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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:10

Une décision européenne devrait intervenir cet été pour déterminer si le pesticide est « cancérogène probable » ou pas. Par Stéphane Foucart le 9 février 2017 pour Le Monde.

Une quarantaine d’ONG européennes lancent une initiative citoyenne contre le glyphosate

La saga mouvementée de la ré-homologation du glyphosate dans l’Union européenne (UE) devrait connaître son dénouement dans les prochains mois, après deux années et demie de vives controverses.

Mais la société civile maintient la pression sur Bruxelles. Une quarantaine d’organisations de défense de la santé ou de l’environnement (Greenpeace, Les Amis de la Terre, Health and Environment Alliance, etc.), issues de quatorze États membres, ont lancé, mercredi 8 février, une initiative citoyenne européenne (ICE), afin d’obtenir l’interdiction de l’herbicide – principe actif du Roundup de Monsanto – et une réorientation de la politique communautaire en matière d’agriculture et de produits phytosanitaires (insecticides, fongicides, herbicides).

Prévue par le traité de Lisbonne, l’ICE permet d’« inviter la Commission européenne », de manière formelle, à prendre des dispositions législatives. Pour être considérée comme valide, elle doit rassembler un million de signatures en moins d’un an.

Emblématique, le glyphosate est le pesticide de synthèse le plus utilisé en Europe et dans le monde, et le plus fréquemment retrouvé dans la nature. De toutes les substances utilisées en agriculture, il n’est toutefois ni le plus néfaste pour l’environnement ni le plus dangereux pour la santé humaine.

« Opacité »

Mais son classement par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme « cancérogène probable pour l’homme », en mars 2015, en a fait un abcès de fixation. D’autant plus que le processus de ré-homologation du produit était alors en cours au niveau européen, concluant, à l’inverse du CIRC, au caractère probablement non cancérogène de la substance et proposant donc sa remise en selle en Europe…

« Le glyphosate a nourri la controverse parce que sa sûreté a été évaluée par les instances européennes à partir d’études industrielles secrètes, explique Martin Pigeon, chercheur à l’ONG Corporate Europe Observatory, participant à l’initiative citoyenne. Cette opacité favorise l’industrie et empêche de contrôler scientifiquement les décisions européennes en matière de sûreté de l’alimentation. Les pesticides ne devraient être évalués que sur des éléments de preuve scientifiques publiés. »

Aux côtés de la demande d’interdiction du glyphosate sur le Vieux Continent, c’est l’une des trois principales requêtes portées par l’initiative.

Le troisième axe de l’ICE relève plutôt d’un rappel à la loi. « Nous demandons aussi à ce que des objectifs de réduction de l’usage des pesticides soient fixés au niveau européen, précise François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures, associée à l’ICE. Mais en théorie, cette disposition est déjà présente dans la directive de 2009 sur les pesticides. Il semble seulement que tout le monde ait oublié son existence… »

À la différence d’une majorité d’autres États membres, la France a choisi de s’y conformer, avec le plan Ecophyto, dont la première version prévoyait une division par deux de l’usage des pesticides entre 2008 et 2018. Mais l’échec est consommé – l’utilisation des « phytos » ayant augmenté depuis 2008 – et la deuxième version du plan prévoit cette fois-ci d’atteindre le même objectif, mais en 2025. Ce qui paraît en l’état tout aussi irréaliste.

La fixation d’objectifs obligatoires au niveau européen permettrait, ajoute M. Veillerette, « d’éviter des distorsions de concurrence entre les agriculteurs au sein même de l’UE ». Et, pour rendre de telles mesures acceptables, « tout cela doit aller de pair avec des mesures de soutien aux agriculteurs », précise M. Pigeon.

L’initiative aboutira-t-elle ? Le temps presse. Car la décision européenne devrait intervenir cet été, après la remise d’une dernière expertise, confiée à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Celle-ci doit arbitrer la controverse entre le CIRC, pour qui le glyphosate est « cancérogène probable », et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), pour qui il ne l’est pas… L’ECHA doit conclure avant l’été. « Pour avoir une chance de peser sur le processus de décision, il nous faudra réunir le maximum de signatures d’ici quatre à cinq mois », décrypte M. Veillerette.

Réévaluation aux États-Unis

Un paramètre inattendu pourrait aussi jouer un rôle dans la décision européenne. Le glyphosate est en effet, aussi, en cours de réévaluation aux États-Unis, où l’expertise de ce type de substance incombe à l’Environmental Protection Agency (EPA). En cours de reprise en main par l’administration Trump, l’EPA n’a pas donné d’échéance pour la remise de ses conclusions. Mais si elles étaient rendues avant celles de l’ECHA, elles pourraient influencer ces dernières.

Outre-Atlantique, les grandes manœuvres ont commencé avant l’élection de M. Trump. Les premières réunions du groupe d’experts assemblé par l’EPA ont déjà généré leur lot de polémiques. Dans une lettre du 12 octobre 2016 révélée par l’association US Right To Know (USRTK) et adressée à l’EPA, CropLife America (le syndicat américain représentant les intérêts de l’agrochimie) demande ainsi que l’un des experts choisis par l’agence, l’épidémiologiste Peter Infante, soit démis de ses fonctions. Le syndicat met en cause la neutralité d’un autre scientifique du panel, le biostatisticien Kenneth Portier…

Aux États-Unis, la bataille ne se joue pas uniquement au niveau fédéral. Poursuivie par Monsanto pour avoir décidé de rendre obligatoire l’étiquetage des produits à base de glyphosate comme cause possible de cancer, l’agence de sécurité sanitaire de Californie (Office of Environmental Health Hazard Assessment) a obtenu gain de cause, le 27 janvier, devant la justice de l’Etat. Ce qui ne changera pas l’opinion des firmes agrochimiques, pour lesquelles le glyphosate est actuellement le désherbant le plus sûr du marché.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 15:03

Rendez-vous à Strasbourg, dès le 14 février ! Une mobilisation organisée par le Collectif Stop TAFTA. Lire aussi 12 raisons de s’opposer au CETA, « Au cœur du CETA », épisode 3 : CETA et climat font-ils bon ménage ? et Nous pouvons stopper le CETA !.

 

Tou⋅te⋅s à Strasbourg pour stopper le vote du CETA !

Au moment du vote du CETA le 15 février, et indépendamment de son résultat, nous serons des milliers à affluer vers Strasbourg pour faire entendre nos revendications : « Pour la justice sociale et climatique, non au traité des multinationales ! »

Les mouvements européens se retrouveront dès le mardi 14 février au soir pour une grande soirée festive, à partir de 19 h 30 au Molodoï à Strasbourg (19 rue du Ban-de-la-Roche), en compagnie d’eurodéputé⋅e⋅s opposé⋅e⋅s au CETA et des mouvements venus de toute l’Europe. Le lendemain à 10 h 30 s’élancera une grande manifestation, pour aller faire entendre nos voix face au Parlement européen. L’après-midi à partir de 14 h se tiendra une assemblée des mouvements européens pour continuer à renforcer notre réseau et exiger un commerce au service des peuples et de la planète et non pour le profit d’une poignée de multinationales.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau fera le déplacement pour l’occasion et, avec les défenseurs européens du CETA, il tentera à nouveau de le faire passer pour un accord progressiste. Nous ne les laisserons pas avoir le dernier mot !

