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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 15:59

Le 17 septembre dernier, nous vous appelions à y participer, avec Notre-Dame-des-Landes : l’État ouvre la voie aux travaux - Que résonnent les chants de nos bâtons !

Récit en images, de notre arrivée le 8 octobre à 6h du matin, à notre départ 12 heures plus tard, perdus dans la foule suivant plusieurs chemins de manifestations champêtres jusqu'à un immense champ où résonnent nos bâtons ! (suivi d'un article du Parisien).

40 000 batons ont résonné à Notre-Dame des Landes
40 000 batons ont résonné à Notre-Dame des Landes
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40 000 batons ont résonné à Notre-Dame des Landes
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40 000 batons ont résonné à Notre-Dame des Landes
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40 000 batons ont résonné à Notre-Dame des Landes
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40 000 batons ont résonné à Notre-Dame des Landes
40 000 batons ont résonné à Notre-Dame des Landes

Notre-Dame-des-Landes : au cœur du cortège des irréductibles

Le Parisien sur http://www.leparisien.fr/informations/au-coeur-du-cortege-des-irreductibles-09-10-2016-6187443.php

NOTRE-DAME-DES-LANDES. Ils étaient hier des milliers à défiler pour soutenir les opposants au projet d'aéroport. Paroles de manifestants.

Le cortège prend des allures de visite guidée de la ZAD quand le mégaphone crachote : « Ici, c'est le hangar de la résistance. » Les manifestants y jettent un coup d'œil avant de reprendre en chœur : « Résistance et sabotage ! Vinci dégage !  », visant le maître d'œuvre du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le gouvernement, décidé à faire décoller le chantier, menace, lui, d'évacuer cet automne les quelque 300 habitants illégaux de la ZAD. Pour s'y opposer, ils étaient hier de 12 000 à 40 000 qui, par leur présence, entendaient aussi faire contrepoids au référendum local remporté en juin à 55,17 % par les partisans du projet. « Nous sommes toujours mobilisés. Pour le gouvernement, expulser les occupants serait suicidaire », affirme Joël, venu en voisin.

Manif en famille

Dans la prairie, les joueurs de cornemuse et les cantines improvisées donnent des airs de kermesse à une manifestation plutôt familiale. « C'est aussi pour l'avenir de nos enfants que nous sommes là, explique Mélanie, ses deux filles dans les bras. L'aînée a 4 ans, c'est sa cinquième manif sur la ZAD  », précise la maman. Pour la caution politique, Cécile Duflot, Karima Delli, Michèle Rivasi et Yannick Jadot, les candidats aux primaires écologistes, ont tous fait le déplacement.

Au hameau de Bellevue, point de convergence des cortèges, chaque manifestant a planté hier sa branche sculptée ou sa canne. « Le champ de bâtons peut, s'il le faut, devenir un champ de bataille  », prévient un zadiste. On croise aussi dans la foule des manifestants quelques masques à fine moustache d'Anonymous et des militants, le visage caché sous des cagoules noires, visiblement prêts à en découdre.

Visage découvert et grand sourire, Elisabeth, 62 ans, proclame : « Je veux bien être le Rémi Fraisse, (NDLR : le militant mort à Sivens) de Notre-Dame-des-Landes, si cela doit empêcher les expulsions.  »

 « Sauver la nature »

Chaussures de marche et petites lunettes d'intello, François de Beaulieu distribuait hier son inventaire des espèces présentes sur la ZAD, « un travail de plus de trois ans », précise-t-il. « La zone est un réservoir de biodiversité extraordinaire, d'autant que les paysans ici respectent la culture bocagère et les zones humides, explique ce naturaliste. Construire l'aéroport serait une catastrophe écologique. » C'est son réseau des Naturalistes en lutte qui a découvert sur les sites des espèces protégées comme le triton de Blasius, un amphibie très rare. Eux ne partagent pas la culture politique des zadistes. « Plus légalistes, nous avons initié des procédures judiciaires et lancé une pétition pour sauver la faune et la flore », explique-t-il. À la demande des zadistes, ils ont choisi les champs les moins fragiles capables d'accueillir les manifestants.

« On ne lâchera rien »

Marcel et Madeleine, 65 ans, s'opposent depuis trente ans à l'arrivée d'un tarmac dans le bocage. « Parce que nous sommes bien tranquilles sans que les avions passent au-dessus de nos têtes », assure Marcel, casquette vissée sur le crâne. Le couple vit à Fay-de-Bretagne, l'une des communes limitrophes de la ZAD. Madeleine se souvient des premiers pique-niques de mobilisation « où chacun amenait de quoi nourrir les autres ; évidemment, ça a pris de l'ampleur », souligne-t-elle. Lors de la consultation populaire, ils ont voté contre l'aéroport, « comme l'essentiel des villages alentour », rappelle-t-elle. En effet, à Vigneux, à Fay, à Notre-Dame-des-Landes, le non l'a emporté, contrairement à l'ensemble du département. « On ne lâchera rien », précise Marcel. Hier, il n'avait pas pris un bâton mais une belle canne, « plus pratique avec mon arthrose ».

« Pas de création d'emploi »

Impossible hier de louper Jean-Luc au milieu de la foule bariolée des zadistes avec sa hampe de bambou surmontée du drapeau rouge de la CGT. Le représentant de l'union locale de Carquefou près de Nantes décrypte la position complexe de son syndicat : « L'union Loire-Atlantique n'est ni pour ni contre l'évacuation de la zone, mais nous pensons qu'il vaut mieux rénover l'aéroport actuel de Nantes plutôt que de construire à Notre-Dame. » Lui se réclame « à titre personnel » de l'écologie politique et se réjouit que la CGT de Vinci se soit prononcée contre la destruction du bocage et l'expulsion des zadistes. « Parce qu'il n'y aura pas de création d'emploi, mais un simple transfert du Sud Loire vers le Nord Loire. » La CGT propose aux salariés de Vinci d'exercer leur droit de retrait si l'on en venait à construire l'aéroport.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:34
Des moustiques « Aedes aegypti », le 11 février 2016. Ricardo Mazalan / AP

Des moustiques « Aedes aegypti », le 11 février 2016. Ricardo Mazalan / AP

Par Nathaniel Herzberg le 4 octobre 2016 pour Le Monde sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/04/les-insectes-envahissants-une-catastrophe-economique_5007870_3244.html#ImMDGGd5tJ3eW71Q.99

Les scientifiques tirent depuis des années la sonnette d’alarme concernant les dangers des espèces envahissantes, sans susciter de réaction des pouvoirs publics. Franck Courchamp, écologue à l’université Paris-Sud, et Frédéric Simard, entomologiste à l’Institut de recherche et développement (IRD), livrent, mardi 4 octobre, un chiffre qui devrait faire réfléchir : les invasions d’insectes à travers le monde coûtent, à elles seules, au moins 69 milliards d’euros chaque année.

