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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 19:15

2 points de vue sur le Rapport public thématique de 400 pages de la Cour des comptes publié en janvier 2012 : Les coûts de la filière électronucléaire.

 

Pour Greenpeace, le rapport de la Cour des comptes permet d'"entamer la discussion sur les coûts réels de l'énergie nucléaire". C'est l'éternel débat qui agite les anti et pro-nucléaire : combien coûte réellement la production d'électricité à partir de l'atome ? La Cour des comptes a tenté de répondre à cette question délicate, mardi 31 janvier, dans un rapport très attendu, intitulé Les Coûts de la filière électronucléaire. Pour Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire à Greenpeace, ce travail permet d'"entamer la discussion sur les coûts réels de l'énergie nucléaire" mais "s'avère incomplet" et devra être approfondi à partir "d'audits indépendants".

 

Que pensez-vous du rapport de la Cour des comptes ?

C'est un travail inédit dans la mesure où il s'agit de la première fois qu'on l'on met sur la table l'ensemble des coûts de la filière électronucléaire, depuis la construction et l'exploitation des centrales jusqu'au démantèlement et au traitement des déchets, en passant même par l'assurance en cas d'accident. Il n'y a donc plus de coût caché.

Malgré tout, le rapport ne va pas assez loin dans la mesure où les coûts sont fortement sous-évalués. La Cour des comptes n'a en effet eu accès qu'aux devis établis par EDF, qui a pour habitude de minimiser les coûts, et n'a pas fait ses propres calculs et mesures. Enfin, nous sommes inquiets sur la conclusion du rapport et l'absence d'orientation stratégique de la France en matière d'énergie.

 

Estimez-vous que le coût du démantèlement des centrales est correctement estimé ?

La Cour des comptes estime le coût du démantèlement des 58 réacteurs français à 18,4 milliards d'euros, soit une moyenne de 317 millions d'euros par réacteur, tout en précisant que les charges pourraient augmenter. Selon l'institution, un doublement du devis de démantèlement entraînerait "seulement" une hausse de 5 % des coûts de production de l'électricité.

Ces coûts sont clairement sous-estimés. En effet, le démantèlement de la centrale de Brennilis (Finistère), le seul en cours actuellement, est pour l'instant chiffré entre 450 et 500 millions d'euros et l'opération n'est pas encore achevée. On se situe donc déjà au-delà des chiffres fournis par EDF pour le démantèlement moyen d'un réacteur, alors que la puissance du site, de 70 MW, est largement inférieure à celle des autres centrales (entre 900 et 1 400 MW). Selon nos calculs, le démantèlement du parc français ne va au final pas doubler mais quadrupler. Ce qui équivaudrait en réalité à une augmentation de 20 % du prix du mégawattheure.

 

Au final, le rapport donne-t-il le vrai prix du nucléaire ?

Non, car il faudra attendre que l'Autorité de sûreté nucléaire achève, en juin, ses prescriptions en ce qui concerne les investissements nécessaires au sein du parc nucléaire. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on pourra connaître le vrai coût des installations nucléaires. Un audit indépendant et transparent sur les coûts qui présentent encore des incertitudes, notamment ceux liés au démantèlement, doit aussi être réalisé.

A défaut de donner le vrai prix du nucléaire, le rapport de la Cour des comptes met fin au mythe d'un nucléaire pas cher. Il reconnaît que le coût de cette énergie a toujours augmenté ces dernières années et qu'il va continuer à le faire. Que l'on choisisse de prolonger la durée de vie des centrales ou de les fermer, le coût du nucléaire va augmenter, et celui de l'électricité avec. Enfin, le rapport enterre l'EPR. En indiquant une fourchette de prix de 70 à 90 euros le MWh, soit aussi cher que l'éolien terrestre, il prouve que le réacteur nucléaire de troisième génération n'a plus aucun intérêt.

(Propos recueillis par Audrey Garric pour le Monde du 31 janvier 2012).

 

 

L’eurodéputé Europe Ecologie-les Verts Yannick Jadot réagit au rapport de la Cour des Comptes sur le coût du nucléaire et estime que la sortie de l’atome est plus que jamais d’actualité.

Saluez-vous, à l’instar de François Fillon, un «exercice de transparence» ?

C’est effectivement un premier exercice de transparence. Mais il en appelle d’autres. Après quarante ans de nucléaire civil, on n’arrive toujours pas à évaluer le coût des déchets et du démantèlement. Sur le fond, c’est un rapport extrêmement important. Car après l’effondrement du mythe du nucléaire «zéro risque» avec Fukushima, l’effondrement du mythe de l’excellence technologique avec les problèmes rencontrés par l’EPR en Finlande et à Flamanville [Manche, ndlr], l’effondrement du mythe social au regard des 400 000 emplois créés par les énergies renouvelables en Allemagne, on a là, en 400 pages, l’effondrement du mythe du nucléaire pas cher.

