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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 09:08

A Bure, une vague de perquisitions sans précédent de militant·e·s anti-Cigéo fabrique une « nouvelle affaire Tarnac ». Dénonçant une opération d’intimidation contre les opposant·e·s au projet d’enfouissement nucléaire, des intellectuel·le·s affirment leur solidarité avec les militant·e·s antinucléaires : « Si les chouettes et les hiboux de Bure devaient constituer une association de malfaiteurs, nous en ferions partie. » Plus de cent cinquante intellectuel·le·s, auteur·e·s, chercheur·e·s, artistes, éditeur·rice·s, journalistes, avocat·e·s, scientifiques, élu·e·s, ami·e·s,... ont signé cette tribune publiée le 25 juin 2018 sur Reporterre. Pour signer cette tribune...      Lire aussi « Enfouir les déchets nucléaires est la pire des solutions »,     Déchets nucléaires : l’État doit cesser de mentir et À Bure, la fabrique du consentement pour le projet contesté d’enfouissement de déchets radioactifs.

Manifestation anti-Cigéo à Bar-le-Duc, 16 juin 2018 © JL

Manifestation anti-Cigéo à Bar-le-Duc, 16 juin 2018 © JL

Les opposant·e·s au projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure ont récemment fait l’objet d’une vague de perquisitions et d’arrestations sans précédent. Dans le cadre d’une enquête ouverte l’an dernier, une commission rogatoire permet désormais de procéder à des perquisitions, auditions, interpellations de toute personne ayant été en relation, même ponctuelle, avec les opposant·e·s au projet. La tentative pour isoler et transformer ainsi une lutte collective en « association de malfaiteurs » dit bien la volonté de l’État de réduire au silence la résistance contre un projet industriel qu’il cherche à imposer par tous les moyens possibles, alors même que subsistent un grand nombre de risques et d’incertitudes. Pour cela, un juge d’instruction n’a pas hésité la semaine dernière à perquisitionner et mettre en garde à vue un des avocats qui défend les opposant·e·s. Bien que celui-ci ait été relâché - pour l’instant sans charges -, on peut s’inquiéter du procédé qui consiste à priver des militant·e·s de leur défense au moment même où plusieurs d’entre eux·elles faisaient l’objet d’une garde à vue.

Nous, intellectuel·le·s, auteur·e·s, chercheur·e·s, artistes, éditeur·rice·s, journalistes, avocat·e·s, scientifiques, élu·e·s, ami·e·s, n’acceptons pas ces méthodes. Nous exigeons l’abandon des poursuites contre les opposant·e·s et la fin des opérations d’intimidation. Nous appelons à organiser et/ou rejoindre les rassemblements du mercredi 27 juin à 19h appelés par les associations de lutte partout en France et ailleurs.

Pour faire corps ensemble face à la répression de l’État, une large solidarité est plus que jamais nécessaire. Si les chouettes et les hiboux de Bure devaient constituer une association de malfaiteurs, nous en ferions partie.

Contact : buretribune@riseup.net

 

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 09:02

L’étude Pregnancy exposure to atmospheric pollution and meteorological conditions and placental DNA methylation parue le 21 juin associe l’exposition in utero aux polluants à des modifications épigénétiques pouvant présenter un risque pour la mère et l’enfant. D’après Stéphane Mandard pour Le Monde le 22 juin 2018.

L’exposition des femmes enceintes à la pollution de l’air - un risque de modifications épigénétiques pour la mère et l’enfant

La littérature scientifique regorge d’études démontrant les effets délétères de la pollution de l’air sur le développement du fœtus et de l’enfant. On sait désormais qu’une exposition aux particules fines pendant la grossesse augmente le risque de donner naissance à des bébés de petits poids, et plusieurs travaux suggèrent qu’elle pourrait aussi être à l’origine d’un fonctionnement dégradé des poumons ou de troubles neuro-développementaux.

L’étude publiée jeudi 21 juin dans la revue Environment international apporte une première réponse sur les mécanismes expliquant ces effets. Ils pourraient passer par une altération du placenta. « Nous nous sommes intéressés au placenta car c’est un tissu très important lors de la grossesse. C’est lui qui est responsable de la bonne santé de la maman et du développement du fœtus », explique au Monde Johanna Lepeule, auteure principale de l’étude et épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Ces résultats inédits ont été obtenus par une équipe de chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’université Grenoble-Alpes regroupés au sein de l’institut pour l’avancée des biosciences. Ils se fondent sur une cohorte de 668 mères (et de leurs enfants) recrutées entre 2003 et 2006 à Nancy et Poitiers.

L’équipe s’est intéressée aux effets du dioxyde d’azote (NO2), ce gaz très toxique majoritairement émis par le trafic automobile et en particulier par les motorisations diesel. Les chercheurs ont constaté que les mères les plus exposées au NO2 pendant leur grossesse présentaient des modifications épigénétiques au niveau du placenta. A savoir des modifications des mécanismes qui régulent l’expression des gènes.

« Accentuer la lutte »

Pour comprendre ce qu’est l’épigénétique, Johanna Lepeule recourt à une métaphore musicale : « Le code génétique, c’est la partition. L’épigénétique, c’est quand elle est jouée par l’orchestre avec les instruments. Il n’y a qu’une partition mais, à chaque fois, l’interprétation est différente. »

A la différence des travaux précédents sur les polluants atmosphériques, qui se concentraient sur des gènes particuliers, l’originalité de l’étude réside dans le fait qu’elle se base sur l’analyse de données épigénétiques à grande échelle : plus de 400 000 localisations épigénétiques. Cela a permis aux chercheurs d’associer l’exposition au NO2 à des modifications épigénétiques au niveau de cinq gènes, en particulier sur le gène ADORA2B.

« Des défauts dans l’expression de ce gène ont été associés dans d’autres études à la pré-éclampsie, une maladie de la grossesse fréquente et grave si elle n’est pas prise en charge », commente Johanna Lepeule. La pré-éclampsie est une pathologie qui se caractérise par une hypertension artérielle et s’accompagne d’une élévation de la présence de protéines dans les urines. Elle est responsable d’un tiers des naissances des grands prématurés.

« Cette étude est une première étape, juge la chercheuse. Il en faudra désormais d’autres pour confirmer notre hypothèse et associer ces modifications épigénétiques avec d’autres effets sanitaires pour la mère et l’enfant », explique Mme Lepeule.