Leur étude, publiée dans la revue Nature Communications, ne tient pas compte des dégâts causés par l’ensemble des moustiques, teignes, termites et autres capricornes… Ils seraient en effet bien plus importants. On estime que ces insectes réduisent chaque année la production agricole mondiale de 10 % à 16 % et en consomment autant après les récoltes. Les chercheurs se sont concentrés sur les « envahisseurs », autrement dit les espèces introduites, volontairement ou non, par l’homme sur un territoire dont elles étaient jusqu’ici absentes, et sur lesquelles elles ont prospéré.

Ce qui fait déjà beaucoup. Les scientifiques estiment que 87 % des 2 500 invertébrés terrestres (des vers aux batraciens, des escargots aux araignées) ayant colonisé de nouveaux territoires sont des insectes. « Il n’était pas possible de tous les étudier, souligne Franck Courchamp. Pour réaliser un premier chiffrage, nous nous sommes concentrés sur les dix espèces considérées comme les plus coûteuses. »

Un termite importé par les GI

Le termite de Formose est de celles-là. Les GI qui rentraient d’Asie après la seconde guerre mondiale n’avaient pas remarqué le petit insecte caché dans leurs caisses de bois. Erreur on ne peut plus funeste. L’isoptère a trouvé dans le sud du pays un climat chaud et humide idéal à son développement. Et dans les maisons de bois du Deep South (« Sud profond »), un festin à sa mesure. Il a peu à peu pris le pas sur le termite local. Ses colonies de plusieurs millions d’individus, courant sur des dizaines de mètres, ont envahi la Louisiane, puis de nombreux États américains. Les campagnes d’éradication conduites outre-Atlantique ont toutes échoué. Classé au sommet de la hiérarchie des cent pires espèces envahissantes – toutes catégories confondues – par l’Union internationale de conservation de la nature (IUCN), il coûterait aujourd’hui à lui seul 26,7 milliards d’euros annuels à la collectivité.

Il n’est pas seul. Ainsi la teigne des choux, originaire de Méditerranée, a-t-elle conquis le monde. Le petit papillon et surtout ses chenilles ne se contentent pas de ronger les feuilles périphériques. Elles réunissent celles du centre par des fils de soie et les souillent de leurs excréments. La facture qu’elles laissent derrière elles atteint chaque année 4,1 milliards d’euros. Même origine, même effet pour le longicorne brun de l’épinette : ce coléoptère européen a gagné l’Amérique, où il pond dans les anfractuosités des épicéas. Les galeries forées par les larves dégradent les arbres et désespèrent les forestiers. Bilan pour la collectivité : 4 milliards d’euros, pour le seul Canada.

La spongieuse coûte sans doute un peu moins cher. Les dégâts causés aux forêts et aux vergers en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Afrique du Nord par cette chenille eurasienne ont été chiffrés à 2,8 milliards d’euros. Mais elle ne cesse d’élargir ses goûts alimentaires, pourtant déjà bien étendus, puisqu’elle attaquerait 300 espèces d’arbres. Quant au capricorne asiatique, il n’a rien trouvé de mieux, en débarquant en Europe et en Amérique du Nord, que de s’attaquer aux arbres les plus sains. Marronniers, platanes, peupliers, bouleaux, saules : l’addition s’élève à 2,7 milliards.

« Sommet de l’iceberg »

Si l’agriculture et les biens sont les premiers touchés, la santé humaine est elle aussi frappée par ces envahisseurs. Avec en tête de liste deux moustiques cousins : Aedes aegypti et Aedes albopictus. Originaire d’Afrique, le premier a gagné l’Amérique du Sud pendant la traite négrière et est devenu le premier vecteur de la dengue, de la fièvre jaune et désormais du fameux Zika. Le second, mieux connu sous le nom de « moustique tigre », a pris son envol en Asie. Il est porteur des mêmes pathologies, auxquelles on peut ajouter le chikungunya, et on le trouve désormais sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique.

Parmi les cadeaux que nous transmettent les Aedes, la dengue reste le pire. La maladie a reculé en intensité dans ses pays d’origine, mais elle ne cesse de s’étendre géographiquement. Si bien que, sur les 6,1 milliards d’euros de coûts de santé annuels attribués aux insectes invasifs, 84 % proviennent de cette infection virale. Ils concernent les frais d’hospitalisation, le remboursement des médicaments et les campagnes d’éradication ou de prévention. « Mais ce n’est que le sommet de l’iceberg, insiste Frédéric Simard. Les dépenses pour les ménages n’ont jamais été calculées. Pas plus que les coûts indirects : manque à gagner et séquelles pour les malades, absentéisme pour les entreprises… »

« En deçà de la réalité »

Car ce travail ne fait que recenser « l’état de l’Art », comme disent les universitaires. Une compilation de 737 articles, livres, rapports. « Nous avons exclu beaucoup d’études douteuses mais aussi conservé certaines, lorsqu’elles étaient les seules disponibles sur des espèces essentielles », explique Franck Courchamp. C’est notamment le cas du termite de Formose, dont il juge « discutable » la méthode de chiffrage des coûts, mais qu’il ne pouvait écarter. « Le seul fait qu’aucune autre étude n’existe en dit beaucoup. En réalité, nous sommes très en deçà de la réalité, poursuit-il. En Afrique, il n’existe pratiquement aucune donnée. En Asie, en Amérique du Sud et même en Europe, elles restent lacunaires. La plupart des travaux proviennent d’Amérique du Nord. »

Les lacunes sont aussi spécifiques. « De nombreuses espèces n’ont pas été étudiées », insiste Franck Courchamp. Thématiques, surtout. Les dégâts écologiques (réduction de la biodiversité et de l’abondance des espèces) n’ont pas été pris en compte. Ceux subis par les services écosystémiques, pas davantage. Dans les deux cas, faute de données. Au cours de précédents travaux, l’un des coauteurs de l’étude, l’économiste Jean-Michel Salles, avait pourtant chiffré à 153 milliards d’euros le service rendu par les pollinisateurs. Mais, à défaut d’étude disponible, les ravages causés par le frelon asiatique sur les abeilles européennes, probablement l’envahisseur le plus menaçant en France, n’ont pas été pris en compte.

