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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 10:46

La Société générale renonce à financer le projet de mégacentrale à charbon indonésienne Tanjung Jati B 2. Le Crédit agricole s'y accroche. Par Marie-Noëlle Bertrand pour l’Humanité le 5 janvier 2016 - une bonne nouvelle pour commencer l'année, que nous vous souhaitons plus écolo que 2016 !

CIREBON 2, SUR L'ÎLE DE JAVA, COMPTE AU NOMBRE DES CENTRALES À CHARBON DANS LESQUELLES LE CRÉDIT AGRICOLE ENTEND TOUJOURS INVESTIR. PHOTO ACHMAD IBRAHIM/AP

CIREBON 2, SUR L'ÎLE DE JAVA, COMPTE AU NOMBRE DES CENTRALES À CHARBON DANS LESQUELLES LE CRÉDIT AGRICOLE ENTEND TOUJOURS INVESTIR. PHOTO ACHMAD IBRAHIM/AP

On aurait pu faire démarrer l'histoire en 2014, avec la bataille remportée contre le projet Alpha Coal, gigantesque complexe charbonnier envisagé en Australie. Mais ce serait nous faire voyager trop loin dans le temps et à travers les mers. La nouvelle dont il est question présentement a été validée ce 1er janvier. Et si, comme l'autre, elle s'est gagnée en France et aura un impact mondial, elle touche cette fois l'Indonésie. Après plusieurs mois de flottement, la Société générale, un pilier de l'investissement bancaire français, a officiellement confirmé son retrait du projet Tanjung Jati B 2, mégacentrale à charbon installée sur l'île de Java dont on vise le doublement de la capacité de production. Impliquant une hausse des émissions de CO2 de l'usine, l'ambition est dénoncée par les défenseurs du climat. La Société générale aura mis le temps avant de renoncer à y placer ses billes. Pour tout dire, la pression militante qui aura consisté à lui rappeler les engagements qu'elle avait pris du temps où les projecteurs de la COP21 nimbaient de vert son enseigne rouge et noire ne semble pas étrangère à sa décision.

« Répondre à l'intérêt général et non à une opportunité médiatique »

Tout commence, en fait, en mai 2015, rappelle Lucie Pinson, chargée de campagne sur les finances privées aux Amis de la Terre. « En amont de la conférence sur le climat, nous avions lancé un appel aux banques françaises, pour qu'elles s'engagent à ne plus financer le charbon », énergie entre toutes la plus émettrice de gaz à effet de serre. Aucune ne le signera. Mais à la veille du rendez-vous international, elles concéderont un geste. « La Société générale et le Crédit agricole, notamment, s'engageront à ne plus financer de nouveaux projets de centrales dans les pays riches », reprend Lucie Pinson. Un petit pas ­ il couvre au mieux 6,5 % du marché mondial du charbon au regard des projets annoncés depuis 2010. « Mais il nous offrait un argument de masse », poursuit la chargée de campagne de l'ONG. Si les banques françaises cherchaient sincèrement à répondre à l'intérêt général et non à une opportunité médiatique, où était la cohérence à ne se retirer des projets de centrales que dans les pays du Nord ? Ceux du Sud affectent tout autant le climat... » Mieux encore : dans le feu de la COP21, les banques françaises s'engagent, face aux États, à mener des politiques compatibles avec l'engagement de limiter le réchauffement « bien en deçà de 2 °C ». Or, le développement de nouvelles infrastructures charbonnières ne l'est pas. Le parc des centrales déjà en activité excéderait, à lui seul, de 150 % le quota d'émissions admises pour respecter cet objectif.

Mais, en janvier 2016, patatras ! Les ONG découvrent que deux établissements sont prêts à investir dans le projet Tanjung Jati B 2. Profitant d'un désistement de BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole ont rejoint le groupe de ses financeurs. Pour défendre leur démarche, elles font valoir la haute technologie dont bénéficie la centrale, déclarée « propre », et les besoins énergétiques de l'Indonésie.

Java, pourtant, est déjà électrifiée à 80 %, rétorquent les ONG franco-indonésiennes, et si les besoins énergétiques y demeurent réels, les énergies renouvelables semblent à même d'y répondre. Mais la Chine a réduit sa consommation de charbon, et avec elle ses importations : l'Indonésie, premier exportateur mondial du minerai, a besoin de lui trouver un débouché. Une perspective économique qui ne passe pas inaperçue. En janvier 2016, toujours, le Crédit agricole engage, en sus, des études de financement pour une autre centrale javanaise, Cirebon 2, supportée par une entreprise japonaise, comptant elle-même au nombre de ses clients.

Les Amis de la Terre, épaulés de Greenpeace Indonésie et d'Oxfam, rencontreront les deux banques, squatteront leurs assemblées générales, publieront des rapports. Elles déploieront même une banderole de 20 mètres depuis le premier étage de la tour Eiffel. C'est à l'approche de la COP22, en décembre, qu'elles marqueront leur plus gros point. Elles ont, dans leurs tiroirs, une ultime expertise portant sur le respect des engagements pris un an plus tôt par les banques françaises. « Natexis s'était déjà officiellement dégagée de tout nouveau projet, BNP Paribas n'en soutenait pas... Société générale et Crédit agricole apparaissaient comme les mauvaises élèves. » Avant de dégainer l'étude, elles préviennent les deux banques. À la veille de sa publication, chacune sort un communiqué : elles s'engagent à ne plus financer aucun nouveau projet dont les contrats n'auront pas été finalisés au 1er janvier 2017. Or ceux de Tanjung Jati B 2 sont encore à l'étude.

La pression militante n'est pas étrangère à la décision finale de la Société générale.

À la date indiquée, la Société générale y a donc définitivement renoncé, comme elle avait renoncé, deux ans plus tôt, à être la banque-conseil du projet Alpha Coal, objet d'une forte opposition de la société civile. Le Crédit agricole n'a pas eu la même lecture. Prenant pour engagement non résiliable les études de financement préalables, la banque maintient, pour l'heure, ses engagements dans Tanjung Jati B 2 autant que dans Cirebon 2. La bataille des ONG n'est donc pas close, ni en France, ni en Indonésie. Ni ailleurs : 1 400 nouvelles centrales sont en projet de par le monde. Leur finalisation induirait un dépassement de 400 % du budget carbone toléré par l'objectif des 2 °C.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 13:48

Préserver l’intérêt général contre les entreprises… et contre l’État

Revivifiée dès les années 1980, la notion de « communs » ou de « biens communs » connaît une popularité croissante chez les militants de gauche. Qu’il s’agisse de la fourniture d’eau potable ou des logiciels libres, la gestion collective fait un sort au mythe selon lequel la privatisation serait garante d’efficacité. Mais ses partisans se défient aussi de l’État, auquel ils n’attribuent qu’un rôle circonscrit. Par Sébastien Broca pour Le Monde Diplomatique de décembre 2016.

Jean Dubuffet. – « Empressement », 1980 © ADAGP, Paris, 2016 / Photo : Christie’s / Bridgeman Images

Jean Dubuffet. – « Empressement », 1980 © ADAGP, Paris, 2016 / Photo : Christie’s / Bridgeman Images

Le 11 janvier 2016, le secrétaire national du Parti communiste français Pierre Laurent présentait ses vœux pour l’année qui commençait et décrivait « la société que nous voulons » : « Un nouveau mode de développement où social et écologie se conjuguent pour l’humain et la planète, pour une société du bien-vivre et du bien commun. » « Bien commun » ? De l’autre côté de l’échiquier politique, le dirigeant du Mouvement pour la France, M. Philippe de Villiers, se réfère au même concept, mais pour justifier le recul de l’État auquel il souhaite œuvrer : « L’État n’existe plus comme fournisseur du bien commun. Il n’a aucun droit sur nous (1).  »

En mai 2016, quelques mois après l’annonce du Retour des communs par l’« économiste atterré » Benjamin Coriat (2), le libéral Jean Tirole publiait Économie du bien commun (3). À la rubrique « Nos idées » de son site, l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) dit vouloir « promouvoir les alternatives et récupérer les biens communs ». Quant à l’Institut de l’entreprise, il affirme, sous la plume de son délégué général, que « les initiatives privées se préoccupent du bien commun (4)  ».

Rarement concept se sera montré aussi malléable. Ses déclinaisons dans les champs politique et universitaire sont multiples : « bien commun », « biens communs », « commun », « communs »… D’un côté, l’expression « bien commun » — plus ou moins synonyme d’« intérêt général » — s’est érigée en élément de langage pour les dirigeants de tous bords. De l’autre, la notion de (biens) communs apporte un renouveau intellectuel et militant à un mouvement social parfois caractérisé par son ronronnement conceptuel. Difficile de s’y retrouver… Mais pas impossible.