Ces résultats sont d’autant plus inquiétants que toutes les mères de la cohorte étaient soumises à des concentrations de dioxyde d’azote inférieures aux limites annuelles fixées par la réglementation européenne et recommandées par l’Organisation mondiale de la santé, à savoir 40 µg/m³. Faut-il dès lors durcir ces limites ? « C’est aux politiques et aux citoyens de se saisir de la question de la réglementation, répond Johanna Lepeule. En tant que chercheuse, ce que je peux recommander, c’est d’accentuer la lutte contre la pollution atmosphérique. »

 

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 17:45

Si vous lisez régulièrement notre blog écologiste vous ne pouvez être indifférent.e aux initiatives qui émergent partout en France pour développer les énergies renouvelables. Aux Lilas et sur le territoire d' Est Ensemble, une association a vu le jour en juin 2016 : Électrons solaires 93. Lire aussi En Ile de France, les énergies renouvelables citoyennes ont le vent en poupe... qui vous invitait à rejoindre le collectif pour l’énergie citoyenne local, Électrons solaires 93 – Pour une coopérative citoyenne d’énergie renouvelable, qui travaille sur Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Bagnolet… sur http://electrons-solaires93.org/Cooperative.html !
 

Un coup de pouce Vert pour les Electrons solaires !

L'objectif d’Électrons solaires 93 est de créer une structure de production d'énergie solaire photovoltaïque sur des toits publics et privés, en faisant appel à l'épargne citoyenne et aux collectivités territoriales. Mardi prochain 26 juin, une nouvelle étape va être franchie avec la création de la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Électrons solaires. De nombreux militant.e.s EELV se sont engagés dans cette démarche concrète et vous appellent à rejoindre cette nouvelle coopérative.

Il est fait appel à l’épargne citoyenne dans un cadre large, d’abord auprès des habitants du territoire, mais aussi auprès de toutes celles et ceux qui souhaitent faire aboutir ce type de projet pour la transition énergétique. Il s’agit de démontrer que les projets innovants sont possibles avec la participation des citoyens.ne.s et peuvent avoir valeur d’exemple à l’échelle d’un territoire, d’une région… Cette démarche se situe en complémentarité de tous nos combats politiques à l’échelle des institutions parlementaires comme des collectivités territoriales. Ces dernières sont aujourd’hui bien activées pour le projet, mais il faudra démontrer que la part citoyenne n’est pas un vain mot.

Appel de l'association Électrons solaires 93

Le Conseil d’administration du 10 avril a validé les statuts de la future Société Coopérative Électrons Solaires dont l’assemblée générale constitutive se tiendra le 26 juin 2018, accueil à 19h, Halle de l'Avenir, boulevard Jean Jaurès, aux Lilas. Dans la foulée, nous avons demandé aux mairies de prendre une participation dans la coopérative et nous avons déjà des réponses positives. La coopérative rassemblera donc bien des citoyen.ne.s et quelques collectivités locales.

C’est pourquoi nous espérons un coup de pouce de votre part dans cette démarche ! Les parts de la société sont à 100 € et nous espérons vivement vous compter parmi les premiers souscripteurs.

Le montant total de l’investissement à atteindre est de l’ordre de 500 000 € qui se partagera entre l'apport des citoyens et un emprunt auprès des banques. Pour l'apport citoyen, il faudra rassembler 100 000€ de parts sociales, soit 1000 parts à 100€. Cet apport initial permettra à la coopérative d'être crédible vis à vis des banques et de leur emprunter les 400 000 euros restants.
Les collectivités locales prendront, nous l’espérons, quelques dizaines de parts chacune, 25 parts (2500 €), peut-être 50 (5000 €)...

Il reste donc à trouver quelques 900 parts citoyennes. S'il semble difficile de rassembler 900 personnes physiques à court terme, nous espérons que certain.e.s prendront 2, 10, 50 parts (*) !

Si vous vous interrogez sur :
--  la rémunération des parts sociales : nous visons à ce qu'elle puisse atteindre au moins le niveau du livret A, 0,75 %/an mais nous ne pouvons pas assurer que la coopérative fasse des bénéfices.
-- les conditions de remboursement des parts : elles sont liées à l’équilibre financier de la coopérative et sont précisées dans les statuts (article 19).

En espérant avoir de vos nouvelles très bientôt, la petite équipe qui travaille depuis des mois sur ce projet compte sur vous.
A bientôt et merci de votre contribution.

Électrons solaires 93.


Pour lire les statuts de la société coopérative d'intérêt collectif (SCIC-SAS) : http://www.electrons-solaires93.org/docs/statuts_SCIC-SAS_ES93_avril2018.pdf
Bulletin de souscription :
www.electrons-solaires93.org/docs/Engagement de souscription.pdf

Envoyer votre souscription à l’adresse suivante : chez Pierre Stoeber, 80bis rue de Romainville, 93260 Les Lilas, en libellant vos chèques à l’ordre de « Société Coopérative Électrons Solaires ».

(*) Une facilité est offerte : si vous ne pouvez pas engager tout de suite le montant total des parts que vous souhaitez prendre, vous pouvez verser tout de suite la moitié du montant total des partes souscrites et l’autre moitié sera appelée dans un deuxième temps, sur décision du Conseil coopératif, vraisemblablement dans le dernier trimestre 2018.
Exemple : Quand on prend une part de la coopérative de 100 €, on peut ne verser tout de suite que 50 €. Si on prend 2 parts, on peut ne verser que 100€ tout de suite...

 

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 09:08

815 millions de gens ont faim dans le monde, et 60 % d’entre eux vivent en zone de conflit. « A chaque fois que la faim augmente de 1 %, les migrations augmentent de 2 % », prévient David Beasley, directeur du Programme alimentaire mondial de l’ONU. D’après les propos recueillis par Rémy Ourdan le 11 juin 2018 pour Le Monde. Lire aussi Les Etats Généraux des Migrations parrainent la Marche Solidaire, Migrants : dix raisons de les accueillir dignement en Europe et d'ouvrir les frontières, 470 associations lancent les États généraux des migrations pour soutenir les lanceurs d'accueil, Le prochain génocide sera écologique et Dynamiques nouvelles des migrations internationales.

Lors d’une distribution de nourriture du Programme alimentaire mondial, à Thonyor (Soudan du Sud), en février 2017. Siegfried Modola/REUTERS

Lors d’une distribution de nourriture du Programme alimentaire mondial, à Thonyor (Soudan du Sud), en février 2017. Siegfried Modola/REUTERS

Ancien gouverneur de Caroline du Sud, membre du Parti républicain, David Beasley est directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), l’agence humanitaire des Nations unies, depuis 2017. Il a visité, depuis, une cinquantaine de pays et arrive d’Afrique de l’Ouest. Il s’est rendu à Paris, vendredi 8 juin, pour rencontrer des membres du ministère des affaires étrangères, des représentants de l’Agence française de développement et des députés.

