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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:14

Lors du dernier Conseil Régional, les élus Europe Ecologie ont voté une résolution en direction des élèves majeurs sans papiers afin de les protéger.

Résolution de la Commission Lycées et politiques éducatives du Conseil régional d'Ile de France
Soutien des elu-e-s de l’Assemblée régionale aux  élèves majeurs sans papier

 

Dans toute la France, des milliers de jeunes majeurs scolarisés sans papiers vivent sous la menace d'une expulsion qui les priverait du droit de poursuivre leurs études et de construire leur avenir. Ces élèves sont membres à part entière de la communauté scolaire.

 

Considérant que l'article 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme garantit le droit à l'éducation et proclame que "l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix";

 

Rappelant la jurisprudence du Conseil d'Etat selon laquelle la régularité de la situation administrative d'un étranger n'est pas un préalable à son accueil dans un établissement d'enseignement ; en revanche, la scolarisation en France pendant plusieurs années est un motif légitime de régularisation quelles que soient les circonstances d'entrée sur le territoire français;

 

Soulignant que la plupart des lycéens étrangers sont devenus majeurs en France où ils ont accompli la plus grande partie de leur parcours scolaire et qu'ainsi la communauté scolaire a pleinement joué son rôle d'intégration de ces jeunes dans la société française ;

 

Le conseil régional déclare placer tous les élèves étrangers mineurs ou majeurs susceptibles d'être menacés d'expulsion sous la protection de l’assemblée régionale;

Soutient les actions de solidarité avec ces jeunes menées au sein des établissements en vue d'obtenir leur régularisation leur permettant de poursuivre leurs études en toute sérénité. 

 

RESF 93 entreprend un travail d'information, de mise en oeuvre d'actions en s'appuyant entre autre sur cette résolution.

N'hésitez pas à la diffuser dans les lycées du département afin de soutenir toutes les actions possibles.  Notre parti politique a toujours soutenu sans condition tous les parrainages d'adultes et/ou d'enfants, continuons la mobilisation plus que solidaire ! La communication de jeune à jeune, entre pairs, doit se faire, afin d'informer que parfois dans leur classe, un copain-e peut vivre dans le silence et la peur de l'arrestation pour sa personne et son entourage proche. Le passage du BAC fait qu'une pièce d'identité devient obligatoire, et/ou un séjour scolaire nécessite une pièce d'identité pour passer une frontière pour participer à un séjour etc.... De plus, les services jeunesse peuvent être des relais d'actions, de soutien, des leviers de sensibilisation en direction de toutes les jeunesses sur un territoire sur ce sujet sensible. 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 11:25

cette semaine, il y a d'abord eu, 5 ans après les révoltes urbaines qui ont démarrée en Seine Saint-Denis, l'Appel de Clichois (parmi lesquels de nombreux membres d'Europe Ecologie), paru le 26 octobre dans le journal Libération :

 

Appel de clichois à José Manuel Barroso

 

Le gouvernement de la République a la mémoire courte. Pas nous. Les promesses se sont envolées, pas la misère, pas l’isolement, pas la réclusion. L’état d’urgence militaire a été levé depuis longtemps mais l’état d’urgence sociale est toujours là. Cinq ans après les révoltes urbaines, à la suite de la mort de deux des nôtres, nous sommes dans l’obligation de dire à toutes et à tous que rien n’a changé. L'Etat s’était à l’époque engagé à mettre en place un vrai plan Marshall pour les banlieues, afin de réduire les inégalités sociales et territoriales en mobilisant tous les ministères pour que le droit commun s’applique chez nous comme partout.

Aujourd’hui, nous, associations culturelles, sportives, citoyennes clichoises, qui œuvrons pour le lien social dans nos quartiers, voyons se réduire les moyens que les responsables du pays nous avaient promis d’augmenter. C’est pourtant nous avec d’autres qui, par la gestion au quotidien de la misère sociale, empêchons une nouvelle explosion de plus grande ampleur dans ces territoires déshérités. Nous estimons que notre devoir est de dire non à la violence, mais si l'État continue à nous dire non alors notre devoir est vain. Si l’État continue à nous dire non, alors c’est encore et toujours la violence qui aura le dernier mot.

Il y a une autre voie, plus digne, plus démocratique, plus juste, celle de la reconnaissance et du respect. Reconnaissance des efforts des hommes et des femmes de nos quartiers qui sont des composantes à part entière de la société française. Reconnaissance de nos lieux d’existence où de nouveaux modes de vie et de nouvelles cultures s’inventent chaque jour dans la souffrance de la ghettoïsation et le délabrement des HLM. Respect de la parole donnée, des engagements pris après la tragédie et les affrontements. Respect de nos anciens, de nos enfants et des générations à venir qui sont et seront entièrement le peuple de la République.

La paix civile est un bien trop précieux pour le sacrifier sur l’autel des égoïsmes et de la crise financière. C’est notre devoir de dire que le gouvernement de notre pays nous oublie. C’est pourquoi nous nous adressons à l’Europe, qui a su récemment par la voix de son parlement et de sa commission prendre ses responsabilités et se montrer garante d’un certain esprit de justice et de respect de la personne humaine et des peuples. C’est à cet humanisme, à cette Europe courageuse et solidaire que nous en appelons.

Nous demandons au Président de la commission européenne, José-Manuel Barroso, de bien vouloir nous recevoir pour que nous puissions lui exposer nos doléances et nos projets. Nous demandons également aux euro-députés, particulièrement ceux de la commission du développement régional, d'accepter de nous recevoir.

Les révoltes urbaines de 2005 doivent trouver une issue positive pour qu’au moins Bouna et Zyed, qui auraient aujourd’hui respectivement 20 et 22 ans, ne soient pas enterrés une seconde fois sous la chape de plomb de l’indifférence et du manquement à la parole d'État.

 

Mariam Cissé, Présidente de l'association « un coup de pouce pour l'Afrique », conseillère municipale de Clichy-sous-Bois

Hashas Abdelhak, Président de l'association Moving City ,Trésorier de la fédération régionale de taekwondo

Belhul Beyaz, Président du fc Anatolie, club de foot de Clichy

Faycal Bouricha, Président de l'amicale de la résidence des bois du temple, conseiller municipal de Clichy-sous-Bois

Abdelali Meziane, maire-adjoint jeunesse et sports à Clichy sous Bois, conseiller régional Europe Ecologie

Samir Mihi, Président de l'association ADM "Aux delà des mots"

Syaka Traoré, trésorier association ADM

 


À la suite de la parution dans le journal Libération, édition du 26 octobre 2010, de l'appel de "Clichois à José Manuel Barroso", la délégation des Eurodéputés Europe Ecologie indique que c'est avec plaisir qu'elle invitera les auteurs de ce texte à venir à Bruxelles afin de débattre des capacités de l'Union européenne à apporter des réponses aux problèmes que connaissent les habitants des "quartiers" en Europe.
D'autre part les Députés européens Europe Ecologie, prendront, rapidement, l'attache du cabinet de José Manuel Barroso afin d'appuyer la demande de rendez-vous des responsables associatifs clichois auprès du Président de la Commission européenne.
lien internet : http://europeecologie.eu/A-la-suite-de-l-appel-de-clichois

 

 

 

Enfin, dans le même esprit, une initiative du groupe Europe Ecologie les Verts ïle-de-France

 

Appel pour un Parlement Régional de l’Ecologie

 

Les banlieues et quartiers populaires en devenir

Il y a cinq ans des révoltes éclataient dans les banlieues et les quartiers populaires sur tout le territoire et particulièrement en région Île-de-France suite à la mort de Zyed et Bouna, à Clichy-sous-Bois. Ces révoltes ont agi comme un révélateur de la fracture territoriale et de la crise globale qui affecte des zones entières et y concentre les inégalités sociales, économiques, écologiques, éducatives… Depuis, rien n’a vraiment changé : la réalité d’une mise au ban d’une partie de la population – et notamment de la jeunesse – demeure et s’est même amplifiée. La précarisation, le chômage, l’exclusion se sont renforcés. La politique de la ville n’a pas tenu ses engagements, tandis que les approches stigmatisantes ont prospérés. Chasse au faciès, traque et expulsions, recherche de boucs émissaires: ces pratiques doivent cesser.