Avril 1985, Annapolis (États-Unis). Lors d’une conférence financée par la National Research Foundation, des universitaires du monde entier présentent leurs recherches sur les « communs ». Le terme n’évoque en général qu’une histoire ancienne : celle de la transformation, à l’aube de l’ère industrielle, des terres dévolues au pâturage et gérées de façon collective en propriétés privées délimitées par des clôtures. Ce mouvement des enclosures est considéré comme un moment fondateur pour le développement du capitalisme. Il symbolise l’émergence de la propriété comme droit individuel : une « révolution des riches contre les pauvres », écrit Karl Polanyi (5). Les chercheurs réunis à Annapolis reprennent le fil de cette histoire et montrent qu’il existe encore de nombreux endroits dans le monde où des terres, des pêcheries ou des forêts sont gérées comme des communs : des ressources partagées au sein de communautés qui organisent collectivement leur exploitation.

Les chercheurs soutiennent que ces systèmes de communs sont souvent efficaces et qu’ils évitent la surexploitation des ressources (6). Il y a là un renversement total des thèses développées par Garrett Hardin dans son célèbre article sur la « tragédie des communs (7)  ». Au-delà, c’est toute l’orthodoxie économique libérale qui est attaquée, puisque pour elle la propriété privée exclusive est toujours le meilleur système d’allocation des ressources rares.

L’Italie en pointe

En 1990, l’économiste Elinor Ostrom synthétise les principaux acquis des recherches exposées à Annapolis. Elle insiste notamment sur les conditions institutionnelles qui permettent de pérenniser les systèmes de communs. Elle montre qu’un commun ne peut exister durablement sans règles pour encadrer son exploitation. Elle souligne aussi que ces règles peuvent être produites et appliquées par les communautés concernées, sans faire appel à la puissance surplombante de l’État. Parmi de nombreux exemples, elle cite le cas d’une pêcherie en Turquie, où « le processus de surveillance et d’exécution des règles (…) est pris en charge par les pêcheurs eux-mêmes (8)  ». Ces travaux lui valent en 2009 le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel — souvent considéré comme le « prix Nobel d’économie ».

En Italie, le renouveau de l’intérêt pour les biens communs s’étend au champ politique lorsqu’une commission créée par le gouvernement de M. Romano Prodi dévoile ses conclusions en 2008. Présidée par le juriste Stefano Rodotà, elle propose de les définir comme des « choses dont dépendent l’exercice des droits fondamentaux et le libre développement de la personne ». « Personnes juridiques publiques ou privées », le statut des titulaires de ces biens — leurs « propriétaires » — importe peu (9). La commission insiste en revanche sur le fait que les ressources doivent être gérées conformément à leur fonction, pour permettre l’exercice d’un droit. Qualifier l’eau de « bien commun » signifie ainsi que sa distribution, quel que soit l’acteur qui l’organise, doit garantir l’accès de tous à une eau saine et en quantité suffisante.

Sur la base des travaux de la commission Rodotà, de nombreux mouvements sociaux et politiques transalpins s’emparent de la notion de bien commun pour dénoncer le secteur privé et l’État néolibéral, également incapables de satisfaire les besoins collectifs fondamentaux (10). Forts de ce principe, 25 millions d’Italiens (sur 27 millions de votants) se prononcent en juin 2011 par référendum contre la privatisation des services publics locaux de fourniture d’eau potable.

Mais la redécouverte des communs ne se limite pas aux ressources naturelles. En 1983, Richard Stallman, jeune informaticien du Massachusetts Institute of Technology (MIT), poste un appel à contributions sur un groupe de discussion Usenet : il propose de développer un système d’exploitation distribué librement. Ainsi apparaît le mouvement du logiciel libre, en réaction à l’émergence d’une florissante industrie du logiciel qui transforme les programmes informatiques en biens marchands soumis au droit d’auteur (copyright) et protégés par des conditions d’utilisation restrictives (11). Ici, le code informatique n’est plus considéré comme la propriété exclusive d’un acteur privé ; il constitue une ressource librement accessible que chacun peut contribuer à améliorer. De nombreux communs numériques ont repris ces principes d’ouverture et de partage pour les appliquer à la production d’encyclopédies (Wikipédia), de bases de données (Open Food Facts) ou à des créations artistiques collectives placées sous des licences Art Libre ou Creative Commons.

En dépit de leurs différences, les diverses composantes du mouvement des communs opèrent une même remise en question de la propriété privée exclusive. Le mouvement italien des beni comuni réagit à la privatisation des services publics ; l’intérêt pour les communs dits « physiques » répond à l’accaparement massif des terres. Quant au développement des communs numériques, il s’oppose à la privatisation de l’information et de la connaissance : celle-ci a pris une telle ampleur que certains juristes ont pu évoquer un « deuxième mouvement des enclosures (12)  ».

Les communs portent ainsi le fer au cœur d’une des institutions centrales du néolibéralisme, en s’attaquant à la croyance selon laquelle davantage de propriété privée garantirait un surcroît d’efficacité économique. Les travaux d’Ostrom invalident ce postulat, et l’essor de nombreuses ressources partagées le contredit en pratique. S’agissant des ressources physiques, les communs reposent souvent sur des formes de propriété collective et s’appuient par exemple, en France, sur des structures coopératives ou des groupements fonciers agricoles (GFA). Les communs numériques sont quant à eux protégés par des licences spécifiques, qui subvertissent les formes classiques de propriété intellectuelle afin de permettre la circulation et l’enrichissement des créations collectives : General Public License (GPL), Open Database License (ODbL)…

Si les militants des communs remettent en question la propriété privée, ils critiquent également le dévoiement de la propriété publique dans un contexte de libéralisation massive. Lorsque l’État a toute latitude de brader les ressources dont il dispose pour équilibrer ses finances, la propriété publique offre-t-elle vraiment davantage de garanties que la propriété privée ? Ne se réduit-elle pas à un simple déplacement de la propriété privée entre les mains d’un acteur qui n’agit pas nécessairement dans l’intérêt de tous (13) ?

On comprend mieux, dès lors, la définition proposée par la commission Rodotà. En insistant sur la fonction sociale des biens communs, les juristes italiens ont voulu substituer à la logique classique de l’État-providence — la propriété publique comme gardienne de l’intérêt général — la garantie inconditionnelle de certains droits. Ce changement de perspective va de pair avec une lutte contre la bureaucratisation des services publics, vue comme la principale cause de leur incapacité à défendre l’intérêt de tous. La critique des faiblesses de la propriété publique se double ainsi d’une exigence de participation citoyenne, dont l’expérience d’Acqua Bene Comune (ABC) à Naples offre un exemple intéressant. Dans la foulée du référendum de 2011, la gestion de l’eau de cette ville a en effet été remunicipalisée et confiée à un « établissement spécial » de droit public nommé ABC. Ses statuts ont été pensés pour permettre une gestion démocratique et participative, grâce à la présence de deux citoyens au conseil d’administration et à la création d’un comité de surveillance où siègent des représentants des usagers et des associations.

Le retentissement politique de la notion de beni comuni en Italie signale le rapport ambigu des défenseurs des communs avec l’État. Né d’une critique percutante de la propriété privée et des renoncements de l’État néolibéral, le mouvement des communs aboutit parfois à un éloge sans nuance des capacités d’auto-organisation de la « société civile ». Avec un risque : celui de devenir les « idiots utiles » du néolibéralisme, en ne critiquant la sacralisation de la propriété privée que pour favoriser de nouveaux reculs de l’État social. Nombre de chercheurs et de militants sont toutefois conscients de ce danger. Comme le rappelle Benjamin Coriat, « les communs ont besoin de l’État pour se développer, car il doit créer les ressources (à commencer par les ressources juridiques) dont les commoners [les producteurs des biens communs] ont besoin pour exister (14)  ». Interdire la vente forcée d’ordinateurs avec certains logiciels — l’achat d’un PC correspondant en pratique à l’achat d’un ordinateur et de Windows — favoriserait par exemple le développement des logiciels libres.

Il s’agit donc de réaffirmer le rôle de l’État tout en réfléchissant à l’évolution de ses interventions. Cela implique de concevoir un cadre juridique propre à favoriser les communs et les structures — coopératives, par exemple — les mieux à même de les porter, y compris dans un cadre marchand. Cela suppose aussi de considérer que la propriété publique ne se résume pas à un patrimoine dont l’État peut faire un usage discrétionnaire, mais comprend l’ensemble des biens et des services destinés à l’usage public, qui doivent par conséquent être gérés dans l’intérêt de tous. Cela nécessite enfin de rappeler que l’État social a vocation à fournir aux individus les moyens temporels et financiers de développer des activités hors du seul champ de la propriété privée et de la recherche du profit.

Les communs invitent donc à revoir l’articulation entre la sphère marchande, les missions de l’État et ce qui peut être laissé à l’auto-organisation de collectifs librement constitués. Un beau sujet de philosophie politique, et peut-être aussi quelque espoir.