La pointe de l’iceberg, donc. Et encore celle-ci est-elle en train de fondre sous l’effet du réchauffement. Le laboratoire de Franck Courchamp à Paris-Sud a calculé que l’aire de répartition des insectes envahisseurs aura crû de 18 % d’ici à 2050 sous l’effet du changement climatique. Les scientifiques demandent donc aux pouvoirs publics de développer d’urgence des politiques de prévention, de surveillance et, quand c’est possible, d’éradication des nuisibles. Et invitent leurs collègues à multiplier les études afin de mieux mesurer l’étendue du phénomène. Pour eux, le travail ne fait que commencer.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 11:23

L'Union européenne, au terme d'une procédure inédite, a donné son feu vert à une ratification du traité de Paris

Par Simon Roger pour Le Monde le 1er octobre 2016

Un an après le sommet de la COP21 et son accord universel pour contenir le réchauffement, la conférence prévue du 7 au 18 novembre à Marrakech (COP22) ne devait être qu'un point d'étape. Finalement, elle pourrait constituer un moment décisif dans l'histoire de la gouvernance climatique puisque, selon toute vraisemblance, c'est au Maroc qu'entrera en vigueur l'accord de Paris sur le climat.

Cette hypothèse, improbable il y a encore un mois, a pris de l'épaisseur vendredi 30 septembre avec l'adoption par le conseil des ministres européens de l'environnement, à Bruxelles, d'un projet de décision validant la ratification de l'Union. Le document autorise également les Etats membres à rejoindre individuellement le texte de Paris, et non de manière simultanée, comme le veut la pratique communautaire habituelle. Dimanche 2  octobre, date anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, l'Inde devrait à son tour adresser au secrétariat des Nations unies sa notification de ratification : le premier ministre Narendra Modi s'y est personnellement engagé.

Pour entrer en vigueur, le compromis adopté le 12  décembre 2015 doit recueillir l'assentiment d'au moins 55 pays (sur les 195 États investis dans les négociations) représentant au moins 55  % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le premier seuil a été franchi le 21  septembre à New York, à l'occasion de la rencontre des chefs d’État organisée en marge de l'assemblée générale de l'ONU. Ce jour-là, 31 pays ont rejoint l'accord de Paris, portant à 60 le nombre de ratifications et à 48 % la part des émissions couvertes.

La barre des 55 % paraissait plus difficile à atteindre alors que plusieurs grands pays émetteurs manquent encore à l'appel – le Canada, l'Australie, le Japon ou la Russie – et que l'Union européenne (UE) est paralysée par des dissensions internes sur sa politique climat. Sous la houlette de la ministre de l'environnement, Ségolène Royal, la présidence française de la COP21 s'est donc activée dans les coulisses de Bruxelles. S'appuyant sur une note commandée en mai au service juridique du Conseil, la France s'est d'abord appliquée à convaincre ses partenaires que la répartition des efforts de réduction des émissions n'était pas un préalable à la ratification.

Durant l'été, elle a obtenu des services juridiques de l'ONU l'assurance que les États membres de l'UE seraient comptabilisés individuellement dans le calcul des 55  % (et non comme un ensemble régional). " Il a fallu soulever une à une les objections, avance Ségolène Royal. Des pays comme la Pologne ont été durs à convaincre, mais tout le monde a compris que l'urgence climatique supposait une urgence dans les procédures européennes. "

La décision adoptée à l'unanimité le 30  septembre ne sera définitivement entérinée qu'après un vote du Parlement européen, mardi 4  octobre. Un examen qui ne devrait pas poser problème. " Dans toutes ses résolutions relatives à la COP, le Parlement demande une ratification rapide de l'accord et de plus grandes ambitions pour le climat et la transition énergétique ", assure le député européen Yannick Jadot, qui s'inquiète en revanche du décalage entre la dynamique diplomatique et la faiblesse des engagements concrets en faveur de la transition énergétique.

" Il fallait accélérer le pas "

Après un délai procédural de 24  heures, six Etats membres – l'Allemagne, l'Autriche, la France, la Hongrie, Malte et la Slovaquie – comptant pour 4,39  % des émissions mondiales, rejoindront l'accord climat le 5  octobre. Ajoutées aux 4,1  % d'émissions imputées à l'Inde, le seuil des 55  % sera donc franchi à cette date.

" Si les 55  % n'étaient pas atteints le 7  octobre, le rendez-vous de Marrakech - qui débute le 7  novembre - ne marquerait pas l'entrée en vigueur de l'accord ", souligne Ralph Bodle, expert à l'Institut écologique de Berlin, rappelant que l'accord climat ne peut s'appliquer que trente jours après le dépôt des ratifications. Puisque le scénario des 55  % est désormais crédible, " l'UE veut être en mesure de participer pleinement à la première réunion d'entrée en vigueur ", poursuit le juriste.

" Après la ratification des Etats-Unis et de la Chine - début septembre, à la veille du G20 de Hangzhou - , l'Europe devait accélérer le pas, estime la ministre suédoise Isabella Lövin, présente à Bruxelles. Elle a prouvé aujourd'hui qu'elle n'avait perdu ni sa crédibilité ni son leadership dans ce dossier crucial. "

" Le leadership n'est plus en Europe, corrige Pascal Canfin, directeur général du WWF France. D'un point de vue climatique, c'est assez logique que les grands émergents prennent l'ascendant. D'un point de vue énergétique et industriel, c'est problématique. La dynamique de la transition énergétique, aujourd'hui, elle est en Chine. "

Sur un plan plus politique, c'est l'annonce sino-américaine qui a poussé Narendra Modi à présenter en conseil des ministres le décret de ratification. Tout comme l'Inde, qui ne souhaite pas passer pour le mauvais élève dans la mise en œuvre de l'accord de Paris, certains pays européens semblent sensibles à l'enjeu réputationnel lié à ce sujet.

Rangées parmi les États les plus hostiles à la ratification en raison notamment de ses ressources en houille et en lignite, la Pologne ne s'est pas opposée à la décision du 30  septembre. La venue de Ségolène Royal le 27  septembre à Varsovie a peut-être contribué à rapprocher les positions, mais son homologue Jan Szyszko sait surtout qu'" une ratification rapide de l'accord de Paris aiderait certainement le gouvernement polonais à améliorer son image d'enfant terrible de l'UE ", analyse Julia Michalak, de l'Institut polonais des relations internationales.