Pourtant, les possibles sont nombreux : amélioration des habitats et renouvellement urbain, accès aux réseaux de transports, lutte contre les discriminations à l’embauche, insertion sociale et professionnelle, changement des politiques de formation… Les hommes et les femmes de nos quartiers, citoyens à part entière, riches de leur diversité, de leur créativité, de leurs valeurs, ne peuvent plus accepter de rester les invisibles de l’espace public.

Nous estimons que la République se doit de garantir à tous l’accès aux droits fondamentaux économiques et sociaux, condition du plein accès à la citoyenneté. Il est temps maintenant de donner la parole à toute cette partie de la population et de pratiquer une politique publique fondée sur l’évaluation mais aussi la co-élaboration, la coproduction, l’application concrète des propositions… Les sessions locales, départementales et régionale auront comme objectifs d’interpeller les autorités nationales sur les politiques appliquées, d’être une bourse à projets qui développe les innovations sociales et expérimentations à l’initiative des habitants, de mettre en débat des solutions concrètes et réalisables, de mettre en place une Conférence régionale des Zones Urbaines Sensibles, afin d’élaborer un nouveau pacte urbain, social et écologique.

Le 17 février 2010 à Sevran, Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot appelaient à mettre en œuvre des Etats généraux des Banlieues. Nous proposons aujourd’hui une nouvelle forme de démocratie délibérative, active et décisionnelle, qui permette à tous les citoyens des quartiers populaires de faire avec les élu-es des propositions concrètes, directement réalisables et applicables, au sein du Parlement Régional de l’Ecologie et des parlements locaux, pour changer la donne dans les quartiers.  Fidèles à nos engagements, à la veille de la commémoration des révoltes de 2005, nous voulons transformer les doléances des quartiers populaires en propositions de loi, en délibérations de nos conseils régionaux et municipaux

Nous avons décidé de remettre la périphérie au centre, afin de faire ensemble des propositions applicables ici et maintenant. Tel est l’enjeu du Parlement Régional de l’Ecologie.

Le Parlement Régional de l’Ecologie est lancé à l’initiative du groupe Europe Ecologie les Verts Île-de-France. Il a pour but de mettre en débat des solutions concrètes et réalisables avec les acteurs associatifs de terrain, les syndicats, les mouvements d’éducation populaire, les structures d’insertion comme les régies de quartiers ou les entreprises d’économies solidaires, les acteurs économiques, les centres sociaux, les services publics, les élus municipaux, conseillers généraux, régionaux, parlementaires nationaux d’Europe Ecologie en lien avec la société civile et l’expertise citoyenne.  De Novembre 2010 à Mars 2011, il est proposé que des sessions se tiennent à l’échelle des villes ou des départements, elles permettront de faire remonter des expérimentations et pratiques ancrées dans la réalité territoriale. A partir de ces remontées territoriales, les sessions régionales permettront de décider ensemble des priorités à mettre en œuvre, en lien avec le Parlement Européen, l’Assemblée Nationale et le Conseil Régional pour réaliser ces transformations.

 

Vous pouvez signer cet appel, il vous suffit d’envoyer un courriel à: contact@parlementdelecologie.fr avec vos coordonnées et la mention
« Signe l’appel du Parlement Régional de l’Écologie »

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 12:27

Le Jour de la Nuit est une manifestation nationale unique de sensibilisation du plus grand nombre à la protection de notre environnement nocturne et au phénomène de pollution lumineuse et de redécouverte de la nuit, de ses paysages, de sa biodiversité et de son ciel étoilé.

Ouverte à tous, la 2ème édition du Jour de la Nuit se déroulera le samedi 30 octobre prochain, jour du changement d’heure. Le temps d’une journée et d’une nuit, des manifestations seront proposées au grand public partout en France : sorties nature et astronomiques, balades nocturnes, conférences-débat, expositions, lectures de contes etc... En parallèle, de nombreuses villes éteindront symboliquement tout ou partie de leur éclairage public pour permettre l’observation du ciel étoilé et montrer leur volonté de préserver l’environnement nocturne.      Programme détaillé sur www.jourdelanuit.fr

La ville des Lilas y participera aussi, avec l'extinction des éclairages de la mairie et de quelques bâtiments publics.

2010, Année Internationale de la Biodiversité

Sous le signe de la biodiversité, cette deuxième édition s’attachera à alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde.

Pendant le Jour de la nuit, la nature sera donc en fête : le grand public est invité à participer aux nombreuses sorties nature, balades nocturnes, écoute des animaux, expositions et animations de découverte de la faune nocturne...

Objectifs de l’évènement

En organisant ce second Jour de la nuit, les organisateurs espèrent :

• marquer un temps fort pour une meilleure reconnaissance de la pollution lumineuse et de la nécessité de protéger la nuit

• sensibiliser le grand public et les collectivités territoriales aux impacts de la pollution lumineuse (disparition de la biodiversité nocturne, de la voûte céleste, gâchis considérable d’énergie)

• renouer un lien entre les hommes et la nuit en faisant découvrir ses multiples beautés

• exprimer leur détermination à faire face aux enjeux climatiques et à la nécessité d’économiser l’énergie, à quelques semaines du sommet de Cancun sur le climat

Qui organise ?

Le Jour de la nuit est coordonné par l’association Agir pour l’environnement, www.agirpourlenvironnement.org, en partenariat avec 19 autres structures et organisations. Localement, les manifestations proposées au grand public sont proposées par une multitude de structures, associations et collectivités locales qui s’engagent au travers de la charte du Jour de la nuit. Pour la seconde fois, des structures venant de domaines d’action divers (associations de protection de l’environnement, naturalistes, d’éducation populaire, d’astronomie, du domaine de l’énergie, associations d’élus) travaillent ensemble autour de cet enjeu crucial qui est la préservation de la nuit.

Plus de 400 manifestations organisées partout en Métropole et en Outre-Mer

Retrouvez toutes les manifestations sur la carte de France interactive du Jour de la nuit sur www.jourdelanuit.fr

Plus de 400 manifestations de découverte de la nuit ou de sensibilisation à la pollution lumineuse sont organisées partout en France et dans les territoires d’Outre-mer.

Quelques exemples d’animations grand public :

- Balade dans les marais et pique-nique sous les étoiles dans les lagunes (Châteauneuf-les-Martigues, 13)

- Marche nocturne en forêt, conférence sur les rapaces nocturnes et échange des ampoules à incandescence contre des ampoules à économie d’énergie. Un pique-nique à la lueur des bougies est également proposé sous la Halle du marché (Bonnières-sur-Seine, 78)

- Parcours guidé dans le village éteint, lecture de contes depuis un balcon, ascension de l’église et observation astronomique, théâtre d’ombres, sensibilisation à la faune, chaudron chaud (Ambert, 63)

- A Tournus (71), animation très complète. Promenade découverte : petit circuit à la nuit tombante d’un pont à l’autre, sur les deux rives de la Saône. Le trajet sera ponctué d’animations festives pour petits et grands. Animations fixes sur l’Esplanade de Germersheim : « Le ciel comme si on y était ». Le public est invité à admirer le ciel grâce aux télescopes et lunettes astronomiques qui seront installés sur l’Esplanade. Les plus curieux pourront approfondir l’exploration de notre ciel grâce au planétarium du Centre Eden de Cuisery. « Raconte-moi la nuit » : Anne Prost-Cossio, conteuse et comédienne, accueille petits et grands sous sa yourte pour un voyage imaginaire au cœur de la nuit. Exposition sur la faune nocturne : le Centre Eden de Cuisery vous fait découvrir les mystères de tout ce petit monde vivant la nuit. Un kiosque vivant : Grâce aux décorations des enfants du centre de loisirs et des écoles primaires de Tournus, le kiosque à musique s’éveille pour fêter la nuit !

