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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 18:37

Faites-pousser-une-ferme.jpg

 

Aux Lilas, existe depuis 2005 l'Association pour le Maintient de l'Agriculture Paysanne La Courgette Solidaire. Cette association a généré 6 AMAPs aux Lilas, et a participé à la création de 2 autres AMAPs, un nouveau dépôt au plateau de l' « Amap des Amis de la ferme de Bagnolet », et « La Marmite Sauvage » au Pré Saint-Gervais. Comme elle rassemble plus de 250 adhérents, elle investit aussi depuis plusieurs années dans Terre de liens Ile de France. Résultat, cette bonne nouvelle, qui va permettre de développer l'agriculture en Ile de France.

 

Une première acquisition de la Foncière Terre de liens en Ile-de-France !

 

Frise Toussacq.1.1.JPG

 

Lettre aux adhérents, actionnaires, donateurs et sympathisants de Terre de liens en Ile-de-France Paris, le 22 décembre 2010

Moins d'un mois après le lancement de la campagne nationale "Faites pousser une ferme près de chez vous!", nous avons la grande joie de vous annoncer la concrétisation d’un premier projet en Ile de France : l'acquisition des terres agricoles (73 hectares) et de 2 hangars de la ferme de Toussacq en Seine-et-Marne par la Foncière Terre de liens, dont la promesse d'achat a été signée lundi dernier, le 20 décembre 2010.

Cet événement arrive au bon moment pour convaincre le public de «faire pousser» des projets de fermes en Ile de France.  C’est en effet grâce à notre engagement de citoyens adhérents et/ou donateurs et/ou actionnaires solidaires que Terre de liens pourra :

  • soutenir directement l’installation d’agriculteurs,

  • préserver des terres agricoles, 

  • maintenir et développer une agriculture de proximité, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement. 

Cette acquisition permettra l'installation de deux jeunes paysans (Clément Fontvieille, maraîcher et Mathieu Chevalier, polyculteur-éleveur de moutons) et de la couveuse d'activités agricoles « les Champs des Possibles », mise en place par le réseau AMAP-IdF, qui permet à de jeunes maraîchers de tester leur activité avant de s'installer définitivement. Les produits de la ferme seront distribués principalement en vente directe via des AMAP.
La concrétisation de ce projet a été rendue possible grâce à l'investissement important de Jean-Louis Colas, paysan de Toussacq qui va pouvoir désormais bénéficier d'une retraite bien méritée et de son épouse Dominique, à un travail considérable de restructuration de la ferme par la SAFER Ile-de-France et bien sûr à la contribution des réseaux partenaires de l'association et de nombreux bénévoles de Terre de liens.
Merci à celles et ceux qui ont dédié leurs actions à la région Ile-de-France et au projet Toussacq ! Pour les autres, il est encore temps de le faire si vous le souhaitez. (...)
Valérie Rosenwald, animatrice de Terre de liens Ile-de-France

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 12:16

Belle année 2011 Q

A travers la nature, à travers la planète, c'est l'homme qui nous regarde, espérant que nous limiterons le nombre des réfugiés climatiques.

Europe Ecologie Les Verts du Pré Saint-Gervais et des Lilas présente ses voeux à ses lecteurs et ses électeurs. Nous souhaitons le meilleur pour eux et leurs proches, dans le domaine personnel et professionnel, mais aussi collectif et politique, et que l'année 2011 s'achève sur un traité efficace lors de la conférence de l'ONU sur le climat à Durban, en Afrique du Sud.

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 00:31

 

Voici le texte de la Tribune des élus EELV à paraître dans Infos Lilas de  Janvier 2011

 

Le climat ne peut plus attendre !


A Cancun au Mexique, un an après l'échec de Copenhague, la conférence de l'ONU sur le climat s'est terminée sur un accord presque unanime. L'objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2° par rapport à l'ère pré-industrielle est accepté, y compris par les pays émergents. La création d'un « Fonds vert du climat » doté de 100 milliards de dollars par an est actée. Mais on ignore toujours comment on va le financer ! Les promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont loin d’être suffisantes pour contenir le réchauffement de la planète. Si la légitimité du protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012, est réaffirmée, l'Europe doit adopter un objectif de réduction de ses émissions d’au moins 30% d’ici 2020, indispensable pour jeter les bases d'un futur traité lors du rendez-vous à Durban, en Afrique du Sud, fin 2011.

Pourtant la mobilisation des collectivités territoriales ouvre une voie face aux atermoiements des gouvernements. Leurs domaines de compétences permettraient d'agir sur 50 % des émissions de CO2. Réunies à Mexico lors du 3e Congrès des cités et gouvernements locaux, elles s'engagent à montrer l'exemple, dans les secteurs des transports collectifs, de l'isolation des logements, du traitement des déchets, par l'élaboration d'un Agenda 21 comme aux Lilas.

Ce sont nos souhaits pour (tout) le monde et pour vous : bonne année 2011 !