Des bus au départ de Paris sont organisés. Pour s’inscrire rendez-vous sur la page du collectif (tarif à prix libre).

 

Mobilisation du 21 janvier en France

Aidez-nous à convaincre les derniers euro-député⋅e⋅s hésitant⋅e⋅s !

Grâce à la mobilisation de ces dernières semaines des dizaines de députés européens ont basculé dans le camp du « non ». En France, les eurodéputés du Parti socialiste viennent d’annoncer qu’ils ne voteraient pas le CETA, rejoignant ainsi les parlementaires du Front de gauche et d’Europe Écologie Les Verts.

Nous devons désormais concentrer nos forces pour faire basculer les eurodéputés centristes en leur expliquant les conséquences désastreuses du CETA. Aidez-nous à convaincre Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada, Robert Rochefort, Dominique Riquet et Nathalie Griesbeck en les interpellant par téléphone, courriel ou via les réseaux sociaux (cliquez sur les liens ci-dessus pour obtenir toutes leurs coordonnées). En poursuivant notre mobilisation, nous pouvons faire en sorte que la France dise non au CETA le 15 février à Strasbourg !

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:53

Le Conseil d’État enjoint au ministère de la santé de prendre des mesures pour rendre disponibles les vaccins obligatoires contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Par François Béguin et Juliette Garnier le 9 février pour Le Monde.

Fabrication de vaccins hexavalents du laboratoire Sanofi, en 2016. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Fabrication de vaccins hexavalents du laboratoire Sanofi, en 2016. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

La liste des vaccins obligatoires pourrait évoluer plus rapidement que prévu. Un changement qui sera sans doute rendu nécessaire après la décision prise par le Conseil d’État, mercredi 8 février.

La plus haute juridiction administrative française a en effet enjoint au gouvernement de prendre des mesures pour rendre disponibles, d’ici à six mois, des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), les seuls obligatoires pour les enfants de moins de 18 mois mais qui sont aujourd’hui introuvables sans être associés avec d’autres valences. L’État serait toutefois dispensé d’une telle mise sur le marché si « la loi évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires ».

Le vaccin DTP avait été « suspendu » en 2008 en raison de « complications allergiques » et sa production n’avait ensuite jamais redémarré. L’arrêt de sa commercialisation a donc obligé les parents à recourir à des vaccins combinés, principalement hexa­valents, protégeant également contre la coqueluche, l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae de type b, un germe responsable des méningites.

Ce vaccin, vendu en France par le laboratoire français Sanofi et le britannique GSK, est recommandé depuis 2002 et est remboursé par l’Assurance-maladie depuis 2006.

Un objectif intenable

Lundi après-midi, la ministre de la santé, Marisol Touraine, a annoncé qu’elle avait saisi les services du ministère de la santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) « pour que l’État puisse mettre en œuvre la décision du Conseil d’État dans le délai imparti ».

En dépit des différents moyens évoqués par le juge administratif pour « garantir » la disponibilité du DTP (sanctions contre les laboratoires, recours à la licence d’office, ou importation via l’Agence nationale de la santé publique), l’objectif assigné apparaît intenable à plusieurs experts.

« Personne ne peut raisonnablement penser que l’État puisse de nouveau proposer en six mois ce vaccin qui n’existe plus et qui n’existe nulle part ailleurs », explique Daniel Floret, l’ancien président du Comité technique des vaccinations (CTV). « Il faudrait élaborer un nouveau vaccin, ce qui nécessiterait des essais cliniques, une autorisation de mise sur le marché, une nouvelle chaîne de production… », ajoute-t-il, estimant que ce vaccin n’était plus utilisé en 2008 que par seulement 2 % à 3 % des familles françaises.

Si les pouvoirs publics « envisageaient la production d’un nouveau vaccin DTP, il faudrait aux laboratoires une dizaine d’années pour le mettre au point », confirme une porte-parole de Sanofi. « La France est le seul pays à demander un vaccin pour immuniser contre les seuls DTP. Tous les pays européens font appel aux vaccins hexavalents ou pentavalents », ajoute-t-elle. Le groupe pharmaceutique qui rappelle être un « partenaire de la santé publique » dit attendre « les conditions de mise en œuvre de la décision du Conseil d’État ».

« Rendre tout obligatoire »

Face à cette impossibilité de remettre sur le marché le vaccin DTP, a fortiori dans un délai aussi court, le gouvernement pourrait donc décider de changer les règles en matière d’obligation vaccinale.

Le travail engagé lundi « s’inscrira dans la réflexion engagée sur la politique vaccinale qui pourrait faire évoluer le cadre législatif actuel », a annoncé Marisol Touraine. En d’autres termes, « c’est une forte incitation à rendre tout obligatoire », avait-elle estimé le 31 janvier, en marge des vœux à la presse, précisant toutefois que cette formule était une « demi-boutade ».

Le 2 décembre 2016, le comité d’orientation de la concertation citoyenne mis en place par Mme Touraine pour restaurer la confiance envers la vaccination, avait préconisé de rendre obligatoires les vaccins contre onze maladies.

« La tentation du gouvernement va être de rendre obligatoires les six vaccins contenus dans le vaccin hexavalent, ce qui serait désastreux pour la confiance de la population dans les institutions », prévient Augustin de Livois, le président de l’Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN), l’association de promotion des « médecines naturelles » à l’origine des 2 300 requêtes déposées devant le Conseil d’État.

L’association est connue pour avoir relayé la pétition controversée du Pr Henri Joyeux. Le texte, qui affichait plus d’un million de signatures de soutiens, dénonçait également la présence d’adjuvants comme l’aluminium ou le formaldéhyde dans les vaccins non trivalents. Un point sur lequel le Conseil d’État n’a pas suivi l’IPSN.

« Aucun élément sérieux n’est apporté sur l’existence d’un risque d’atteinte à l’intégrité de la personne et de mise en danger d’autrui » pour les vaccins non obligatoires a fait valoir la juridiction administrative. « C’est une question qui reviendra, ce sera le prochain combat », a estimé Me Jacqueline Bergel, l’avocate des requérants.