De nombreuses extinctions de l’éclairage public

Comme en 2009, près de 200 villes et communes vont éteindre symboliquement tout ou partie de leur éclairage public. Parmi elles, des grandes villes comme Lille, Strasbourg, Reims, Rouen, Besançon, Caen ou Annecy.

Près d’une quinzaine de parcs naturels régionaux sont aussi très mobilisés et organisent des extinctions et des animations sur leurs territoires.

De très nombreuses villes proposent des activités en plus de l’extinction.

Par exemple à Lille (Nord) :

- Extinction :

• A partir de 21h et pour la soirée, extinction de la mise en valeur par la lumière de l'Hôtel de Ville et de son Beffroi ; extinction de l'ensemble de l'éclairage de la place de la République, ainsi que les petits mâts d'éclairage situés sur la place Richebé.

• Pour tout le week-end, extinction de la mise en valeur par la lumière du Palais des Beaux-Arts (place de la République) ; installation de filtres de couleur sur les luminaires d'éclairage de la voie circulée sur le côté de la place Richebé.

- Animation :

• Balade nocturne à la découverte des créatures de la nuit au Triangle des Rouges Barres.

« Venez écouter le cri des chauves souris, sentir les mouvements de la nuit qui trahissent parfois la présence des animaux, laissez vous porter par le souffle des arbres et de l’eau. ».

Avec le service animation nature de la Ville de Lille et le réseau Naturalille.

• Observation des étoiles sur la place de la République. « En plein centre ville, la Ville de Lille éteint la lumière et le Club d’Astronomie de la Région Lilloise (CARL) vous propose une initiation à l’astronomie ! Et l'association PPJég vous propose une projection des plus beaux papillons de nuit présents à Lille... » De 21h à minuit, au centre de la place de la République.

Pour une reconnaissance de la pollution lumineuse

L’augmentation et les excès de l’éclairage artificiel font disparaître la nuit noire. En participant au Jour de la Nuit, les organisateurs reconnaissent qu’il est important de prendre en compte et sensibiliser aux conséquences de la pollution lumineuse et d’en réduire les impacts.

Pollution lumineuse : la nuit en voie de disparition

Depuis quelques années, la nuit est confrontée à la montée d’une pollution lumineuse issue d’une généralisation et d’un manque de maîtrise de l’éclairage nocturne. En dix ans, le nombre de points lumineux a augmenté de 30 % en France et s’élève à plus de 8,7 millions de points. Le parc d’éclairage public est globalement vétuste (installations âgées de 25 ans). Le plus souvent, les systèmes d’éclairage sont donc mal conçus et renvoient la lumière vers le ciel ou les habitations... Mais les effets de l’éclairage nocturne sont insidieux : il provoque la disparition du ciel étoilé, trouble fortement les écosystèmes et représente un gâchis énergétique considérable. La pollution lumineuse se traduit notamment par des sur-éclairements, un phénomène de halo lumineux, des éblouissements, des lumières intrusives...

Nous assistons en effet à une véritable course à l’éclairage dans les villes et les campagnes : l’éclairage public devient de plus en plus systématique et permanent, les panneaux publicitaires et néons en tout genre fleurissent un peu partout, les illuminations de Noël ne cessent d’augmenter, les vitrines de magasins restent allumées toute la nuit ...

Récemment reconnu, le terme de « pollution lumineuse » désigne cette nouvelle forme de nuisance environnementale.

Impacts de la pollution lumineuse sur la biodiversité

La pollution lumineuse, de par son ampleur et sa soudaineté à l’échelle de l’histoire naturelle, affecte directement la faune et la flore en perturbant significativement leur équilibre fragile. Cette nouvelle forme de pollution contribue à la disparition de la biodiversité et au morcellement des habitats naturels.

De très nombreux insectes sont menacés. Attirés par la lumière, ils viennent griller vifs sur les luminaires ou deviennent des proies faciles pour les prédateurs. D’autres insectes, comme les lucioles ou les vers luisants, ne peuvent plus se retrouver et donc se reproduire. La mort de dizaine de milliards d’insectes, qui représentent un maillon crucial dans la chaîne alimentaire, entraîne inéluctablement, des conséquences en chaîne sur l’ensemble des écosystèmes.

Les oiseaux migrateurs, qui s’orientent notamment grâce aux étoiles, voient leur système de repérage dans le temps et dans l’espace perturbé : ils sont désorientés ou éblouis et sont forcés de dévier de leur trajectoire. De plus, les oiseaux qui sont en général attirés par les grands immeubles illuminés se heurtent à ces grands bâtiments. Selon les estimations des scientifiques, ce sont chaque année, pour la seule Amérique du Nord, entre cent millions et un milliard d’oiseaux migrateurs qui viennent s’écraser de nuit contre des immeubles illuminés.

De nombreuses autres espèces sont touchées. Les chauves-souris, par exemple, désertent les clochers des églises qui sont éclairés. L’horloge interne des escargots serait déréglée tandis que d’autres espèces voient leur effectif augmenter car ils tirent profit d’un surplus d’éclairage (pigeons urbains, moineaux...).

Les étoiles s’éteignent

Le ciel étoilé disparaît dans de plus en plus de zones. Il faut s’éloigner toujours plus loin des halos lumineux, pour avoir la chance de voir les étoiles. Par exemple, la constellation de la Grande Ourse, comprend 400 étoiles visibles à l’œil nu : une quarantaine d’étoiles peuvent être observées dans les zones les moins polluées et moins d’une dizaine dans les grandes villes. A terme, l’activité amateur et professionnelle d’astronomie est donc compromise.

Plus généralement, c’est notre lien à tous avec le ciel étoilé et l’environnement nocturne qui est remis en question. A tel point que l’ONU étudie l’idée de classer le ciel étoilé comme « patrimoine commun de l’humanité ». Les civilisations se sont construites avec le ciel nocturne, comme en témoigne la configuration des sites préhistoriques, les alignements de menhirs par exemple ou l’influence des astres sur la science. Depuis toujours, la nuit a accompagné l’homme. La nuit est source d’émerveillement, de questionnement, d’inspiration.

Éclairage public : une facture énergétique et des coûts économiques significatifs

L’éclairage public engendre des consommations d’énergie et des coûts financiers loin d’être négligeables. Pour les communes, l’éclairage public représenterait 38% de la facture d’électricité, 23% de la facture globale de l’énergie et serait responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre en France. La puissance appelée est d’environ 1300 MW soit la puissance délivrée par une unité nucléaire récente à pleine charge. Ce bilan carbone pourrait être fortement diminué quand on sait que 30 à 40% de l’énergie pourrait être économisée pour les communes si les installations d’éclairage étaient de meilleure qualité, et mieux conçues avec une puissance mieux adaptée (selon l’ADEME et EDF).

Par ailleurs, l’augmentation des points lumineux entraîne des pics de consommation électrique entre 19h et 21h, en particulier en hiver. Or seules les centrales thermiques, charbon et pétrole notamment sont à même de répondre à cette forte demande, incitant ainsi la France à se doter de nouvelles capacités de production inutiles la majorité du temps.

Cette situation est en contradiction avec les objectifs politiques affichés de réduction de gaz à effet de serre. A l’heure où l’urgence climatique nous impose à tous de réduire notre consommation d’énergie, les pouvoirs publics ont le devoir de montrer l’exemple en réduisant au maximum les gaspillages d’énergie. Il est nécessaire de revenir vers une utilisation plus raisonnée de l’énergie et donc de l’éclairage artificiel.

Des solutions simples et disponibles existent !

Il ne s’agit pas de remettre en question l’éclairage qui peut être utile, mais de raisonner et d’organiser l’éclairage artificiel, de le rendre plus efficace et de limiter les dépenses d’énergie inutiles.

• Modifier les pratiques existantes pour endiguer la course à l’éclairage systématique

Limiter le sur-éclairage et l’éclairage dans les lieux peu fréquentés, diminuer la puissance des installations, réduire la durée de fonctionnement des éclairages...