C. Falque, C. Paquis, N. Karmochkine, P. Stoeber, I. Olivier-Barbrel, B. Berceron-Sigwald, M-G. Lentaigne.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 10:50

Marathon budgétaire en Ile de France: 3 jours de débats pour un budget stratège et ambitieux                                                                               Durant trois jours et trois nuits, les 209 conseiller/es régionaux se sont réunis pour discuter et voter le budget 2011 de la Région Ile-de-France. Plus de 4,5 milliards  d'euros pour plus de 11 millions d'habitant/es ! Le contexte est celui de la crise : la crise économique qui renforce la pauvreté et l'exclusion, la crise environnementale qui continue de dégrader les conditions de vie des Franciliennes et des Franciliens. L'ambition est celle du volontarisme : voter un budget en hausse, grâce à un accord de majorité inédit portant sur plus de 100 millions d'euros, quand le gouvernement se replie sur lui même et s'enferme dans l'austérité. Cette ambition ne va pas de soi, et il a fallu toute l'énergie des 51 écologistes pour la mettre en oeuvre et en définir les priorités. Dans tous les secteurs, le groupe Europe Ecologie Les Verts a veillé à ce eusque l'action régionale colle au plus près des besoins des Franciliennes et des Franciliens. Voici le récit de cette exigence en action.

Mercredi : de la citoyenneté au logement, premières passes d'armes
Après un hommage appuyé de toute l'assemblée à Claire Villiers, militante de coeur et de combats des Hauts de Seine et ancienne vice-présidente du Conseil régional, la séance est ouverte un débat général sur les recettes. Jean Marc Pasquet développe la vision écologiste d'une utilisation pleine et ambitieuse des marges de manoeuvre budgétaire, dans un contexte de quasi disparition de l'autonomie fiscale et de gel des dotations de l'Etat.

Une métropole solidaire plutôt qu'un Grand Paris 'bling bling'. Avant de discuter des délégations régionales une par une, un temps est consacré au débat sur le Grand Paris et sur l'avenir de la métropole solidaire. 
Cécile Duflot réaffirme son opposition à un projet gouvernemental en décalage par rapport aux besoins des habitant/es et rappelle la nécessité de construire une métropole plus juste, qui réduise le temps de transport tout en proposant un même tarif pour toutes et tous et en engageant la conversion écologique des territoires. Pour les écologistes, le dépassement des clivages politiques exige la tenue d'un referendum autour du projet du Grand Paris.

Défendre la citoyenneté sans discrimination. Premier secteur abordé: la citoyenneté. Après le vote d'un amendement présenté par Janine Maurice-Bellay pour donner plus de moyens aux associations domiennes engagées dans l'Année 2011 de l'Outre Mer  pour valoriser leur action en Ile-de-France, Caroline Mecary propose le renforcement du dispositif de lutte contre les discriminations. Alors que la France est régulièrement montrée du doigt et que la crise économique rend plus vulnérables encore les personnes discriminées dans ce domaine, les écologistes tiennent leur engagement en soutenant les associations impliquées dans ce combat.

Médiation et prévention, une vision alternative au tout sécuritaire. Rejetant la vision exclusivement sécuritaire et répressive défendue par la droite, c'est au tour de Françoise Diehlmann et de Jean Lafont de proposer de  nouvelles stratégies territoriales de sécurité  via un nouveau programme de médiation avec les communes et intercommunalités. Dans le même esprit Mounir Satouri conclut la discussion en rétablissant le budget des centres d'insertion qui jouent un rôle important dans l'aide à l'accès au droit, la formation et l'insertion des jeunes en difficulté.

"Le milliard pour le logement". Le logement était au coeur du projet écologiste pour l'Ile-de-France, et c'est avec cela en tête que l'ensemble du groupe soutient Emmanuelle Cosse  dans sa présentation du budget. Tout le monde le sait, il manque encore des crédits pour répondre à la crise du logement en Ile-de-France. Cécile Duflot, Augustin Legrand, Julien Bayou, toutes les figures du groupe dans ce secteur se mobilisent afin d'obtenir les crédits manquants pour garantir le 'milliard sur 4 ans'   négocié pendant la campagne. En tout, ce sont plus de 260 millions d'euros qui seront crédités pour le logement en 2011.

Dette écologique et réfugiés climatiques : deux concepts que les écologistes ont longtemps défendus. C'est encore le cas quand commencent les discussions sur le secteur de l'action internationale et européenne. En echos au travail de  Jacques Picard et Michel Bock, président de la commission, Claire Monod obtient l'organisation d'un colloque sur 
la dette écologique  quand Janine Maurice Bellay et Nabila Keramane obtiennent un premier pas vers la reconnaissance du statut de réfugié climatique. Il est deux heures du matin quand la séance s'achève.

Jeudi : de l'aménagement à l'économie en passant par les jeunes et le sport. L'humain avant tout !
Aménager durablement. La deuxième journée de débat budgétaire reprend par la délégation du vice-président écologiste à l'aménagement,
Alain Amédro. Avec Thibaud Guillemet, il présente l'attachement des écologistes aux Nouveaux Quartiers Urbains (NQU) , un dispositif crée par Mireille Ferri. Ces éco-quartiers novateurs sur le plan architectural et économes en énergie participent à la construction des villes durables de demain. Autre moment fort de la journée : l'unanimité que reçoit la proposition du groupe, défendue par Ghislaine Senée et Catherine Ribes, en faveur des Parcs Naturels Régionaux. Ils seront dotés pour 2011  des moyens nécessaires pour assurer leur mission de protection du patrimoine naturel francilien.