Au niveau régional, " les Etats membres d'Europe de l'Est pourraient créer une dynamique intéressante autour du climat, à l'instar de la Hongrie, premier pays avec la France à ratifier l'accord de Paris " complète la chercheuse.

" Une UE à deux vitesses "

Pologne, Danemark, Slovénie et Suède envisagent de ratifier le traité mi-octobre. Le Parlement portugais a voté le 30  septembre en faveur de la ratification, le Parlement grec devrait l'imiter le 4  octobre. Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni espèrent parachever la procédure d'ici la fin de l'année.

La situation est floue en revanche en Belgique et figée en Espagne où le gouvernement intérimaire n'est pas habilité à enclencher la ratification parlementaire. " En dépit de la volonté politique affichée par l'Europe, il est clair que l'on se retrouve face à une UE à deux vitesses sur le climat ", constate Valvanera Ulargui, directrice générale de l'office espagnol du changement climatique.

Lorsque débutera, au Maroc, la première réunion de mise en œuvre des engagements pris à la COP21, " tout le monde pourra participer aux discussions, soumettre des propositions, mais seuls les pays ayant ratifié un mois plus tôt pourront délibérer " note Ralph Bodle. Pour éviter une situation trop inconfortable, les négociateurs envisagent d'ouvrir symboliquement cette session mi-novembre, lors du sommet des chefs d'Etat présidé par Mohammed VI, puis de la refermer très vite.

  • Les Chiffres

    12 %

    Part des émissions mondiales de gaz à effet de serre qui viennent de l'UE

    Pris comme un ensemble régional, l'Europe à vingt-huit apparaît comme le troisième plus gros pollueur de la planète après la Chine (20,1 %) et les Etats-Unis (17,9 %), selon les chiffres de l'ONU. Derrière l'Union européenne figurent la Russie (7,5 %), l'Inde (4,1 %) et le Japon (3,8 %). Au sein de l'Union européenne, c'est l'Allemagne qui émet le plus de gaz à effet de serre (2,56 % du total mondial) devant le Royaume-Uni (1,55 %), la France (1,34 %), l'Italie (1,18 %) et la Pologne (1,06 %).

    47,8 %

    Part des émissions mondiales qui sont couvertes par l'accord de Paris au 1er octobre

    Soixante et une parties ont jusqu'ici ratifié l'accord de Paris selon les Nations unies, soit 47,8 % des émissions.

    2 °C

    Hausse maximale de la température prévue par l'accord sur le climat

    Le traité international, adopté le 12 décembre 2015 à Paris, prévoit de maintenir le réchauffement climatique " bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels " et de " poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C ".

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 15:25

L'analyse de milliers de repas révèle la présence " préoccupante " d'une dizaine de contaminants, comme le plomb, l'arsenic ou les dioxines

Par Stéphane Foucart pour Le Monde le 30 septembre

C'est l'une des plus vastes enquêtes jamais réalisées sur le sujet. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a publié, mercredi 28  septembre, une analyse des contaminants (métaux lourds, dioxines, pesticides…) présents dans l'alimentation type des enfants de moins de 3 ans. Après y avoir évalué la présence de plus de 500  contaminants, l'agence de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) estime qu'une dizaine d'entre eux sont " préoccupants " et que les niveaux d'exposition actuels peuvent présenter des risques sanitaires.

L'Anses met en avant le plomb, l'arsenic inorganique, le nickel, l'acrylamide et les furanes (des composés se formant notamment lors des cuissons à haute température), les PCB (polychlorobiphényles), des dioxines ainsi que des mycotoxines – des substances produites par des champignons contaminant parfois les céréales. Les situations d'exposition à ces produits, tempère l'Anses, " ne sont pas systématiquement synonymes de survenue d'effets adverses ". Dans son avis, l'agence juge néanmoins " indispensable de mettre en place ou de renforcer des actions afin de diminuer l'exposition de la population infantile " à ces composés.

Travail de fourmi

Le détail des repas servis à plus de 700  enfants (non allaités) a été relevé plusieurs jours durant, de manière à construire un échantillon des repas types. L'agence a ensuite reproduit les méthodes de préparation (dilution, cuisson…) de plus de 5 400  produits alimentaires avant d'en analyser la composition, de manière à estimer l'exposition des enfants aux toxiques décelés. Un travail de fourmi qui, avec la rédaction du volumineux rapport, aura duré près de six ans. Selon l'agence, les deux tiers des enfants de moins de 4  mois ne sont pas exposés à des niveaux excessifs de ces substances préoccupantes. Mais ce taux chute à seulement 21  % chez les 13-36 mois. Dans cette tranche d'âge, plus de 40  % des enfants sont trop exposés à au moins deux composés problématiques.

La première recommandation ferme de l'Anses est de proscrire, pour les enfants de moins de un an, le lait courant en remplacement des préparations infantiles (laits pour nourrisson à reconstituer…). Outre les considérations nutritionnelles, le lait courant est en effet une source importante d'exposition à certains polluants organiques persistants, comme les PCB ou les dioxines. Dans cette classe d'âge, les enfants consommant du lait courant sont ainsi deux à six fois plus exposés à ces toxiques que ceux consommant des préparations infantiles. Les PCB et les dioxines sont aussi présents dans le poisson, dont l'Anses recommande cependant la consommation deux fois par semaine, à condition de varier les espèces et les méthodes d'approvisionnement (pêche, élevage).

Autre substance pointée par l'Anses : le plomb. Ses principales sources d'exposition sont les -légumes et l'eau, mais son omniprésence dans l'environnement – héritage de l'essence plombée, aujourd'hui bannie – rend difficile son évitement. L'agence recommande ainsi de " varier le régime alimentaire des enfants afin qu'ils ne mangent pas systématiquement les aliments les plus contaminés ". Quant à l'arsenic inorganique, il est principalement présent dans les préparations infantiles, le riz, les petits pots préparés à base de légumes ou de poisson. Ces mêmes petits pots sont également critiqués pour des teneurs parfois excessives d'acrylamide ou de mycotoxines, également retrouvées dans les boissons lactées à base de céréales et les biscuits.