Quel est aujourd’hui votre regard sur la question de la faim dans le monde ?

Le nombre de personnes qui ont faim a diminué durant des décennies : il est passé de 1 milliard il y a vingt-cinq ans à 777 millions en 2016, alors que la population mondiale augmente. C’est la bonne nouvelle. De même, l’état de pauvreté et de faim aiguës est passé de 90 % il y a deux cents ans à environ 10 % aujourd’hui.

Mais pour la première fois depuis fort longtemps, la faim et la malnutrition augmentent de nouveau : on est passé de 777 à 815 millions de personnes en un an. Et les cas de famines aiguës, dues aux conflits et aux migrations forcées, croissent aussi : de 80 à 124 millions de personnes en un an. Pourquoi ? Le changement climatique mis à part, la réponse principale est que les famines sont la responsabilité de l’homme, elles sont dues aux guerres provoquées par les humains.

Parmi les 815 millions de gens qui ont faim, 60 % vivent en zone de conflit, et si plus personne n’avait faim en Chine et en Inde, ce serait 90 %. D’ailleurs, 80 % des budgets du Programme alimentaire mondial sont alloués aux zones de guerre. Plus de 50 % de l’aide humanitaire globale en 2017 a été consacrée à quatre pays : Syrie, Irak, Yémen, Soudan du Sud. Ces pays en guerre captent tout l’argent au détriment de régions du monde qui ont aussi cruellement besoin d’aide humanitaire, comme les pays du Sahel.

Donc, pour atteindre l’objectif fixé par la communauté internationale Faim Zéro 2030 [les Nations unies annoncent vouloir d’ici cette date éliminer la faim et assurer la sécurité alimentaire dans le monde], il faudrait mettre fin aux guerres. Or si je pense que l’on pourrait en finir avec les famines et la malnutrition dues à la pauvreté et au sous-développement d’ici à 2030, je ne crois pas que nous mettrons un terme aux guerres. Je dis donc aux dirigeants de la planète que je rencontre : soit vous arrêtez les guerres, soit il faut nous donner davantage d’argent pour combattre les famines, mais aussi pour changer d’approche, pour soutenir le développement.

Au-delà des quatre conflits évoqués, quelle est la situation en Afrique actuellement ?

Le Sahel et ses alentours sont la région la plus touchée par la faim en dehors de ces quatre conflits. Ce que je crains aujourd’hui [après la perte de ses territoires en Syrie et en Irak], c’est que l’organisation Etat islamique [EI] utilise le Sahel pour infiltrer des vagues de migration. L’EI part de Syrie vers le Sahel, via des réseaux liés à Boko Haram ou à Al-Qaida. Ces groupes terroristes ont une approche stratégique de cette région. Ils utilisent la faim comme outil de recrutement, particulièrement dans les zones de conflit et celles touchées par les changements climatiques, et dans les pays pauvres. Leur rêve est de déclencher encore davantage de vagues de migration vers l’Europe afin de les infiltrer.

Les gens privés de nourriture sont vulnérables. A chaque fois que la faim augmente de 1 %, les migrations augmentent de 2 %. La réponse de la communauté internationale doit bien sûr être sécuritaire, mais elle doit aussi être dans le développement durable. On ne peut pas se contenter d’apporter de la nourriture. Quand on le peut, au lieu d’en distribuer, on arrive avec de l’argent et on tente de relancer la production de vivres. On rencontre les meuniers, puis les paysans, qui embauchent des travailleurs, et ainsi de suite. Puis c’est cette nourriture que l’on donne aux plus pauvres, à ceux qui ont faim. La fierté et l’espoir reviennent quand les gens racontent, avec le sourire, que leurs enfants n’ont plus besoin de migrer.

Les Européens doivent comprendre qu’il faut investir dans le développement, que les Syriens ou les Africains ne veulent pas quitter leurs maisons ! Les Européens doivent comprendre que ces migrants préféreraient ne pas venir en Europe et rester chez eux, dans leurs pays.

Est-ce le message que vous êtes venu délivrer à Paris ?

Je suis venu parler du Sahel aux dirigeants français. Quand on assure une meilleure sécurité alimentaire, le recrutement par les extrémistes diminue et les migrations aussi. De la France, j’attends de la coopération en Afrique davantage que de l’argent. La France a une expérience historique au Sahel et on a besoin d’elle pour la nutrition, l’éducation, le développement du secteur privé. La France doit envoyer des instituteurs et des professeurs dans le Sahel. C’est une zone francophone.

Vous avez ardemment soutenu la campagne de Donald Trump et vous êtes proche de son administration, qui n’est pas une grande supportrice de l’ONU et du multilatéralisme. Votre proximité avec le président américain vous aide-t-elle à obtenir soutien et crédits ?

Donald Trump est un businessman. Quand il voit les faits, il prend les bonnes décisions. Le président a annoncé lui-même une augmentation de l’aide alimentaire l’an dernier. Donc oui, j’utilise mes relations pour éviter que les Etats-Unis ne réduisent les crédits accordés au PAM. Et on travaille dur pour rendre l’ONU plus efficace. Je crois qu’il y a un nouvel état d’esprit au sein des Nations unies, pour davantage d’efficacité.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté en mai une résolution mettant en évidence le lien entre la faim et les conflits. Est-ce une prise de conscience ?

Les dirigeants du monde commencent à comprendre que sans sécurité alimentaire, les conséquences seront très graves. Cette résolution met le problème sur la table de manière permanente. Aucun problème ne sera résolu sans sécurité alimentaire.

La faim est actuellement la pire crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale. L’humanité doit se réveiller ! Des millions d’êtres humains meurent ! Quand un enfant souffre, c’est toute l’humanité qui souffre.

Et si on ne réagit pas, la Syrie n’aura été qu’un problème presque « mineur » par rapport à la catastrophe qui s’annonce en Afrique. Un cataclysme, une « tempête parfaite » [perfect storm] arrive et ses conséquences vont être encore plus terribles que les conséquences du conflit syrien. Les dirigeants du monde doivent s’entendre pour mettre fin à des guerres telles qu’en Syrie ou au Yémen et investir dans le développement en Afrique. Sinon, les extrémistes auront la formule parfaite pour déclencher de nouveaux conflits et de nouvelles migrations.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 13:25

Vous est-il arrivé de tousser, d’avoir les yeux qui piquent ou la gorge irritée lors d'épisodes de forte pollution ? Si oui, vous avez eu un aperçu des impacts qu’a la pollution de l'air sur notre santé. Aujourd'hui, dans certaines villes de France, des polluants atmosphériques très nocifs s'invitent jusque sur les terrains de sport et de foot. Respirer un air pur est un droit : nous devons pouvoir courir, jouer, et bouger librement dans nos grandes villes, sans avoir à nous inquiéter de l'impact de la pollution sur notre santé. En signant notre appel, demandez aux responsables des grandes villes de France d'agir contre la pollution de l'air ! Par Greenpeace le 11 juin 2018. Lire aussi Paris, encore loin des villes européennes modèles pour la pollution de l’air et la mobilité, La pollution de l’air tue 7 millions de personnes dans le monde chaque année et Médecins et associations unissent leurs voix pour rappeler l’urgence d’agir face à la pollution de l’air.