Assurer l'avenir des jeunes. Les 471 lycées d'Ile-de-France représentent l'un des premiers postes de dépense de la Région. Pour assurer leur fonctionnement et leur entretien la Région va dépenser plus de 600 millions d'euros en 2011. Comment faire des économies intelligemment? Sylvain de Smet a la solution:
les économies d'énergie ! Il est soutenu dans sa démarche par d'autres titulaires de cette commission comme Jean Mallet ou Laurence Bonzani. Pour la partie innovation, Marc Lipinski prend part à la discussion générale pour défendre la vision écologique du secteur, avant qu'un nouvel amendement, présenté par Fatna Lazreg, renforce l'aide régionale pour les étudiant/es souhaitant effectuer une année d'étude à l'étranger. Bastien François fait quant à lui créer une nouvelle ligne budgétaire consacrée à la démocratisation de l'enseignement supérieur.

Pour l'économie, une seule ambition : la conversion ! ce secteur est le creuset de clivages politiques profonds qui voient s'affronter deux visions très différentes de l'économie. Forts du travail animé par exemple par Pierre Larrouturou et Sophie Renard, présidente de la commission du développement économique, l'occasion est saisie par les élu/es du groupe de proposer la conversion écologique de l'économie. En quoi consiste t-elle? A créer de nouveaux emplois, à réduire les inégalités et à diminuer l'empreinte environnementale de l'Ile-de-France. Conclusions : un amendement de Jean Marc Brulé est voté pour
l'Économie Sociale et Solidaire, un autre de Julien Bayou pour lancer des plate-formes de télétravail, un autre encore de Gérard Feldzer pour développer le tourisme fluvial, un de plus par Francine Bavay créant 500 nouveaux emplois tremplins, et un dernier par Robert Lion pour organiser les Etats généraux de la conversion écologique et sociale de l'Ile-de-France.

 

Accessible à toutes et à tous. Qu'il soit amateur ou de compétition, tel doit être le sport en Ile-de-France. C'est ce que défendent Stéphane Gatignon, le maire de Sevran, et Ghyslaine Degrave dans son discours  général sur le secteur. Elle se prononce pour une réorientation de ce budget vers les quartiers les plus démunis, notamment au niveau de la qualité des infrastructures sportives. Avant la fin du débat les élu/es du groupe obtiennent en outre le vote d'un amendement, présenté par Ali Méziane, augmentant le soutien régional aux clubs sportifs qui mêlent pratiques amateurs et de compétition.

Former davantage et former autrement, pour l’avenir. Troisième budget de la Région, la formation professionnelle et l’apprentissage suscite des débats aussi riches que techniques. Le groupe démontre que la conversion écologique peut aider à former différemment pour améliorer l'accès à l'emploi. Liliane Pays obtient l'augmentation du soutien à la formation aux
métiers verts,  complémentaire de l’effort en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes défendue par Nadia Azoug. Serge Guérin offre quant à lui de nouvelles perspectives de formation aux petites maisons d’édition dans le domaine du numérique en concevant un tout nouveau dispositif. Fin de la deuxième journée!

Vendredi: la dernière ligne droite
La culture. C'est ce qui réunit les conseiller/es régionaux pour la dernière matinée de budget. Face à Julien Dray qui présente un budget stable, Corinne Rufet, présidente de la commission culture ! Cette dernière propose un dispositif inédit :
les fabriques de culture. Safia Lebdi prend le relais pour renforcer le soutien à la post production. Une étude proposée par Guillaume Vuilletet sera également menée pour créer un centre de ressources des arts plastiques et visuels.

Les transports. Avec un budget de plus de 1,5 milliards d'euros, ce sont plus de 3 heures de débat qui attendent les conseillers régionaux sur ce secteur.
Jean-Vincent Placé présente un budget en forte hausse par rapport à 2010. Pour quelles mesures concrètes ? Suppression de la zone 6, un pas de plus réalisé vers la tarification unique; accélération de la rénovation des RER pour répondre à l'urgence; nouveaux bus et tramways pour un meilleur maillage du territoire... Les conseiller/es régionaux enchainent : Pierre Serne propose d'abord d'élargir la tarification sociale aux titulaires de l' 'Allocation Adulte Handicapé, et se réjouit avec Laurence Abeille et leurs collègues du Val de Marne de la réalisation d'une étude sur le prolongement de la ligne 1.

Agriculture bio et plan climat. C'est au tour de
Hélène Gassin, vice-présidente à l'environnement et à l'énergie de prendre place à la tribune. Elle présente, soutenue par Jacques Perreux qui intervient dans le cadre de la discussion générale, un budget qui laisse apparaitre des priorités très claires pour 2011: la mise en place d'un plan climat à l'échelle régionale, la création d'un opérateur public de l'énergie ' IDF énergie nouvelles' pour lutter contre le gaspillage et la précarité énergétique, la poursuite du développement de l'agriculture biologique. Ces deux derniers points font l'objet d'une rallonge budgétaire grâce aux amendements défendus respectivement par Christiane Rochwerg et Catherine Ribes. Eric Chavaillier poursuivra quant à lui son travail à la tête de l'Ordif, l'observatoire des déchets en Ile-de-France.