Que peut-il se passer désormais ? Si une obligation vaccinale peut-être suspendue par un simple décret ministériel, il faut en revanche un texte de loi pour introduire de nouvelles obligations. C’est donc à la majorité qui sortira des urnes lors des élections législatives de juin qu’il reviendra de trancher une telle question.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 12:15

Faire de la France le 1er pays Bio en Europe

Alors que l'alimentation biologique a démontré sa capacité à nourrir sainement les citoyens tout en développant un modèle économique viable, les décideurs politiques à la tête de l'État tardent à donner à la Bio une véritable politique à hauteur des solutions économiques qu'elle propose pour revitaliser une agriculture où le salaire moyen mensuel est de 320 euros, et où un paysan se suicide tous les deux jours... Aussi, pour la première fois de leur histoire, trois grandes organisations représentatives des acteurs de la Bio, rédigent un pacte et en appellent aux élu-es de tous bords, pour demander aux candidats à la présidentielle d'inscrire la Bio au cœur de leurs engagements. 586 Élu-e-s ont déjà signé le Pacte bio pour la Présidentielle 2017 http://www.pactebio2017.com/. Bonne lecture, et si vous êtes convaincu-e-s, merci de l'adresser à vos élu-e-s pour qu’ils-elles signent ce pacte, et merci de le partager sur les réseaux sociaux.

Pierre Stoeber

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Élu-e-s locaux de sensibilités politiques et de territoires très divers, nous faisons trois constats qui nécessitent d’être reliés :

  • la paupérisation grandissante de dizaines de milliers de productrices/teurs,
  • le souhait de millions de nos concitoyen-ne-s de s’alimenter avec des produits de qualité,
  • et enfin la réussite économique de la bio.

Les filières biologiques affichent aujourd’hui une croissance record de +20%/an en chiffres d’affaires, représentant un marché de près de sept milliards d’euros. Leurs principales préoccupations sont de construire des prix rémunérateurs et équitables pour nos agricultrices-teurs, offrir des débouchés stratégiques pour les PME agroalimentaires implantées dans nos territoires et créer des dizaines de milliers d’emplois non délocalisables. Selon les données de l’Agence BIO, plus de 75 % des produits bio consommés dans notre pays, y sont fabriqués.

Soucieux de réduire les dépenses publiques, nous observons également que l’agriculture bio, tout en préservant la biodiversité, nous permet de faire des économies dans le traitement de l’eau et des sols.

C’est pour toutes ces raisons que nous signons ce Pacte initié par la FNAB, le Synabio et Coop de France, afin d’inciter les candidat-e-s à l’élection présidentielle à créer un nouveau contrat de société entre productrices/teurs, entreprises de transformation et de distribution, et consommatrices/teurs au service de la création de valeur économique, environnementale et sociale dans nos territoires :

1 | Amener la France au rang de leader européen de la bio :

La France est en mesure de devenir, d’ici 2022, le 1er pays producteur et consommateur de produits bio en Europe (actuellement, elle est le 3ème pour les surfaces cultivées et le 2ème pour la consommation) et le leader de la transition agricole et alimentaire au XXIème siècle.

Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général

2 | Soutenir un secteur économique d’avenir :

Parce qu’elles ont déjà démontré leur réussite, l’agriculture et l’alimentation bio peuvent devenir un secteur économique stratégique pour la France et devraient donc être soutenues par les pouvoirs publics et les investisseurs privés, à l’instar du numérique ou des énergies renouvelables.

Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général

3 | Encourager le développement de la production bio :

Pour pouvoir répondre à la demande croissante et rendre la bio plus accessible à nos concitoyen.ne.s, 20% des surfaces agricoles en France devraient être cultivées en bio en 2022 (contre 6% actuellement). La France rejoindrait ainsi l’Autriche à la tête des pays Bio dans l’UE.

Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général

4 | Relocaliser l’emploi agricole et agroalimentaire :

La bio fournissant déjà plus de 100 000 emplois dans les fermes, le conseil, la transformation et la distribution spécialisée, elle pourra être créatrice de dizaines de milliers d’emplois non délocalisables dans les années à venir.

Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général

5 | Garantir des politiques agricoles et agroalimentaires favorables aux filières bio :

Il est nécessaire de prendre des mesures adaptées et suffisantes au sein de la PAC aujourd’hui (2017) et demain (2020) pour garantir l’indispensable accompagnement des productrices/teurs en conversion et la rémunération des pratiques des agricultrices/teurs bio actuels à raison de leurs impacts positifs sur l’environnement et la santé publique.

Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général

6 | Développer des outils de financement adaptés :

Les outils institutionnels de financement (notamment le Programme d’investissements d’avenir et le livret de développement durable) devraient être réévalués et orientés vers les besoins des filières bio, au cœur des schémas stratégiques régionaux, pour accompagner l’innovation et le développement des PME, des coopératives et des réseaux de distribution bio.

Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général

7 | Augmenter la consommation de bio dans la restauration collective :

L’introduction significative de produits bio dans la restauration collective publique et privée permettrait de développer des projets alimentaires territoriaux à forte valeur ajoutée locale.

Pacte pour une agriculture et une alimentation d’intérêt général

8 | Impliquer tous les acteurs des filières bio dans leur gouvernance :

Une grande concertation publique doit être organisée pour engager un débat national sur l’agriculture et l’alimentation durables. Elle devra être ouverte aux acteurs des filières et à la société civile (syndicats, association de consommateurs, associations de parents d’élèves, associations environnementales, etc.).

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:07

Pourquoi l’humanité met-elle à mort des animaux pour les manger ? Pourrait-elle s’en passer ? Comment et pourquoi ? La philosophe Florence Burgat réfléchit aux raisons de la violence faite aux animaux, guidée par le souci d’étendre leurs droits. Un bel entretien avec Florence Burgat, par Lorène Lavocat pour Reporterre le 2 février 2017.

Lire aussi L'avis des bêtes, Pour un secrétariat d'État à la condition animale, et    Le véganisme est-il un humanisme ?... et aussi De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

Florence Burgat : « L’institution de l’alimentation carnée reflète un désir très profond de l’humanité »

Florence Burgat est philosophe, directeur de recherche à l’Inra, détachée aux Archives Husserl de Paris (ENS-CNRS). Ses recherches portent sur les approches phénoménologiques de la vie animale ; la condition animale dans les sociétés industrielles : le droit animalier (épistémologie juridique) ; l’anthropologie de l’humanité carnivore, à laquelle elle consacre son nouveau livre, L’humanité carnivore (Seuil).

 

Reporterre - Comment en êtes-vous venue à vous intéresser à la cause animale ?

Florence Burgat - Ce sont des images d’abattage que j’ai vues par hasard dans un film portant sur tout autre chose. En quelques instants, la viande a pris à mes yeux un sens totalement différent et je me suis mise à associer à cette chair inerte la réalité de son processus d’engendrement. J’ai alors pris une décision réfléchie : si je ne voulais pas participer à ce que je venais de voir, il était impératif de cesser de manger les animaux. J’ai compris que la viande n’avait aucune autonomie, qu’elle était la chair équarrie d’un animal tué — de trois millions d’animaux tués chaque jour en France, dans ses abattoirs.