 

La Cour évoque pourtant une «appréhension correcte des coûts, passés et actuels de la filière

Le rapport estime le coût du kWh entre 50 et 58 centimes si on intègre la recherche. C’est beaucoup plus cher que le prix facturé par EDF. Le prix de l’électricité en France est moins cher qu’en Europe, parce qu’il est fixé par l’Etat. Le rapport confirme que ce prix ne couvre pas les coûts réels du nucléaire. En outre, si, comme le souhaitent EDF et le gouvernement, on renouvelle le parc nucléaire avec des réacteurs du type EPR, les magistrats estiment que cela va presque doubler le prix de l’électricité en France. La cour estime en effet jusqu’à 90 centimes le prix du kWh produit par les EPR, un coût supérieur à l’électricité éolienne aujourd’hui et solaire d’ici cinq ans.

 

Le rapport relève aussi des «incertitudes sur les coûts futurs». Quelles sont-elles ?

Un rapport récent de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) exigeait des mesures qui entraînaient une forte augmentation des coûts de maintenance. Il ne prenait pourtant pas en compte toute une série de risques liés aux incendies, aux explosions ou aux actes de malveillance. Quelle que soit la technologie nucléaire retenue, on va, selon la cour, vers une augmentation importante des coûts de production dans les années qui viennent.

 

Les magistrats estiment néanmoins que prolonger la durée de vie des centrales actuelles serait la voie la moins coûteuse…

Aujourd’hui, la durée de vie légale d’une centrale est de trente ans. Ce que dit la cour, c’est que si on ne prolonge pas au-delà de quarante ans, il faudra construire onze EPR pour un coût très élevé. Prolonger est très risqué, car nous n’avons dans le monde aucune expérience d’un réacteur qui tournerait plus de quarante-cinq ans, voire soixante ans, comme les énergéticiens prétendent vouloir le faire. Ce que ne fait pas la Cour des comptes, c’est comparer les scénarios «poursuite et renouvellement du parc» et «sortie progressive du nucléaire».

 

Ce débat occupe déjà la présidentielle, puisque vous, écologistes, prétendez que sortir du nucléaire coûterait moins cher, quand le PS prône une diversification et la droite une poursuite…

La seule comparaison par des experts indépendants qui existe est celle de Global Chance, qui évalue à 410 milliards d’euros en investissement cumulés la sortie du nucléaire et à 470 milliards la poursuite. Comme la sortie mise à la fois sur le développement des renouvelables et les économies d’énergie, notamment par une meilleure isolation des bâtiments, cela réduirait in fine la facture d’électricité des ménages.

 

Ce rapport ne risque-t-il pas d’être instrumentalisé de part et d’autre ?

Ce que tentent de faire l’industrie et le gouvernement, c’est de fermer la parenthèse de remise en cause du nucléaire ouverte avec Fukushima. Dire que ce n’est pas si cher, que le risque est géré. L’enjeu pour nous, écologistes, est de poursuivre le débat avec les citoyens, qui découvrent peu à peu la vérité des prix, des risques et la vérité sociale et industrielle du nucléaire, et de les convaincre qu’il existe une alternative crédible. L’enjeu, c’est aussi de confronter nos partenaires socialistes avec ces nouvelles données : pendant combien de temps encore paierons-nous aussi cher un risque aussi grand ?

(Propos recueillis par Matthieu Ecoiffier, Libération du 1 février 2012)

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:48

Fin de la réflexion budgétaire pour la ville des Lilas, débat d’orientation budgétaire ce mercredi 8 février, et vote du budget fin mars, alors que chacun des candidats de gauche à l’élection présidentielle (plus que dix semaines à patienter!) parle de réforme fiscale juste et égalitaire. Dans cette période de crise, les dépenses doivent être maîtrisées et surtout ne pas être compensées par des impôts supplémentaires aussi bien localement qu’à l’agglomération Est Ensemble ou au département. L’utilisateur consommateur de service public se doit d’en connaître le réel prix pour la collectivité et d’acquitter son dû selon ses moyens et son utilisation. D’où la nécessaire répartition avec un véritable quotient familial à tranches rapprochées, donc progressif et juste. Cela permettra de ne pas faire peser majoritairement sur le contribuable l’ensemble des services et activités proposés mais non obligatoires. Des projets innovants et contemporains à faibles coûts peuvent être réalisés, tel que la mise en place des contresens cyclables sur le territoire de la commune ou de pédibus sur les trajets des écoles. En attendant il est certain qu’une nouvelle répartition des richesses du travail est nécessaire: l’écologie politique n’est pas qu’environnementale, elle est aussi sociale et équitable.

Les élus lilasiens Europe Ecologie Les Verts, 06 03 00 54 72

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:39

Pour ne pas oublier les victimes du séisme japonais du 11 mars 2011, et ses suites à Fukushima, l'association "Des Lilas pour le Japon" aura le grand plaisir de vous accueillir au Théâtre du Garde-Chasse pour la journée "Ciné Manga Japon" le samedi 4 février, avec divers stands autour du livre, manga et DVD, du jeu, de la calligraphie, ainsi qu'un buffet japonais traditionnel.