 
Pollution de l’air : le match du siècle

Football : quand la pollution s’incruste sur le terrain

Lorsqu’on joue au foot, l’adversaire, c’est aussi la pollution de l’air. Nous avons réalisé des mesures aux abords de terrains de sport dans les trois premières villes de France : Paris, Lyon et Marseille. Nous avons constaté des niveaux de concentration de dioxyde d’azote (un polluant très toxique) quasi systématiquement supérieurs à la norme européenne annuelle en vigueur (40 μg/m3).

Dans les lieux où nous faisons du sport, il faudrait au contraire que la pollution de l’air soit la plus basse possible : quand on pratique une activité physique, on risque d’inhaler 4 à 10 fois plus de polluants atmosphériques qu’au repos. C’est particulièrement problématique dans nos grandes villes, très exposées à la pollution atmosphérique.

Pollution de l’air : le match du siècle

Pour autant, pas question de renoncer au sport en ville ! Le sport est une source de plaisir pour beaucoup d’entre nous, et ses bienfaits pour notre santé sont incontestables. C’est contre les causes structurelles de la pollution de l’air qu’il faut lutter.

Agir sur le trafic routier est une priorité : en France, il est responsable de plus de 50% des émissions d’oxydes d’azote. L’omniprésence de la voiture ne tient plus la route. Pour faire face à cette urgence sanitaire, il faut revoir nos modèles de transports et trouver des solutions pour permettre au plus grand nombre de se déplacer sans polluer.

Contre la pollution de l’air, interpellons nos maires

Les impacts de la pollution de l’air sur notre santé sont de plus en plus connus et reconnus : l’Agence européenne pour l’environnement estimait en 2013 qu’en France, ce sont plus de 8000 morts prématurées par an qui sont attribuables à l’exposition au dioxyde d’azote et plus de 45 000 morts prématurées pour l’exposition aux particules fines. Il y a urgence ! Demandons aux élus de nos grandes villes de nous protéger de la pollution de l’air. 

Les responsables politiques des grandes villes et agglomérations, les maires en particulier, ont le pouvoir et le devoir de rendre nos villes plus respirables en les libérant progressivement, mais rapidement, des voitures individuelles, diesel d’abord, puis essence. Ils doivent promouvoir les alternatives : transports en commun et vélo en tête.

Ne nous laissons pas enfumer : mobilisons-nous pour pouvoir profiter de nos villes sans nous mettre en danger ! Ensemble, mettons la pollution de l’air hors-jeu.

Rejoignez le mouvement contre la pollution de l’air.

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 17:28

On vous a déjà parlé de la Marche Solidaire dans Les Etats Généraux des Migrations parrainent la Marche Solidaire. Voici l'occasion de pratiquer avec La Grande Parade Métèque qui nous propose ci-dessous... Et pour ceux qui ont du mal à marcher : la Marche Solidaire vous donne rendez-vous dimanche 17 juin, à Paris, à 16h place de la Bastille.

 

Marche Solidaire pour les migrants le 17 juin en Île-de-France

Pour ceux qui souhaitent faire l'étape de Villeneuve St Georges / Paris, nous vous donnons rdv gare de Lyon RER D, train de 8h39, arrivée 8h55 à Villeneuve Saint-Georges. Il y a 16 mn de trajet. C'est un jour de grève mais les trains ne seront annoncés que la veille et dans ce cas nous prendrons le suivant.
Pour le rdv du début de la marche à Villeneuve St Georges, il est généralement annoncé la veille également sur le facebook des marcheurs
ICI
N'oubliez pas de vous inscrire sur le site des marcheurs ICI, pour leur permettre de bien gérer leur organisation, et notre doodle ICI pour nous retrouver, (ok beaucoup de liens).

Salut et fraternité les métèques, à dimanche…

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 09:12

Interdits par le protocole de Montréal depuis 1987, le déclin des chlorofluorocarbures (CFC) qui attaquent la couche d’ozone a ralenti. Dans la revue Nature, une équipe de l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) révèle que la production de l’un d’entre eux, le CFC-11, aurait augmenté depuis 2012. Quelqu'un viole le traité, estiment les scientifiques. D’après l’AFP le 17 mai 2018. Lire aussi Climat : accord historique sur la fin des gaz HFC et Les émissions de gaz à effet de serre augmentent en France, en contradiction avec nos engagements climatiques.

Image fournie par la Nasa le 2 octobre 2011 d'ozone à environ 20 km d'altitude, près du sommet de la couche d'ozone dans la basse stratosphère NASA/JPL-Caltech/AFP/Archives

Image fournie par la Nasa le 2 octobre 2011 d'ozone à environ 20 km d'altitude, près du sommet de la couche d'ozone dans la basse stratosphère NASA/JPL-Caltech/AFP/Archives

Le déclin dans l'atmosphère d'un gaz attaquant la couche d'ozone s'est largement ralenti, laissant supposer de graves violations du traité international qui le bannit, selon une étude. Les mesures de ce produit appelé CFC-11, effectuées sur des sites isolés, dont l'Observatoire Maura Loa à Hawaï, montrent que la source de cette nouvelle pollution pourrait venir d'Asie de l'Est.

« Le taux de diminution dans l'atmosphère du CFC-11 a été constant de 2002 à 2012, et a ralenti d'environ 50% après 2012 », explique l'étude publiée récemment dans la revue Nature. « Les preuves suggèrent fortement des émissions de CFC-11 en hausse dans l'est de l'Asie après 2012 ».

Traité international signé

En 1987, un accord international, le Protocole de Montréal, avait été signé pour supprimer progressivement les gaz CFC (utilisés dans la réfrigération et les aérosols), responsables du fameux « trou » dans cette couche gazeuse protégeant la Terre de rayons qui provoquent cancers de la peau, dégâts oculaires et immunitaires. Au maximum de son déclin, à la fin du XXe siècle, la couche d'ozone avait diminué d'environ 5%. Aujourd'hui, le « trou » au-dessus du pôle sud montre des signes clairs de rétablissement.