Par la suite, j’ai décidé de consacrer mon travail en philosophie à cette question. Ma première interrogation a été la suivante : comment expliquer qu’une société comme la nôtre, policée et tranquille, puisse comporter dans ses replis des lieux où l’on égorge des animaux pour les manger alors que les ressources alimentaires dont nous disposons nous en dispensent ? Comment expliquer que nous nous accommodons si bien de cette violence, que nous nous racontons qu’elle n’existe pas ? L’abattoir est une monstruosité au sens propre du terme, une anomalie, un vice, une difformité engendrée par l’humanité carnivore, un lieu où le mal se déploie et se répète en toute impunité.

Qu’entendez-vous par autonome ?

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les animaux sont abattus et vendus dans la rue. Personne ne peut se raconter que la viande sur les étals n’a rien à voir avec les animaux dont elle provient. À partir de 1850 (et de la loi Grammont portant sur les mauvais traitements envers les animaux), les premiers abattoirs sont construits, pour des raisons d’hygiène, mais aussi pour soustraire aux yeux du public la mise à mort des animaux. Pour le législateur, la banalisation de la violence envers les animaux émousse en l’homme la disposition — c’est d’ailleurs ce que dit Kant — la plus utile à la moralité : la pitié ou la compassion. Autrement dit, s’habituer à la vue du sang, à la cruauté envers les animaux, c’est s’habituer à l’ouvrier qui tapera sa femme, ou à d’autres types de violence.

En quelques décennies, l’abattage des animaux va donc être soustrait à la vue du public. Les consommateurs n’auront plus affaire aux bouchers qui vendaient les animaux qu’ils avaient tués, mais à des commerçants dont le rôle est cantonné à la vente. Bien d’autres éléments concourent au mécanisme psychologique de « l’oubli » de l’animal dans la viande. Mentionnons parmi eux les stratégies parfaitement maîtrisées du marketing et leurs slogans publicitaires, les images trompeuses qui illustrent les « produits animaux » ou encore les discours vantant les mérites nutritionnels, prétendument irremplaçables, de la viande.

Longtemps, j’ai cru que cette occultation du processus de mise à mort expliquait la facilité avec laquelle nous mangeons de la viande sans penser que nous mangeons en vérité des animaux. Mais à présent, cette analyse me semble relever d’une courte vue. Nous n’ignorons en fait rien de cette vérité, et les animaux entiers ou reconnaissables dans les étals des bouchers sont là pour nous rappeler qu’il s’agit bien de cadavres d’animaux qui peu de temps auparavant étaient en vie comme nous souhaitons tous le rester ! La mauvaise foi ne doit pas être évincée de l’analyse, et moins encore l’ambivalence qui est au fondement de la vie psychique. « Nous savons bien, mais quand même », pour reprendre une formule chère aux psychanalystes…

Frans Snyders. Étal de gibier, entre 1625 et 1635.

Frans Snyders. Étal de gibier, entre 1625 et 1635.

L’idée selon laquelle nul (ou presque) ne veut renoncer à l’alimentation carnée s’est confirmée au moment de la diffusion des images de L214. La médiatisation des vidéos faisant la lumière sur la mise à mort des animaux dans les abattoirs aurait dû, si nous étions vraiment dans « l’oubli » de cette généalogie, entraîner une réaction massive de rejet de cette viande, dont la vérité était révélée. Il n’en fut rien, même si le véganisme a le vent en poupe, comme on dit. En effet, de nouvelles stratégies surgissent, de nouveaux discours œuvrent à pérenniser la consommation de « viande », qu’il est pourtant désormais impossible de dissocier de la mise à mort des animaux.

Dans mon livre L’Humanité carnivore, je montre en quoi l’institution de l’alimentation carnée reflète un désir très profond de l’humanité, qui n’est bien sûr pas à entendre comme l’agrégat des individus, mais comme une entité qui prend conscience d’elle-même en se pensant contre l’animalité. La manducation [Ensemble des actions mécaniques qui constituent l’acte de manger, NDLR] des animaux ne répond plus depuis longtemps à une nécessité ; l’enjeu est métaphysique et identitaire dans cette violence très singulière qui ne consiste pas simplement à tuer, mais à manger, c’est-à-dire à absorber, digérer, excréter.

L’horreur que nous inspire le cannibalisme confirme la spécificité de la violence propre à la manducation qui suit une mise à mort. Les anthropologues ont en effet mis au jour un « cannibalisme de gourmandise », où des hommes mangent d’autres hommes « parce c’est bon ». Il peut être curieux de penser que le cannibalisme nous répugne plus que la torture, qui constitue une situation où l’autre continue à être tenu pour un sujet qui doit répondre à une question. La manducation, qui implique un processus de décomposition, ravale celui qui est ainsi traité à un rang qui ne peut être comparé à aucun autre. Quoi de plus absolu que la manducation pour affirmer une forme d’anéantissement d’autrui ?

Et quelles sont les pistes de réponse que vous avez pu trouver pour expliquer l’attachement de l’humanité à la manducation des animaux ?

Il n’y a pas une explication simple, d’une part, et l’on ne peut pas s’en tenir à l’Occident moderne et technicien, d’autre part, car c’est l’humanité tout entière qui est embarquée. C’est finalement à l’archéologie de la violence que la question de l’humanité confronte.

La violence de la manducation, quand elle s’institue, serait consubstantielle au moment où l’humanité prend conscience d’elle-même comme d’une entité séparée des animaux ; c’est du moins ainsi que, métaphysiquement, elle se pense. Elle aurait pu se penser autrement, et le transhumanisme qui se prépare constitue peut-être une définition entièrement neuve de l’humanité. Il est frappant de constater que même les sociétés dites « continuistes », qui, ne posant pas de coupure radicale entre l’humain et les non-humains, qui considèrent les animaux comme leurs lointains parents, les tuent et les mangent. Les rituels de « pardon » ne sont que des mascarades.

Frans Snyders. Nature morte avec fruits, gibier mort, légumes et singe, écureuil et chat vivants, avant 1657.

Frans Snyders. Nature morte avec fruits, gibier mort, légumes et singe, écureuil et chat vivants, avant 1657.

C’est dans le dernier chapitre de mon livre que je tente de montrer comment l’humanité pourrait changer de régime. Ce changement ne serait pas motivé par un sursaut moral ou éthique, mais pourrait être la réponse aux problèmes environnementaux et aux injustices causés par l’élevage. La végétalisation de l’alimentation pourrait s’imposer pour des questions de survie d’une humanité extraordinairement nombreuse. Si ce renversement advient, je pense que la cuisine végane, les viandes végétales, la viande in vitro [fabriquée à partir de cellules musculaires d’animaux] pourraient tout à fait continuer à occuper la place de la viande. Grâce à ces similicarnés, nous pourrions passer à un autre régime tout en pensant que nous mangeons toujours des animaux. Le marketing pourra en l’occurrence jouer un rôle déterminant, comme il joue actuellement un rôle déterminant dans l’édification de nos représentations de la viande que nous mangeons, en ménageant sciemment une distance avec les animaux dont elle provient. C’est lui qui forge de bout en bout nos représentations de la viande, de l’animal.