Sébastien Broca

Sociologue, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-VIII (Cemti). Auteur d’Utopie du logiciel libre. Du bricolage informatique à la réinvention sociale, Le Passager clandestin, Neuvy-en-Champagne, 2013.

(1) « Parlez-vous le Philippe de Villiers ? », BFMTV.com, 7 octobre 2016.

(2) Benjamin Coriat (sous la dir. de), Le Retour des communs. La crise de l’idéologie propriétaire, Les Liens qui libèrent, Paris, 2015.

(3) Jean Tirole, Économie du bien commun, Presses universitaires de France, 2016.

(4) Frédéric Monlouis-Félicité, « Pour une élite économique engagée », L’Opinion, Paris, 16 avril 2015.

(5) Karl Polanyi, La Grande Transformation, Gallimard, Paris, 1983.

(6) Cf. National Research Council, Proceedings of the Conference on Common Property Resource Management, National Academy Press, Washington, DC, 1986.

(7) Garrett Hardin, « The Tragedy of the Commons », Science, vol. 162, no 3859, Washington, DC, 13 décembre 1968.

(8) Elinor Ostrom, Gouvernance des biens communs. Pour une nouvelle approche des ressources naturelles, De Boeck Supérieur, Paris - Louvain-la-Neuve, 2010 (1re éd. : 1990).

(9) Commission Rodotà, conclusions citées par Ugo Mattei, « La lutte pour les “biens communs” en Italie. Bilan et perspectives », Raison publique, 29 avril 2014.

(10) Lire Ugo Mattei, « Rendre inaliénables les biens communs », Le Monde diplomatique, décembre 2011.

(11) Lire « L’étrange destin du logiciel libre », Le Monde diplomatique, juillet 2014.

(12) Cf. James Boyle, « The second enclosure movement and the construction of the public domain », Law and Contemporary Problems, vol. 66, no 1-2, Durham (États-Unis), hiver 2003.

(13) Cf. Pierre Crétois et Thomas Boccon-Gibod (sous la dir. de), État social, propriété publique, biens communs, Le Bord de l’eau, Lormont, 2015.

(14) « Ne lisons pas les communs avec les clés du passé. Entretien avec Benjamin Coriat », Contretemps, 15 janvier 2016.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 13:31

Depuis novembre, la couverture mondiale de glace de mer accuse une perte de plus de trois millions de kilomètres carrés par rapport à la moyenne 1981-2010. Par Stéphane Foucart le 29 décembre 2016 pour Le Monde.

Une équipe américaine pour la ICESCAPE mission, le 12 juillet 2011 dans l’Océan Arctique. © NASA / REUTERS

Une équipe américaine pour la ICESCAPE mission, le 12 juillet 2011 dans l’Océan Arctique. © NASA / REUTERS

La chute est si spectaculaire qu’on croit d’abord à une erreur. Nulle confusion pourtant : au cours des quatre derniers mois de l’année, la couverture mondiale de banquise a accusé un effondrement inédit en plus de trente ans d’observations. En novembre et décembre, un déficit presque constant de plus de 3 millions de kilomètres carrés de glaces de mer a été enregistré par rapport à la moyenne 1981-2010, selon les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) américain. A s’en tenir à cette moyenne, près de 20 % de la banquise mondiale manquait, fin décembre, à l’appel.

En Arctique, ce sont les fortes températures, relevées en fin d’année, qui contribuent à ralentir l’englacement de l’océan. « Sur la quasi-totalité de l’année, on est très au-dessous de la variabilité naturelle et cela surprend beaucoup de collègues, dit le climatologue Anders Levermann (Potsdam Institute for Climate Impact Research, Allemagne). C’est une situation époustouflante. »

L’ampleur du repli des banquises surprend les scientifiques

Dans l’autre hémisphère, autour de l’Antarctique, l’entrée dans le printemps austral a, de son côté, vu une réduction abrupte des surfaces de glace qui enserrent le continent blanc.

Aux deux extrémités du monde, les phénomènes à l’œuvre sont différents. « La situation de la banquise arctique est cohérente avec les températures exceptionnelles relevées dans la région en novembre et décembre, avec des anomalies pouvant ponctuellement atteindre 20 °C au-dessus des normales, explique Christophe Cassou, chercheur (CNRS) au Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique. L’anticyclone bloqué sur la Scandinavie a contribué à faire remonter des masses d’air chaud sur l’Arctique, et à faire descendre des masses d’air polaire sur l’Eurasie, où les températures ont été, à l’inverse, inférieures aux normales. »

Mais, à cause du réchauffement en cours, ce système de vases communicants n’est pas un jeu à somme nulle. « Une configuration identique faisait remonter beaucoup moins de chaleur vers les hautes latitudes dans les années 1960 », dit ainsi Christophe Cassou.

« Rôle d’isolant thermique »

La banquise arctique est un élément important du système climatique. « D’une part elle réfléchit le rayonnement solaire, au contraire de la surface sombre de l’océan qui en absorbe la plus grande part, explique le glaciologue Mathieu Casado, chercheur (CNRS) au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. D’autre part, elle joue un rôle d’isolant thermique entre l’atmosphère et l’océan. »

Elle limite ainsi la quantité de chaleur qui est stockée dans les mers. En se réduisant comme peau de chagrin, la banquise arctique contribue donc à un phénomène régional d’amplification du réchauffement – aux hautes latitudes, les températures grimpent environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale. La diminution rapide, depuis trois décennies, de la surface des glaces de mer arctiques cache une réalité plus sombre encore. « Ce n’est pas seulement la surface qui rétrécit mais aussi le volume, précise en effet Mathieu Casado. Les glaces pérennes, celles qui persistent d’un hiver à l’autre, ont tendance à disparaître… »

Les étendues blanches de l’océan le plus septentrional du monde ne sont pas déconnectées des régions tempérées. « Les gens pensent que l’Arctique est très lointain et qu’il ne nous concerne que peu, mais ce n’est pas vrai, dit Anders Levermann. Les différences de températures entre l’Arctique et les tropiques peuvent modifier la circulation atmosphérique et favoriser les événements extrêmes sur l’Europe et l’Amérique du Nord. » En particulier, un Arctique chaud est suspecté d’affaiblir le jet-stream – ce courant atmosphérique d’altitude qui circule autour des régions polaires. « Or, cet affaiblissement du jet-stream est une condition favorable à l’installation de situations météorologiques dites de blocage », poursuit Anders Levermann.

Ces configurations, où de hautes pressions stagnent sur une même zone, favorisent les canicules ou les épisodes de pollution atmosphérique – comme celui qui a touché la France début décembre –, voire, en hiver, des excursions d’air polaire aux latitudes moyennes… Toutefois, rappelle Christophe Cassou, le lien de causalité avec l’élévation des températures arctiques demeure « discuté ».

« On est clairement hors des clous »

Plus encore qu’en Arctique, la réduction brutale, en novembre, des surfaces de glaces de l’océan austral a pris de court les scientifiques. « Là, on est clairement hors des clous », commente Mathieu Casado. En effet, au cours des dernières années, la banquise antarctique a eu plutôt tendance à augmenter légèrement, en dépit du réchauffement en cours. « Les mécanismes qui régissent la banquise antarctique sont très différents de ceux du Nord, explique le glaciologue Nicolas Jourdain, chercheur (CNRS) au Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement. En particulier, les eaux de fonte des glaciers terrestres du continent réduisent la salinité des eaux, favorisant ainsi leur gel. »

D’autres phénomènes sont aussi avancés, comme l’intensification du régime des vents autour des régions polaires australes, qui permettent à la banquise de s’étendre. « En fin d’année, ce régime de vent a changé, et a eu au contraire tendance à rapprocher les glaces du continent », explique M. Jourdain.

L’effondrement de la banquise antarctique ouvre des questions sur un possible changement de régime. « A ce stade, les scientifiques se grattent la tête, et se demandent s’il s’agit simplement d’une excursion erratique, ou du début de la tendance à la baisse à laquelle nous devons nous attendre », confie Axel Schweiger, directeur du Polar Science Center de l’université de Washington. « Il est actuellement impossible de savoir s’il ne s’agit que d’un point aberrant sur la courbe ou d’un début de tendance », renchérit Mathieu Casado.