L'action sociale et sanitaire au service des plus démunis. Dernier secteur discuté, celui de
Laure Lechatellier, vice-présidente chargée de l'action sociale, des formations sanitaires et sociales, de la santé et du handicap, soutenue par David Mbanza, secrétaire de commission. Son budget équilibré est renforcé par un premier amendement de Julie Nouvion, pour appuyer le soutien régional aux centres IVG et réaffirmer le droit à l'avortement quand les difficultés d'accès aux soins s'accroissent. La fin de la séance approche, mais les écologistes prennent le temps de faire voter trois nouveaux dispositifs : le premier en faveur des biffins, le second pour renforcer l'hébergement des sans-abris, et le dernier, imaginé par Serge Guerin, qui propose une action solidaire d'accès au livre en établissement d'accueil des personnes âgées.

Une bonne nouvelle vient finalement clôturer la séance : la Région et son président Jean-Paul Huchon annoncent que la délibération sur les
paradis fiscaux, adopté en juin dernier sur proposition des écologistes, a été mise en application. Un aboutissement heureux pour un engagement écologiste fort, qui permet d'aborder avec espoir cette nouvelle année 2011.


C'est fait! A minuit le vendredi soir le budget 2011 du budget régional est voté. Les 51 élu/es écologistes auront pesé de tout leur poids pour contribuer à le rendre plus juste et durable, plus écologiste. Regardez ci-dessous l'explication de vote finale de Cécile Duflot :
Explication de vote - budget 2011 - Cécile Duflot

Très bonnes fêtes à toutes et à tous !
Cécile Duflot et les élu/es du groupe Europe Ecologie Les Verts vous invite à la cérémonie des voeux pour la nouvelle année 2011. Ils seront heureux de vous accueillir le jeudi 20 janvier 2011 de 18h00 à 00h00 en Salle PCK, au Conseil régional d'Île-de-France, 33 rue Barbet de Jouy ,75007 Paris.

Merci de nous faire part de votre présence en nous écrivant à eelv@iledefrance.fr

 

 

 

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 14:36

Communiqué de presse du 13 décembre 2010 de Nature & Progrès,

  http://www.natureetprogres.org/.

Afin de faire des « économies », le gouvernement fait flèche de tout bois, s’attaquant aujourd’hui au crédit d’impôt pour l’'agriculture biologique en le divisant par deux.
Le projet de loi de finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de 4 000 à 2 000 € le montant du crédit d’impôt sur le revenu dont bénéficient les agriculteurs convertis à l’'agriculture biologique. Une mesure drastique à l’'échelle des fermes, sous couvert d'’économie d’'argent public, mais une économie globale somme toute bien dérisoire comparée aux autres pôles de financement prévu par le projet de loi. 
Ce crédit d'’impôt avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’'attribution des aides, notamment parce qu'’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu. L'’annonce du doublement de celui-ci avait été faite en fanfare à la suite du Grenelle de l’environnement. Elle n'’aura pas été effective bien longtemps… 
L’'agriculture biologique est aujourd'’hui la plus à même de préserver concrètement et durablement les ressources naturelles, la biodiversité et la richesse des sols. Cette mesure financière est un message très négatif adressé à la Bio et une trahison complète des objectifs affichés par le Grenelle de l’environnement. Cela n'’empêche pas la France de clamer son soutien au développement du mode de production biologique afin de réduire l’'usage des pesticides. Lancé en 2007, le plan « Agriculture biologique : horizon 2012 » visait à tripler les surfaces cultivées en bio pour les porter à 6 % de la surface agricole française en 2012. On est encore bien loin de cet objectif puisque les surfaces cultivées en bio s'élevaient fin 2009 à 670 000 hectares… soit seulement 2,6 % de la surface agricole utilisée. Cette coupe franche dans les crédits ne va sûrement pas aider ! 
Alors que la demande française de produits bio va croissant, que les taux de surface en conversion n'’y suffisent pas et que la relocalisation fait des émules, que restera t-il au marché Bio français pour s’'approvisionner ? L'’importation ? Est-ce vraiment une solution souhaitable et pérenne ? En aucun cas ! 
Ne serait-il pas plus cohérent d'’encourager la production biologique locale ? 
Nature & Progrès, la Confédération Paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) demandent vivement à ce que le Ministère de l’'économie revoie sa copie, en accord avec les annonces du Grenelle. 
Les exemples ne manquent pas pour affirmer que les économies de bouts de chandelle d'’aujourd’hui se paieront au prix fort demain. 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 22:51

Un an après l'échec de Copenhague, la conférence des Nations Unies sur le climat s'est déroulée pendant 2 semaines à Cancun au Mexique, jusqu'au dimanche 12 décembre 2010. L'accord de Copenhague adopté par une majorité de chefs d'Etat mais non approuvé alors par la conférence, s'est traduit par un « paquet équilibré » de décisions onusiennes, dans un accord presque unanime.

- L'objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2° par rapport à l'ère pré-industrielle est accepté y compris par les pays émergents.