Faites-vous une distinction entre différents types d’élevages, de chasses ? N’y a-t-il pas notamment une différence à faire entre un élevage industriel et un élevage paysan ?


Les pratiques d’élevage incriminées dans le contexte de l’industrialisation — la séparation des animaux, la contention, les pratiques de mutilation — sont aussi anciennes que l’élevage. Par exemple chez les Romains, pour que les volailles grossissent sans bouger, on les mettait dans des poteries, puis dans des petites cages. Le processus est le même, seulement, il s’aggrave. L’élevage d’antan faisait en petit ce que l’élevage industriel fait en grand. La sélection génétique des animaux était réalisée par bricolage empirique, aujourd’hui elle utilise les outils de la génétique. Mais fondamentalement, l’élevage industriel n’a rien inventé. La différence tient dans des moyens scientifiques et techniques qui permettent à l’industrie de l’élevage d’enrôler dans son entreprise un nombre considérable d’animaux.

Antoine van Dyck et Frans Snyders. Chasse au sanglier, vers 1619.

Antoine van Dyck et Frans Snyders. Chasse au sanglier, vers 1619.

Pourrait-on imaginer créer un élevage qui respecte les animaux ?


Que signifie « respecter les animaux » ? Estimez-vous que faire naître dans le but d’engraisser rapidement un individu dans le but de le tuer pour le manger s’accommode avec le « respect ». Que respectez-vous dans un tel contexte, même si vous créez des conditions de vie convenables pour les animaux ? Le mot ne va pas. Je pense qu’il peut y avoir des règles du métier, une déontologie, un cahier des charges. Mais le respect, qui est un terme très fort, dont la connotation est d’abord morale, est incompatible avec le « meurtre avec préméditation » par lequel certains auteurs qualifient l’élevage pour la boucherie.

Bien sûr, il peut y avoir des conditions de vie différentes d’un type d’élevage à l’autre, mais aussi d’un éleveur à l’autre. Mais si l’on respecte les animaux, par principe, on fait autre chose qu’un métier qui vit de la mort, qui plus est en bas âge, des animaux.

Un collègue végétarien me rapportait une remarque qu’on lui avait faite : « Un animal qu’on aurait bien soigné, qui aurait eu une bonne vie, cela te gênerait-il de le manger ? » Sa réponse est d’après moi très intéressante : « En somme, tu me demandes si cela me gênerait de manger mon chat. »

Pourquoi fondamentalement ne faut-il pas de manger des animaux ?

Dans la mesure où nous ne sommes plus les charognards que nous avons été durant le paléolithique, manger les animaux revient à les tuer, et à les tuer en masse, puisque l’humanité est carnivore. On a envie de retourner la question à l’envoyeur : pourquoi la boucherie est-elle une bonne chose et pour qui ? Nous ne sommes pas dans des situations de survie ou de légitime défense qui, seules, justifient à mes yeux la mise à mort.

Dans deux précédents ouvrages de phénoménologie animale, j’ai montré que la vie animale est individuée, subjective. Contrairement à une vision contemporaine qui fait de l’animal un « simple vivant » et de l’homme un « existant », il faut convenir du fait que l’animal en face de moi est aussi un existant qui n’a qu’une vie à vivre, que son existence est singulière et que c’est la sienne. Aucune autre vie ne peut la remplacer. Voilà ce que l’éleveur de boucherie ne voit pas : il pense au mieux l’animal comme un élément d’un ensemble (le troupeau). La vie animale est elle aussi persévérance dans l’être.

Et que faites-vous des relations de prédation : il y a bien des animaux qui mangent d’autres animaux…

Certains animaux, les carnivores physiologiques, tuent d’autres animaux pour se nourrir, en effet. L’homme est un omnivore physiologique, qui peut donc adopter plusieurs régimes alimentaires. L’humanité n’a jamais été aussi libre qu’aujourd’hui pour choisir son régime. Et il n’est pas un prédateur comme un autre : il est armé de puissants artéfacts… Par ailleurs, il est curieux de voir que, s’agissant de l’alimentation carnée, l’interlocuteur qui la défend se plaît tout à coup à se présenter comme un « animal comme un autre », un vulgaire prédateur qui aurait lui aussi le droit naturel de tuer d’autres animaux. Alors que c’est évidemment en raison d’une position de surplomb, de supériorité sur le monde animal que nous avons institué un système dans lequel les animaux sont systématiquement les perdants, et l’homme le gagnant.

Frans Snyders. Lion tuant un sanglier.

Frans Snyders. Lion tuant un sanglier.

Qu’en est-il des végétaux ?

Les dissertations sur la vie végétale arrivent à un certain point de la conversation pour noyer le poisson, si l’on ose dire. Les plantes seraient elles aussi douées de sensibilité, etc. de sorte que les manger serait un geste aussi problématique que celui qui consiste à égorger un mammifère. L’argument manque de finesse et de discernement. La sensibilité ainsi entendue peut être une irritabilité, une réaction à une situation. Les plantes n’ont pas de soi, de vie personnelle, d’expérience en première personne.

Je mentionne ici quelques-uns des critères phénoménologiques qu’il faut prendre en compte. L’animal vit sa vie en première personne, c’est lui qui est sujet de ses expériences. Qu’est-ce qui atteste dans le comportement de la plante cette autonomie, cette liberté, cette spontanéité, cette épreuve de la vie et de la mort qui sont ce qui rassemble dans un même ensemble ontologique humains et animaux ?

Si nous devions établir des droits des végétaux, il faudrait fonder ces droits sur d’autres critères que ceux qui fondent les droits fondamentaux humains et ceux sur lesquels doivent de même être fondés ceux qu’il faut conférer aux animaux. Je veux parler du critère de la sensibilité : l’être sensible fait l’expérience de la douleur, précisons : de sa douleur.

On voit quand même des avancées, il y a des évolutions juridiques… par exemple, l’animal a été reconnu comme un être sensible.

Oui, vous avez raison. Des signes d’une évolution sont indéniables. La prise de conscience, comme on dit, précède toujours le changement dans les comportements et dans les pratiques. Le travail de déconstruction que nous faisons — les philosophes, les historiens, les juristes — joue un rôle déterminant dans la prise au sérieux d’un problème tourné en ridicule il y a encore très peu de temps. Dans les milieux universitaires, la question animale suscite beaucoup moins de la brutalité verbale et d’exclusion qu’il y a quinze ans. Quand j’ai commencé à travailler sur la « question animale », j’étais complètement isolée et mes amis à l’université jugeaient cette option de recherche suicidaire, du point de vue de la carrière. Je constate que plusieurs collègues ont modifié leur façon de penser et… leur façon de se nourrir. Une minorité, certes.

Frans Snyders. Le Concert des oiseaux, vers 1630

Frans Snyders. Le Concert des oiseaux, vers 1630

Que pouvons-nous faire, chacun d’entre nous, pour la défense de la cause animale ?