• Adapter l’équipement pour une meilleure efficacité énergétique

La technologie existante d’éclairage public permet des économies d’énergie considérables et de diminuer ainsi la facture pour le contribuable: abat-jour, minuterie, détecteurs de présence, éclairages passifs, ampoules basse consommation type fluo compacte ou diodes électroluminescentes (LED) ... De plus, ces solutions technologiques sont vite rentabilisées par les économies d’énergie réalisées.

Eclairer pour notre sécurité ?

Les effets sécuritaires de l’éclairage n’ont pas été démontrés à ce jour, tant sur la sécurité civile que sur la sécurité routière. La majorité des cambriolages a lieu en plein jour. L’éclairage donne souvent un sentiment de sécurité sans pour autant la garantir. L’éclairage systématique des routes n’incite pas au ralentissement. A contrario on constate que les passages piétons, ronds points ou carrefours sont plus visibles lorsque l’éclairage est isolé. Un éclairage mal adapté entraîne éblouissement et fatigue des conducteurs, limitant la capacité de l’œil à s’adapter à l’obscurité.

Quelques avancées en matière d’éclairage public

Depuis plusieurs années, la pollution lumineuse est devenue une problématique qui est progressivement prise en compte par les villes, responsables d’un éclairage public qui pèse lourd dans les finances locales. À Lyon, il atteint 6 millions d'euros uniquement en fonctionnement : la ville a donc engagé un Plan Lumières axé sur l’utilisation de LED (diodes électroluminescentes), moins consommatrices d’énergie. Depuis le premier Jour de la nuit, plusieurs communes participantes ont engagé un diagnostic de leur éclairage ou sont passées à une extinction quotidienne en pleine nuit, c’est encourageant. Des initiatives intéressantes à l’étranger pourraient aussi nous inspirer. En Espagne, la Catalogne serait parvenue à réduire de plus de 60 % la pollution lumineuse en déployant des fonds de 1,2 million d'euros pour la réalisation de travaux d'aménagement environnemental afin de lutter contre ce type de pollution. A New York, plusieurs gratte-ciels diminuent leur éclairage afin de réduire le nombre d’oiseaux migrateurs qui percutent chaque année les façades des bâtiments. Des initiatives à prendre avec recul, mais qui montrent un réel engouement pour la réduction de la pollution lumineuse dans les villes.

Nuisances lumineuses : les avancées sur la réglementation nationale

L’article 41 de la loi Grenelle 1 du 3 août 2009 a mis en évidence la nécessité de prendre en compte les impacts des émissions de lumière artificielle sur le paysage et sur l’environnement en rappelant les grands objectifs de la loi : « Les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l'observation du ciel nocturne feront l'objet de mesures de prévention, de suppression ou de limitation. »

L’article 173 de la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 constitue le deuxième étage du dispositif législatif qui détaille de quelle manière ces objectifs peuvent être atteints et a inscrit la prévention des nuisances lumineuses dans le code de l’environnement.

Un mois après la promulgation de la loi Grenelle 2, et en application de cet article, un projet de décret qui sera soumis au Conseil d’Etat a été mis en consultation auprès du public et des organismes concernés. Par la suite, des arrêtés du ministre en charge de l’environnement fixeront les prescriptions techniques qui s’appliqueront aux installations lumineuses concernées, ainsi que les délais d’application pour les installations existantes, et éventuellement les conditions dans lesquelles les arrêtés pourront être adaptés aux circonstances locales par le Préfet. Ces arrêtés seront élaborés en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés par le sujet.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 11:18

* au Sénat, examen du Projet de loi portant sur la réforme des retraites : Le hold-up des Sarkozy via le développement de la capitalisation !

 
Au terme de plus de deux semaines de débats, le Gouvernement jette bas les masques : hier soir, les discussions au Sénat ont porté sur la retraite par capitalisation. Le gouvernement et les Sénateurs UMP ont défendu des amendements visant à développer les produits d'épargne-retraite, comme le PERCO (Plan d'épargne pour la retraite collectif).
Pour les  Sénatrices et Sénateurs écologistes, la priorité du gouvernement n'est manifestement pas la retraite par répartition mais la retraite par capitalisation.
La récente création de la société  Sevriena, issue d'une joint-venture entre la Caisse des Dépôts et Consignations, la Caisse Nationale de Prévoyance et le groupe de prévoyance Malakoff-Mederic vient illustrer les intentions du tandem Guillaume/Nicolas Sarkozy. Le frère du Président de la République sera en effet à la tête du Conseil d'Administration de ce nouvel acteur majeur dans le secteur de l'épargne-retraite…
Pour Jean Desessard, « Spéculer avec l'argent des retraites est inadmissible ».  Il a vivement dénoncé l’hypocrisie de la politique menée par Woerth-Sarkozy : « cette réforme inefficace va faire fondre les retraites des assurés comme neige au soleil, c'est pourquoi le gouvernement conforte un dispositif de gestion privée des retraites, au plus grand profit des banques et des assurances ».
Pour Jacques Muller, « le choix de booster l’épargne retraite à coups d’exonérations fiscales constitue un aveu de l’échec programmé de cette réforme qui fait reculer de l’âge de la retraite, et d’une politique donnant une nouvelle fois la priorité aux classes aisées qui ont déjà les moyens d’épargner un maximum. »
En conséquence, les Sénatrices et Sénateurs Verts ont voté contre toutes les mesures visant à promouvoir la retraite par capitalisation, et ont réaffirmé leur attachement à un système de retraite juste et solidaire.

*
Les jeunes, les vieux, les riches : un rééxamen.
 