En définitive, l'Anses recommande de conduire des travaux de nature à " identifier clairement les sources de contamination au cours de l'ensemble de la chaîne de production " et d'améliorer les connaissances agronomiques. Elle suggère aussi de conduire une réflexion sur " l'utilité de la mise en œuvre d'une réglementation pour les contaminants non réglementés à ce jour (…) pour lesquels l'exposition est jugée préoccupante : acrylamide, furanes, nickel " et certaines mycotoxines.

Bien que très ambitieuse, l'analyse a ses limites. D'abord, avertit l'Anses, une centaine de substances rencontrées n'ont pas pu être évaluées du point de vue de leurs risques potentiels, faute de connaissances toxicologiques. C'est le cas de certains matériaux au contact des aliments (plastifiants, résines…), de perturbateurs hormonaux ou encore de pesticides. De plus, les effets potentiels des -mélanges de molécules n'ont été pris en compte que dans un nombre limité de cas. Enfin, seule l'exposition alimentaire a été prise en compte. Or, dans certains cas, l'exposition par le biais de l'air ambiant ou des poussières domestiques, par exemple, peut être importante.

 

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 19:14

L'homme a hérité de la tendance marquée des primates à s'entre-tuer

Par Nathaniel Herzberg pour Le Monde le 29 septembre 2016

Deux siècles et demi que ces deux-là s'affrontent. Que, par -disciples interposés, leurs théories sur l'origine de la violence humaine déchirent -philosophes et scientifiques. Thomas Hobbes contre Jean-Jacques Rousseau, le " loup pour l'homme " contre le " bon sauvage ", l'humain intrinsèquement agressif envers son semblable contre l'individu pétri d'innocence, poussé au mal par une société corruptrice. Dans une étude publiée mercredi 28  septembre par la revue Nature, une équipe espagnole tranche le débat : la violence létale humaine plonge ses racines dans la théorie de l'évolution. En d'autres termes, si l'homme " descend du singe ", il en va de même de ses tendances meurtrières.Pour aboutir à ce constat sans appel, José Maria Gomez, écologue à la station expérimentale des zones arides d'Almeria, et ses collègues de trois autres universités espagnoles se sont livrés à un incroyable travail d'accumulation de données. Pendant deux ans, ils ont dépouillé cinquante ans de littérature scientifique : 3 500 articles analysant la violence entre membres d'une même espèce chez les mammifères et 1 000  articles portant sur les causes de la mortalité parmi les humains.

Pour ces derniers, ils ont étendu leurs sources aux analyses bio-archéologiques ou paléontologiques, aux relevés ethnographiques, aux bilans d'autopsie ou encore aux registres portant les causes de décès (à partir du XVIIe  siècle). Et ils ont fait tourner les ordinateurs. Sur les 1 024 espèces de mammifères étudiées, 40  % étripent joyeusement les leurs. " Cela a  été notre plus grande surprise, admet José Maria Gomez. La violence létale n'est pas concentrée dans des groupes considérés comme a priori violents, tels les carnivores. Elle sévit aussi de façon importante chez les rhinocéros, les marmottes, les chevaux… "

Les scientifiques espagnols livrent un chiffre moyen : l'agression intraspécifique constitue 0,3  % des causes de mortalité chez l'ensemble des mammifères. Elle n'est " pas fréquente, mais répandue ", concluent-ils. Mais c'est famille par famille que l'examen trouve toute sa richesse. " Jamais je n'avais vu un travail aussi détaillé sur la violence parmi les mammifères ", s'enthousiasme Michel Raymond, directeur de recherche au CNRS et responsable de l'équipe de biologie évolutive humaine de l'université de Montpellier.

" L'étude est formidable "

L'étude démontre que la position dans l'arbre phylogénétique des espèces explique fortement la tendance à tuer ses congénères. Fauves, ursidés, rongeurs : quelques familles se distinguent particulièrement. Avec une mention spéciale pour les primates – nos cousins et nos ancêtres, faut-il le rappeler ? –, chez qui le poids de la violence létale atteint 2  %. La raison ? " L'étude est formidable mais elle n'explique pas les causes de cette concentration, souligne Mike Wilson, anthropologue à l'université du Minnesota (États-Unis). Pour moi, c'est le large recours à l'infanticide chez les primates. "

L'arbre de l'évolution des espèces n'explique pourtant pas tout. Là où les chimpanzés se tuent à plaisir, les bonobos, leurs plus proches parents, présentent des mœurs beaucoup plus pacifiques. Peut-être faut-il y voir la place prépondérante des femelles chez ces derniers. Les chercheurs ont, plus globalement, tenté d'isoler d'autres causes. Résultat : plus une espèce est sociale et territorialisée, plus la violence létale s'y exprime. Les disciples de Rousseau y trouveront une petite consolation. Car pour le reste, l'examen des 600 populations humaines à travers le temps et l'espace détruit allègrement le mythe de notre innocence originelle.

Les relevés archéologiques -confirment en effet que la pitié pour son frère n'étouffait ni sapiens ni Neandertal : " Pour ces temps anciens, les résultats enregistrés sont conformes avec le niveau de violence attendu compte tenu de la position de l'homme dans l'arbre phylogénétique ", commente José Maria Gomez. " L'homme n'a pas attendu l'accumulation des richesses au néolithique pour être violent, souligne l'archéologue Jean Guilaine, professeur honoraire au Collège de France et auteur du Sentier de la guerre (Seuil, 2001). On a montré que les chasseurs-cueilleurs s'affrontaient eux aussi. "

" Données robustes "

Il est vrai que la situation se gâte encore par la suite. L'âge du fer en Europe et en Asie (à partir de – 1100) et la période dite " formative " dans le Nouveau Monde (environ – 1000) connaissent une poussée importante de violence létale, nettement au-dessus des prévisions évolutives qui devraient la situer au même niveau que celle des grands singes. Et, à en croire les données présentées par l'article, cela dure jusqu'à la fin du Moyen Age. De quoi nourrir la thèse du psychologue américain Steven Pinker : en  2011, dans un livre qui fit événement aux États-Unis, il avait brillamment mis en évidence le déclin de la violence depuis la période moderne.

Certains ne manqueront pas de mettre en cause la fiabilité des données anciennes. Peut-on tirer une règle statistique d'une série de tombes du néolithique ou d'un cimetière médiéval ? Certes pas. Mais de centaines de cimetières, répartis dans de multiples points du continent, accompagnés parfois de témoignages écrits ou de registres : l'affaire paraît nettement plus sérieuse. " Cette partie est évidemment la plus fragile, elle sera controversée, convient Mike Wilson. Mais ils ont malgré tout fait preuve d'une grande prudence, en sélectionnant des données robustes. "

L'étude de Nature va plus loin encore. Elle classe les données humaines en fonction du type de société dont elles portent le témoignage. Il apparaît cette fois que les organisations tribales ou claniques affichent un degré de violence nettement plus élevé que les sociétés étatiques.