- Une procédure de contrôle et de vérification, « non intrusive, non punitive et respectant la souveraineté nationale » des actions présentées par les pays est instaurée.

- La création d'un « Fond vert du climat » doté de 100 milliards de dollars par an est actée. Sa gouvernance sera assurée par un bureau de 24 membres composé à parité par des représentants des pays riches et des pays en développement. La gestion technique sera assurée par la Banque mondiale. La nécessité d'engager 30 milliards de dollars d'ici à 2012 est réaffirmée.

Cette avancée réelle dans la mobilisation internationale contre le changement climatique remet la négociation climatique mondiale sur les rails. La légitimité du protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012, est réaffirmée, et les bases d'un futur traité sur le changement climatique se dessinent pour le prochain rendez-vous de l'ONU à Durban, en Afrique du Sud, fin 2011.

Pour autant... voici la tribune de Yannick Jadot, député européen d'Europe Ecologie Les Verts :

Alors que le sommet de Cancun s’achève et qu’un accord a été trouvé, le groupe des Verts européen (Verts / ALE) marque son soulagement : la confiance dans le multilatéralisme est retrouvée. Tant mieux, la lutte contre les changements climatiques ne peut plus attendre !

C’est le sentiment de soulagement qui prédomine à Cancun. Après l’échec retentissant de Copenhague, les négociations onusiennes ont prouvé qu’elles pouvaient aboutir à des résultats concrets, notamment sur la protection des forêts, l’aide financière aux pays en développement ou la vérification des promesses.

Après Nagoya et Cancun, les dirigeants ne pourront plus se cacher derrière la supposée inefficacité des Nations Unies pour justifier leur inaction. Les discours de la dernière nuit de négociation furent une ode au multilatéralisme et à la transparence du processus mexicain. La lutte contre les changements climatiques dépend d’abord de la réalité de la volonté politique des dirigeants.

Mais attention : le climat n’a pas été sauvé à Cancun ! Les promesses de réduction des émissions sont loin d’être suffisantes pour maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2°C. Si le train des négociations est à nouveau sur les rails, il accuse toutefois un retard dramatique. Si rien ne change, le Sommet de Durban fin 2011 risque d’être un Sommet pour rien.

L’Europe doit renforcer ses efforts diplomatiques pour unir l’ensemble des pays qui ne se satisfont pas du face-à-face stérile entre les Etats-Unis et la Chine; pour fédérer ceux qui veulent lutter collectivement contre les changements climatiques et entretenir la dynamique positive de Cancun. Elle doit pour cela immédiatement adopter un objectif de réduction de ses émissions d’au moins 30% d’ici 2020. C’est indispensable du point de vue climatique. Comme le souligne la résolution votée par le Parlement européen en novembre, c’est aussi son intérêt économique et social. 

http://yannickjadot.fr/

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Published by Vert Lilas - dans International
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 10:14

En Mars prochain, nous devrons élire un ou une conseiller(ère) général(e) qui siégera au « parlement » du département de la Seine St Denis. Il représentera le canton regroupant Le Pré Saint-Gervais et Les Lilas. Daniel Guiraud, maire socialiste des Lilas, est actuellement ce conseiller général, il se représentera sûrement à sa succession.

Aux précédentes élections cantonales, Les Verts ont présenté un ou une candidate, alternant une représentante du Pré-St-Gervais, Mariama Lescure en 1998, et des Lilas, Marie Geneviève Lentaigne en 2004.

 

Aujourd’hui, on ne dit plus Les Verts, mais Europe Ecologie les Verts.

Au-delà d’une certaine finesse sémantique, cela veut dire que notre mouvement a fait le choix de s’élargir et de s’ouvrir à de nouveaux publics, à des gens désireux d’accompagner une démarche politique dans une structure en mouvement. Ce choix est en résonance avec nos récents scores électoraux : élections européennes, 27% aux Lilas et 24% au Pré, et plus récemment aux élections régionales 19% aux Lilas et 21% au Pré-Saint-Gervais, qui nous placent en première ou deuxième force politique sur notre canton. Aux Lilas, au Pré-St-Gervais, notre mouvement est écouté, respecté, sollicité, en permanente évolution, ouvert aux associatifs comme aux déçus des structures de la gauche traditionnelle, surtout ouvert aux citoyens désireux de participer à la fabrication d’une politique autre, plus imaginative et moins fermée.

 

Une élection est un moment privilégié pour faire entendre notre voix, une autre voix. Aux Lilas comme au Pré St Gervais, les sympathisants d’Europe Ecologie-les Verts ont fait ce choix. Comme en 1998, comme en 2004, nous avons souhaité présenter un ou une candidate, face aux représentants de la classe politique habituelle.

Notre choix de militants locaux n’a hélas pas été entendu par notre mouvement au niveau départemental.