FILMS14h30 - One Piece - Strong World (vo) 19h - Zatoichi de Takeshi Kitano (vo)
MINI-SALON DU LIVRE MANGA (14h - 19h) Manga, DVD, Blu-ray, Affiches en vente.
BIBLIO-STAND sur le thème du Japon (14h - 18h)Découverte de livres autour du Japon : romans, recueils de poèmes, essais, livres pour enfants, livres d'histoire, livres d'art et d'artisanat... 
ANIMATION-JEU "Sumo de table" (14h - 19h)Le jeu de sumo est un combat à deux où chacun doit faire sortir son adversaire au-delà des limites du ring.
CALLIGRAPHIE (15h - 17h) Votre nom en japonais écrit par une calligraphe.
ARBRES A VOEUX Chacun pourra accrocher ses voeux pour le nouvel an 2012 dans un arbre à voeux installé dans le hall du Théâtre
BUFFET JAPONAIS TRADITIONNEL (14h - 23h)
Crêpe japonaise "
Okonomi-yaki
Soupe au légume-racine et viande "
Satsuma Jiru" Spécialité de la région de Satsuma
Sushi aux cinq légumes "
Gomoku Sushi" ...
En savoir plus sur le buffet japonais :http://lilas-pour-le-japon.jimdo.com/agenda/dégustation-bar-japonais/
La totalité des bénéfices de la journée sera reversé au bénéfice des victimes du séisme du 11 mars 2011.
A samedi !
Chieko Shindo et Richard Stehr
Association "Des Lilas pour le Japon"
20 rue Romain Rolland 93260 Les Lilas
Tél : 01 43 60 34 94 / 06 60 46 53 76
URL: http://lilas-pour-le-japon.jimdo.com/ Retrouvez nous sur Facebook

Pournepasoublierlesvictimesduséismejaponaisdu11mars2011,etsessuitesàFukushima,l'association"DesLilaspourleJapon"avulejourauxLilas.Atraverslesdifférentesmanifestationsculturellesproposées,l'associationespèreoffrirl'occasionauxartistesparticipantsetauxlieuxquilesaccueillentainsiqu'auxspectateursd'avoirunepenséepourleJapon,etplusparticulièrementenverslesenfants.LesbénéficesdesdifférentesmanifestationsserontremisàlaCroixrougejaponaise,à lassociationKnK(Enfantssansfrontières) etàdesorganisationshumanitaireslocalesjaponaisesactivesdirectementauprèsdessinistrés.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:20

LA MATERNITE DES LILAS VIVRA !

Après un an de mobilisation le personnel de la maternité des lilas peut enfin respirer, l’ARS IDF (Agence Régionale de Santé IDF) vient de mettre fin à la suspension du programme de reconstruction de l’institution sur la commune des lilas.

Ce vendredi 27 janvier 2012, dans un courrier adressé à monsieur Daniel Guiraud, Maire des Lilas, Monsieur Claude Evin,directeur général de l’Agence Régionale de Santé Ile de France, vient d’annoncer la sortie de crise : « une issue positive et pérenne pour l’avenir de la maternité des lilas »avec engagement à verser les subventions prévues au plan hôpital 2012 « la reconstruction de la maternité des Lilas sur le site Gütermann dans la commune des Lilas pourra donc être réalisée »

En janvier 2011, l’ARS Ile de France suspendait le projet de reconstruction de la Maternité des Lilas pourtant validé en 2009 dans le cadre du plan hôpital 2012 par Madame Roselyne Bachelot-Narquin alors ministre de la santé. Face à cette décision remettant en cause les engagements antérieurs, le personnel constitué en Collectif de défense a pris son destin en main. Il s’est battu pendant un an pour défendre la reconstruction de l’institution et donc sa pérennité.

C’est donc avec soulagement et fierté que nous saluons cette issue positive. Nous pouvons aujourd’hui affirmer que notre refus de la fatalité, notre obstination, notre audace pour dire non à une décision brutale, injuste et inadaptée, notre conviction que la Maternité des Lilas avait sa place dans l’offre de soins en périnatalité sur le 93 étaient à la hauteur des enjeux.

Sans le soutien sans faille de Daniel Guiraud, Maire des Lilas, du Collectif des usagers de la Maternité des Lilas, de personnalités politiques très engagées, des associations, de personnalités de la société civile, des médias, cette lutte n’aurait pas pris une ampleur qui a largement dépassé le cadre régional. Nous les en remercions.

Puisse notre lutte servir à tous ceux qui se battent pour un système de santé publique solidaire et égalitaire. Le Collectif Maternité des Lilas reste engagé et mobilisé dans le collectif Notre Santé En Danger (NSED) et la Coordination Nationale de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité (CNDHMP).

Restons mobilisés et vigilants ! La Maternité des Lilas vit et vivra !

Le Collectif Maternité des Lilas (communiqué de presse)

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 15:33

Quoi de neuf dans l'énergie ?