« La couche d'ozone reste sur la bonne voie pour un rétablissement d'ici le milieu du siècle », a réagi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) dans un communiqué. « Mais l'augmentation continue d'émissions mondiales de CFC-11 va mettre ces progrès en danger », a-t-il ajouté, appelant à « identifier les causes de ces émissions et à prendre les actions nécessaires ».

Le ralentissement de la baisse du CFC-11 a également des implications pour la lutte contre le changement climatique, les CFC étant bien plus puissants que le CO2 ou le méthane comme gaz à effet de serre. Il y a 20 ans, les CFC, largement utilisés dans les années 1970 et 1980, et qui n'existent pas dans la nature, représentaient environ 10% du réchauffement climatique lié à l'homme.

Première augmentation constatée

« C'est la première fois que les émissions de l'un des trois CFC les plus présents et les plus durables ont augmenté pendant une période prolongée depuis que les contrôles de la production ont été mis en place dans les années 1980 », note l'étude. Selon les chercheurs, le ralentissement du déclin du CFC-11 pourrait empêcher l'ozone de retrouver ses niveaux normaux, ou moins rapidement qu'espéré.

Au début de l'année, une autre étude avait montré, de façon inattendue, que la couche d'ozone de la partie inférieure de la stratosphère déclinait au-dessus des régions les plus peuplées de la planète. Elle pointait du doigt deux possibles responsables de cette détérioration: le réchauffement climatique ou les VSLS (very-short-lived susbtances), gaz à très courte durée de vie utilisés comme solvants, décapants pour peinture ou dégraissants.

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 11:51

A Antibes, des chercheurs de l’INRA préparent la sortie des pesticides chimiques. La lutte biologique s’organise à l’aide d’insectes, bactéries, champignons et phéromones. D'après Alexis Riopel le 5 juin 2018 pour Le Monde. Lire aussi L’Agriculture au glyphosate reste en Travert de la gorge des consommateurs, La France est-elle prête pour une cure de désintoxication des pesticides ? et Fongicides SDHi : vers un nouveau scandale sanitaire ?.

Salle d’élevage de Mastrus ridens, un parasitoïde qui s’attaque aux larves du carpocapse, un insecte ravageur de la pomme. BERTRAND NICOLAS / INRA

Salle d’élevage de Mastrus ridens, un parasitoïde qui s’attaque aux larves du carpocapse, un insecte ravageur de la pomme. BERTRAND NICOLAS / INRA

Pas la moindre mouche ne sort d’ici sans invitation. Entre les deux portes d’Entomopolis, des pièges collants et une lampe à rayons ultraviolets interceptent tout insecte en liberté. La précaution est de mise dans ce pavillon de l’Institut Sophia Agrobiotech à Antibes (Provence-Alpes-Côte d’Azur), car on y trouve des insectes invasifs qui font des ravages en France et d’autres espèces exotiques qu’on songe à introduire dans les campagnes afin de combattre les premières. On y organise la lutte biologique.

« Actuellement, la protection des cultures repose largement sur des substances chimiques de synthèse. Les méthodes du biocontrôle permettent une défense beaucoup plus respectueuse de l’environnement et de la santé humaine », avance Thibaut Malausa, coordinateur scientifique du biocontrôle à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), auquel l’Institut Sophia Agrobiotech est rattaché. Le biocontrôle consiste à opposer des insectes, des bactéries, des virus ou des champignons aux organismes nuisibles, à disperser des molécules odorantes pour les éloigner, à épandre des substances naturelles pour les tuer ou à réaménager le paysage pour favoriser la présence de leurs ennemis naturels.

Tube contenant des trichogrammes (Trissolcus spp.). A l’Inra, les chercheurs étudient ces auxiliaires pour développer des techniques permettant leur utilisation dans une stratégie de biocontrôle. BERTRAND NICOLAS / INRA

Tube contenant des trichogrammes (Trissolcus spp.). A l’Inra, les chercheurs étudient ces auxiliaires pour développer des techniques permettant leur utilisation dans une stratégie de biocontrôle. BERTRAND NICOLAS / INRA

« La lutte biologique existe depuis la fin du XIXe siècle, mais elle s’est peu développée parce que les pesticides chimiques étaient très abordables. Aujourd’hui, on y revient », souligne Christian Lannou, le chef du département Santé des plantes et environnement à l’INRA. Les efforts du centre de recherche méditerranéen se concentrent surtout sur la protection face aux insectes nuisibles. Cela tombe à point, puisque les insecticides de la famille des néonicotinoïdes seront interdits en France le 1er septembre, et que les agriculteurs ont un besoin urgent d’alternatives à ces neurotoxiques décimant les abeilles. Or, dans un avis publié le 30 mai, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) relevait que les méthodes du biocontrôle apparaissent « les plus aptes à remplacer immédiatement, efficacement et durablement les néonicotinoïdes ».

Pour l’instant, le recours au biocontrôle se fait rare dans les cultures françaises. Malgré une croissance rapide (10 % à 15 % par an), cette approche ne représente que 5 % du marché des insecticides, et son emploi se concentre surtout en serre.

Guêpes minuscules, grand impact

Une quarantaine d’espèces d’insectes – bonnes et mauvaises – sont étudiées à Entomopolis, où l’ingénieur Nicolas Borowiec nous tend une petite fiole qui, au premier coup d’œil, semble vide. « Regardez bien : il y a là-dedans des centaines, peut-être des milliers d’insectes », indique-t-il. Malgré leur petite taille, les micro-guêpes de la famille des trichogrammes qui s’y trouvent sont de puissants ennemis des ravageurs. En leur qualité de « parasitoïdes oophages », elles déposent leurs larves à l’intérieur d’œufs pondus par d’autres insectes. Après quelques jours, les œufs parasités virent au noir et l’embryon hôte sert de nourriture aux jeunes trichogrammes. Avant même sa naissance, le ravageur est éliminé.

Les premiers services rendus par les trichogrammes en France remontent aux années 1980, quand les insectes ont été relâchés pour lutter contre la pyrale du maïs. C’étaient les chercheurs de l’INRA à Antibes qui, pendant dix ans, avaient mené les essais en amont de la commercialisation du traitement. Le trichogramme protège aujourd’hui 150 000 hectares de maïs en France chaque année. On doit le relâcher en grand nombre au moment de la ponte du ravageur – c’est ce qu’on appelle la lutte biologique par inondation.