 

Au lieu de cela, retour aux méthodes d’avant, d’accords et de désistement où « je te laisse un canton », « tu me laisses un autre canton », « je te promets une élection municipale en échange d’une élection sénatoriale si tu me laisses passer à la législative et te l’échange contre un poste impossible à gagner… ».C’est incompréhensible. L'objectif d'avoir des représentants au Conseil général l'a emporté sur les dynamiques locales, un accord départemental a été signé avec le PS. Celui-ci donne le soutien du PS à des candidats Europe-Ecologie dans 5 cantons, en échange d'un renoncement à nous présenter dans 13 autres cantons renouvelables. Précisons que sur ces 5 cantons, 3 sont actuellement à droite, et que nos chances de les gagner sont très limitées..

Rappelons également que ces tractations sont la conséquence d'une loi électorale ne permettant aucune représentation proportionnelle pour les mouvements comme le nôtre, alternative au bipartisme traditionnel PS/UMP.

 

Voilà où nous en sommes en décembre 2010 : un candidat socialiste soutenu « officiellement » par Europe Ecologie Les Verts, et des militants Europe Ecologie Les Verts sans candidat affiché possible pour porter la parole du projet de leur jeune mouvement plein de promesses.

Il nous reste quelques hypothèses pour faire entendre nos propositions alternatives, différentes du PC ou du PS qui restent enfermés dans leur logique de gestion sans perspective, sans latitude de penser autrement, sans audace ni humour.

Rappelons également que les candidats qui seront élus à cette élection cantonale ne le seront que jusqu’en 2014. A cette date une nouvelle élection aura lieu, fusionnant conseillers du département et de la région. Autant le dire, un mauvais accord pour une période si courte, n’est peut être pas si grave…. Surtout si c’est pour espérer gagner un élu à Sevran, à la marge de manoeuvre si limitée et si contrainte par le vote du budget présenté par Claude Bartolone, qu’il lui faudra avaler bien des couleuvres.

 

Aujourd’hui, sur notre canton, nous avons plusieurs scénarios possibles, chacun pourtant difficile à imaginer :

- Soit nous présentons un candidat Europe Ecologie-les Verts, faisant fi des accords départementaux…

- Soit il y aura une candidature de A Gauche Autrement (AGA), association gervaisienne amie, qu'Europe Ecologie les Verts soutiendrait. Cela supposerait un soutien officiel à Daniel Guiraud, et un soutien militant à AGA. Dans ce cas, nouvelle cacophonie, grand écart et déchirure musculaire garantie. Mais pourquoi pas ?

- Soit nous n’avons aucun candidat que nous aurions choisi, et seul Daniel Guiraud bénéficiera de notre élégant logo sur ses affiches. Cela nous réduirait à un silence royal. C’est un autre type de grand écart, tout aussi inconfortable.

 

Voilà comment le mouvement, arrivé parfois en tête aux deux dernières élections et porteur d’une alternative politique, se retrouve coincé, incapable de faire entendre sa voix, bâillonné et frustré par de ridicules et obscurs calculs. Nous les regrettons, les dénonçons, et assurons à tous nos électeurs et sympathisants que l’avenir politique existe à Europe Ecologie Les Verts, qu’il s’écrit actuellement, et s’écrira demain en sortant de ces vieux réflexes.

 

Les militants, les sympathisants, d’Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré St Gervais ne manqueront pas de vous tenir informés de leurs choix, de leur justification (…), d’explications, de propositions, d’idées, et de leurs envies pour que le département de Seine-St-Denis devienne un territoire de solidarité, social, accueillant, écologique et progressiste. Nous y tenons, nous y croyons, nous y militons dans tous les lieux différents où nous sommes présents, portant notre désir de politique autrement.

A bientôt pour de nouvelles aventures autonomes et écologiques, et non pour une routine partisocialistement compatible.

 

Nicolas Karmockine, décembre 2010

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Published by Vert Lilas - dans Elections
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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 19:16

Un dossier intéressant des Conseillers Verts Socialistes Unitaires et Citoyens de Plaine Commune :

sur un sujet qui concerne aussi la ville des Lilas :

Autolib’ ou autopartage ?

Le projet Autolib’ de la mairie de Paris est un service de location horaire de véhicules électriques qui seront mis en libre-service et en trace directe (oneway). 3 000 véhicules seront accessibles 24 heures/24 et 7 jours/7. 1 000 stations seront réparties sur Paris (700 intra-muros) et en proche banlieue. Les usagers pourront réserver une place sur la zone d’arrivée. Des formules avec ou sans abonnement sont envisagées (Source : dossier de presse d’Autolib’). Ludovic Bu, co-auteur de Les transports, la planète et le citoyen, spécialiste des transports, nous livre son point de vue sur ce projet.

Quels sont, pour vous, les problèmes que pose le projet Autolib’ ?

Ludovic Bu : l’idée de départ qui vise à vouloir avoir moins de voitures dans les rues est bonne. Mais la concrétisation qui se dessine semble avoir pris une autre voie. Le principal problème d’Autolib’ est son fonctionnement en aller simple (oneway). La question du trajet retour ne se posera pas, celle du stationnement non plus. Ce qui simplifiera l’usage de la voiture. Or, si on veut que les usagers s’interrogent sur le meilleur moyen de déplacement trajet après trajet, il faut que la voiture soit aussi compliquée à utiliser qu’un autre mode de transport.