Bien des choses, selon ce qui nous touche le plus. Certains sont révoltés par la fourrure, d’autres par la corrida, d’autres encore par la chasse, d’autres par les abandons d’animaux dits de compagnie. Renoncer aux produits animaux constitue l’acte le plus important, et il est celui qui commande tous les autres. On n’a jamais vu un « végétarien éthique » être pour la fourrure, la corrida et les mauvais traitements envers les animaux ! C’est aussi l’acte le plus contraignant d’un point de vue moral en tout cas, le plus volontaire — tandis qu’être contre la chasse ou la corrida, voilà qui ne demande pas grand effort.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 14:07

L'agence sanitaire française prône une baisse importante de la consommation de viande et de charcuterie. Par Pascale Santi le 24 janvier 2017 pour Le Monde.

« Pas d’Usine on cuisine ! » : à la fin de cet article, nous ajoutons le dernier tract du collectif lilasien expression locale d’une mobilisation citoyenne qui ne faiblit pas depuis 5 ans !

Voir aussi Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre !

De nouvelles préconisations nutritionnelles...              Pas d'usine, on cuisine !

Comment y voir plus clair dans nos assiettes ? L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a présenté mardi 24 janvier les principaux résultats de l'actualisation des repères nutritionnels du Programme national nutrition santé (PNNS), qui vise à améliorer l'état de santé de la population en agissant sur l'alimentation. " Que l'alimentation soit ta première médecine ", disait Hippocrate.

Saisie par la Direction générale de la santé, l'agence a publié mardi ses avis et rapports relatifs aux repères nutritionnels pour la population adulte. Les recommandations pour les enfants, femmes enceintes, sujets âgés, interviendront dans un second temps.

C'est ce socle, basé sur les données scientifiques des dix dernières années, qui va servir de base à l'élaboration des nouvelles recommandations pour le grand public, par le Haut Conseil de la santé publique. Santé publique France devra ensuite élaborer des messages, déclinés sur le site Mangerbouger.fr. Les derniers datent de 2002. Ce sont par exemple : au moins cinq fruits et légumes par jour, limiter la consommation de sel.

Ces nouveaux repères visent à couvrir les besoins nutritionnels, en prévenant les risques de maladies chroniques liés à certains aliments, tout en limitant l'exposition aux contaminants chimiques présents dans l'alimentation (pesticides). Pour ce faire, l'Anses a utilisé une " méthode novatrice ", un outil mathématique qui permet d'intégrer un grand nombre de données simultanément. Près d'une centaine d'experts ont participé à ces travaux.

L'enjeu du PNNS est de taille. De nombreux travaux scientifiques ont mis en évidence le rôle des facteurs nutritionnels (incluant l'activité physique) dans le déterminisme des maladies chroniques, le diabète, l'obésité, le cancer, les maladies cardio-vasculaires…

Pas de plus de 70 g par jour

Ce n'est pas une surprise : il est recommandé de manger moins de viande et de " réduire considérablement " les charcuteries. L'Anses préconise pas plus de 70 grammes par jour pour la viande (hors volaille), soit 500 g/semaine, et 25 g/jour pour la charcuterie. Elle se fonde sur le rapport du Centre international de recherche sur le cancer, l'agence cancer de l'OMS, fin octobre 2015, qui s'appuyant sur 800 études a classé la viande transformée, essentiellement la charcuterie, dans la catégorie des agents " cancérogènes pour l'homme ", tandis que les viandes rouges (qui incluent le porc et le veau) sont considérées comme " probablement cancérogènes ".

Le risque de maladie chronique progresse de 10 % à 20 % pour chaque augmentation d'apport quotidien de 100 grammes de viande (hors volaille) et même de 50 % pour une augmentation de 50 g/jour de viandes transformées, dont la charcuterie. Des données proches de celles de l'Institut national du cancer. C'est une nouveauté par rapport aux anciens repères qui ne mentionnaient rien sur les quantités. Or, il y a beaucoup de gros consommateurs de charcuterie en France. Par ailleurs, concernant les poissons, l'agence conseille d'en manger deux fois par semaine dont un gras.

De l'eau et des fibres

Si l'on sait qu'une forte consommation de sucre a des effets néfastes sur la santé, " la maîtrise de la consommation des aliments vecteurs de sucres ajoutés, s'agissant en particulier des boissons, apparaît cruciale ", insiste l'agence. L'OMS alerte régulièrement sur la nécessité de réduire la consommation de sucres simples et cachés, dans le ketchup, les plats préparés… et les boissons. Rien de tel que l'eau, martèlent les nutritionnistes. Les faits sont là : " Chaque verre de boisson sucrée (soda, jus de fruits, nectar…) supplémentaire par jour est associé à une prise de poids de 200 grammes par an ", indique l'un des avis de l'Anses.

La consommation d'un verre par jour est associée à une augmentation du risque de diabète de type 2 et de maladie cardio-vasculaire de 20 % par rapport à une consommation nulle, ou exceptionnelle (environ une fois par mois). Auparavant classés dans la catégorie des fruits, les jus de fruits industriels entrent désormais dans les boissons sucrées. C'est maximum un verre par jour. " Ce peut être moins ", souligne Irène Margaritis, responsable de l'unité d'évaluation des risques nutritionnels à la direction d'évaluation des risques de l'Anses. La consommation de sucre en France est trop élevée : 33 % des hommes dépassent la limite recommandée de 100 grammes par jour, hors lactose.

La population française ne consomme pas suffisamment de fruits et surtout pas assez de légumes. On est loin des fameux " cinq fruits et légumes par jour ", un message pourtant connu du grand public. " Les effets positifs sur la santé sont prouvés : ils apportent fibres, vitamines et minéraux ", insiste le professeur Margaritis. En manger " diminue le risque de maladie cardio-vasculaire avec un niveau de preuve convaincant ". C'est crucial. L'Anses préconise de consommer une plus grande variété de légumes et – nouveauté – des légumineuses (lentilles ou pois chiches…) plusieurs fois par semaine. " Cela permet d'apporter des fibres, des protéines, et des vitamines et minéraux d'intérêt ", indique l'agence. Elles sont trop peu présentes dans l'assiette des Français (11 grammes en moyenne par habitant).

La consommation de fibres est nettement en deçà des recommandations, la moitié des 25 à 30 grammes nécessaires par jour. " C'est un véritable enjeu de santé publique ", souligne Cyrielle Denhartigh, responsable agriculture et alimentation du Réseau action climat. L'Anses encourage aussi de consommer les produits céréaliers les moins raffinés possible (farine, pain, riz, pâtes… semi-complets ou complets), en raison là encore de l'apport en fibres, connues pour réduire le risque de certaines maladies.