L'article d'Eric Le Boucher (Les Echos 15 octobre) critiquant l'engagement des jeunes dans le mouvement contre la réforme Woerth des retraites est assez surprenant. L'auteur va jusqu'à accuser les jeunes de se « projeter » à 62 ans ! Il sait bien pourtant que leurs préoccupations sont immédiates, et il cible deux de leurs motivations véritables : la « croyance » que le non-départ en retraite des aînés aggravera le chômage des jeunes, et la « croyance » que cette dégradation de l'assurance vieillesse n'est qu'un aspect de la dégradation générale de la protection sociale.
Déjà la seconde critique est stupéfiante. Eric Le Boucher nierait-il ce que toutes les organisations humanitaires et les statistiques de l'Insee et de la Dares soulignent de semaine en semaine : la dégradation continue depuis 1986 du niveau de couverture des différents risques, en particulier maladie et vieillesse? En 20 ans le nombre de personnes renonçant à se soigner est passé de 3 à 13 % : résultat automatique des déremboursements continus. Il n'y a pas un indicateur social qui ne se soit dégradé avant même 2008 ; et la crise a fait exploser la pauvreté et le besoin de solidarité.
Mais revenons à l'effet de la réforme Fillon-Woerth sur l'emploi des jeunes. Selon l'article, « on ne partage pas le travail, on le crée ». Cette phrase, s'appuyant prétendument sur l'expérience 1997/2002, est réductrice. En réalité, on crée (ou on détruit) du travail, c'est-à-dire des heures de travail demandées par les employeurs, et ces heures, on les partage ou pas.
L'effondrement du chômage entre 1997 et 2002 combinait ces deux leviers :
- reprise en Europe après la fin de l'austérité préparatoire à l'Euro,
- repartage de la valeur ajoutée au bénéfice des salariés (basculement des cotisations maladie vers la CSG, faisant contribuer les profits à la santé, et passage aux 35 heures « à salaire constant » c'est-à-dire à rémunération horaire croissante)
- création d'emplois-jeunes au service de la communauté
- partage du travail ainsi créé par les 35 heures. .
Nous n'avons aucune idée de ce que sera la conjoncture de 2018, date de plein effet de la réformé Fillon-Woerth. Il faut donc raisonner « toutes choses égales par ailleurs ».
Dans un premier temps, elle se soldera par un pur effet du « départage du travail » : les insiders,
les salariés âgés, travailleront deux ans de plus. Il est surprenant de voir nier un quelconque effet sur l'emploi des jeunes, alors que le prix Nobel d'économie vient d'être attribué à trois spécialistes des « viscosités » du marché du travail. Celui-ci ressemble davantage à une file d'attente qu'à un marché
néo-classique. En clair, une lycéenne d'Avallon ayant toutes les chances de rechercher un emploi
dans le tertiaire avallonnais ; son succès dépendra crucialement du nombre d'aînées qui quitteront le travail l'année où elle commencera à chercher le sien.
La « réforme » proposée signifie qu'au moment où les lycéens arriveront sur le, marché du travail,
les générations de « papy-boomers » quitteront le travail 2 ans plus tard. Chacune de ces générations compte environ 800 000 personnes. La moitié a déjà quitté le travail à 59,1 ans. Ce seront 2 fois 400 000 postes de travail qui ne se libéreront pas. Soit, mécaniquement 800 000 chômeurs de plus.
La réforme modifiera-t-elle le cadre macro-économique dans un sens favorable à la création de ces 800 000 postes ? On doit en douter ! Sans même discuter de effets, positifs ou négatifs, du vieillissement de la population au travail, l'effet macro  de « second tour » sera le remplacement de retraités par de jeunes chômeurs non indemnisés. Le choc sur la demande effective et l'emploi sera là encore négatif.
Tout autre raisonnement relève plus ou moins de la pensée magique. Rien à voir avec le retour des
Pieds-noirs et l'arrivée des immigrés : ils apportaient leur propre demande en face de leur force de travail. L'idée qu'une force de travail plus âgée serait plus compétitive et plus innovante serait assez douteuse, et quand elle serait exacte, elle n'aurait guère d'effets. Un entrepreneur innovant ne crée pas d'emploi, il capte l'orientation de la demande effective au détriment d'autres emplois.
Le refus d'Eric Le Boucher de prendre en compte les effets d'ensemble de la réforme renvoie à une
analyse erronée des succès de 1997 à 2002, et peut-être de la crise actuelle. Pour les économistes non-« hooveriens » comme Stiglitz, la crise est, d'une part, « keynésienne » (insuffisance de la demande effective, par excès de profits qui ne s'investissent pas) et d'autre part, écologique (toute croissance indifférenciée se heurte aux contraintes telles que la crise énergie-climat.)
Nous proposons à notre pays une politique macro-économique fondée sur la croissance des heures travailléesŠdans la lutte contre la crise écologique. Les efforts nécessaires pour réduire de 30 %  les émissions de CO2 en France créeraient à eux seuls 600 000 emplois nets, essentiellement des conducteurs de transports en commun et des emplois de second oeuvre du bâtiment. Il serait infiniment plus juste et plus conforme à la sécurité des travailleurs et des usagers que ce soit des jeunes plutôt que des aînés qui occupent ces postes !
Restera à financer les retraites. Selon le COR, il faut déplacer 3% du PNB vers les retraites d'ici 2050. Or le rapport Cotis a montré que celui-ci s'est déformé de 5% vers les profits depuis les « trente glorieuses », en particulier vers les dividendes distribués, plus 1% vers les très hauts salaires Si l'on veut revenir au taux optimal des « glorieuses années 70 », nous proposons de faire contribuer ces revenus dont la propension à épargner financièrement (et non productivement) est forte. Contributions qui, n'entrant pas dans le coût de revient, ne grèveraient pas compétitivité.
Les jeunes ont raison de s'inquiéter des arguments de certains papy-boomers pour les rejeter hors de l'emploi.

Eva Joly, présidente de la commission Développement du Parlement européen.
Alain Lipietz, économiste.

 

Aux Lilas, nous poursuivons notre engagement au sein du collectif lilasien de défense des retraites, nous soutenons la mobilisation des jeunes, des lycéens et les grèves des employés communaux, et nous appelons aux mobilisations des jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:47
La crise économique, sociale et écologique qui frappe les pays occidentaux n’est pas un accident de parcours. Elle est la conséquence de l’épuisement d’un modèle de développement, dont les limites et les dégâts apparaissent désormais au grand jour. Chômage, précarité et accroissement des inégalités, dérèglement climatique et atteintes de plus en plus graves à la biodiversité, déséquilibres financiers et monétaires... Dans tous les domaines, la situation s’aggrave ; dans beaucoup de domaines, le point de rupture est proche. Il est urgent d’inventer un nouveau modèle.

C’est la raison pour laquelle Europe Ecologie – Les Verts organise les Etats généraux de l’emploi et de l’écologie, qui doivent permettre à tous les acteurs d’exprimer leurs analyses et leurs propositions concrètes pour réduire significativement le chômage, la précarité et les risques écologiques. Les partenaires sociaux et les acteurs associatifs occuperont une place centrale dans cette initiative. Nous souhaitons organiser un travail commun, sur la durée, qui dépassera de loin, par son ambition et sa méthode, les traditionnelles consultations organisées par les partis politiques à la veille des élections. Pour être à la hauteur des enjeux, nous devons avoir un objectif très concret : étudier toutes les propositions qui, ensemble, permettront de diviser par deux le chômage en cinq ans, tout en respectant les engagements de la France en terme de réduction des gaz à effet de serre.

Le séminaire national du 22 et 23 octobre 2010 :

Mairie du 2e arrondissement de Paris 8 rue de la Banque - Métro bourse

   
Vendredi 22 octobre 14:00-18:00, Samedi 23 octobre 09:30-16:00, Sur inscription.

Première étape de ces états généraux, un séminaire national est organisé à la mairie du 2e arrondissement le 22 et 23 octobre. Le séminaire débutera le vendredi 22 octobre à 14 heures et finira le samedi 23 en milieu d’après-midi. Le vendredi après-midi consistera en une réunion plénière où les différents réseaux exposeront leur diagnostic, leurs priorités et surtout, les propositions qu’ils jugent pertinentes. Le samedi matin, des groupes de travail thématiques seront mis en place afin d’approfondir les pistes et les débats de la veille. Le samedi après-midi sera consacré à un premier bilan de fond et à la méthode que nous choisirons de mettre en œuvre pour continuer le travail.

Cet évènement permettra de rencontrer et d’échanger avec de nombreux réseaux, qu’ils soient syndicalistes, associatifs, économistes et intellectuels. Ont déjà confirmé leur présence :

  • La FSU sera représentée par Bernadette Groison, sa secrétaire générale, ainsi que Gérard Aschieri, ancien Secrétaire Général, et un-e autre membre du Secrétariat de la FSU.
  • Le MEDEF sera représenté par Benoit Roger-Vasselin, Président de la commission des relations du travail et de l’emploi. Laurence Parisot demande qu’on excuse son absence due à un voyage à l’étranger. M.Roger-Vasselin sera accompagné par un ou deux autres responsables du Medef.
  • La CGT sera représentée par Maurad Rabhi, son secrétaire confédéral et un(e) autre responsable de la CGT.
  • Le CJD sera représenté par son Président, Michel Meunier, et par un autre membre du bureau.
  • L’USGERES sera représentée par Sébastien Darrigrand, son Délégué Général.
  • La Confédération paysanne sera représentée par Régis Hochart, Secrétaire national.
  • Osez le féminisme sera représenté par Caroline de Haas.
  • Agir pour l’environnement sera représenté par Dominique Bernard, son Président.
  • La Fondation Hulot sera représentée par Alain Grandjean, économiste.
  • Le Réseau Action Climat sera représenté par sa Présidente, Sandrine Mathy.
  • France Nature Environnement sera représenté par Gaël Virlouvet, Responsable du secteur Economie.
  • L’Appel des Appels sera représenté par Jean Pierre Lanfrey. Roland Gori demande qu’on excuse son absence due à un voyage à l’étranger.
  • Réalités du Dialogue Social sera représenté par Jean-Paul Guillot, son Président.

Ont également confirmé leur participation à ce séminaire, Jean-Baptiste de Foucauld, ancien Commissaire au Plan, Dominique Méda, sociologue, Eloi Laurent, économiste senior à l’OFCE, Pierre Radanne, climatologue, Patrick Viveret, Philosophe et ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes, Paul Jorion, Economiste, Alain Mestre, consultant Syndex, Sandrine Rousseau, Maitre de conférence en sciences Eco.