Comportement capricieux

Le comportement des banquises antarctique et arctique face à l’élévation des températures est l’une des clés du réchauffement à venir ; il est très délicat à prévoir. « La banquise fait partie de ce que nous avons le plus de mal à modéliser, confie Jérôme Weiss, chercheur (CNRS) à l’Institut des sciences de la Terre de Grenoble, spécialiste des modèles de glace de mer. En particulier, nous ne parvenons pas à bien simuler les propriétés mécaniques de la glace, ni à représenter les mares de fonte qui se forment en été à sa surface et qui, en absorbant plus de rayonnement solaire, accélèrent sa disparition. »

Signe des difficultés à simuler le comportement capricieux de ces grandes plaques de glace flottantes, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a fait évoluer ses projections de manière importante. Dans son rapport de 2007, il anticipait la disparition de la banquise arctique, à la fin de l’été, pour la fin du XXIe siècle, en l’absence de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Six ans plus tard, le GIEC ramenait cette prévision vers le milieu du siècle. « Les prévisions des modèles, donnant le premier été sans banquise [dans l’Arctique] entre le milieu et la fin du siècle, sont encore ce que nous avons de mieux comme estimation, conclut Axel Schweiger. Mais si les taux de pertes que nous observons actuellement se poursuivent, nous y serons plus tôt. »

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 09:52

Une agriculture biologique, productive, humaniste et respectueuse du vivant est possible. Une démarche encore trop silencieuse.                                        Par Tristan Lecomte  et Maxime Derostolan , respectivement président et directeur de l’association Fermes d’avenir, le 26 décembre 2016 pour Libération - Rens. : www.fermesdavenir.org

Nous sommes souvent spectateurs des crises à répétitions que connaît le monde agricole : crise de la vache folle, du lait, scandales multiples sur les pesticides… Lors de ces épisodes, les médias braquent les projecteurs sur ces enjeux et la réponse des agriculteurs désespérés, qui vont en général bloquer des routes, verser du fumier sur une préfecture. On se dit tous que c’est injuste, que l’on marche sur la tête à notre époque de ne pas savoir produire des tomates correctement et les vendre à un prix décent, alors qu’on est en mesure d’aller sur la Lune ou de réparer un cœur. On s’offusque le temps d’une crise, on débat beaucoup, puis les agriculteurs récupèrent des aides supplémentaires pour acheter encore un peu plus de poison pour leurs champs, pansements temporaires qui les incitent mécaniquement à s’équiper de technologies toujours plus chères…

L’agriculture doit changer et, si elle continue de connaître ces crises, c’est qu’elle est encore structurellement dans un ancien modèle. Elle continue de fonctionner comme dans les années 60 à 90, sur la croyance dans les engrais chimiques et les pesticides, dans la concentration et la mécanisation des exploitations, alors que cela ne fonctionne pas : pour la grande majorité des exploitants, il n’y a jamais réellement eu d’enrichissement dans cette «révolution agricole».

Le mouvement pour une agriculture biologique, productive, humaniste et respectueuse du vivant sous toutes ses formes est en fait bien en marche. Mais cette marche reste trop silencieuse et peu visible par le plus grand nombre. D’où le lancement de la pétition www.changeonslagriculture.org lancée par l’association Fermes d’avenir (1). Cette pétition repose sur un plaidoyer, un travail collectif qui prouve qu’une autre agriculture est possible et souhaitable en chiffrant les externalités des agricultures. Fondé sur une série d’études scientifiques et d’expériences concrètes de terrain, il prouve sans ambiguïté que nous avons tous intérêt à changer de modèle agricole, que l’on soit agriculteur, consommateur ou élus d’une collectivité territoriale. La ferme doit faire sa mue, l’agriculteur ne peut rester isolé sur son tracteur, condamné à pulvériser des produits phytosanitaires, produire et vendre à des intermédiaires ou une coopérative à vil prix des produits contaminés, et mourir un jour de Parkinson ou d’un cancer de la prostate ou de la peau.

L’agriculteur de demain est agro-écologue, entrepreneur, travaille en réseau avec les parties prenantes de son terroir, les écoles, les restaurants, les consommateurs qui s’approvisionnent directement chez lui. Il n’utilise plus de produits chimiques mais produit lui-même ses engrais et outils de lutte biologique, créant par là même des emplois et une meilleure rentabilité et résilience pour son exploitation. Il génère des services écosystémiques qu’il vend à la société : il capte du carbone, régénère la biodiversité, produit de l’eau pure et des sols riches qui revalorisent son exploitation et rééquilibrent ses comptes.

Comment recréer de l’emploi dans les campagnes et éviter leur désertification ? Comment revaloriser le travail d’agriculteur et tenter de réduire l’explosion du taux de suicide dans cette profession ?

Au lieu de dépenser tout son budget dans les phytosanitaires polluants, l’agriculteur de demain investit dans les techniques permaculturelles et le capital humain, la formation de son personnel et le travail, certes mécanisé, mais qui valorise l’intervention humaine. Cette agriculture peut créer deux emplois à l’hectare, soit sept fois plus qu’en agriculture conventionnelle. Il ne s’agit rien d’autre que de sortir de l’ère des hydrocarbures (les engrais sont produits à base de pétrole).

Les agriculteurs de demain ne veulent pas l’aumône, ils veulent pouvoir faire leur métier proprement et fièrement. À nous tous, donc, de nous engager pour ne pas rester spectateurs, ne pas juste nous offusquer en attendant la prochaine crise sans rien faire. Pour une agriculture biologique, savoureuse et respectueuse du vivant. Au nom de la Terre, de nos papilles et des générations futures.

www.changeonslagriculture.org.  Pétition déjà signée par Nicolas Hulot, Pierre Rabhi, Pierre Richard, Muriel Robin, Cyril Lignac.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 09:51

Les niveaux d'exposition annoncés par les fabricants sont dépassés en conditions réelles d'utilisation. Par Pierre Le Hir le 23 décembre 2016 pour Le Monde.

Dans la hotte des achats de Noël, les téléphones portables figurent en bonne place. Sans que les consommateurs soient clairement avertis de leur exposition aux radiofréquences de ces appareils et à leurs dangers potentiels. Car les données fournies par les fabricants sont fondées sur des tests effectués en laboratoire, selon des procédures très différentes des conditions réelles d'utilisation. C'est ce que dénoncent des militants " anti-ondes ", qui y voient " un scandale industriel et sanitaire " de même nature que le " dieselgate ".

Un " phonegate " donc ? Dans le cas présent, il ne s'agit pas d'une tricherie au sens strict, mais plutôt d'un brouillage des informations données aux usagers, à la faveur d'une réglementation laxiste. Les enjeux sanitaires n'en sont pas moins importants. L'Organisation mondiale de la santé a classé les radiofréquences comme " peut-être cancérogènes pour l'homme ". Et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a estimé, dans un rapport en juillet, que ces ondes ont " des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être " des plus jeunes.

Le dossier est technique, ce qui contribue à son opacité. L'exposition aux radiofréquences émises et reçues par un téléphone portable est mesurée par le débit d'absorption spécifique (DAS), exprimé en watts par kilogramme (W/kg). Il s'agit de la quantité d'énergie absorbée, sous forme de chaleur, par les tissus biologiques. En Europe, une réglementation de 1999 a fixé la valeur à ne pas dépasser à 2  W/kg pour l'exposition de la tête et du tronc, et à 4  W/kg pour les membres.

Essais sur des mannequins

Les fabricants respectent ces normes… quand l'appareil n'est pas placé au contact du corps. Pour faire certifier leurs modèles, ils font en effet procéder à des essais en laboratoire. L'exposition au niveau de la tête est évaluée, non sur des cobayes humains, mais sur des mannequins remplis d'eau et de sucres. Pour le corps, on se contente de cuves d'eau.

Or, si, pour les tests au niveau de la tête, la réglementation impose que la mesure soit faite téléphone collé à l'oreille, pour ceux au niveau du reste du corps, elle laisse les industriels libres de fixer la distance à laquelle est placé l'appareil. Et de la choisir en sorte, précisément, que la limite d'exposition ne soit pas dépassée.

A l'exception des modèles les plus récents, pour lesquels la distance lors des tests a été raccourcie, celle-ci était jusqu'ici d'environ 15  mm, avec un maximum de 25  mm. Ces quelques millimètres font toute la différence avec la vie réelle, dans laquelle le portable est couramment porté dans la poche de chemise, de veste ou de pantalon, au contact presque direct avec la peau. Rappelons que même quand l'utilisateur ne téléphone pas, son mobile, lorsqu'il est en veille, reste connecté et source de radiofréquences.

L'Agence nationale des fréquences (ANFR), l'établissement public chargé du contrôle de ce secteur, a fait procéder à ses propres évaluations, dans des laboratoires européens, sur un échantillon de 95 téléphones mobiles choisis dans différents points de vente entre début 2012 et fin 2014, et 71 autres sélectionnés en 2015. A une distance du corps de 1,5  cm, aucun ne dépassait la limite de 2  W/kg.

Mais elle a fait réaliser de nouvelles mesures avec, cette fois, l'appareil au contact du corps. Les résultats sont très différents. Ils sont rapportés dans l'avis de juillet de l'Anses. En  2015, peut-on y lire, " 89  % des téléphones mesurés au contact par l'ANFR présentaient un DAS supérieur à 2  W/kg et 25  % un DAS supérieur à 4  W/kg ". Quelques-uns atteignaient même 7  W/kg. Ces dépassements ne concernent pas l'exposition de la tête, mais du reste du corps.