Huiles de colza et de noix

Quant aux matières grasses, pour couvrir les besoins en acides gras oméga 3 alpha-linolénique, il faut privilégier les huiles de colza et de noix, peu connues. En revanche, aucune préconisation claire n'émerge sur les produits laitiers. Le message actuel de trois produits par jour pourrait ne pas changer. Il est en effet difficile à étudier au regard de la diversité des aliments. Il est évidemment préférable de limiter les plus riches en sel. La plupart des Français consomment trop de sel, de 9 à 12 grammes par jour en moyenne, soit deux fois l'apport maximum recommandé, indique l'OMS.

Si sept associations (dont Réseau action climat, le WWF, Générations futures, France nature environnement) se sont félicitées mardi de l'incitation à réduire les protéines animales, elles regrettent le manque de lien avec une agriculture durable, notamment l'agriculture biologique.

L'Anses n'a pas étudié l'alcool, qui figurera néanmoins dans les prochains repères. Les précédentes recommandations devraient être revues à la baisse. " L'idéal est de diversifier son alimentation, qui minimise le risque alimentaire ", insiste l'Anses. Ces repères nutritionnels du PNNS ne peuvent être dissociés des recommandations qui prônent l'activité physique et moins de sédentarité. Des données de la littérature montrant les effets positifs sur la santé.

Ces messages de santé publique du PNNS seront-ils entendus par le grand public, soumis aux injonctions nombreuses ? À titre de comparaison, le budget communication du PNNS en 2002 ne représentait que 0,5 % des investissements publicitaires des entreprises agroalimentaires.

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Tract "Pas d'usine, on cuisine !" du Collectif citoyen lilasien

Tract "Pas d'usine, on cuisine !" du Collectif citoyen lilasien

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:44
PÉTITION - 48 heures pour sauver nos terres agricoles !

Nos terres rares sont… agricoles ! Il faut les protéger !!!

La terre agricole est au carrefour de multiples appétits. Chaque année, ce sont plus de 60 000 hectares qui, insidieusement, sont artificialisés en France. Parallèlement à cette bétonisation, des multinationales s’approprient des milliers d’hectares de terres agricoles en toute opacité !

Protégeons les terres agricoles de la spéculation :
SIGNEZ LA PETITION

En avril 2016, à la stupéfaction générale, 1700 hectares de terres agricoles situées dans le Berry étaient devenus, dans le plus grand secret, la propriété du fonds d’investissement chinois basé à Hong Kong.

La classe politique et les citoyens découvraient que le phénomène d’accaparement des terres ne concernait plus seulement les pays en développement mais également les terres agricoles très fertiles d’Europe.

Depuis quelques années, le phénomène de concentration des terres agricoles s’accélère, tandis que la part des personnes morales propriétaires de terres agricoles en France ne cesse d’augmenter : plus de 20% actuellement.

En réaction, plusieurs députés dont le député de Meurthe et Moselle Dominique Potier, ont déposé une proposition de loi relative à la lutte contre l’accaparement des terres agricoles. Cette proposition de loi sera examinée par les sénateurs en séance mardi 07 février prochain.

Il s’agit de la dernière occasion avant la fin du quinquennat de faire progresser la législation pour préserver les terres agricoles de la spéculation foncière et alimentaire mondiale. Notre souveraineté alimentaire est en jeu ! Il faut réagir avant qu'il ne soit trop tard !!!

STOP A L'ACCAPAREMENT DES TERRES AGRICOLES :
Interpellez les sénateurs et sénatrices

Qu’entend-on par accaparement des terres ?

Il s’agit de l’achat de terres agricoles à grande échelle dans un but commercial (que ce soit la production et l’exportation de biocarburants ou de denrées alimentaires) ou spéculatif par des entreprises. Nous assistons actuellement au niveau mondial comme en France à une accélération du phénomène de concentration des terres agricoles. Ainsi en Europe, 3 % des plus grandes exploitations agricoles contrôlent plus de la moitié des terres agricoles européennes. En 10 ans, 25 % des petites exploitations familiales de moins de 10 ha ont disparu.

Qui est à l’origine de l’accaparement des terres ?

Multinationales, fonds de pension, fonds d’investissement, milliardaires spéculateurs mais aussi des dirigeants de grandes exploitations agricoles françaises qui s’agrandissent … Il s’agit souvent de projets agro-industriels visant soit à exporter des denrées alimentaires vers des pays à forte demande comme la Chine ou à de la pure spéculation financière à court ou moyen terme.

Quelles sont les conséquences ?

Les risques sont grands de faire flamber les prix du foncier agricole, rendant encore plus difficile l’installation de jeunes agriculteurs et la transmission d’exploitation familiale. Sur ces exploitations géantes quelques rares salariés remplacent les exploitants agricoles. Cela peut aussi fragiliser l’autonomie alimentaire d’un pays avec des productions destinées uniquement à l’exportation plutôt qu’à la consommation locale.

SIGNEZ LA PÉTITION

Stéphen, Martin, Benjamin, Magali, Mathias, Stéfanie, Antoine, et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.  contact@agirpourlenvironnement.org

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:42

Le plus vaste recensement mondial de ces écosystèmes, fragiles et menacés par les activités humaines, vient d'être publié Par Audrey Garric le 3 février 2017 pour Le Monde.

Une agrégation d’oursins de l’espèce Cidaris cidaris, dans un canyon du golfe de Gascogne. Ifremer/Evhoe 2011 E

Une agrégation d’oursins de l’espèce Cidaris cidaris, dans un canyon du golfe de Gascogne. Ifremer/Evhoe 2011 E

Il faut imaginer d'immenses vallées, profondes et escarpées. A ceci près qu'elles ne s'étendent pas sur la terre ferme mais sous la mer. Ces mystérieux canyons sous-marins, qui abritent une importante biodiversité et jouent un rôle majeur dans les océans, s'avèrent fortement menacés par les activités humaines. Dans la revue Frontiers in Marine Science, dix-sept chercheurs ont publié, mardi 31  janvier, la plus vaste revue de littérature jamais consacrée à ces écosystèmes encore mal connus, mettant en évidence leur importance écologique et la nécessité de les protéger.

Dès les premiers temps de l'océanographie, les canyons sous-marins ont stimulé la curiosité des explorateurs. Pourtant, il a fallu attendre 2012 pour que naisse un groupe de recherche sur le sujet : le Réseau international pour l'étude et l'échange scientifique sur les canyons sous-marins (Incise), qui rassemble des biologistes, des géologues, des géochimistes, des cartographes ou encore des océanographes physiciens. A l'aide de relevés par satellite, de robots sous-marins et d'une batterie d'instruments – courantomètre, sondes – déposés au fond des mers, ces scientifiques parviennent peu à peu à traquer, cartographier et analyser ces reliefs à la topographie complexe.

" Les canyons entaillent le plateau continental, créant une jonction entre la côte et les abysses en haute mer, explique Lénaick Menot, chercheur au laboratoire pour l'environnement profond à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et coauteur de l'étude. Certains se trouvent au débouché d'une rivière, qui creuse ou a creusé le fond de l'océan, tandis que d'autres ont été créés par des phénomènes d'éboulement. "

Près de 10 000 canyons ont été recensés dans tous les océans, couvrant une surface de 4,4  millions de km2. Ils atteignent des profondeurs allant de 100 à 4 000 mètres, et peuvent s'étendre sur des centaines de kilomètres comme, sur terre, le Grand Canyon américain.