Pour Europe-Écologie : Eva Joly, Députée européenne, Marie Blandin, Sénatrice du Nord, Pierre Larrouturou, Economiste, et plusieurs Vice-Présidents de Conseils Régionaux chargés des questions de développement, d’emploi et de formation. Présence des régions également avec vingt-cinq correspondants régionaux des états généraux qui se déplaceront à Paris pour participer et représenter seize régions.

Enfin, la CFTC, la CFDT, Sud-Solidaires, la CFE-CGC, l’UNSA participent au séminaire et doivent nous dire d’ici quelques jours qui les représentera. FO va participer aux Etats Généraux mais ne souhaite pas participer au séminaire, disant préférer des rencontres bilatérales.


Pour assister à ce séminaire et participer à la première étape des états généraux de l’emploi et de l’écologie, une pré-inscription est obligatoire pour des raisons d’organisation.

Pour vous pré-inscrire contactez nous à l’adresse : etatsgenerauxemploiecologie@gmail.com

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:11

Le magazine Terra eco publie aujourd'hui la liste des 10 promesses non tenues du Grenelle de l'environnement, par Louise Allavoine.
http://www.terra-economica.info

L’ambitieux paquet de mesures du Grenelle de l’environnement s’est effiloché au fil du temps. Revue de détails des plus grosses pertes.
LA TAXE CARBONE
L’ECO-REDEVANCE SUR LES CAMIONS
LE DEVELOPPEMENT MASSIF DE L’EOLIEN
L’ETIQUETAGE ENVIRONNEMENTAL DES PRODUITS
AGROCARBURANTS : UNE EXPERTISE « CONTRADICTOIRE »
LA TAXE PIQUE-NIQUE
CREATION D’UNE ORGANISATION MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT
LA REDUCTION DE LA TVA SUR LES PRODUITS VERTS
LA TAXATION SUR L’INCINERATION ET LES DECHARGES
PAS DE NOUVELLES AUTOROUTES
Sans oublier
LES MAUVAIS TOURS
LE PIB RELOOOKÉ ?


1/ LA TAXE CARBONE
« Je m’engage à ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d’une “ taxe climat-énergie ” en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Elle devait être son « abolition de la peine de mort ». La proposition phare du Pacte écologique de Nicolas Hulot, signée par le candidat Sarkozy en 2007, a pourtant bel et bien été exécutée. A petit feu. Première étape : la décapitation. Le 10 septembre 2009, Nicolas Sarkozy annonce une taxe débutant à 17 euros la tonne de CO2, contre les 32 euros préconisés par la commission Rocard. Mais à deux jours de son entrée en vigueur, le 1er janvier 2010, le Conseil constitutionnel condamne la « Contribution Climat-Energie ». Motif : elle crée « une rupture de l’égalité devant l’impôt ». La taxe carbone est bien morte. Pour donner le change, le gouvernement promet un nouveau texte. Entrée en vigueur annoncée après les élections régionales. Deux jours avant celles-ci, Nicolas Sarkozy assure « prendre le temps de la concertation au plan européen comme national ». Il vient de sonner l’hallali. Une fois le scrutin passé, François Fillon achève la taxe carbone. « Nous voulons que les décisions soient prises en commun avec les autres pays européens », déclare le Premier ministre. A Bruxelles, toujours pas de taxe carbone à l’ordre du jour.

2/ L’ECO-REDEVANCE SUR LES CAMIONS
« Je propose que l’on taxe les poids lourds qui traversent la France et utilisent notre réseau routier. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Selon la feuille de route initiale, l’éco-redevance poids lourds devait d’abord être expérimentée en Alsace, puis entrer en vigueur sur l’ensemble du territoire en janvier 2011. Mais le 19 avril 2010, le cabinet de Jean-Louis Borloo « confirme » sa mise en œuvre pour… 2012 ! La mesure phare du Grenelle I vient de caler à l’allumage. En cause : des retards dans le dialogue compétitif pour le choix de l’entreprise qui la collectera, une concertation avec les Conseils généraux non bouclée. L’expérimentation alsacienne étant désormais prévue pour le début de l’année 2012, le déploiement national est repoussé au second semestre, soit après l’élection présidentielle. Au mieux.

3/ LE DEVELOPPEMENT MASSIF DE L’EOLIEN
« Nous voulons faire de la France le leader des énergies renouvelables, au-delà même de l’objectif européen de 20 % de notre consommation d’énergie en 2020. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Le parc éolien devait passer de 2 000 turbines à l’époque à 8 000 en 2020. Mais à l’Assemblée nationale, la mission d’information sur l’énergie éolienne présidée par le député UMP Patrick Ollier préconise, le 24 mars, que les projets de construction d’éoliennes soient soumis au régime des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), comme le réclamaient les anti-éoliens. Et ce n’est pas tout : elles devront compter 5 mâts minimum, être implantées dans des zones prédéfinies au niveau régional, se trouver à 500 mètres au minimum des habitations et avoir un seuil minimum de puissance de 15 mégawatts par parc. Au moment du vote, le 11 mai, toutes les restrictions passent, sauf cette dernière. Pour les professionnels du secteur, cela remet en cause l’objectif de 20 % d’énergies renouvelables en 2020.

4/ L’ETIQUETAGE ENVIRONNEMENTAL DES PRODUITS
« Développer l’étiquetage environnemental et social des produits » (Engagement n°201 du Grenelle)
« C’est un premier pas. Je veux aller plus loin », déclare Nicolas Sarkozy en clôture du Grenelle, le 25 octobre 2007. Et prenant à partie José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, il propose « de taxer les produits importés de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto ». En avril 2010, le président français et Silvio Berlusconi, président du Conseil italien, font un courrier commun à la Commission réclamant l’étude « sans a priori » de cette taxe carbone aux frontières. Peine perdue. Bruxelles n’en fera rien, annonce quatre jours plus tard Karel de Gucht, le commissaire au Commerce international. En attendant l’étiquetage environnemental et social des produits a, lui, été renvoyé aux calendes vertes. L’article 85 du projet de loi Grenelle II prévoyait sa généralisation au 1er janvier 2011. Après le vote définitif du texte fin juin 2010, il ne restait plus qu’une expérimentation, d’une année minimum, prévue pour ne commencer qu’à partir de juillet 2011.

5/ AGROCARBURANTS : UNE EXPERTISE « CONTRADICTOIRE »
L’engagement n°58 du Grenelle de l’environnement préconise une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des agro/biocarburants de première génération ».
La version finale de cette étude ne sera publiée que deux ans et demi après la commande. Son caractère « exhaustif et contradictoire » fait défaut. Si l’étude admet que le « changement d’affectation des sols » peut rendre leur bilan négatif, elle conclut en faveur des agrocarburants.

6/ LA TAXE PIQUE-NIQUE
« Il a été prévu, et donc on le fait, d’étendre [la taxe générale sur les activités polluantes] à un type de produits complémentaires, c’est-à-dire les assiettes et les couverts, en plastique ou en carton, non recyclables » Jean-Louis Borloo, sur RTL, le 15 septembre 2008
Problème : les députés UMP goûtent peu cette « taxe pique-nique » et le font illico savoir par voie de presse. Jean-Louis Borloo tente alors de calmer le jeu en parlant d’une « proposition encore à l’étude ». Plus pour longtemps. Car François Fillon l’a déjà enterrée. « Il n’y aura pas (…) de taxe pique-nique », déclare le Premier ministre, le 18 septembre. Le dernier coup de pelle revient au Président lui-même. A l’issue d’une « réunion d’arbitrage » convoquée à l’Elysée le 19 septembre, le bonus-malus automobile est maintenu, mais son élargissement à d’autres familles de produits reporté. Adieu la taxe pique-nique, promesse née et reniée en moins de cinq jours.

