu de mémoire aux victimes de la Shoah et des persécutions nazis recueillerait bien évidemment notre adhésion.

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 11:13

Ils sont faucheurs d'OGM, démonteurs de panneaux publicitaires, clowns activistes, dégonfleurs de 4x4 de ville, enseignants désobéissant sur les bancs de l’école, inspecteurs citoyens de sites nucléaires, activistes écologistes, hébergeurs de sans-papiers, etc.

Ils pensent que ces luttes et ces  méthodes  sont plus que jamais indispensables, et que c'est ensemble, et dans l'action directe non-violente,  qu’ils rendront possible la transformation radicale de notre société, et de ce fait notre survie à tous dans un monde redevenu vivable.

 Les Désobéissants sont un collectif activiste qui forme à la désobéissance civile et accompagne ceux qui entendent se battre pour le bien commun. 

Xavier Renou en est l’un des membres fondateurs. Anciennement chargé de campagne à Greenpeace France, il est l’auteur de La privatisation de la violence (Agone, 2006), et du Petit manuel de désobéissance civile (Syllepse, 2009). Il est directeur de la collection Désobéir aux éditions du passager clandestin.

Venez le rencontrer et débattre avec lui de ces nouvelles actions.

 

 

à Gauche Autrement organise un débat public

 

 

et vous invite à y participer

 

 

le 7 octobre 2010

 

 

à partir de 20 h 30

 

 

à la Terrasse de la Maison des Associations

 

 

place Anatole France /  Pré-Saint-Gervais

 

 

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 19:40

Bonjour,

voila le tract que nous sortons ce week-end :

 

logoEE           Ecologie-Les Verts logo officiel

 

D’ici la fin de l’année, la communauté d’agglomération Est Ensemble devra se déterminer sur le mode de gestion du service de l’eau.

Parce que l’eau n’est pas est une marchandise, mais ressource naturelle qui appartient à tous,

 

Nous soutenons le passage à

une gestion publique de l’eau

 

Le coût pour l’usager est largement inférieur dans les expériences antérieures de régie publique telles que Grenoble, ou à Paris et dans l'agglomération Les Lacs de l’Essonne, passées en gestion publique récemment.

 

Prix du m3 à Paris : 0,96 € en régie publique

Prix du m3 aux Lilas : 1,73 € au SEDIF avec Véolia

(production et distribution de l'eau, hors assainissement et taxes)

-

Dans la communauté Est Ensemble, PS et PC ne se sont pas encore prononcés clairement en faveur d'une gestion publique. Nous souhaitons d'ores et déjà qu'un débat public s'ouvre sur cette question et qu'on ne se réfugie pas derrière des alibis techniques.

L’étude commandée par Est Ensemble à l’agence Calia n'a même pas envisagé sérieusement les modalités d'un passage en régie publique avec une eau fournie par EAU DE PARIS. Tiens donc !

Nous savons que si l'on décide aujourd'hui d'un passage en gestion publique, il faut deux ans pour qu'elle soit opérationnelle. On nous annonce une impossibilité juridique de se fournir en eau à partir du 1erjanvier 2011 autrement qu’en signant pour 12 ans avec le SEDIF. Mais Est Ensemble, qui avait signé une convention provisoire en 2010, devrait pouvoir bénéficier d’une procédure négociée, déterminée pour raisons techniques, et conforme à l’article 144 du code des marchés publics. Pourquoi ne pas explorer sérieusement des choix qui engagent le futur et ont déjà fait toutes leurs preuves ?

 

Exigeons que nos élu.es défendent l'intérêt général,

signons la pétition en ligne http://eau.estensemble.free.fr

 

Lundi 11 octobreà20h au Ciné 104, Avenue Jean Loliveà Pantin,après la projection du film « Du poison dans l'eau du robinet »

Débatons : Comment gérer l'eau autrement ?(entrée gratuite)

 

Soyons nombreux à la prochaine séance du

Conseil communautaire d'Est Ensemble le 19 octobre à 18h à Romainville, palais des fêtes, avenue Paul Vaillant Couturier (près de la mairie)

Partager cet article
Repost0

L'écologie aux Lilas et au Pré ...