" Clés de voûte "

En France, 300 différents canyons incisent la façade atlantique dans le golfe de Gascogne – entre la Bretagne et le Pays basque espagnol. Des formations géologiques sont également répertoriées en mer Méditerranée, parfois sur plus de 50  kilomètres.

Leur point commun : ces reliefs abritent une biodiversité à la fois abondante et diversifiée. " En raison de leur topographie tourmentée, avec des flancs abrupts, et des courants importants, une partie des canyons présente des substrats durs, qui permettent à une faune particulière de se développer ", détaille M.  Menot. Les canyons hébergent ainsi de nombreux coraux (soixante espèces dans le seul golfe de Gascogne), des anémones, des oursins ou des concombres de mer.

Surtout, ces vallées, en transportant de la matière organique depuis la côte vers le fond des mers, mais aussi des profondeurs vers la surface, entretiennent toute la chaîne alimentaire : leurs nutriments alimentent les planctons, eux-mêmes mangés par les poissons pélagiques (sardines, anchois), dont se nourriront les prédateurs supérieurs (thons, espadons, dauphins ou baleines) ainsi que les oiseaux marins. C'est pourquoi les canyons sous-marins constituent un lieu de refuge, d'habitat, de reproduction et de nurserie pour de nombreuses espèces (coraux d'eau froide, poissons ou crustacés).

Si l'on ajoute le rôle qu'ils jouent dans la séquestration et le stockage du dioxyde de carbone, ces reliefs sont qualifiés par les scientifiques de " structures clés de voûte " des milieux marins. Les services qu'ils fournissent aux humains sont nombreux, au premier plan desquels la contribution au fonctionnement des pêcheries et la régulation du climat.

Mais ces zones, pourtant difficiles d'accès, sont de plus en plus exploitées et menacées par les activités humaines. " Les pressions sont nombreuses : en Australie, par exemple, les canyons servent d'exutoires aux rejets de résidus miniers ; en Afrique ou au Brésil, ils sont affectés par l'extraction de pétrole ou de gaz, tandis qu'en Europe, ils pâtissent de la pêche au chalut et de la pollution de macrodéchets ", décrit Lénaick Menot.

" Connectivité des espèces "

Les effets du changement climatique peuvent aussi modifier l'intensité des courants dans les canyons, avec un impact sur la faune sous-marine et sur l'apport en nutriments des fonds marins.

Les scientifiques appellent ainsi à la protection de ces écosystèmes, et non seulement des espèces qui les peuplent. " Seulement 10  % des canyons identifiés dans le monde sont situés dans des aires marines protégées, précise Florence Sanchez, co-auteure de l'étude et ingénieure à l'Ifremer, au laboratoire Environnement ressources d'Arcachon (Gironde, équipe d'Anglet). Un exemple de mesure de gestion qui fonctionne est l'interdiction des chaluts et des filets sur une partie du canyon de Capbreton depuis 1985. " En France, les chercheurs de l'Ifremer ont établi des recommandations de sites propices à  être classés zones Natura 2000, des espaces protégés au niveau européen.

" La poursuite des recherches est également nécessaire pour mieux connaître la distribution des habitats dans les canyons et la connectivité des espèces entre canyons, assure Lénaick Menot. C'est un élément important pour la construction d'un réseau interconnecté d'aires marines protégées. "

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 17:14

Une caméra a permis à la fin du mois de janvier de détecter un niveau de radiation extrêmement élevé d’environ 530 sieverts par heure dans le réacteur 2 de la centrale de Fukushima. Le 3 février 2017 par Le Monde avec AFP.

Un niveau de radiations record détecté à la centrale nucléaire de Fukushima

Grâce à une petite caméra envoyée à la fin janvier à l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur 2 de Fukushima, la compagnie Tepco, opérateur de la centrale nucléaire, a pu y observer des niveaux de radiations records ainsi qu’un trou, a-t-elle annoncé vendredi 3 février.

Le réacteur 2 est, à l’instar des 1 et 3, l’un des plus endommagés et responsables de dégagements massifs de substances radioactives dans la nature après la mise en péril du site par le tsunami gigantesque de mars 2011.

L’analyse des images filmées a permis de déduire qu’il règne dans une partie de l’enceinte de confinement « des radiations qui peuvent atteindre 530 sieverts par heure », a précisé Tepco. Un homme exposé à une telle radioactivité mourrait presque instantanément. Le précédent relevé, réalisé en 2012 à un autre endroit du réacteur 2, était, selon Tepco, de 73 sieverts.

Lire aussi :  L’accident de Fukushima a dispersé des « billes » de césium radioactif jusqu’à Tokyo

Le combustible toujours pas localisé

Même s’il existe une « une marge d’erreur (…) d’environ 30 % », le niveau des radiations « reste élevé », a confirmé un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), Tatsuhiro Yamagishi.

Ce niveau extrêmement élevé « s’il est exact, peut indiquer que le combustible n’est pas loin et qu’il n’est pas recouvert d’eau », a déclaré Hiroshi Miyano, professeur de l’université Hosei qui préside une commission d’étude pour le démantèlement de la centrale.

Jusqu’à présent, les examens n’ont pas permis de localiser précisément le combustible supposément fondu dans ces trois unités sur les six que compte la centrale.

Trou d’un mètre

Par ailleurs, un trou carré d’un mètre de côté a été constaté sur une plate-forme métallique située dans l’enceinte de confinement sous la cuve qui contient le cœur du réacteur. « Il peut avoir été causé par la chute du combustible qui aurait fondu et percé la cuve, mais ce n’est à ce stade qu’une hypothèse », a souligné M. Yamagishi, ajoutant :

« Nous estimons que les images recueillies cette fois constituent de précieuses informations, mais il nous faut encore investiguer, sachant qu’il est difficile de présupposer l’état réel à l’intérieur. »

Tepco avait déjà présenté en début de semaine d’autres images prises le même jour dans le réacteur 2 montrant pour la première fois la présence possible de combustible fondu.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:56

La victoire de Benoît Hamon à la primaire du PS bouscule la stratégie solo de Yannick Jadot et du parti écolo. Par Hugo Boursier le 2 février 2017 pour Politis à lire sur www.politis.fr.

Yannick Jadot

Yannick Jadot

Les écologistes veulent saisir l’opportunité politique d’un rassemblement, mais pas s’enfermer à nouveau dans le piège socialiste. Lundi, sur BFMTV, Yannick Jadot a déclaré : « Si Benoît Hamon est prêt à s’émanciper d’un PS qui n’a jamais fait sa conversion écologiste (…), moi, je militerai, y compris au sein de ma force politique, pour que nous nous lancions aussi dans cette grande aventure de l’écologie et du social. » ...

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