7/ CREATION D’UNE ORGANISATION MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT
« Lorsque nous serons parvenus, à Copenhague, à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée une véritable Organisation mondiale de l’environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris. » Nicolas Sarkozy, le 19 juin 2009, à l’Organisation internationale du travail.
Pas nouvelle, l’idée d’une agence internationale de l’environnement avait déjà été portée par Jacques Chirac. Le candidat Sarkozy fait figurer cette OME à son programme. Et une fois élu, il répète cette intention à plusieurs reprises : au G8 à l’Aquila, le 9 juillet 2009, puis lors d’une rencontre avec Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, quelques jours plus tard. Juste avant Copenhague, le 10 décembre, Nicolas Sarkozy promet même aux associations écologiques reçues à l’Elysée de s’engager « à mort » pour sa création. Et puis, Copenhague est un échec. Le 22 décembre, il confirme aux ONG son intention de porter l’idée d’une l’Organisation de l’environnement, européenne celle-là. Depuis, plus rien.

8/ LA REDUCTION DE LA TVA SUR LES PRODUITS VERTS
« Je demande, José Manuel [Barroso], la création d’une TVA à taux réduit sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
Les voitures émettant moins de CO2, les matériaux isolants ou encore les ampoules et appareils électriques à faible consommation ne bénéficieront pas d’une TVA réduite à 5 %. La Commission européenne annonce, en mars 2009, qu’elle renonce à proposer cette réduction sur les « produits verts » dans l’Union, en raison de l’opposition de nombreux Etats.

9/ LA TAXATION SUR L’INCINERATION ET LES DECHARGES
« La priorité ne sera plus à l’incinération mais au recyclage des déchets. » Nicolas Sarkozy, 25 octobre 2007, discours de clôture du Grenelle
L’engagement 245 du Grenelle promet une « augmentation de la taxe sur les décharges (TGAP) et [la] création d’une taxe sur les incinérateurs ». Promesse tenue dans le projet de loi de Finances pour 2009. Mais le texte est détricoté par les parlementaires. Le Sénat réduit la facture pour les installations dites « exemplaires ». Les montants arrêtés par les groupes de travail du Grenelle sont également rabotés. Le ministère de l’Ecologie préconisait de taxer entre 10 et 20 euros la tonne incinérée. Après le vote de la loi, la fourchette devient de 1,5 à 7 euros la tonne, des taux devenus « trop faibles pour être réellement incitatifs », selon le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid). Et le 22 juin, le sénateur UMP Dominique Braye, président de la mission commune d’information sur les déchets et Daniel Soulage, rapporteur, sortent, en catimini, un rapport où il est clairement question de réhabiliter l’incinération, décrite, dès le sommaire, comme « une opportunité à saisir pour limiter les gaz à effet de serre ».

10/ PAS DE NOUVELLES AUTOROUTES
« Jean-Louis Borloo a annoncé au journal “Le Monde” la décision d’arrêter la construction d’autoroutes (sauf les contournements de ville). » Le Monde, le 24 octobre 2007, à l’ouverture de la table ronde finale du Grenelle de l’environnement.
Juillet 2010, le ministre de l’Ecologie en autorise trois nouvelles : l’A9 bis à Montpellier, la future autoroute entre Castres et Toulouse et la mise en concession de la RN154 entre Orléans et Dreux. Rien d’illégal. La loi Grenelle I n’interdit pas la construction de nouvelles autoroutes. Et les engagements gouvernementaux, sortis des tables rondes en octobre 2007, mentionnent seulement que « la capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter sauf pour éliminer des points de congestion ou des problèmes de sécurité ». Des échappatoires suffisamment larges pour justifier tout nouveau projet. En octobre 2007, peu avant de confier au journal Le Monde la fin de l’ère du bitume, le ministre parlait pourtant d’un changement de « paradigme », afin que « la route et l’avion deviennent des solutions de dernier recours ».

MAUVAIS TOURS
Le Coup de rabot sur les crédits d’impôt

En ces temps de vaches maigres, les niches fiscales écolos ont aussi droit à leur coup de rabot. Le projet de loi de Finances 2011 prévoit ainsi une réduction de moitié du crédit d’impôt pour les particuliers sur l’équipement de panneaux photovoltaïques. Le taux devrait donc passer de 50 % à 25 %, mais cela dès le 29 septembre 2010 ! La loi devant être votée à la fin de l’année, la mesure serait rétroactive.

L’entourloupe de la baisse des pesticides

Nicolas Sarkozy annonce « un plan pour réduire de 50 % l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent ». Il promet d’essayer, pas d’y parvenir. Ça tombe bien, le projet est mal engagé. Fin avril, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques met en garde contre une diminution « trop brutale »des pesticides. Et Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, enfonce le clou dans Ouest-France, le 4 octobre : « Nous devons adapter un certain nombre d’objectifs qui ne sont pas atteignables. »

La promesse ambiguë du nucléaire

« Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie », prône le président, le 25 octobre 2007. Aujourd’hui, de nouvelles installations sont prévues sur des sites existants. Les centrales de Flamanville (Manche) et Penly (Seine-Maritime) accueilleront les nouveaux réacteurs concoctés par Areva, les fameux EPR. Un troisième, évoqué par Nicolas Sarkozy en janvier 2009, a été reporté au-delà de 2020.

LE PIB RELOOOKÉ ?
Janvier 2008. Alors que la crise s’emballe, Nicolas Sarkozy fait la moue. En pointant invariablement vers le beau fixe, le PIB a masqué la bulle spéculative et fourvoyé banques et Etats. Il faut repenser nos baromètres, se dit le président et « prendre en compte la qualité et non plus seulement la quantité ». Il promet alors de « réunir un groupe d’experts internationaux de très haut niveau pour réfléchir aux limites de notre comptabilité nationale ». Deux Nobels d’économie, Joseph Stiglitz et Armatya Sen, flanqués d’une vingtaine d’éminents spécialistes, sont lancés à la chasse aux nouveaux indicateurs de richesse. Dix-neuf mois plus tard, le panel accouche d’un rapport remis en grande pompe à la Sorbonne. Les auteurs y dissèquent les indicateurs alternatifs existants.
« Le rapport Stiglitz n’est pas resté dans les tiroirs », se félicite Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université de Lille 1 et membre du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (Fair). En juillet, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a présenté une série de 15 indicateurs de développement durable. Ceux-là promettent de compter les matières consommées par les Français, les sorties du système scolaire ou la participation des femmes aux instances de gouvernance. Mais pour qu’ils deviennent références aux côtés du PIB, manque encore l’impulsion politique. En tout cas, « Nicolas Sarkozy a pris une décision que la gauche aurait dû prendre avant lui , poursuit Jean Gadrey. Mais dans ses discours, le président continue de parler invariablement croissance. C’est un peu schizophrène. »

 Les préconisations du rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 11:39

A la demande du « Comité des Maires », structure informelle rassemblant les maires des 9 villes d'Est Ensemble, qui a présidé à l'organisation de notre communauté d'agglomération dans la recherche du consensus au cours des 2 dernières années, et souvent préparé les décisions proposées au bureau et au conseil communautaire d'Est Ensemble,

et en raison des mouvements de grève,

le Conseil communautaire du mardi 19 octobre 20010 est reporté au

mardi 9 novembre 2010, 18h30,

à Romainville, Palais des fêtes, 28 rue Paul Vaillant Couturier (à côté de la mairie).

En conséquence, l'appel que le collectif Eau d'Est Ensemble avait lancé en direction de la population, et que nous avions repris,  à assister au débat d'Est Ensemble sur la gestion de l'eau, est également reporté à cette date.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:54

 Europe Ecologie-Les Verts continue à prendre part au collectif lilasien de défense des retraites, rédaction, diffusion de tracts et départ groupé pour les manifestations, comme celle de samedi 16 octobre où nous étions aux côtés d'Eva Joly et Cécile Duflot, en face du Cirque d'hiver à Paris, ou celle de mardi 19 octobre, départ de la mairie des Lilas 12h30, pour une manifestation de Place d'Italie 13h à Bastille.


Voila un communiqué des Sénateurs Verts Muller et  Desessard concernant la réforme des retraites, discutée et votée au Sénat ces jours-ci.