Ces micro-guêpes sont des parasitoïdes oophages : leurs larves se développent à l’intérieur des oeufs d’autres insectes qui en meurent rapidement. BERTRAND NICOLAS / INRA

Ces micro-guêpes sont des parasitoïdes oophages : leurs larves se développent à l’intérieur des oeufs d’autres insectes qui en meurent rapidement. BERTRAND NICOLAS / INRA

Toutefois, quand les entomologistes libèrent une espèce en sachant qu’elle va s’implanter durablement sur le territoire, il s’agit de « lutte biologique par acclimatation ». C’est sur cette seconde option que les chercheurs misent afin de lutter contre le carpocapse de la pomme, l’agresseur qui motive 30 % à 40 % des traitements d’insecticides dans les vergers en France.

En 2015, Nicolas Borowiec et ses collègues se sont rendus en Nouvelle-Zélande pour récupérer 500 micro-guêpes Mastrus ridens. Ce parasitoïde indigène du Kazakhstan, ennemi naturel du carpocapse, avait été implanté avec succès dans l’archipel néo-zélandais et dans plusieurs autres pays du monde. Toutefois, avant de le relâcher en Europe, l’équipe devait s’assurer que l’insecte ne s’attaquerait pas à des espèces non ciblées. Après des années d’études à Entomopolis, les chercheurs sont maintenant prêts à relâcher les premiers Mastrus ridens dès qu’ils obtiendront le financement. « La probabilité de succès est très grande », selon Nicolas Borowiec.

Dans la salle de confinement voisine, une autre guêpe miniature occupe les chercheurs. Elle s’oppose à la drosophile suzukii, une mouche d’origine japonaise qui gâche de nombreux fruits, dont les cerises, les baies et les abricots. Les producteurs sont impuissants devant cet agresseur arrivé en Europe en 2008, surtout depuis l’interdiction en 2016 de l’insecticide le plus efficace pour la tuer (le diméthoate) pour des raisons de santé publique. Or, la micro-guêpe Ganaspis, un autre parasitoïde oophage, adore déposer ses larves dans les œufs de la drosophile suzukii. Si tout va bien, les premiers lâchers pourraient avoir lieu en 2019. Toutefois, rien n’est garanti : Ganaspis n’a encore jamais été introduite dans un nouvel environnement.

Combattre le champignon par le champignon

Evidemment, la lutte biologique à l’aide d’insectes exige des agriculteurs qu’ils adaptent leurs pratiques. Ils doivent guetter très attentivement l’arrivée des ravageurs et, dès les premiers signes, disposer des diffuseurs d’insectes biodégradables dans leur culture. A cause de ces complications, les industriels préfèrent offrir des produits de biocontrôle à base de bactéries, de champignons ou de toxines, qu’ils peuvent vendre en bouteille. D’ailleurs, c’est la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) qui compose actuellement 70 % des ventes de bioinsecticides au niveau mondial. Très prisée en agriculture biologique, Bt cible particulièrement les larves de papillons.

Les chercheurs de l’INRA travaillent donc à identifier de nouveaux micro-organismes pour combattre d’autres nuisibles. Dans une salle de l’Institut Sophia Agrobiotech, le chercheur Michel Ponchet montre ses dernières trouvailles, les champignons Y3 et Pseudozyma. Dans des boîtes de Petri, on voit les deux mycètes qui neutralisent complètement du mildiou, des pourritures grises et des pourritures blanches. Ces maladies fongiques s’attaquent à un très large spectre de plantes (notamment la vigne, la tomate, le colza). « Les champignons que nous avons trouvés devront maintenant être adaptés industriellement par une entreprise, explique Michel Ponchet. Elle devra décider si elle les vend sous forme de spores, si elle en extrait les toxines ou si elle reproduit les toxines synthétiquement. »

En effet, le développement commercial des produits n’est pas le lot de l’INRA. Après l’identification des méthodes les plus prometteuses, l’institut donne le relais au secteur privé, qui s’occupe de les intégrer à des produits vendables. « Ici, nous faisons les travaux fondamentaux qui seront appliqués dans dix ans », résume Christian Lannou. La nature cache une multitude de solutions de rechange aux pesticides chimiques de synthèse, mais il faut prendre le temps de les découvrir.

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 13:39

Un communiqué du Collectif des Associations Unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées sur le Projet de loi ELAN.

12 millions de personnes sont fragilisées par la crise du logement, 4 millions de personnes sont mal logées. Le gouvernement a lancé un « plan logement d’abord » national et propose aujourd’hui un projet de loi dit « Elan » affichant la volonté de garantir « davantage d’équilibre territorial et  de justice sociale en faveur des plus fragiles ».

Nous sommes 35 associations nationales de lutte contre le sans-abrisme et le mal logement, dont les actions permettent d’accompagner 3,8 millions de personnes en difficulté avec l’aide de 150 000 salariés et 200 000 bénévoles. Nous nous mobilisons chaque jour pour tenter d’améliorer le sort des plus démunis dans notre pays. Fortes de notre expérience quotidienne de la réalité des conditions de logement et d’hébergement des plus pauvres, nos associations souhaitent réaffirmer les messages qu’elles défendent depuis la création du Collectif des associations unies en 2008. L’objectif de justice sociale invoqué par le projet de loi Elan appelle en effet des orientations qui font actuellement défaut, pour apporter des solutions réellement efficaces aux plus fragiles tout en respectant la logique du logement d’abord.

1/ Développer massivement l’offre de logements dignes réellement accessibles aux ménages les plus modestes

Le choc de l’offre annoncé par le président de la République était indispensable à la réalisation du plan logement d’abord, à condition de favoriser l’accès au logement des plus démunis. Pourtant, les associations constatent que les moyens ne sont pas mis en œuvre pour le provoquer.

Pour les associations, le projet de loi Elan devrait être une occasion de créer les leviers nécessaires pour accroitre fortement la production d’une offre locative très sociale accessible aux ménages les plus pauvres, mobilisant les parcs public et privé, en particulier sur les territoires les plus tendus. Pour réaliser cet objectif indispensable à une politique effective du logement d’abord, le Cau demande dans ce sens depuis plusieurs années une loi de programmation pluriannuelle, fixant aux pouvoirs publics des objectifs ambitieux de production de logements sociaux à bas niveau de quittance et de production de logements privés à vocation sociale. 

Or le projet de loi Elan transforme le modèle économique du secteur HLM, notamment par la vente accrue des logements sociaux et la restructuration des bailleurs en grands groupes, par une gamme étendue de nouveaux produits immobiliers, et par l’accélération de la production de logements intermédiaires.