Augmentation de 30 % du prix de l'électricité : la fin de l'exception française   

Jusqu'à présent, la France faisait figure d'exception en Europe. La persistance d'un marché régulé de l'électricité réservé à l'opérateur historique, avec des prix fixés par le politique à un niveau très inférieur à la plupart des prix européens, entretenait l'illusion d'une électricité bon marché.
Cette particularité française a été dénoncée non seulement par des fournisseurs alternatifs, mais aussi par EDF qui réclame depuis plusieurs années une hausse substantielle de son offre régulée.
Avant-hier, c'est au tour de la Commission de Régulation de l'Énergie de convenir que les prix de l'électricité devraient subir une hausse de 30% d'ici à 2016.
Il y a fort à parier que cette hausse ne soit qu'un début. En particulier, l'évolution des coûts du nucléaire (investissements supplémentaires suite à Fukushima, surcoût de l'EPR...) risque de peser davantage. Coûts qu'Enercoop n'aura pas à supporter, grâce à un approvisionnement 100% renouvelable et au développement de ses propres moyens de production d'énergie renouvelable.

Actu Conso :

Pour alimenter votre réflexion et pour continuer à débattre sur la transition énergétique, les énergies renouvelables et la sortie nucléaire, voici nos conseils de nouveautés qui viendront enrichir votre bibliothèque :
Manifestenegawatt.jpg« Manifeste Négawatt, réussir la transition énergétique », Association Négawatt, Thierry Salomon, Marc Jedliczka, Yves Marignac, éditions Actes Sud.

« Sortir du nucléaire, c'est possible » Réseau sortir du nucléaire, éditions Nova.
« En finir avec le nucléaire, Pourquoi et comment », Benjamin Dessus, Bernard Laponche, éditions du Seui.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:17

Il est sorti ce week-end, nous le distribuons aux marchés.

écolo! n°3 rejoint ses petits frères dans la colonne de gauche de ce blog, un peu plus bas, rubrique écolo! journaux...

Ecolo 3 - Page1 (1)

Ecolo 3 - Page2 (1)

Ecolo 3 - Page3 (1)

Ecolo 3 - Page4 (1)

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 23:27

Hôtel de région IdF, 57 rue de Babylone, Paris 7e.
Alors que les industriels et les décideurs politiques se réunissent lors d'un colloque au sommet pour savoir "comment sortir de l'interdiction française" d'exploitation des hydrocarbures de schiste,
(Maison de la Chimie, Table ronde La France peut-elle se passer d'une ressource, les hydrocarbures de schiste ? de 11h45 à 12h30)
le collectif citoyen IDF "Non au gaz et pétrole de schiste" vous invite à un contre colloque d'information.
ContreColloque 17012012

Programme:
15h00 Les résistances citoyennes au Canada et en France (vidéos de témoignages)
16h00 «Non conventionnel», un film de Pierre Stoeber , suivi d’un débat, avec la participation du réalisateur
Non conventionnel affichel

16h30 accueil par Hélène Gassin, Pourquoi ce contre-colloque, Philippe Le Corneur.
16h40 Compte-rendu du colloque organisé par le Club Énergie et Développement à la Maison de la Chimie
GAZ ET PETROLE DE SCHISTE : ETAT DES LIEUX
16h50 L’avenir des énergies fossiles : Jacques Thibieroz, géologue, maître de conférences à l’Université Pierre et Marie Curie
17h10 Pollution chimique : André Picot, directeur de recherche au CNRS, président de l’ATC (Association Toxicologie-Chimie), expert auprès de l’UE
17h30 Pollutions et problèmes liés au traitement des boues de forage : Françoise Lienhard, blog « Œil Ouvert »
17h50 Impact sur le réchauffement climatique :intervenant à confirmer
18h00 Questions du public
POURQUOI MAINTENIR L’INTERDIT et ALTERNATIVES
18h30 Situation législative et juridique : Dominique Jourdain, collectif CARMEN
18h40 Luttes internationales et pouvoir des multinationales : Maxime Combes,
     économiste, membre d’ATTAC et de l’AITEC
19h00 Sobriété énergétique : Maryse Arditi, réseau énergie FNE (France Nature
           Environnement)
19h15 Débat avec le public, les élus locaux et les associations présentes
19h45 Conclusions : par les collectifs citoyens
Mail du collectif citoyen IDF : collectif-citoyen-idf-non-aux-gpds@lists.riseup.net

 

A bientôt j'espère !

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Published by Vert Lilas - dans Débats
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 14:23
RUE 89 - Grand entretien par Sophie Verney-Caillat,  Journaliste  - 08/01/2012 

 

http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/01/08/fukushima-fait-semblant-de-decouvrir-les-dangers-nucleaires-228121   

Fukushima : « On a fait semblant de découvrir les dangers nucléaires »

Bernard Laponche, spécialiste de l'énergie atomique, déplore l'hypocrisie et le déni de l'Etat autour des trop nombreux risques nucléaires.

Bernard Laponche

 

Bernard Laponche est l'un des rares ingénieurs français capable d'opposer des arguments pragmatiques aux promoteurs du nucléaire. Malgré ses 73 ans, ce consultant international spécialiste des questions de maîtrise de l'énergie, membre fondateur de l'association Global Chance et coauteur d'un récent essai « En finir avec le nucléaire, pourquoi et comment » (Seuil), a gardé intacte sa capacité d'indignation.