 

Projet de loi Réforme de retraites : Fonctionnaires et paysans : même combat ! 

Lors du débat en séance publique, les Sénatrices et Sénateurs écologistes se sont opposés au report de l’âge légal de départ en retraite pour les fonctionnaires et les paysans, à l’instar du combat
pour la défense des droits des assurés du régime général. 

 

Le Sénateur Verts du Haut-Rhin, Jacques MULLER a mis en exergue « l’incohérence du gouvernement qui va supprimer 34 000 postes de fonctionnaires au nom de la dite RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques… qu’il faudrait rebaptiser « réduction généralisée des
personnels publics ») : en amputant d’autant les cotisations sociales des régimes des retraites de la fonction publique, il contribue très directement au creusement de leur déficit. » 

 

Jean DESESSARD, Sénateur Verts de Paris, a pour sa part défendu « une autre répartition des richesses, davantage de services publics ». Les parlementaires Verts ont dénoncé la destruction méthodique pilier du pacte républicain, nos services publics, qui sont le marqueur d’une société développée. Cette casse est vécue douloureusement à tous les niveaux, pas seulement les usagers : infirmières, enseignants, travailleurs sociaux, gardiens de prison, policiers etc. tous dénoncent une situation devenue catastrophique sur le terrain… ignorée par un pouvoir désespérément autiste.

Jacques MULLER est également intervenu dans le débat sur la question des retraites dans l’agriculture. « Si les agro-managers et autres agri-sénateurs ne sont évidemment pas concernés, l’immense majorité des paysans de France exerce un métier très dur, physique, usant, exposé aux
accidents et aux produits dangereux notamment les pesticides : il en découle une espérance de vie nettement inférieure à la moyenne... Dans ce contexte, les dispositions imposées aux paysans par le gouvernement en termes de report de l’âge de la retraite relèvent en toute rigueur de la provocation et constituent une nouvelle trahison du président Sarkozy qui s’était engagé à prendre à bras le corps la question des retraites agricoles. »

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:29

Mobilisons-nous contre le nucléaire et ses déchets dangereux  

à l'occasion du convoi de déchets nucléaires le plus important de l'Histoire du nucléaire en Europe (11 conteneurs hautement radioactifs), les vendredi 5 et samedi 6 novembre 2010, nos amis duRéseau "Sortir du nucléaire", et Greenpeace, appellent à des rassemblements et à des actions de sensibilisation dans un maximum de gares SNCF de France - et plus si affinités - pour dénoncer les transports nucléaires qui sillonnent les routes et les voies de chemins de fer.

 

Les 5 et 6 novembre 2010, onze conteneurs de déchets très hautement radioactifs, issus du retraitement par Areva des combustibles usés allemands, vont quitter La Hague (Manche) pour retourner en Allemagne. Ils seront stockés temporairement dans un hangar sur le site de Gorleben en Basse-Saxe, en attente d’une « solution ». 

 

Ni à la Hague ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs
Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas plus. Ces déchets doivent retourner sur leur lieu de production, car le nucléaire est un choix dont chacun doit assumer les conséquences morales, politiques, financières et environnementales. Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur. En l’occurrence, les centrales nucléaires appartenant aux quatre grands producteurs d’électricité allemands.

Le transport le plus radioactif du monde : aucun transport cumulant en une seule fois autant de radioactivité n'aura jamais été réalisé.
Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d'irradiation des cheminots et des populations riveraines des voies où le convoi passera. Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi.

En France, en Allemagne et ailleurs, le nucléaire est une impasse !
Ce transport-record est l'occasion de rappeler quelques vérités sur les milliers de transports nucléaires qui circulent chaque année dans l'Hexagone, et sur la réalité du retraitement des déchets nucléaires. Tout transport de matières hautement radioactives comporte des risques réels. Pourtant les populations locales ne sont pas informées du passage des convois, pas plus que des risques associés. Sous couvert de « tri sélectif » et « recyclage », Areva, dans son usine de la Hague, fait augmenter le volume de déchets radioactifs produits (pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits), la contamination environnementale (rejets gazeux et liquides) mais aussi les risques de prolifération (extraction du plutonium).

Mobilisons nous contre les fausses solutions de l’industrie nucléaire
Les associations environnementales – dont Greenpeace et le Réseau « Sortir du nucléaire » – ont obtenu l'arrêt du retraitement des déchets allemands. Ainsi, si l’Allemagne n’envoie plus ses combustibles usés en France, il reste encore des centaines de tonnes de déchets allemands entreposés dans l’attente d’une solution à la Hague, ou encore dans les centres de stockage de la Manche ou de l’Aube. Le stockage de déchets nucléaires, présenté comme sûr il y a 40 ans, tourne au désastre dans l'ancienne mine d'Asse II en Allemagne. Chaque jour, depuis des années, plus de 12 m3 d'eau entrent dans la mine.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace appellent à une mobilisation la plus large possible les vendredi 5 et samedi 6 novembre sur le trajet du transport (Manche, Calvados, Eure, Seine Maritime, Somme, Pas de Calais, Nord, Aisne , Ardennes, Meuse, Moselle, Meurthe et Moselle, Bas Rhin) et tout particulièrement dans les villes de Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy, Strasbourg). L'objectif n’est pas d’interférer avec ce convoi mais de faire toute la lumière sur les fausses solutions de l’industrie nucléaire pour gérer ces déchets, que ce soit à Gorleben, à la Hague (Manche) ou encore à Bure (Meuse).

Pour agir près de chez vous, le Réseau « Sortir du nucléaire » met du matériel à votre disposition (banderole, affiche, tract, tee-shirts…). Les déchets nucléaires resteront radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années. Arrêtons d'en produire et sortons du nucléaire ! Pour connaître les horaires de passage du convoi, en savoir plus sur ce transport et agir :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/train-d-enfer-transport-la-hague/

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 17:40

Dans la continuité du Ciné-Club Eco-Citoyen qui a rassemblé une soixantaine de participants le mardi 28 septembre 2010 au Théâtre du Garde-Chasse après la projection du film "Disparition des abeilles, la fin d'un mystère", autour de Andrée Cohen-Schurgast, Présidente de l’association « Le rucher des Lilas », nous vous proposons de lire le blog Le silence des abeilles de Vincent Tardieu, un journaliste scientifique qui a consacré un livre à cette question.

 


Sa série sur la reprise de la guerre apicole contre deux nouveaux pesticides de la même famille que le Gaucho , se déroule en huit actes, brefs, dont l’interview du directeur des homologations du groupe Bayer. Éclairant. Mais aussi un éclairage sur les sursauts d’une ancienne bête noire des apiculteurs, le Régent TS, qui pourrait revenir dans nos campagnes. Et sur la carrière tranquille d’un autre insecticide, pourtant de la même famille chimique tant détestée par les éleveurs, mais fabriqué par une société plus discrète.

Vous découvrirez aussi cette étude, bien curieuse, menée à l’Université de Toulouse sur l’aptitude de nos chère butineuses à identifier les visages humains. Stupéfiant ! De là à penser que l’abeille reconnaît son gardien... Certains le croient ou en rêvent.
Quelques images d’un printemps précoce à Taïwan et sur la reine de l’année 2010, couronnée par nos amis Suisses : l’abeille aux longues antennes... Une superbe abeille-antilope ! 

Des infos et des analyses toutes fraîches dans son article Vrais couples de tueurs ou coup mediatique en 4 parties : à en croire la "une" du prestigieux  New York Times une équipe de chercheurs américains, qui mêle des universitaires à des traqueurs de nouveaux virus de l'US Army, aurait gagné la guerre du fameux syndrome d'effondrement des colonies (CCD). Pas moins !  Très vite, cette étude au long cour, conduite avec des outils biomoléculaires d'exception, provoque l'espoir de quelques médias, mais aussi de sévères critiques d'importants spécialistes des abeilles sur leurs publications et sur leurs hypothèses.  Après plusieurs interviews de scientifiques américains et des lectures attentives, il nous livre son analyse. Alors, vraie avancée scientifique ou propagande ? À vous de répondre...


 

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