Combiné à la baisse des piliers de la politique sociale du logement en France que sont les APL et les aides à la pierre, ce projet de loi constitue une nouvelle étape de désengagement de l’Etat sur le logement social. L’Etat doit rester en première ligne pour garantir la solidarité nationale, la solidarité entre tous sur le territoire, nécessaire au logement des personnes les plus en difficulté d’entre nous. Nos associations ne comprennent donc pas le choix de l’Etat de se désengager de ce secteur. Dans cette perspective, il est par ailleurs impossible d’accepter que les 40 000 logements HLM qui doivent être vendus chaque année pour compenser le retrait de l’Etat, soient comptabilisés pour dix ans dans la production attendue des territoires dans le cadre de la loi SRU. Cette loi a permis à notre pays de renforcer la production de logements sociaux disponibles pour davantage d’équilibre entre les territoires.

Concernant le secteur privé, le rôle de l’encadrement des loyers pour éviter la flambée des loyers en zone tendue est démontré, ce système a fait ses preuves. Dès lors, rien ne peut justifier qu’il fasse l’objet d’une nouvelle expérimentation. Nous demandons donc le retrait du dispositif expérimental d’encadrement des loyers proposé dans le projet de loi, et la mise en œuvre de la loi Alur.

De la même façon, le bail mobilité, loin de répondre aux besoins des locataires les plus fragiles, risque au contraire de les précariser là où le droit actuel leur permet déjà de changer de logement librement, avec un à trois mois de préavis. Nos associations demandent son retrait du projet de loi. Ce nouveau bail risque d’être utilisé pour louer à court terme à des ménages fragiles, renforçant les risques d’instabilité pour les ménages les plus précaires et les risques d’expulsions. La France compte déjà plus de 15 000 expulsions avec le concours de la force publique par an, des ruptures qui contribuent à alimenter le sans-abrisme et que le ministre de la Cohésion des Territoires s’est engagé à réduire par l’introduction d’un plan de prévention des expulsions. Le projet de loi Elan doit participer de cette démarche en répondant réellement aux besoins des locataires en difficulté.

De plus, l’offre de logement doit être accessible à tous financièrement, mais aussi accessible aux personnes en situation de handicap. Les associations rappellent qu’un recul de l’obligation d’accessibilité des logements neufs constituerait une régression inconcevable du point de vue des droits des personnes en situation de handicap dans notre pays, qui a pourtant ratifié en 2010 la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.

2/ Garantir l’accès et le maintien dans le logement pour mettre en œuvre le logement d’abord

Pour ne plus alimenter le sans-abrisme et l’exclusion par le logement, le projet de loi doit également assurer l’accès au logement des plus fragiles et le maintien dans le logement des personnes en cas d’accident de parcours. La mise en œuvre de la garantie universelle des loyers, prévue par la loi Alur, permettrait de sécuriser les bailleurs souhaitant louer à des ménages en difficulté. Elle faciliterait l’accès des plus précaires au logement. De plus, contre l’exclusion par le logement et les logements au rabais pour les plus pauvres, la lutte contre l’habitat indigne doit être renforcée, de manière à assurer aux habitants des procédures menant rapidement à des conditions de logement dignes (auto-réhabilitation accompagnée des propriétaires en difficulté, repérage et accompagnement des copropriétés en difficulté, procédures dissuasives et plus rapides de lutte contre les marchands de sommeil). La montée des expulsions, facteur de sans-abrisme, impose de renforcer la prévention par un travail interdisciplinaire coordonné, alliant à la fois professionnels du social, du médical et du juridique, l’accompagnement et le traitement efficaces des impayés de loyer ne pouvant se faire sans prendre en compte les situations de détresse mentale et psychologique.

3/ Garantir un accueil inconditionnel et digne quelle que soit la situation des personnes

Le Collectif des Associations Unies réaffirme également la nécessité de respecter le principe d’un accueil inconditionnel et digne de toutes les personnes en situation de détresse, sans distinction de statut administratif ou de ressources. Ce principe essentiel est d’ores et déjà mis en cause par la circulaire du 12 décembre 2017 et la baisse du budget de l’hébergement récemment annoncée, de 20 millions d’euros en 2018 et de 57 millions sur les quatre années à venir pour les CHRS. Ce coup de rabot va également concerner l’ensemble des centres d’hébergement franciliens subissant une baisse de 9 % des moyens dès 2018 (- 38 millions d’euros). Au vu de ces arbitrages budgétaires, le Collectif demande que soit adoptée une loi de programmation de la politique de l’hébergement et du « logement d’abord », fondée sur les besoins observés à l’échelle de chaque territoire.

Enfin, le Cau rappelle que le logement d’abord impose de favoriser les formes d’hébergement les plus proches possible du logement, dans le respect du droit à la vie privée et de l’unité de la famille. Le projet de loi Elan prévoit la transformation de bureaux en logements et en hébergements d’urgence sans garantir que les normes d’habitabilité de ces derniers seront les plus proches possibles de celles du logement. L’augmentation des places d’hébergement ne doit pas se faire sur le seul secteur de la mise à l’abri, au détriment du programme d’humanisation de l’hébergement et de l’accompagnement social global visant l’accès au logement des personnes. Les politiques publiques d’hébergement doivent porter un plus haut niveau d’exigence et s’ouvrir à tous les acteurs locaux de la lutte contre la pauvreté. 

Notre collectif espère donc que les propositions présentées ci-après, représentatives de notre positionnement commun, seront entendues, afin que l’objectif de justice sociale affiché par l’exposé des motifs de ce projet de loi se traduise réellement dans les articles de la loi Elan et dans les faits.

Signataires : Advocacy France ; Association des cités du secours catholique ; Association nationale des compagnons bâtisseurs ; Association Dalo ; ATD Quart monde ; Aurore ; Centre d’action sociale protestant (Casp) ; Collectif national droits de l’Homme Romeurope ; Collectif Les Morts de la rue ; Comité des sans logis ; Croix-Rouge française ; Emmaüs solidarité ; Emmaüs France ; Enfants de Don Quichotte ; Fédération d’aide à la santé mentale Croix Marine ; Fédération des associations et des acteurs pour la promotion et l’insertion par le logement (Fapil) ; Fédération de l’entraide protestante ; Fédération Française des équipes Saint-Vincent ; Fédération des acteurs de la solidarité ; Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les gens du voyage (Fnasat-Gens du voyage) ; Fondation Abbé Pierre ; Fondation de l’armée du Salut ; France Terre d’asile ; Habitat et humanisme ; Jeudi noir ; Les petits frères des Pauvres ; Ligue des droits de l’Homme ; Médecins du Monde ; Secours catholique ; SoliHa – Solidaires pour l’habitat ; Union nationale des amis et des familles de malades psychiques (Unafam) ; Union professionnelle du logement accompagné (Unafo) ; Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ) ; Union nationale pour l’habitat des jeunes (Unhaj) ; Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss)

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 09:18

Gobelets, assiettes, pailles… La Commission européenne s’attaque aux produits à usage unique, responsables de près de 70 % des déchets marins. D'après Patricia Joly pour Le Monde le 29 mai 2018. Lire aussi Les océans pollués par des particules invisibles de plastique et La pollution chimique gagne les abysses.