Il nous a reçu chez lui pour évoquer longuement le rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté, remis au Premier ministre cette semaine par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Cet ancien conseiller technique de Dominique Voynet, entré au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à sa sortie de Polytechnique, se sent de moins en moins seul à penser que l'industrie nucléaire est trop risquée et qu'au nom de la simple comparaison entre les risques qu'elle nous fait courir et les bénéfices qu'elle nous procure il vaudrait mieux s'en passer.

Rue89 : Est-ce qu'avec ce rapport de l'ASN, la question du nucléaire est en train de devenir moins « idéologique » ?

Bernard Laponche : On a souvent entendu dire que les antinucléaires étaient idéologiques. Moi j'ai toujours constaté que ce sont plutôt les pronucléaires qui le sont. J'appuie ma position sur des arguments expérimentaux, physiques.

En France, il y a une espèce de croyance, entretenue par EDF, le CEA, la recherche... que le nucléaire est sûr et hypermoderne. Les choses changent et beaucoup de gens se disent maintenant : « Si ça foire comme ça au Japon »...

Le roi est nu, par un excès d'arrogance

L'avenir du nucléaire se fera aussi sur un calcul : si sortir du nucléaire s'avère moins cher et moins risqué que d'y rester, cela basculera. Jusqu'ici nos arguments étaient considérés comme farfelus ou exagérés, maintenant ils sont vus comme valables, y compris au Parti socialiste, et même à l'UMP, certains nous écoutent.

Vous parlez d'un « bloc nucléaire », est-ce un lobby ?

Je suis contre le mot lobby car c'est beaucoup plus que cela. C'est l'Etat, la haute administration, avec le corps des Mines et même l'Ena, donc la plupart des politiques qui sont pronucléaires. Sans parler du pouvoir du CEA, qui est un Etat dans l'Etat car il est à la fois dans le civil et le militaire, Areva qui a de l'argent pour se payer des publicités dans les médias, EDF tentaculaire... C'est un bloc, difficile à fissurer, qui commence à se fissurer aujourd'hui.

Le nucléaire a été monté en épingle en France comme étant quelque chose de super important, et aujourd'hui, on s'aperçoit que le roi est nu, par un excès d'arrogance.

L'ASN et l'IRSN sont-ils indépendants à vos yeux ?

A l'intérieur de cet Etat pronucléaire, ils ont un rôle de contrôle, qui n'ira jamais jusqu'à une remise en cause du nucléaire. C'est comme l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à la fois chargée de contrôler le nucléaire, et aussi de le promouvoir, en somme de vérifier qu'on ne fait pas n'importe quoi avec.

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait un très bon boulot de recherche et d'expertise. Ce sont surtout des ingénieurs qui trouvent dans la complexité du nucléaire des sujets de recherche passionnants. J'ai fait partie de cette « race », je les comprends.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a tendance à se prendre pour Dieu le père en disant « Moi, je suis juge ». Ils ont le pouvoir de dire au gouvernement s'il faut arrêter les centrales, mais ne l'ont jamais fait.

Où sont les experts vraiment indépendants alors ?

En France, si vous êtes un universitaire et que vous êtes antinucléaire, votre carrière est foutue.

Il y a bien le Groupe de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN), créé dans les années 70 par des physiciens militants du Collège de France, et puis Wise Paris, avec Mycle Schneider et Yves Marignac, et l'association Global Chance, des labos indépendants comme la CRIIRAD et l »Acro, certains membres des CLI, mais cela fait peu de monde et peu de moyens. Le recours à l'expertise indépendante et à la contre-expertise devrait être systématique et rémunéré.

C'est comme dans le médicament, où l'on s'aperçoit que les experts sont liés aux labos et ne sont pas indépendants. Si vous êtes dans un labo et que vous n'avez l'aide d'EDF ni de personne, vous n'êtes pas reconnu comme expert.

Après Fukushima, « l'improbable est possible », ce qui nous oblige à augmenter le niveau de sûreté des centrales. Mais jusqu'où peut-on anticiper l'imprévu ?

Ces expressions « l'improbable est possible » ou bien « l'impossible peut se produire » paraissent brillantes mais sont en fait assez vaseuses. Cela me met en colère car les gens qui les utilisent font semblant de découvrir avec Fukushima que le nucléaire est dangereux.

Il y a déjà eu un « après Tchernobyl », un « après Three Mile Island »

Disons plutôt que Fukushima n'a pas été prévu pour recevoir une vague de 15 mètres de haut, ce qui nous amène à imaginer un séisme à Fessenheim....

Il n'y a pas que ça. A Three Mile Island, il n'y a eu ni tsunami ni tremblement de terre.... Ça veut dire qu'il peut y avoir des causes multiples à un accident grave, des causes internes ou externes, quelqu'un qui devient fou... Bref, quelle que soit la cause, on peut se retrouver dans l'impossibilité de refroidir le réacteur.

Là on nous dit qu'il y aura un « après-Fukushima ». Mais il y a déjà eu un « après Tchernobyl », un « après Three Mile Island ». A chaque fois, on va nous faire le coup ! Or ces accidents ont été décrits dans les années 70 par le bouquin de la CFDT (« Le dossier électronucléaire » paru au Seuil en 1975), par « Les jeux de l'atome et du hasard » (de Jean-Pierre Pharabod et Jean-Paul Schapira, paru en 1994), qui est une merveille d'explication et de pédagogie... Donc, ou bien ces gens-là sont incompétents, ce que je ne pense pas, ou bien ils racontent des histoires. On sait très bien et depuis longtemps que l'accident grave peut se produire.