Il est aussi probable que les gens qui possèdent une voiture ne vont pas l’abandonner grâce à Autolib’. Le manque de fiabilité prévisible du système, notamment en matière de disponibilité des véhicules, ne les y incitera pas. C’est donc ceux qui n’ont pas de voiture qui vont utiliser Autolib’. Probablement en partie en substitution des transports en commun. Ce projet risque tout simplement de mettre encore plus de voitures sur les routes.

L’expérience du Vélib’ (Velcom’ à Plaine commune) peut-elle nous éclairer sur ce projet de voiture en libre-service ?

Ludovic Bu : si on regarde Vélib’, on voit que ce système est intéressant, mais peu fiable. Il a remis plein de gens sur un vélo, ce qui est très bien. Mais on n’est jamais sûr d’en trouver un au moment et à l’endroit où l’on en a besoin. Pour les utilisateurs occasionnels, ce n’est pas un problème. Par contre, c’en est un pour ceux qui l’utilisent à titre professionnel ou très régulièrement. Aujourd’hui, ceux-là n’utilisent plus Vélib’ car ils se sont acheté un vélo, qui est toujours à leur disposition. Si Autolib’ donnait le même résultat avec les voitures, il pourrait entraîner une augmentation du parc de véhicules !

On peut avoir les mêmes interrogations sur la question des flux. On voit bien que pour Vélib’, on ne sait pas les gérer. Le matin, lorsque les Franciliens iront de la périphérie vers Paris, on aura des stations Autolib’ vides en périphérie et pleines autour des gares et dans le centre. Et l’inverse le soir. Il faudrait alors ré-achalander les stations de périphérie dans la journée pour libérer des places au centre. En camion, comme pour les Vélibs’ ? Cela semble peu crédible...

Pour conclure, que pensez-vous du projet Autolib’ ? Ludovic Bu : j’aurais préféré qu’on encourage les systèmes existants, comme l’autopartage. Dans ce cadre, les gens prennent une voiture qu’ils ramènent à son point de départ. Ce qui fait qu’ils ne l’utilisent que lorsqu’ils en ont vraiment besoin (pour déplacer des choses lourdes, pour aller dans des zones sans transports en commun, etc.).

De même, il y a plein d’offres de transport, même en banlieue (bus, tram, RER, pistes cyclables…). Mais on les utilise mal. Par exemple, par méconnaissance, les gens font quasi toujours les mêmes trajets avec les mêmes lignes de bus. Il faudrait leur faire connaître toutes les possibilités qui s’offrent à eux. Mais au lieu de rechercher l’amélioration, l’optimisation de l’existant, ne serait-ce que par la communication (plan des pistes cyclables, diffusion des horaires des bus...), on crée de nouveaux services. In fine, on aura un existant non optimisé et un nouveau service bancal. Il faut également rappeler que la principale raison de prendre sa voiture, c’est qu’elle est simple à utiliser, elle est toujours disponible. C’est plus compliqué d’utiliser les transports en commun ou le vélo (il faut connaître les horaires, les lignes, le maillage des pistes cyclables...).

Et même marcher est parfois compliqué ! Si on veut obtenir un changement d’habitudes, c’est là qu’il faut investir !

 

 

photo Noémie Levain

Les transports, la planète et le citoyen, Ludovic Bu, Marc Fontanès, Olivier Razemon. Préface de Francis Beaucire. Postface de Daniel Cohn-Bendit. Février 2010. édition Rue de l’échiquier, collection Les petits ruisseaux, 12€.

 

 

 

 

 

 

Et toujours dans « Le Mieux Communautaire » La lettre des Conseillers Verts Socialistes Unitaires et Citoyens de Plaine Commune

Et si l’Autopartage était plus intéressant ?

L’ autopartage, c’est la mise en commun d’un ou plusieurs véhicules, à l’usage de plusieurs utilisateurs pour des trajets différents à des moments différents. Le service d’autopartage est un système de location de courte durée, géré par une entreprise ou une association. Il est réservé aux personnes abonnées au service.

Le ou les véhicules appartiennent à la société. En échange d’une adhésion et d’un paiement à la consommation, sur simple appel téléphonique ou réservation par internet d’un abonné, la société d’autopartage met à sa disposition une flotte de véhicules disponibles 24 heures / 24.

Le principe “d’aller-retour” assure à l’usager un retour qui permet d’amortir le temps d’immobilisation du véhicule et d’assurer une complémentarité entre l’usage des salariés (en semaine) et des résidents (en soirée et le week-end). Sur Paris, il existe déjà plusieurs sociétés d’autopartage dont Caisse commune pionnière en France.

Sources :
- L’autopartage dans la sphère privée, étude réalisée par l’ADETEC pour l’ADEME et le MEEDDM dans le cadre du PREDIT, octobre 2009.
- L’autopartage en France et en Europe, Certu, décembre 2008.

Les avantages de l’autopartage un impact positif sur l’environnement

- Une voiture d’autopartage remplace entre quatre et huit voitures privées.
- Le système de facturation de l’autopartage incite les utilisateurs à délaisser leur voiture au profit des transports en commun, du vélo ou de la marche. Ils peuvent choisir leur mode de transport parmi un large éventail de possibilités.
- Les utilisateurs de l’autopartage réduisent ainsi leur nombre de kilomètres parcourus en voiture, leur consommation d’énergie et les émissions de polluants ; leurs trajets sont réalisés avec un taux d’occupation supérieur à la moyenne.
- Enfin, généralement, les opérateurs d’autopartage mettent à disposition des modèles de véhicules récents qui sont moins polluants et plus économiques.