Les industriels font valoir que les notices d'utilisation de leurs produits, de même que les informations accessibles en ligne ou sur le smartphone lui-même, mentionnent bien que les tests ont été menés à une certaine distance du corps et que celle-ci doit être respectée pour ne pas dépasser les niveaux d'exposition certifiés. Encore faut-il scruter à la loupe cette documentation pour le savoir. Au demeurant, l'ANFR a constaté que " la notice d'utilisation de 25  % des téléphones contrôlés présentant un DAS au contact du corps supérieur à 2  W/kg n'indiquait pas de distance minimale d'utilisation ".

" Pas pour les enfants "

Les résultats de cette contre-expertise n'ont pas été divulgués. Ex-coordinateur national de l'association Priartem (Pour rassembler, informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques), Marc Arazi, aujourd'hui " expert indépendant ", a tenté de les obtenir. Il a saisi la Commission d'accès aux documents administratifs, qui s'est déclarée " favorable " à la communication des données de l'ANFR, avant le 29  décembre.

Interrogé par Le Monde, Gilles Brégant, directeur général de l'établissement de contrôle, indique pourtant qu'il ne les rendra pas publiques. Motif : " La loi interdit leur communication à des tiers, ces données ayant été  recueillies dans le cadre de procédures pouvant donner lieu à des sanctions. " Sollicités directement, Apple et Samsung n'ont pas souhaité faire de commentaire.

L'ANFR n'est pas restée pour autant sans réaction. Elle a, indique son directeur, alerté les autorités françaises, qui se sont tournées vers la Commission européenne. Celle-ci a pris, en avril, une décision disposant que les tests de certification doivent être réalisés à une distance du tronc " ne dépassant pas quelques millimètres ". Cette formulation laisse encore une marge de manœuvre aux industriels, mais, assure M. Brégant, " tous les appareils commercialisés depuis avril  2016 sont testés à 5  mm du corps ". Cette mesure tardive ne règle rien, toutefois, pour tous les mobiles déjà en service. En France, 25  millions de téléphones portables sont mis chaque année sur le marché.

Sans doute la question du danger des radiofréquences reste-t-elle débattue. Mais pour Olivier Merckel, chargé des nouvelles technologies à l'Anses, le surcroît d'exposition aux ondes, en usage courant, par rapport aux niveaux affichés par les industriels, " doit faire l'objet d'une attention particulière pour les enfants et les personnes porteuses de dispositifs médicaux comme un pacemaker, dont le fonctionnement peut être perturbé par des champs électriques, même faibles ".

Porte-parole de l'association Robin des toits, Etienne Cendrier souligne que " le cerveau humain n'est pas fait d'eau et de sucre comme les mannequins des tests ". Il ajoute que " les normes d'exposition, outre qu'elles sont très hautes, ne prennent en compte que les effets thermiques, à l'exclusion d'autres risques tels que de possibles cancers ". La présidente de Priartem, Janine Le Calvez, en tire une leçon radicale : " Pas de portable pour les enfants ! "

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 09:24
Zhong Zhenbin/ANADOLUAGENCY/AFP

Zhong Zhenbin/ANADOLUAGENCY/AFP

La robotisation propulse l’humanité dans une ère d’abondance où l’emploi deviendra accessoire, assure le philosophe Raphaël Liogier, défenseur d’un « revenu universel de haut niveau ». Par Erwan Mana'ch le 21 décembre 2016 pour Politis à lire sur www.politis.fr.

L’intelligence artificielle, -Internet et le big data ouvrent une ère de progrès exponentiels de la robotique. Ce qui est en jeu, selon le philosophe Raphaël Liogier, dépasse largement le cadre d’une révolution industrielle. L’humanité connaît un changement radical qui doit affranchir l’homme de son obligation de travailler. Connu notamment pour ses analyses sur l’islam, Raphaël Liogier analyse en anthropologue le mythe de l’emploi, pierre angulaire de tous les discours politiques [1]. Il dessine un modèle nouveau, qu’il espère capable de convaincre dans tous les camps idéologiques.

La « fin du travail » est au cœur d’une importante controverse. La robotisation détruirait 52 % des emplois en vingt ans en Europe, selon l’université d’Oxford. Mais seulement 10 % selon une autre étude de l’OCDE… Quelle est votre position ?

Raphaël Liogier : Nous avons passé un cap dans la progression de la technoscience. Aujourd’hui, les robots dépassent l’humain dans l’accomplissement des tâches complexes. Et non seulement les machines sont capables de calculer plus vite que nous, mais elles peuvent désormais choisir quel calcul il faut effectuer, grâce aux algorithmes branchés sur Internet qui permettent aux machines de faire ce qu’on pensait réservé aux humains : apprendre. (...)

Pouvons-nous devenir les esclaves des machines, comme l’imaginent les pires scénarios de science-fiction ?

Vous estimez que nous sommes entrés dans « la dernière phase du capitalisme ». Pourquoi ?

Comment en arrivez-vous à la déduction qu’il faut tendre vers un revenu universel ?

Comment répondez-vous à ceux qui prédisent que le revenu universel créera une démotivation généralisée, un règne de la paresse ?

Vous terminez d’ailleurs votre livre sur une analyse du « populisme », qui relève selon vous du même « désir d’être ».

Vous parlez également des « bobos », ces « créatifs [qui] sont devenus la nouvelle classe dominante », dont la détestation est un ressort majeur du populisme. Est-ce une nouvelle lutte des classes ?

Comment le revenu universel serait-il finançable, selon vous ?

Vous proposez également une augmentation de la taxe sur la consommation (TVA), un impôt qui est pourtant décrié à gauche comme étant le plus injuste, puisqu’il s’applique à tout le monde sans distinction.

Cela signifie-t-il que vous n’êtes pas favorable à la réduction du temps légal de travail ?

Peut-on mettre en place le revenu universel immédiatement ?

Le revenu universel ne risque-t-il pas de servir de prétexte au détricotage du code du travail et à la précarisation ?

[1] Sans emploi, condition de l’homme postindustriel, Raphaël Liogier, Les liens qui libèrent, 212 p., 18,50 euros.

Raphaël Liogier philosophe et sociologue à Sciences Po Aix-en-Provence et au Collège international de philosophie, à Paris.

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 11:33

Coup sur coup Txetx Etcheverry et Yannick Rousselet, ont été l’objet de mesures d’intimidation. Ce n’est pas une première. Depuis quelques années les faits s'accumulent. Un vent mauvais souffle sur la démocratie écologique. Après l'espoir soulevé par le Grenelle, l’État s'emploie à revenir aux vieilles méthodes contre les résistances écologistes. Pour cela tous les moyens sont bons. Par Guillaume Blavette le 21 déc. 2016 sur son Blog sur Mediapart Ecologie et énergies. Un point de vue intéressant, lire aussi Pays basque : Le Roux s’en prend aux pacifistes...

l'éphémère aurore d'une démocratie écologique

Il y a dix ans de cela une aurore a eu lieu. Un mouvement de fond s’est emparé de la société française. L’écologie s’affirme comme un sujet de préoccupation majeur. L’opinion publique prenait enfin conscience de l’urgence écologique et des maux qui ruinent le vivant. Il y eut le Pacte écologique de la Fondation Nicolas Hulot, l’espoir créé par la formation d’Europe Écologie sans oublier le Grenelle. L’État reconnaissait enfin la société civile écologiste comme un interlocuteur de premier plan avec lequel il était nécessaire de négocier des politiques publiques voire de grandes orientations stratégiques.

Ce mouvement puissant et nécessaire ne put cependant aborder toutes les questions. Il s’agissait de mettre en œuvre un développement durable, c’est-à-dire articuler impératifs sociaux, économiques et écologiques. L’heure était à la croissance verte. Ainsi bon nombre de sujets ont été esquivés et d’autres clairement écartés. Ce fut le cas plus particulièrement du sacro-saint nucléaire sorti du fait du prince du champ des négociations. Ainsi en plein Grenelle, le président de la république put-il se permettre d’annoncer le lancement d’un nouveau chantier d’EPR, contre l’avis même d’EDF, à Penly. Mais bon sur bien d'autres sujets, comme par exemple la protection des captages d'eau potable, des débats utiles ont eu lieu et quelques propositions intéressantes sont ressorties.

La suite est moins glorieuse. Les lois Grenelle ont détricoté méticuleusement le compromis issu des négociations. Les intentions initiales ont été terrassées par le jeu sournois des lobbies et autres jeux d’intérêts au Parlement. Pour autant tout n’a pas été perdu. Le dialogue environnemental en berne au niveau national s’est développé dans les régions. En Normandie un Grenelle de l’estuaire a eu lieu. L’élaboration de documents d’orientation, les fameux schémas régionaux, ont donné lieu à des concertations voire à des négociations pour le moins utiles. On put croire que la démocratie apaisée voulue depuis longtemps advenait.