Les gens de la sûreté n'ont pas à faire les surpris, ils savaient très bien les risques qu'il y avait. Ils pensaient que ça se produirait moins ou moins souvent, mais après ces trois accidents graves, on ne peut plus nous faire le coup.

Quel sera le prochain d'après vous ?

Je pense que ça peut-être une agression informatique, c'est ce qui me paraît le plus facile. C'est arrivé en Iran l'an dernier avec Stuxnet. Je pense plutôt au sabotage informatique qu'à une intrusion physique comme l'a fait Greenpeace.

Qu'est-ce qui manque dans ce rapport de l'ASN selon vous ?

Il n'y a presque rien sur les piscines de La Hague. Les piscines sont sous un toit de tôle : ni tsunami, ni avion, un simple bazooka suffit, et il y a une centaine de cœurs là dedans !

Séisme et inondation sont une partie des problèmes de sûreté possibles, concentrer son rapport là-dessus permet de ne pas parler des autres sujets. Dans le rapport de Global Chance intitulé « Le déclin de l'empire français », et réalisé avant Fukushima, on ne parlait pas de séisme ni d'inondation.

Le problème de Fessenheim, vulnérable aux séismes et inondations, est connu depuis bien longtemps, il est réveillé par Fukushima... On ne peut pas dire que Fukushima nous fait découvrir ces problèmes. C'est une malhonnêteté intellectuelle au minimum.

Vous trouvez ce rapport crédible ?

Je le trouve ambigü : le chapeau du rapport, ce qui apparaît comme « l'avis » de l'ASN c'est que la sécurité nucléaire est « satisfaisante », et qu'il n'y a pas lieu d'arrêter les centrales.

En plus, on voit bien les limites d'un exercice qui repose essentiellement sur les déclarations des exploitants et qui demande aux contrôleurs de faire leur propre critique. La sûreté nucléaire a besoin d'un examen critique extérieur beaucoup plus approfondi et indépendant du milieu nucléaire.

Que veut dire « satisfaisant » alors qu'il y a une foule de travaux à faire ? Quel sera le degré de satisfaction après ? C'est sans fin. C'est surprenant de dire « il y a plein de choses à faire mais tout va bien ». Que va en tirer Monsieur Fillon ? Il va dire « tout va bien mais on va être extrêmement vigilants sur les ordres que l'ASN va donner à EDF » ?

Mais qui va surveiller que si le travail n'est pas fait, EDF sera sanctionné ? Tout est écrit au futur, je cite : « L'ASN prendra des prescriptions patati patata.... “. De temps en temps, l'ASN demande des travaux supplémentaires, car il y a des incidents réguliers, et l'ASN demande à EDF de faire quelque chose. Je n'ai pas mémoire de sanctions ou d'arrêts, la plupart des rapports se concluent par : ‘EDF va veiller à ce que...’

L'ASN a un pouvoir assez arbitraire

Quand on a constaté en février 2011 que les diesels des centrales avaient des problèmes de coussinets et risquaient de ne pas démarrer, on a demandé à EDF de les changer. Quand les deux diesels posaient problème, à Tricastin, je pense que l'ASN aurait dû demander l'arrêt de ces réacteurs.

Autre exemple, les 34 premiers réacteurs, type Fessenheim, ont une seule enceinte de confinement, et puis les gens de la sûreté ont dit à un moment qu'il en fallait deux et les réacteurs suivants en ont deux. Qu'a-t-on fait pour les centrales qui n'en avaient qu'une ? Rien. S'il en faut deux, il en faut deux partout.

Le problème est que quand l'ASN dit que les choses sont satisfaisantes, il n'y a pas de critère, elle dit que les choses sont satisfaisantes, point. C'est un pouvoir assez arbitraire.

EDF va devoir faire des travaux qui vont coûter cher et prendre du temps, sait-on s'ils vont vraiment être réalisés ?

Vous aurez beau améliorer les centrales, la technologie date des années 50 à 70. Quand les politiques vont voir la somme que ça représente, que ça coûte beaucoup plus que les 10 milliards d'euros annoncés, ils vont peut-être se demander si ça vaut le coup, car c'est un puits sans fond. Peut-être vont-ils alors réfléchir à un scénario à l'allemande.

 

En finir avec le nucléaire (Seuil)

La réalité des choses va finir par peser, et quel que soit le résultat de l'élection en mai prochain. La prise de conscience du risque se double de celle des coûts. Si le nucléaire est beaucoup plus cher que prévu, ce qui est pratiquement sûr, alors les forces économiques obligeront à changer de cap. Et les industriels français regardent Siemens, qui a définitivement tourné la page du nucléaire, et n'est pas considéré comme un fou furieux.

Je pense que le Japon va abandonner le nucléaire, or c'est LA grande nation d'Asie, un modèle. Si deux grandes nations comme l'Allemagne et le Japon laissent tomber le nucléaire, les industriels français vont commencer à réfléchir autrement.