Cette fois, ce n'est plus le combat entre deux philosophes morts, mais la guerre entre deux familles d'anthropologues rivales que l'article devrait réveiller. Par exemple, les travaux de l'Américain Napoleon Chagnon sur l'extrême violence des Yanomami d'Amazonie restent aujourd'hui encore très controversés. La publication de Nature ne passera pas inaperçue dans ce milieu.

Pour la primatologue Elise Huchard, ces résultats viennent rappeler que, " quelle que soit l'approche utilisée pour comprendre et expliquer l'intensité et les motifs de notre violence, il ne faut pas oublier que l'homme est un mammifère, car ce simple fait biologique contribue à  expliquer notre comportement social ".

Un mammifère ni plus ni moins violent que les autres. Simplement particulièrement flexible dans son agressivité, car particulièrement divers dans son organisation sociale. Et plus paisible que jamais, ce que souligne l'anthropologue Mike Wilson. " A l'heure où Donald Trump martèle que la société est violente, il est de salubrité publique de rappeler qu'on vit mieux dans une ville américaine que dans l'ancien Far West.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:16

Plusieurs publications scientifiques revoient à la hausse les perspectives du réchauffement à venir

Par Stéphane Foucart pour Le Monde le 27 septembre 2016

Climat : les mauvaises nouvelles s’accumulent - La pollution de l’air touche 92 % de l’humanité

Que l’on regarde l’élévation du mercure ou les revues scientifiques, les nouvelles du climat ne sont franchement pas bonnes. Côté thermomètre, la National Oceanic and Atmospheric Administration américaine vient d’annoncer que le mois d’août avait été, en moyenne mondiale, le plus chaud jamais observé depuis le début des relevés en 1880. Pour ne rien arranger, il est aussi le seizième mois consécutif à battre son record de température – une telle séquence n’a jamais été enregistrée en cent trente-sept ans de mesures.

Les derniers travaux de recherche publiés dans les revues savantes – sur l’élévation future des températures, sur la capacité des sols à éponger les émissions humaines de gaz à effet de serre ou sur la stabilité des glaciers polaires – ne sont pas plus réjouissants.

Comme souvent en matière climatique, les mauvaises nouvelles viennent aussi de l’étude des climats du passé. Mardi 27 septembre, la revue Nature Climate Change devait publier la première reconstruction continue des températures terrestres au cours des deux derniers millions d’années, suggérant une sensibilité du climat au dioxyde de carbone (CO2) bien plus forte qu’estimée généralement.

Grande prudence

Selon l’auteure de ces travaux, Carolyn Snyder, chercheuse à l’Environmental Protection Agency de Washington, le corollaire de cette reconstruction est que les niveaux atmosphériques actuels de CO2 – environ 400 parties par million (ppm) – pourraient mettre la planète sur la voie d’un réchauffement à long terme de quelque 5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Très impressionnants, ces chiffres doivent être pris avec grande précaution. D’abord, ils représentent un réchauffement attendu sur des échelles de temps de l’ordre du millénaire – le temps nécessaire à certains grands processus (redistribution de la végétation, fonte des glaces, etc.) de s’accomplir et se stabiliser. Ensuite, ils sont très supérieurs aux chiffres généralement acceptés par les scientifiques. Selon l’analyse de Carolyn Snyder, atteindre 550 ppm, soit un doublement du CO2 atmosphérique par rapport au XIXe siècle, conduirait ainsi sur le très long terme à un réchauffement de... 9 °C !

« Cette estimation est tellement au-dessus de celles qui prévalent actuellement, autour de 5 °C à 6 °C, qu’elle doit être considérée comme une singularité et doit être traitée avec un niveau de scepticisme approprié », estime le paléoclimatologue Michael Mann, professeur à l’université de Pennsylvanie. Une grande prudence partagée par plusieurs chercheurs cités par la revue Nature. M. Mann s’interroge notamment sur le caractère représentatif de la soixantaine d’échantillons de sédiments marins analysés pour reconstruire les températures passées.

« Je vois cette étude comme provocante et intéressante, ajoute-t-il, mais ces estimations chiffrées doivent être prises avec des pincettes jusqu’à ce qu’elles soient examinées soigneusement par la communauté scientifique. »

Toutefois, ajoute en substance le chercheur, si ces chiffres étaient confirmés, ils signifieraient que la sensibilité climatique à court terme – celle qui se joue à l’échelle du siècle et qui intéresse plus particulièrement les humains – serait plus élevée que les estimations actuelles.

Celles-ci reposent en partie sur des modèles de simulation du climat, qui situent aujourd’hui l’augmentation de la température moyenne entre 1,5 °C et 4,5 °C pour un doublement de la concentration atmosphérique de CO2. Fourchette qu’il faudra donc, peut-être, revoir à la hausse. De quoi rendre plus compliqué encore le respect des engagements des Etats à maintenir le thermomètre terrestre « nettement en dessous de 2 °C » de réchauffement.

D’autres mauvaises nouvelles pourraient conduire à une telle révision. Dans l’édition de la revue Science du 23 septembre, la biogéochimiste Yujie He (université de Californie à Irvine) et ses coauteurs publient une série de mesures montrant que le carbone présent dans le premier mètre de sol est bien plus vieux que ce que simulent les modèles numériques.

En clair, écrivent les chercheurs, « les modèles surestiment le potentiel de séquestration du carbone par les sols de près d’un facteur deux ». Lorsqu’ils simulent le climat futur, les modèles attribuent donc aux sols une capacité à éponger le CO2 – en stockant plus ou moins durablement les débris végétaux, par exemple – beaucoup plus importante qu’elle ne l’est en réalité... « En conséquence, une plus grande fraction des émissions humaines de CO2 pourrait demeurer dans l’atmosphère et contribuer au réchauffement », concluent les auteurs.

Une conclusion que tempère toutefois Jean-François Soussana, directeur scientifique chargé de l’environnement à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Selon le chercheur, qui n’a pas participé à ces travaux, une grande part de l’erreur des modèles concerne surtout les couches les plus profondes du sol, c’est-à-dire le vaste stock de carbone enfoui « entre 20 cm à 40 cm, et un mètre de profondeur », explique-t-il.