Ce fut une sorte d’âge d’or de la société civile écologiste. Enfin reconnue institutionnellement, elle put bénéficier de dotations pour exercer des missions reconnues d’utilité publique et même aller au-delà. Les associations se développèrent et purent former des bénévoles et des salariés aux métiers de la nature. Même l’éducation nationale s’engagea dans cette dynamique en promouvant l’éducation à l’environnement et au développement durable. Tout semblait montrer que désormais l’écologie était un objet principal d'une gouvernance moderne et apaisée au même titre que l’économie ou le social.

Cela ne dura qu’un temps. Après la casse du Grenelle[i] et le fameux « l’écologie ça suffit », le changement promis en 2012 accoucha d’une souris. La valse des ministres et le manque d’ambition des politiques publiques donnèrent à voir que le redressement productif ne pouvait s’encombrer de considérations écologistes et naturalistes. Il n’y eut pas des réaffirmation écologiste. Bien au contraire… Au moment même où le mouvement écologiste accédait au niveau gouvernemental, il se heurta à la pratique et à l’imaginaire anachroniques du nouvel occupant de l’Élysée.

Le retour à la terre et l'affirmation de nouvelles résistances écologistes

Les promesses du Grenelle s’évanouirent bel et bien laissant comme deux ronds de flan ceux et celles qui y crurent où firent mine d’y croire[ii]. L’heure de la décrue avait sonné. Mais cette crise de l’écologie officielle n’atteint guère la résolution du mouvement écologiste dans son ensemble. D’aucuns redécouvrent alors que les écologistes sont avant tout des activistes, des personnes encrées dans le réel, les « pieds sur terre ». De Valognes[iii] au Testet, en passant par Notre-Dame-des-Landes et Montabot[iv], s’affirmait un nouveau courant écologiste dont Bizi ![v] est une composante essentielle.

L’écologie à la peine dans le champ institutionnelle dès les premières semaines de la présidence Hollande retrouve sur le terrain une vitalité oubliée depuis les grandes heures du Larzac et de l’opposition au programme nucléaire. C’est le fameux mouvement des ZAD, des naturalistes en lutte[vi], l’occupation des Bouillons, Roybon, etc. A mesure que l’écologie politique s’enfonce dans une crise pitoyable, le mouvement se consolide partout. 

Face à l’intransigeance d’un État qui ne respecte pas sa parole, le mouvement écologiste non seulement tient bon mais se renforce. L’exemple de Bure le prouve très clairement[vii]. La mobilisation face à la COP21, en dépit d’un État d’urgence « opportun » de l’aveu même du président de la République[viii], a donné à voir une convergence réelle qui associe des courants qui n’ont guère l’habitude d’agir ensemble[ix]. Le paradoxe entre la crise d’une écologie officielle, politique et associative, et une dynamique réelle des résistances de Strasbourg[x] à NDDL[xi] devient évident.

Cette réaffirmation écologiste est clairement identifié comme une menace par l’État[xii]. De Sarkozy à Hollande, la répression n’a pas changé. La moindre mobilisation donne lieu à des déploiements de force pour le moins disproportionnés[xiii]. A Valognes[xiv], au Chefresne[xv], contre le chantier de Ligne à Haute-Tension, puis lors de l’Opération César[xvi] ont eu lieu des scènes de guerre[xvii]. Deux ans plus tard mourrait Rémi Fraisse dans des circonstances qui restent troubles[xviii]. Puis ce furent les assignations à résidence de 2015[xix]. Etc.

Personne n’échappe à l’intransigeance de l’État, pas même les organisations les plus reconnues. C’est le cas en particulier de Greenpeace France dont les actions antinucléaires ne plaisent guère que la droite ou la gauche soient au pouvoir. En 2014, l’intrusion à Fessenheim d’une cinquantaine d’activistes[xx] donne lieu à une réponse judiciaire aussi rapide que sévère[xxi]. Et ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres. En décembre 2011, l’ONG se livrait à une opération qualifiée comme « irresponsable » par le Président Sarkozy… la sixième fois depuis 25 ans[xxii]. En 2012 des survols de sites nucléaires ont été organisés[xxiii] dans le cadre d’une campagne plus large d’interpellation des candidat(e)s à l’élection présidentielle[xxiv]. La semaine dernière Greenpeace intervenait encore, cette fois-ci avenue de Wagram, au cœur même de l’empire EDF[xxv]. La liste est très longue, aussi longue que l’histoire de cette organisation qui a subi la violence d’État en s’opposant aux essais nucléaires dans le Pacifique[xxvi].

Violences, intimidations et restrictions au droit à l'information, tous les moyens sont bons pour faire taire les écolos

Mais comme la violence ne suffit pas, l’État a recours à d’autres moyens pour faire taire l’indignation écologiste. Le premier d’entre eux est réglementaire. Les conséquences de l’intrusion de Greenpeace à Fessenheim ne se sont pas faites attendre[xxvii]. En mai 2015, une proposition de loi de députés UMP, soutenue par le gouvernement, rend désormais l'intrusion dans des installations civiles « abritant des matières nucléaires » passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende[xxviii]. Il existe donc désormais un délit d’intrusion dans une centrale nucléaire[xxix] pour punir ce qui avant était considéré comme une « violation de domicile »…

Voilà bien une jolie manière de protéger les donneurs d’alerte en dépit d’engagements de façade[xxx]. Il ne faudrait tout de même pas que les failles de la sûreté nucléaire apparaissent au grand jour dans un pays où l’exploitant abuse des pires expédients pour faire fonctionner ses vieilles casseroles[xxxi]. Et l’on en arrive donc à un second moyen pour faire taire l’indignation écologiste. C’est l’intimidation. Alors que l’industrie nucléaire connaît une crise sans précédent[xxxii], surtout après la découverte « d’irrégularités » dans la fabrication des équipements sous pression[xxxiii], Greenpeace est visée en la personne de Yannick Rousselet[xxxiv].

Le 13 décembre 2016, le chargé de campagne nucléaire de l’ONG a ainsi vu son domicile de Cherbourg perquisitionné par la Direction générale de la sécurité intérieure, et tout son matériel informatique embarqué[xxxv]. Selon des premières informations, une plainte déposée par Christophe Quintin, haut-fonctionnaire de défense à la sécurité nationale, et Christian Riac, général de brigade, responsable national de la sécurité nucléaire, serait à l'origine de cette perquisition [xxxvi]. Mais rien de très précis et surtout aucune communication officielle. De quoi alimenter toutes les hypothèses...

Greenpeace a fait cependant le choix de la prudence exprimant très clairement sa surprise : « Pour l’heure, la situation reste extrêmement floue et les informations parcimonieuses. Greenpeace et ses membres assument toujours ce qu’ils font et travaillent en toute transparence. Ce n’est pas le cas des autorités dès qu’il s’agit de questions liées au « nucléaire » en France, le « secret défense » étant tout le temps évoqué pour cacher la vérité ou pour contrer les opposants. Greenpeace rappelle que Yannick Rousselet est non seulement chargé de campagne pour Greenpeace France mais également membre nommé par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie au « Haut Comité pour la Transparence et l’information sur la sécurité nucléaire » et membre de plusieurs Commissions locales d’information. Greenpeace n’a rien à cacher[xxxvii]. »

Toujours est-il que tout cela a de quoi surprendre. Il est très curieux que le HFDS[xxxviii] ait été cité. Les relations avec lui sont très courtoises depuis longtemps. Et selon les dernières informations, il ne serait à l'origine d'aucune plainte. Ensuite parce qu’il est certain de trouver des documents sur le nucléaire chez un membre du HCTISN[xxxix], pilier de l’ANCCLI. Mais rien qui ne soit en infraction avec la réglementation applicable pas même quelques informations sur les transports de plutonium qui sont aujourd'hui des secrets de polichinelle. La documentation réunie à l’occasion de la campagne STOP-Plutonium[xl] est connue de tous et cela depuis longtemps. Elles étaient si utiles qu’AREVA a du renoncer à envoyer de l’uranium de retraitement en Russie[xli]… même si cette société en faillite continue de faire croire aux mérites du retraitement.

Que cherche donc l’État ? La suite des événements nous le dira. Pour autant, n’importe qui peut admettre qu’il s’agit là d’un joli coup de pression sur les écolos voire d’un parfait contre-feu médiatique. Au moment même où Greenpeace met le doigt là où ça fait mal[xlii], avec une résolution sans faille[xliii], il semblerait que certains s'essaient à judiciariser l’affaire. Cela n’est pas très honorable. C’est surtout un terrible aveu de faiblesse de la part d’un État qui non seulement persévère dans l’erreur mais ne veut pas admettre qu’il fait fausse route.

On est dès lors en droit de se demander s’il n’y a pas de meilleure solution pour faire vivre un dialogue environnemental en souffrance que de tenter de réduire au mutisme ses interlocuteurs ?