Les Lilas Ecologie en campagne

Le gouvernement abandonne Europacity, pas l’artificialisation des terres agricoles

Il faut stopper EuropaCity - marche citoyenne de Gonesse à Matignon 4 et 5 octobre

Aux Lilas, les citoyens s’unissent pour produire de l’électricité verte

Les promoteurs, les arbres et la cité - lettre ouverte à BNP Paribas

Toxic Tour de Pantin à Romainville dimanche 16 juin 2019

Une Biorégion Ile-de-France résiliente en 2050

Merci aux 1779 Lilasiennes et Lilasiens qui ont voté " Pour le climat, tout doit changer ! "

Pollution de l’air dans les écoles et crèches franciliennes

Volonté politique de créer une régie publique de l’eau à Est Ensemble, mythe ou réalité ?

À la base … un revenu ?

Balade naturaliste Parcs de la Corniche des Forts et abords de la forêt de Romainville le 9 mars 2019 à 11h

La forêt de Romainville, un enjeu écologique et politique

La Forêt passe à l'attaque !

Plâtre et béton sur la Corniche

Agir ensemble pour les Coquelicots le 7 décembre

Marche pour le climat, Défendons la forêt de la Corniche des Forts

Destruction des océans, sur-pêche, pêche électrique... avec Bloom mardi 20 novembre

À Romainville, les habitants défendent une forêt sauvage contre une base de loisirs régionale

Marches pour le climat et la biodiversité 13 et 14 octobre

Les amis des coquelicots étaient bienvenus...

Amis des coquelicots, agissons ensemble vendredi 5 octobre à 18H30

La forêt urbaine de la Corniche des Forts - une chance unique à nos portes

Mobilisation citoyenne à la marche pour le climat samedi 8 septembre à Paris

Un coup de pouce Vert pour les Électrons solaires ! 

Le collectif Eau publique des Lilas invite au dialogue le 21 mars

Entre le nucléaire et la bougie, il y a l’intelligence - du 10 au 18 mars aux Lilas

En Ile de France, les énergies renouvelables citoyennes ont le vent en poupe...

Le Syctom a organisé une concertation réservée aux sachants – et après ?

Une enquête publique sur le PLU des Lilas… qui change la donne !

Une victoire pour l'eau publique en Île-de-France

L’eau publique, c’est maintenant !

L’Ouest de la Seine Saint-Denis se mobilise pour la création d’un service public de l’eau

Romainville : le Syctom lance une concertation préalable pour la modernisation du centre de transfert et de tri des déchets

Que sont ces CSR - Combustibles Solides de Récupération - qu’on veut brûler à Romainville ?

Ces parents qui mijotent une cantine publique

De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

À Romainville contre l’incinération

Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre

Derniers échos de la révision du PLU des Lilas

Les Sans Radio retrouvent les ondes

Europacity : le débat public se conclut sur des positions inconciliables

Le parc (George-Valbon La Courneuve) debout !

Grand Paris : non à la logique financière

Pour une gestion publique, démocratique et écologique de l'eau

Le revenu de base ? Débat mardi 14 juin 20h

C'était la Grande Parade Métèque 2016...

La nature : une solution au changement climatique en Île-de-France

Participer à la Grande Parade Métèque samedi 28 mai 2016

PLU des lilas: enfin un diagnostic et état initial de l'environnement ... à compléter

Avec la loi « Travail », où irait-on ? Débattons-en mercredi 30 mars

Réduire la place de la voiture des actes pas des paroles

La COP 21 aux Lilas

La nature est un champ de bataille

Alternatiba et le Ruban pour le climat des Lilas à la République

Un compost de quartier aux Lilas

Devoir d'asile : de l'Etat jusqu'aux Lilas

Un ruban pour le climat aux Lilas

Six propositions vertes pour une révision du PLU véritablement utile

La Grande Parade Métèque samedi 30 mai

Fête de la transition énergetique et citoyenne le 9 mai aux Lilas

Des défenseurs de la Maternité des Lilas s'enchaînent devant le ministère de la santé

Romainville n'aura pas d'usine de méthanisation

Journal n°2 de Les Lilas Autrement (décembre 2014)

écolo ! n°19 : le téléphérique un GPII

écolo ! n°18

Gaz de schiste : du mirage économique au cauchemar écologique ?

Journée de la transition le 27 septembre aux Lilas

écolo ! n°17 : un nouveau modèle énergetique français

écolo ! n°16 : TAFTA ou TIPP, le traité de libre-échange transatlantique signerait la fin du projet