Rôle tampon de l’agriculture

Or l’objectif de ralentir le changement climatique en adaptant les usages des sols (agriculture, foresterie, etc.) pour y accumuler du carbone, précise M. Soussana, « porte uniquement sur l’horizon de surface, c’est-à-dire jusqu’à 40 cm de profondeur ». Rendre l’agriculture « climatiquement vertueuse » et lui faire jouer un rôle tampon reste donc possible.

Ralentir la dislocation des calottes de glace polaires sera en revanche beaucoup plus compliqué. Or, dernière mauvaise nouvelle, l’inlandsis du Groenland perd ses glaces plus rapidement que les mesures satellites ne l’ont jusqu’ici suggéré. Dans l’édition du 21 septembre de la revue Science Advances, une équipe de chercheurs européens et américains revoit à la hausse la masse glaciaire perdue par la grande île. En tenant compte des mouvements du manteau terrestre, il faudrait, selon les auteurs, ajouter environ 8 % aux décharges de glace mesurées jusqu’à présent. Soit l’équivalent de 20 milliards de tonnes par an.

La correction peut sembler mineure. Mais le Groenland est un contributeur important à la hausse du niveau marin. Surtout, les spécialistes n’ont cessé d’aggraver, au cours des dernières années, leur diagnostic sur la stabilité de ses glaces. C’est le cas dans la majorité des compartiments de la science climatique : la réalité excède bien souvent les prévisions des chercheurs.

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La pollution de l’air touche 92 % de l’humanité

La Méditerranée orientale, l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental sont les plus touchés.

Le nombre de décès liés à la pollution atteint 6,5 millions de personnes par an.

La pollution de l’air affecte la quasi-totalité de la planète. Selon une nouvelle étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée mardi 27 septembre, 92 % de la population mondiale vit dans des lieux où les niveaux de qualité de l’air extérieur ne respectent pas les limites fixées, notamment pour les particules fines très dangereuses pour la santé dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM 2,5).

Ces polluants sont émis principalement par les transports, le chauffage, l’industrie et l’agriculture, mais l’activité humaine n’est pas seule en cause. « Les tempêtes de sable, en particulier dans les régions situées à proximité d’un désert, peuvent avoir une influence sur la qualité de l’air », note l’agence onusienne.

L’OMS s’appuie sur des données très détaillées provenant de mesures prises par satellite, des modèles de transport aérien et des moniteurs de stations au sol pour plus de 3 000 lieux à travers le monde, en milieu rural ou urbain. Ce modèle a été élaboré en collaboration avec l’université de Bath, au Royaume-Uni.

Les niveaux de pollution de l’air sont « particulièrement élevés » en Méditerranée orientale, dans l’Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental. A l’exception de la région des Amériques, toutes les autres régions du monde ont moins de 20 % de leur population vivant dans des lieux où la qualité de l’air correspond aux normes de l’OMS. L’agence recommande de ne pas dépasser une moyenne annuelle de 10 microgrammes par mètre cube d’air (μg/m3) et 25 μg/m3 sur vingt-quatre heures. Le jour de Noël 2015, la concentration de PM 2,5 avait, par exemple, atteint 620 μg/m3 à Pékin.

Action urgente

L’enjeu en termes de santé publique est considérable : 3 millions de décès par an sont liés à la pollution de l’air extérieur. Si l’on ajoute celle de l’air intérieur, le nombre de décès atteint 6,5 millions de personnes, soit 11,6 % des décès dans le monde. Les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer du poumon, sont à l’origine de 94 % des décès liés à la pollution de l’air extérieur. Près de 90 % de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, et près de deux décès sur trois surviennent dans les régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental.

« La pollution de l’air pèse lourdement sur la santé des populations les plus vulnérables : femmes, enfants et personnes âgées, assure le Dr Flavia Bustreo, sous-directrice générale à l’OMS.

L’OMS appelle à une action urgente. « Il existe des solutions, des systèmes de transports plus viables, la gestion des déchets solides, l’utilisation de poêles et de combustibles propres pour les ménages ainsi que les énergies renouvelables et la réduction des émissions industrielles », rappelle le Dr Maria Neira, directrice du département santé publique à l’OMS.

 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:38

Des députés européens aux chefs cuisiniers français, tous espèrent que la Commission européenne fera barrage à la fusion de Monsanto et Bayer. D'après Vanina Delmas pour Politis le 23 septembre 2016.

Une lettre signée par cinquante-cinq eurodéputés, principalement de gauche (verts, socialistes et gauche radicale), a été envoyée le 22 septembre à la Commission européenne, seule instance à pouvoir encore empêcher le rachat de Monsanto par Bayer, estimé à 59 milliards d’euros. Ils interpellent la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, sur les risques d’un tel oligopole agrochimique, en commençant par réduire la concurrence dans le marché intérieur, et lui demande de prendre ses responsabilités face à une multinationale qui totaliserait un chiffre d’affaires de 23 milliards de dollars : " Le chiffre d’affaires total réalisé sur le plan mondial par Bayer et Monsanto est bien au-dessus du seuil des cinq milliards d’euros qui permet à la Commission de déclencher une enquête sur l’impact d’une telle acquisition. "

Ils citent un rapport du Centre pour la sécurité alimentaire (CFS) de 2013 : « une telle fusion augmenterait indéniablement les prix des semences » car « Bayer contrôlerait 30% du marché mondial des semences, et 24% du marché des pesticides. »

De son côté, la Confédération Paysanne alerte sur « la mise sous dépendance des paysans qui n'auront plus d'autres choix que d'acheter les produits de ce nouveau monstre. »

La société civile n'est pas restée muette face à cette menace pour l’agriculture, la biodiversité, la santé et la culture culinaire. Une centaine de chefs cuisiniers, pâtissiers et vignerons français, dont Michel et Sébastien Bras, Yannick Alléno ou encore Thierry Marx, ont signé une « Lettre ouverte contre l’invasion de l’agrochimie dans nos assiettes », publiée sur le site d’actualité gastronomique Atabula, dans laquelle ils expriment leurs inquiétudes : « Sans un produit sain et de qualité, sans diversité des cultures, le cuisinier ne peut plus exprimer son talent créatif. Il n’est plus en mesure de faire son métier comme il l’aime et de le transmettre avec passion. Quant au paysan et à l’agriculteur, ils se transforment en simples exécutants d’un grand tout agrochimique qui les dépasse : des ouvriers à la solde d’une entreprise apatride, hors sol. »

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 11:13

Par Patrick Piro le 21 septembre 2016 pour Politis sur http://www.politis.fr/articles/2016/09/transition-energetique-limpasse-industrielle-francaise-35406/

Transports, énergie, sidérurgie… La politique du gouvernement se réduit à des interventions d’urgence pour tenter de sauver l’emploi, incapable de relever les défis de l’après-pétrole.