A croire que non en Hollandie ! Tous les prétextes sont bons pour détricoter le droit de l’environnement, réduire l’accès à l’information et donc limiter les capacités d'action des écologistes. Un des derniers exemples en date concerne l’accès à l’information relatives aux sites SEVESO. Arguant de la menace terroriste, l’État nous a pondu une nouvelle usine à gaz qui au final ruine vingt années d’approfondissement du droit de l’environnement[xliv]. Au prétexte de « renforcer la sécurité des sites SEVESO contre les risques de malveillance[xlv] », la documentation communicable est vidée de son contenu. Déjà qu’il fallait recourir au Cada dès qu’une question sensible se posait, désormais c’est un parcours du combattant qui est opposé aux militant(e)s...

___

En fait tout est bon pour dissuader les écolos de venir mettre le nez « là où ils ne devraient pas… » Cela n’est pas rappeler un vieux slogan « société nucléaire, société policière ! ». Une chose est certaine, le changement promis n'a pas eu lieu. On peut même dire que la situation est pire qu'il y a dix ans...


[i] http://www.rac-f.org/IMG/pdf/Bilan_Grenelle_RAC-F.pdf

[ii] http://www.atlantico.fr/decryptage/5-ans-apres-que-reste-t-grenelle-environnement-corinne-lepage-846827.html

[iii] https://valognesstopcastor.noblogs.org/

[iv] https://leblogdejeudi.wordpress.com/tag/montabot/

[v] https://bizimugi.eu/

[vi] https://naturalistesenlutte.wordpress.com/

[vii] http://vmc.camp/

[viii] http://www.arretsurimages.net/breves/2016-10-23/Etat-d-urgence-COP-21-l-aveu-de-Hollande-que-personne-n-a-releve-id20245

[ix] http://www.bastamag.net/Solutions-Cop21-des-militants-font-fermer-la-fete-des-multinationales-le

[x] http://gcononmerci.org/

[xi] https://reporterre.net/Sur-la-Zad-de-Notre-Dame-des-Landes-des-milliers-de-batons-enracinent-la

[xii] https://reporterre.net/Le-mouvement-ecologiste-nouvel-ennemi-interieur ; https://reporterre.net/Comment-assimiler-les-ecologistes

[xiii] https://www.youtube.com/watch?v=Xw4_0_dqFbo ; https://www.youtube.com/watch?v=iic_E5SZPC0

[xiv] http://www.dailymotion.com/video/xmmosa_valognes-stop-castor_news

[xv] https://juralib.noblogs.org/2012/06/25/stop-tht-la-bataille-de-montabot/

[xvi] https://reporterre.net/A-Notre-Dame-des-Landes-l-operation-policiere-est-une-des-plus-grandes-jamais

[xvii] http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20121123.OBS0302/notre-dame-des-landes-c-est-la-guerre-ici.html

[xviii] https://reporterre.net/Remi-Fraisse-il-y-avait-une-equipe-fantome

[xix] http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/27/les-militants-de-la-cop21-cible-de-l-etat-d-urgence_4818885_3224.html

[xx] http://www.greenpeace.org/switzerland/fr/publications/videos/action-centrale-fessenheim/ ; http://www.actu-environnement.com/ae/news/intrusion-greenpeace-fessenheim-21095.php4

[xxi] http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/04/55-militants-de-greenpeace-condamnes-pour-une-intrusion-a-la-centrale-nucleaire-de-fessenheim_4482261_3244.html ; https://www.youtube.com/watch?v=mxASXcm4rFg

[xxii] https://www.youtube.com/watch?v=lqay6IbnsHc

[xxiii] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/05/02/01016-20120502ARTFIG00365-greenpeace-s-introduit-dans-la-centrale-nucleaire-du-bugey.php ; https://www.youtube.com/watch?v=3Lz4fX6C3Mc

[xxiv] https://www.youtube.com/watch?v=F9-NYDI_ufo

[xxv] http://energie-climat.greenpeace.fr/action-greenpeace-bloque-le-siege-dedf-et-appelle-la-direction-de-lentreprise-a-sortir-du-nucleaire ; http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/nucleaire-troisieme-action-de-militants-de-greenpeace-contre-le-siege-parisien-d-edf_1971795.html

[xxvi] http://www.greenpeace.org/international/en/about/ships/the-rainbow-warrior/bombing-30th-anniversary/ ; http://www.greenpeace.org/international/en/about/history/the-bombing-of-the-rainbow-war/

[xxvii] http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/19/nucleaire-le-gouvernement-veut-stopper-les-intrusions-de-greenpeace-dans-les-centrales_4385927_3244.html

[xxviii] http://www.lemonde.fr/energies/article/2015/05/21/contre-les-intrusions-dans-des-sites-nucleaires-les-peines-alourdies_4638148_1653054.html

[xxix] http://www.usinenouvelle.com/article/la-france-va-creer-un-delit-d-intrusion-sur-les-sites-nucleaires.N310556

[xxx] http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/08/la-loi-sapin-ii-pose-les-fondements-d-une-protection-des-lanceurs-d-alerte_4942256_823448.html

[xxxi] http://www.sortirdunucleaire.org/Quand-EDF-s-assure-du-bon

[xxxii] http://www.lemonde.fr/economie/visuel/2015/06/03/nucleaire-les-raisons-d-une-crise_4645949_3234.html

[xxxiii] https://blogs.mediapart.fr/guillaume-blavette/blog/151116/nucleaire-la-crise-que-nous-traversons-nest-pas-conjoncturelle

[xxxiv] http://www.lejdd.fr/Societe/Yannick-Rousselet-l-irreductible-antinucleaire-762859 ; http://www.ouest-france.fr/normandie/nuclaire-en-normandie-yannick-rousselet-lutte-depuis-des-decennies-4086320

https://reporterre.net/La-DGSI-a-saisi-le-materiel-informatique-d-un-militant-antinucleaire-de

[xxxv] http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/manche/nord-cotentin/cherbourg-en-cotentin/nucleaire-domicile-yannick-rousselet-greenpeace-perquisitionne-1158377.html ; https://reporterre.net/La-DGSI-a-saisi-le-materiel-informatique-d-un-militant-antinucleaire-de

[xxxvi] https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-domicile-d-un-cadre-de-greepeace-perquisitionne-par-la-dgsi-1482147997

[xxxvii] http://www.ouest-france.fr/normandie/greenpeace-une-perquisition-chez-yannick-rousselet-cherbourg-4692653  

[xxxviii] http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-securite-nucleaire.html

[xxxix] http://www.hctisn.fr/

[xl] http://www.sortirdunucleaire.org/Le-trafic-secret-de-plutonium-en ; http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/

[xli] http://www.areva.com/FR/actualites-8401/arret-des-transport-d-uranium-appauvri-vers-la-russie-rappel-des-faits.html

[xlii] http://www.actu-environnement.com/ae/news/nucleaire-conduit-EDF-faillite-selon-Greenpeace-27909.php4

[xliii] http://presse.greenpeace.fr/energie-climat/comptes-dedf-greenpeace-porte-plainte-contre-lentreprise-et-son-pdg-3889-28112016

[xliv] http://www.centre.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/7_-_SLG_-_Presentation_Instruction_Surete_19_mai_2016_vu_SLG_vu_XM.pdf ; http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2015/08/cir_39951.pdf

[xlv] http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2016/05/09.05.2016_dossier_de_presse_-_plan_daction_contre_la_radicalisation_et_le_terrorisme.pdf

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 09:09

Dans l'Orne, l'État a financé pour 5 millions d'euros un tronçon de 1 km Par Pierre Le Hir pour Le Monde le 21 décembre 2016.

Test de route solaire à Tourouvre (Orne), en octobre 2016 (SOULABAILLE Y./WATTWAY)

Test de route solaire à Tourouvre (Orne), en octobre 2016 (SOULABAILLE Y./WATTWAY)

Après l'autoroute du soleil, voici la route solaire. Un tronçon long de 1 km, sur une voie départementale desservant la petite commune normande de Tourouvre-au-Perche (3 400 habitants), dans l'Orne, dont la chaussée a été recouverte de dalles photovoltaïques. Cette infrastructure doit être inaugurée, jeudi 22 décembre, par la ministre de l'environnement, Ségolène Royal, qui en fait un exemple de la transition énergétique dans les territoires. Ce projet, sans précédent au monde par sa taille, suscite pourtant des critiques, en raison d'un rendement énergétique incertain et d'un coût élevé. Le financement, de 5 millions d'euros, a en effet été assuré par une subvention de l'État.