Et puis les Chinois, qui sont très pragmatiques, vont se demander si ça coûte cher, si c'est vraiment sûr... Il se peut que l'évolution mondiale fasse qu'on se dise que le nucléaire n'est pas si brillant qu'on pensait. Ca peut se jouer sur la réalité économique, les investisseurs vont peut-être vouloir investir dans d'autres formes d'énergie.

Oui mais nous ne sommes pas le Japon ni l'Allemagne : en France, 75% de l'électricité provient du nucléaire, alors parler de ‘sortie’, est-ce réaliste ?

On peut sortir en 20-25 ans, avoir zéro centrale en fonctionnement à cette échéance. Dans ce scénario, et pour le bon sens économique, il faut une politique d'économie d'électricité. En France, on gaspille beaucoup avec le chauffage électrique, qui ruine les gens et ne les chauffe pas beaucoup. En France on parle du nucléaire comme si c'était toute l'énergie, mais en réalité, la contribution du nucléaire à l'énergie finale c'est seulement 17%.

Quand on se heurte à EDF en France, on perd

Il faut surtout faire des économies d'énergie en général et d'électricité en particulier, on la gaspille car on en a beaucoup. La question énergétique ne se limite pas au nucléaire, loin de là. Il faut économiser du pétrole, en faisant des transports collectifs électriques.

La part des transports dans la consommation d'électricité n'est que 3%. C'est génial et personne ne le sait. On peut multiplier par trois tous les transports électriques collectifs, et c'est ce qu'il faut faire. L'électricité c'est très bien pour faire des métros, des trams, des trolley bus.... Ça nous rend moins dépendants au pétrole. Sur la voiture électrique, je suis plus réservé car la technologie n'est pas au point.

Les deux tiers de la consommation d'électricité en France est dans les bâtiments. Consommation du chauffage électrique, encore une spécialité française, mais surtout des usages spécifiques, électroménager, audiovisuel, informatique, dont nous consommons beaucoup plus que les Allemands.

La direction générale de l'Energie a toujours été contre le chauffage électrique mais elle s'est heurtée à EDF et quand on se heurte à EDF en France, on perd, même si on est le corps des Mines.

Comment faire pour que les gens mettent leur ordinateur en veille ?

On pourrait interdire les appareils qui ne sont pas efficaces, faire une vraie politique de bonus-malus sur l'électroménager performant. Ou encore interdire les panneaux publicitaires lumineux dans le métro, qui consomment l'équivalent de deux ménages.

Sortir du nucléaire risque de mettre en péril des centaines de milliers d'emplois ...

Si la sortie se fait sur vingt-cinq ans, ça laisse le temps à EDF de se convertir. Et puis, fermer les centrales ne veut pas dire la fin du nucléaire, car il y a la gestion des déchets qui sera un bazar sans fin, et aussi le démantèlement de toutes les installations nucléaires qui demandera des emplois très qualifiés.

On a fait du fric avec l'électricité, sans penser à la suite

L'enfouissement est moralement inacceptable : faire des trous dans la croûte terrestre, je ne pense pas que ça marche. Il va falloir les stocker à sec, en subsurface hyperprotégée, c'est un boulot énorme.

Le démantèlement des centrales, c'est pareil, il faut mettre au point des techniques.

On a fait du fric avec l'électricité, sans penser à la suite. Dans les années 60, les déchets nucléaires étaient considérés comme un problème d'ordure. Ce qui intéressait les ingénieurs c'était de construire, pas de prévoir le démantèlement. On a repoussé, jusqu'à maintenant. Si on arrête Fessenheim aujourdh'hui, il faudra commencer à démanteler dans dix ans. Chinon, Saint-Laurent et Bugey, les premières centrales à graphite-gaz peuvent l'être dès maintenant.

Et puis rappelons que l'Allemagne a créé 300 000 emplois dans les renouvelables.

Il existe un énorme potentiel d'emplois dans les économies d'énergie. La Société d'économie mixte (SEM) Energies Posit'if qui vient d'être créée en Île-de-France va appliquer un système vraiment sioux : elle finance et fait réaliser les travaux de réhabilitation énergétique des bâtiments et se rembourse sur les économies d'énergie réalisées. C'est la réponse à grande échelle vers la transition énergétique et c'est pourvoyeur d'emplois.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 17:15

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Nouveau Théâtre de Montreuil : NE RATEZ PAS notre premier spectacle de l’année 2012

Une pièce brûlante et plus actuelle que jamais où s’opposent désir de vérité et intérêts économiques.

 

ENNEMI PUBLIC

D’après « Un Ennemi du peuple » d’Henril Ibsen

traduction et adaptation Frédéric Révérend

 

Le problème : dans une ville d’eau nordique, l’essor d’une station thermale très lucrative est menacé par la découverte de Stockmann, médecin en chef de la station, et frère du maire de la ville. L’eau destinée aux curistes est puisée dans un infect cloaque. L’assainissement nécessaire oblige à la fermeture de l’établissement et induit des coûts importants. D’abord soutenu par la presse locale et les progressistes de la cité, Stockmann se retrouve rapidement seul dans son combat acharné pour la vérité.