C’est une pièce de théâtre française rodée. Alstom annonce la fermeture de son usine de Belfort, avec destruction de 450 emplois dans la construction de locomotives pour le fret ferroviaire : émoi en France, un « champion » industriel national est à la peine. Le gouvernement entre en ébullition : « Hors de question que le site ferme », clame Manuel Valls. La direction de l’entreprise est tancée pour la brutalité de l’annonce et, dans une période électorale très délicate, on peut s’attendre à ce que le gouvernement dégaine une aide d’urgence.

Un scénario assez similaire à celui écrit par PSA en avril 2012 (... à lire sur www.politis.fr )

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:55

Alors que les économistes "classiques" Pierre Cahuc et André Zylberberg ont publié "Le négationisme économique et comment s'en débarrasser", nouvelle manoeuvre pour décrédibiliser les économistes critiques et à plus forte raison les "économistes atterrés", voilà un rappel historique utile !

Par Bruno Amable, Professeur à l'université de Genève le 26 septembre 2016 pour Libération

C’est au moment de la «révolution conservatrice» aux Etats-Unis, que le système de représentation économique, qui règne aujourd’hui sans partage, a supplanté la macro-économie keynésienne.

Le débat sur la pertinence (défaillante) de la théorie dominante en macroéconomie connaît un nouvel épisode avec la publication récente d’un papier de Paul Romer. Celui qui sera bientôt le chief economist de la Banque Mondiale considère que la macroéconomie a régressé depuis au moins trois décennies, avec la domination quasi-exclusive de la modélisation dite «DSGE» (dynamic stochastic general equilibrium).

Cette dernière s’est développée à partir du modèle de croissance néoclassique, qui repose sur l’hypothèse d’une concurrence parfaite dans tous les marchés ; modèle auquel on a ajouté des «chocs» aléatoires de productivité pour tenter d’obtenir des fluctuations (les cycles dits «réels») proches des variations observables de l’activité. Des éléments supplémentaires ont ensuite enrichi la spécification de base : monnaie, concurrence imparfaite, rigidité des prix, etc.

Mais l’ajout de divers éléments censés apporter du réalisme et de la pertinence ne doit pas dissimuler que les bases de ces modèles sont profondément irréalistes. Les fameux «fondements microéconomiques» supposés établir la supériorité des modèles DSGE sur leurs prédécesseurs inspirés de la théorie keynésienne ne sont que l’extension à l’économie entière du comportement supposé parfaitement rationnel d’un individu isolé. On sait d’une part que cette hypothèse est irréaliste à l’échelle individuelle et que d’autre part, même si elle était vérifiée, une société composée d’individus se comportant ainsi ne se comporterait pas en général comme un individu soi-disant «représentatif».

L’utilisation pratique de ces modèles soulève aussi des problèmes. La prise en compte de variables supposées ajouter du réalisme à la spécification ne rend que plus arbitraire encore leur application empirique en vue d’expliquer les évolutions macroéconomiques (PIB, chômage, etc.) observées ou de prévoir les évolutions à venir. Le nombre de paramètres à estimer par des méthodes statistiques est trop grand au regard de l’information disponible, ce qui conduit à imposer des restrictions soi-disant fondées théoriquement à un nombre croissant de ces paramètres. La complexité des modèles fait que des restrictions aux conséquences importantes peuvent être introduites plus ou moins subrepticement par le modélisateur.

Les partisans de cette modélisation admettent son irréalisme mais la défendent par l’argument classique : tous les modèles sont faux. Ils font ainsi une confusion volontaire entre la fausseté résultant des simplifications indispensables à tout exercice de modélisation et celle qui découle de l’incorporation d’éléments en contradiction flagrante avec la réalité observable. Cette macroéconomie est comme une astronomie postulant l’existence d’astres cubiques utilisée pour discuter savamment de l’influence des sommets et des arêtes de la Lune sur les marées.

Alors que la modélisation est supposée permettre de saisir et analyser une réalité inaccessible autrement, la macroéconomie dominante, elle, empêche de voir, et encore plus de comprendre, ce que même un profane pourrait observer. Ce n’est que dans les périodes de crise, alors que se produit un événement imprévu parce qu’inenvisageable dans le cadre théorique concerné, que les critiques les plus radicales contre la représentation orthodoxe peuvent éventuellement se faire entendre.

Il y a peu d’éléments nouveaux dans le débat critique sur la théorie macroéconomique dominante qui s’ouvre à la suite du papier de Romer. Les objections maintes fois soulevées dans le passé n’ont pas eu de conséquences pratiques.

Il y a certainement des raisons politiques derrière le «succès» (au moins académique) de cette macroéconomie. Ce n’est pas une coïncidence si elle a supplanté la traditionnelle macroéconomie keynésienne au moment où s’imposait la «révolution conservatrice» aux États-Unis.

Mais un des intérêts du papier de Romer est la façon dont il explique comment un groupe d’économistes parvenus à s’imposer dans le champ à la faveur de la crise des années 1970 a progressivement éliminé la concurrence d’autres paradigmes par des méthodes associant la collusion, la loyauté à l’égard des membres de la secte, la déférence envers ses gourous, le rejet des hérétiques… La méthode scientifique d’évaluation par les pairs s’est transformée en une pratique d’autovalidation d’une pensée quasi-religieuse. Romer dit aussi pourquoi il se sent libre de rendre public ses critiques : il ne se soucie plus guère de ses perspectives de publications dans les grandes revues du champ.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 10:45
Fusion Monsanto-Bayer : « C’est un empoisonneur qui achète un autre empoisonneur »

L’industriel allemand Bayer a annoncé le 14 septembre le rachat de l’américain Monsanto pour la somme astronomique de 59 milliards d’euros. Arnaud Apoteker, coordinateur du « Tribunal Monsanto » et spécialiste des OGM, commente cette fusion de deux géants de l’agrochimie. Par Vanina Delmas le 15 septembre 2016 pour Politis à lire sur www.politis.fr.

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