Bruxelles veut interdire le plastique jetable

Pour la Commission européenne, plastique ne rime plus avec fantastique, et ce changement de paradigme devrait modifier sensiblement les habitudes de consommation des citoyens de l’Union européenne. Lundi 28 mai, dans le cadre de sa politique de réduction des émissions de carbone et de lutte contre l’invasion des mers et des océans par les déchets plastique, l’exécutif européen a rendu publique une proposition de directive visant à réduire « drastiquement » l’utilisation des produits en plastique à usage unique.

Coton-Tige, couverts et assiettes, pailles et mélangeurs de cocktails, tiges de ballons de baudruche… Ces produits du quotidien, qui, additionnés aux équipements de pêche abandonnés, représentent plus de 70 % des déchets marins en Europe, seraient ainsi interdits sous leur forme actuelle, et leurs fabricants contraints de les produire à l’aide de matériaux plus durables. Les récipients pour boisson à usage unique, eux, ne seraient plus autorisés que si leur couvercle ou leur bouchon y est attaché.

Bruxelles veut interdire le plastique jetable

Alternatives durables

« Le plastique peut être fantastique, mais nous devons l’utiliser de manière plus responsable, a déclaré lundi Jyrki Katainen, un des vice-présidents de la Commission, dans un communiqué. Les propositions faites aujourd’hui aideront le commerce et les consommateurs à opter pour des alternatives durables. »

Dans cette série de mesures législatives figure également l’obligation pour les 28 Etats membres de réduire de façon « significative » la consommation de récipients alimentaires ou de boisson en plastique, dans un délai de six ans après la transposition de la directive, grâce à des objectifs nationaux de diminution de consommation, atteignables en utilisant des produits alternatifs ou en faisant payer les contenants actuels. D’ici à 2025, les pays membres devraient, par ailleurs, obligatoirement assurer la collecte de 90 % de leurs bouteilles en plastique à usage unique, grâce à un système de consigne par exemple.

Selon le principe du pollueur-payeur, les fabricants d’emballages de chips ou de bonbons, de gobelets, de filtres de cigarettes, de sacs plastique légers, devraient de leur côté contribuer à financer les coûts du traitement des déchets qu’ils génèrent. Et les fabricants de lingettes, de protections hygiéniques et de ballons de baudruche seraient tenus de détailler, sur les étiquettes de leurs produits, « le mode d’élimination des déchets, les effets néfastes du produit sur l’environnement et la présence de matières plastique ».

Bruxelles veut interdire le plastique jetable

Enfin, les Etats membres auraient l’obligation de sensibiliser le public à l’impact négatif des plastiques à usage unique et du matériel de pêche, ainsi qu’aux dispositifs de réemploi et de gestion des déchets de ces produits.

Réduction des déchets à la source

La Commission, dont l’objectif est de rendre l’industrie du plastique circulaire et tous les emballages plastique recyclables à l’horizon 2030, estime que l’adoption et la mise en œuvre de la directive permettraient de réaliser, d’ici à cette date, une économie de 223 milliards d’euros sur les dommages environnementaux et d’éviter l’émission de 3,4 millions de tonnes d’équivalent CO2.

Selon Laura Châtel, chargée de campagne pour l’ONG Zero Waste France, la proposition de directive représente une « avancée à saluer ». « C’est la première fois qu’on présente une réglementation avec pour objectif la réduction des déchets à la source, et qu’on n’aborde pas la question du plastique sous le seul angle du recyclage qui ne sera pas suffisant », souligne la militante, qui appelle Paris à afficher une position « ambitieuse » dans les négociations à venir. « L’interdiction des boîtes de polystyrène pour la vente à emporter est inscrite dans la feuille de route sur l’économie circulaire présentée le mois dernier par le ministère de la transition écologique et solidaire, rappelle-t-elle. C’est le moment de la mettre en œuvre. »

Se félicitant de l’initiative de la Commission, Rethink Plastic, une coalition d’ONG en faveur d’un avenir sans plastique, dont Zero Waste est membre, regrette néanmoins que la proposition de directive ne fixe aucun objectif spécifique chiffré pour la réduction des emballages alimentaires et gobelets dans les Etats membres, risquant ainsi de les inciter à se contenter de faibles améliorations.

Pour sa part, l’industrie européenne du plastique estime que la Commission a raisonné par « raccourcis ». Dans un communiqué, PlasticsEurope a affirmé, lundi, que les déchets marins résultent plus particulièrement du « manque d’application de la législation liée à la gestion des déchets au niveau national et régional » et préconisé la mise en place d’infrastructures appropriées et l’interdiction des décharges.

Dossier prioritaire

La proposition de directive doit maintenant être discutée et amendée par les deux législateurs de l’UE – le Parlement européen et le conseil des ministres des Etats membres – dans les mois qui viennent. La Commission, qui souhaite la faire adopter avant le terme de son mandat en mai 2019, a enjoint ces instances de la traiter en « dossier prioritaire ». Une fois adoptées, ces règles entreraient en vigueur au plus tôt en 2022.

« Les déchets plastique constituent indéniablement un dossier de premier ordre, a déclaré le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, lundi. Les Européens doivent s’y attaquer de concert, car les déchets plastique finissent dans l’air que nous respirons, dans notre sol, dans nos océans et dans nos aliments. »

Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent dans l’océan, décimant les espèces marines et les oiseaux, et affectant la chaîne alimentaire de l’homme, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Bruxelles veut interdire le plastique jetable

Après l’entrée en vigueur d’une législation restrictive sur les sacs en plastique en mai 2015, près de trois Européens sur quatre indiquent une chute de 50 % dans leur consommation, selon l’Eurobaromètre. « Je crois que le changement de comportement chez nos citoyens est l’un des principaux facteurs pour nous emmener vers l’économie circulaire », a déclaré M. Timmermans.

L’île grecque de Sikinos a pris une longueur d’avance sur l’UE. Le 1er juin, cette destination touristique connaîtra son premier été sans pailles en plastique. La Fondation Laskaridis, qui promeut entre autres la recherche maritime, fournira gratuitement et jusqu’à fin 2019 des pailles biodégradables de substitution à la vingtaine d’entreprises qu’abrite ce morceau de Cyclades de 300 âmes en mer Egée.

Au Royaume-Uni, les pailles, mélangeurs de cocktail et Coton-Tige en plastique seront également interdits à la fin de l’année, tandis que gobelets et assiettes en plastique seront bannis en France au 1er janvier 2020.

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