«Humilié, trahi, il se laisse alors envahir par des idées extrémistes, dont certaines aujourd’hui devenues insoutenables, et que nous avons évacuées… Mais Ibsen est visionnaire. Le conflit entre la santé publique et l’intérêt économique, qui prend le pas sur toute autre considération, est d’une actualité brûlante – en dehors même de la question nucléaire. D’autre part, et c’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles la pièce est rarement jouée, elle met en doute les principes de la démocratie en critiquant la loi de la majorité qui ici mène au désastre. Ibsen va très loin dans ce domaine, parfois trop... mais il nous invite à nous méfier des pensées toutes faites, des évidences admises une fois pour toutes. Enfin ce qui nous touche, c’est la façon dont l’homme qui, au départ semble un héros, va se laisser piéger et devenir un tyran potentiel. À force de se battre contre l’hostilité générale, il se veut, il se voit, seul contre tous, à détenir la vérité. Thème qui nous mène à un théâtre sans quatrième mur, englobant dans sa lumière le public, le mettant en liaison directe avec les personnages et leur trouble.

Enfin la dimension comique est ici essentielle : Ibsen, après le relatif échec des Revenants en 1881, écrit une comédie féroce et dérangeante où il peint, sous l’angle de la satire, une société qu’il connaît bien.

Tout repose pour nous sur le plaisir de jeu, un rythme très soutenu et un humour diabolique.»

 

AUTOUR DU SPECTACLE

Samedi 21 janvier 2012 à 17h

Rencontre / débat « Seul contre tous »

En présence de André Cicollela, chercheur en santé environnementale, spécialiste des risques sanitaires ; Jean-Claude Oliva, président de la Coordination Eau - île de France et Thierry Roisin metteur en scène

 

mardi et jeudi à 19h30, lundi, vendredi, samedi à 20h30, dimanche 29 janvier à 17h.

Relâche : dimanches 15 et 22 janvier, mercredis 18 et 25 janvier.

Nouveau Théâtre de Montreuil - salle Jean-Pierre Vernant

10, place Jean Jaurès

93100 Montreuil

01 48 70 48 90  

www.nouveau-theatre-montreuil.com

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:18

Des dispositifs environnementaux peu soucieux de la subsistance des populations

Compensation carbone, l’arbre qui cache la forêt

Situé sur un territoire à la biodiversité exceptionnelle, un village mexicain avait adopté un programme national censé préserver à la fois les richesses naturelles et les moyens d’existence de la communauté. Sept ans plus tard, il jette l’éponge. L’expérience met en lumière les contraintes aberrantes parfois imposées aux populations au nom de la lutte contre le changement climatique.

par Anne Vigna, Le Monde Diplomatique décembre 2011

« La voici. » M. Arcenio Osorio pointe du doigt l’immense montagne qui surplombe le village de Santiago Lachiguiri, dans l’Etat mexicain d’Oaxaca, isthme de Tehuantepec. « Elle donne à boire à toutes les villes de la région et pour nous, les Zapotèques, elle est sacrée. C’est elle que nous voulions protéger de manière officielle », ajoute le secrétaire de l’assemblée communautaire, une structure traditionnelle élue qui organise la population du village. Les huit mille habitants du comté ont toujours participé à la préservation de « leur » cerro de las flores (« montagne des fleurs »). La Commission nationale des aires naturelles protégées (Conanp) a d’ailleurs classé sa « biodiversité exceptionnelle », due à « l’excellente conservation des écosystèmes ».

Tout en bas, dans les vallons, pousse le café biologique. Sur les flancs des montagnes, bois et parcelles de maïs se succèdent. Après plusieurs heures de marche et d’escalade, on accède aux forêts de pins, au pied desquels foisonnent des centaines d’espèces de fleurs. L’altitude (2 200 mètres) et la roche en font une éponge naturelle qui capte la majeure partie de l’eau consommée dans la région. Aujourd’hui, cette montagne est un cas d’école pour les politiques de conservation.

En août 2003, le cerro est devenu la première réserve communautaire volontaire du Mexique. Il s’agit, selon la définition de la Conanp, d’un « mécanisme de conservation mis en place à la demande de la communauté, qui protège les richesses naturelles et propose des activités économiques alternatives et durables aux habitants. 207 887 hectares au Mexique sont aujourd’hui gérés ainsi ». Pourtant, sept ans plus tard, lors de la réunion de l’assemblée communautaire de janvier 2011, les habitants ont voté l’abandon du statut de « réserve ». « Le gouvernement nous a trompés, explique M. Osorio. Et même si nous sommes toujours les propriétaires légitimes du territoire, nous en avons perdu le contrôle. »

L’agacement est palpable, mais la phrase n’est pas prononcée à la légère : le (...)

(La suite en achetant le journal mensuel, malheureusement plus en vente aujourd'hui, ou sur le site http://www.monde-diplomatique.fr/2011/12/JACQUIN/47056  mais il faut s'abonner ! Ou ci-dessous en très petit ;-)

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