L'idée de déployer des panneaux solaires sur le réseau routier, afin de produire de l'électricité sans empiéter sur les surfaces agricoles ou les espaces naturels, n'est pas neuve. Voilà dix ans, un couple d'Américains de l'Idaho, Scott et Julie Brusaw, avait ouvert la voie en créant la société Solar Roadways. Depuis, des initiatives similaires ont été lancées dans plusieurs pays, notamment à Berlin ou dans la banlieue d'Amsterdam. Mais, jusqu'ici, les expérimentations n'ont été réalisées que sur de très petites sections de route.

" Gadget très cher "

Le concept a changé d'échelle, avec le projet Wattway porté par l'entreprise de travaux publics Colas (groupe Bouygues) et l'Institut national de l'énergie solaire (INES), en association avec le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et l'université de Savoie. Au terme de cinq années de recherche et de tests menés en Vendée, dans les Bouches-du-Rhône et dans les Yvelines, la route solaire normande va constituer le véritable banc d'essai.

Sur 2 800 m2, des panneaux photovoltaïques en forme de dalles ont été collés sur l'asphalte. Au sein de ce revêtement, les feuilles de silicium générant le courant sont enrobées dans une résine protectrice qui, affirment les partenaires de Wattway, les rend " capables de supporter la circulation de tout type de véhicule, y compris les poids lourds ", tout en assurant une bonne adhérence entre les pneus et la chaussée. Ces modules sont fabriqués par la société coopérative de production SNA, basée elle aussi à Tourouvre-au-Perche.

Fabrication de panneaux photovoltaïques par la société coopérative de production SNA, à Tourouvre, en novembre 2016 (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Fabrication de panneaux photovoltaïques par la société coopérative de production SNA, à Tourouvre, en novembre 2016 (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

L'électricité produite rejoint le réseau de distribution local, via un raccordement direct. D'après la société Colas, une surface de 20 m2 suffit à approvisionner un foyer en électricité (hors chauffage) et 1 km de route équipée fournit l'équivalent de la consommation de l'éclairage public d'une ville de 5 000 habitants.

" La route solaire s'inscrit dans la transition énergétique : promesse de croissance verte, création d'emplois, innovation ", s'était félicitée Ségolène Royal lors du lancement du chantier, en octobre. Un peu vite, elle avait alors annoncé que la production attendue était de " 17 963 kilowattheures (kWh) par jour ", avant de rectifier sur le site internet du ministère, qui ne fait plus état que de " 790 kWh par jour ", soit vingt-deux fois moins.

Ce sont bien les performances de cette infrastructure, au regard de son coût, que mettent en cause certains experts. " Il s'agit sans doute d'une prouesse technique, mais, pour développer les renouvelables, il y a d'autres priorités qu'un gadget dont on est certain qu'il est très cher sans être sûr qu'il marche ", pense Marc Jedliczka, vice-président du Réseau pour la transition énergétique (CLER) et directeur général de l'association Hespul, spécialisée dans le photovoltaïque.

Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), réserve quant à lui son jugement sur la viabilité du procédé : " Quels seront son coût, sa productivité et sa durée de vie ? Pour l'instant, je n'ai pas les réponses. "

À 5 millions d'euros le kilomètre, la perspective, envisagée par la ministre, de paver de silicium 1 000 km de routes exigerait d'y consacrer 5 milliards d'euros. Cela, alors que le prix du watt-crête (puissance maximale) raccordé se monte, pour l'actuelle route solaire, à 17 euros contre seulement 1,30 euro pour le photovoltaïque posé en grande toiture, et moins de 1 euro pour les installations au sol.

Le site normand est un démonstrateur. À terme, les promoteurs de Wattway espèrent se rapprocher des coûts de production du solaire classique, pour pouvoir passer à la commercialisation de leur procédé. Pour l'heure, ils ont en portefeuille une centaine de petits projets de tronçons photovoltaïques expérimentaux, dont une moitié en France et l'autre à l'étranger.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:10

Faute de majorité, la Commission a repoussé le vote de sa proposition de réglementation Par Stéphane Horel le 22 décembre 2016 pour Le Monde.

Lire aussi sur ce sujet Halte à la manipulation de la science, Perturbateurs endocriniens : la fabrique d'un mensongeLe coût faramineux des perturbateurs endocriniens, et Perturbateurs endocriniens : l’histoire secrète d’un scandale.

Reculer pour mieux sauter. Ou pour mieux échouer ? Alors qu’elle avait avancé la date de son propre chef, la Commission européenne a finalement renoncé à soumettre au vote sa proposition de réglementation des perturbateurs endocriniens. Les représentants des États membres, réunis mercredi 21 décembre au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la sécurité animale, devaient se prononcer sur ce texte clé destiné à appliquer l’interdiction des pesticides identifiés comme perturbateurs endocriniens. Une disposition prévue dans le règlement européen sur les pesticides de 2009.

Omniprésents dans notre environnement quotidien (plastiques, cosmétiques, électronique, pesticides, etc.), ces produits chimiques peuvent interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses infimes. Alors qu’on détecte plusieurs de ces molécules chez la totalité des femmes enceintes, comme l’a montré une étude nationale de Santé publique France début décembre, on les relie désormais à l’augmentation de certains cancers, de l’infertilité, du diabète, de l’obésité ou encore de troubles de développement du cerveau.

Feu nourri de critiques

Un enjeu de santé publique majeur, auquel la proposition de la Commission ne répond pas, estime la communauté scientifique compétente. Présenté le 15 juin avec trois ans de retard par rapport aux délais fixés par la loi, le texte essuie un feu nourri de critiques de la part des scientifiques, du Parlement européen, des organisations non gouvernementales (ONG) et de certains États membres. Le niveau de preuves requis pour retirer les perturbateurs endocriniens du marché est, selon eux, bien trop élevé.

Si la Commission a préféré reporter le vote, c’est parce qu’elle ne parvient pas à réunir de majorité qualifiée. La France fait partie des Etats membres qui refusent de voter le texte en l’état, le jugeant « inacceptable ». La ministre de l’environnement Ségolène Royal s’en est plainte au président de la Commission. Dans une lettre adressée mardi à Jean-Claude Juncker, elle évoque une « évolution réglementaire qui marquerait un recul dans l’action de l’Union européenne de protection de la santé de nos concitoyens et de notre environnement ».

En particulier, la France reproche à la Commission de refuser d’adopter, malgré les demandes insistantes de plusieurs États membres, un système d’identification des perturbateurs endocriniens inspiré de la classification des cancérigènes. Ce dispositif permettrait de catégoriser les substances de façon graduée en fonction des connaissances scientifiques disponibles : perturbateurs endocriniens « suspectés », « présumés » et « avérés ».

Stratagème

Se sachant en difficulté, la Commission avait pourtant scindé sa proposition en deux. Elle espérait ainsi pouvoir emporter l’adhésion d’une majorité sur la première partie, le volet scientifique qui énonce les critères d’identification. La seconde partie, le volet réglementaire, introduit une dérogation que le service juridique du Parlement européen a estimé illégale en septembre.

Or non seulement le stratagème n’a pas fonctionné – selon nos informations, seulement douze États membres étaient prêts à voter pour, soit 39,34 % –, mais il semble s’être retourné contre elle. Au moins autant de pays ont choisi le camp de l’abstention, certains conditionnant leur vote à la réunification du texte. Seuls quatre se sont prononcés contre : Danemark, Espagne, France et Suède.

Malgré les tensions qu’il suscite, un paragraphe inséré à la dernière minute à la demande de l’Allemagne, pays siège des groupes BASF et Bayer, fabricants de pesticides concernés par la réglementation, figure toujours dans le texte. Le Monde avait révélé mardi qu’il créait une exception pour au moins une quinzaine de pesticides connus pour être des perturbateurs endocriniens. « Des discussions supplémentaires sont nécessaires », a reconnu un porte-parole de la Commission. Une nouvelle date, probablement en janvier 2017, reste à fixer.

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 12:29
IROZ GAIZKA/ST R/AFP

IROZ GAIZKA/ST R/AFP

Le nouveau ministre de l’Intérieur a demandé samedi dernier l’interpellation à Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques), le vendredi 16 décembre, « de cinq individus en relation avec l’organisation terroriste ETA », qui vient de subir « un nouveau coup dur » : Jean-Noël Etcheverry (« Txetx »), militant altermondialiste, Mixel Berhocoirigoin, syndicaliste agricole, Michel Bergouignan, viticulteur, ainsi que Béatrice Molle-Haran, journaliste, et Stéphane Etchegaray, vidéaste, qui s’apprêtaient à mettre hors service un stock d’armes appartenant à l’ETA, et à divulguer les images. Le 3 octobre dernier, ils avaient fait une offre d’intermédiation de la société civile basque à l’organisation, qui a annoncé en 2011 « l’arrêt définitif et irréversible de sa lutte armée », afin de contribuer concrètement à son désarmement, processus que Paris et surtout Madrid refusent obstinément d’enclencher depuis cinq ans. Voir la pétition : artisansdelapaix.wesign.it/fr. Par Patrick Piro pour Politis à lire sur www.politis.fr.

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