À titre d’exemple, des études menées en Suisse et en Allemagne ont montré que les nouveaux adhérents à l’autopartage avaient réduit leurs déplacements en voiture de 1 000 à 1 600 Km/an et doublé le kilométrage en transports en commun. L’autopartage à Brême révèle, lors d’une analyse portant sur un cycle de vie, une réduction des émissions de CO2 d’environ 800 tonnes.

Source : L’autopartage en France et en Europe, Certu, décembre 2008. et Projet Européen MOSES.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 12:53

Les 2 derniers points à l’ordre du jour du Conseil communautaire d'Est ensemble du 30 novembre 2010 concernaient l'eau et l’adhésion d’Est ensemble au SEDIF. Des militants de la coordination Eau d'Est Ensemble, dont certains d'Europe Ecologie Les Verts,opposés à cette adhésion étaient encore venus très nombreux, et une cinquantaine de vigiles de la société Enyce gardait l’entrée de la salle de façon tellement musclée que les élus eux-même ont eu du mal à pénétrer dans la salle, certains se faisant refuser l'entrée malgré carte d'identité, se faisant chahuter ou légèrement blesser comme notre collègue bondinoise Sylvie Badoux.

Un débat riche, bien que limité par le président Bertrand Kern à 2 interventions de 5' par groupe politique pour les 2 délibérations sur l'eau:

La délibération n°9 proposait d'embaucher un ingénieur et de faire des études pour décider dans deux ans de rester au SEDIF ou de créer une régie autonome ou avec Eau de Paris . Lire la délibération ici.

La délibération n°10 décidait l’adhésion d’Est ensemble au SEDIF.

 

Alors que les élus du Parti de Gauche et d'Ecologie & Citoyenneté  demandaient la mise en place d'une nouvelle convention pour permettre d'entamer de véritables études techniques et juridiques, Bertrand Kern, Président d'Est-Ensemble n'a souhaité soumettre qu'une seule option au vote : celle de l'adhésion au SEDIF, rejetant, comme il en a le droit selon le règlement intérieur de notre assemblée, la proposition d'un amendement sous forme de délibération alternative  portée par le groupe Ecologie et Citoyenneté qui proposait de passer une convention provisoire de 18 mois dans le cadre d'un marché public, afin de préparer le passage en régie. Lire la délibération ici

 

Voici par ailleurs l'essentiel des interventions de 2 de nos élus du groupe « Ecologie et Citoyenneté », et de Dominique Voynet, maire de Montreuil :

 

Alain Callès, co-président du groupe  :

«  Lors de nos débats au cours du dernier Conseil Communautaire une forte majorité d'intervenants s'est prononcée en faveur d'un retour vers une gestion publique de l'eau pour nos 9 villes à travers une Régie Publique. Pour ce faire, ils ont exprimé leur choix pour que soit établie une convention provisoire prenant fin dans 2 ans avec le SEDIF, comme cela est juridiquement possible. Ce terme de convention provisoire correspond aux modalités juridiques nous permettant de nous doter d'études plus approfondies que celle dont nous disposons actuellement. Ces objectifs sont d'ailleurs conformes à l'esprit du texte « EGALITE RELLE du Parti Socialiste et aux divers écrits du PCF ......

(…)

Pour sortir du SEDIF, non seulement il faut que la majorité de l'organe délibérant du SEDIF soit d'accord, mais en plus il est nécessaire que moins d'un tiers des villes composant le SEDIF s'y oppose. Sachant que de surcroît un Conseil Municipal qui ne s'oppose pas est considéré comme s'opposant. Constatons l'évidence : la sortie du SEDIF est tout simplement impossible pour EST Ensemble. En conséquence, les élus qui ont la volonté d'adhérer au SEDIF pour en sortir dans 2 ans doivent refuser la délibération N° 10. Prétendre l'inverse est le tromper ou faire l'autruche. Au 1er janvier 2011, nous seront de toutes façons détachés de tout lien. A nous de savoir contracter temporairement.

(...)

Vous venez de refusez de mettre au vote l'amendement que notre groupe a proposé et qui aurait renforcé la cohésion de notre communauté écartant ainsi la mise en oeuvre d'un projet dont EST ENSEMBLE devrait sortir grandie.

Notre groupe fait aujourd’hui les choix qui ne nous ligotent pas pour 12 ans à Véolia en refusant l'approbation de la délibération N°10. » Lire en entier l'intervention d'Alain Callès  

 

Dominique Voynet, maire de Montreuil, rappelle que les élus au SEDIF se sont résignés. « Les études faites ont pu être démontées très facilement en prenant nous-mêmes des contacts ». Il a fallu attendre mi-octobre pour une véritable réunion technique, alors que nous-mêmes n’avons eu aucun mal à avoir des rendez-vous. Nous avons perdu 8 mois. Nous sommes hors-délai quel que soit le choix (adhésion au SEDIF ou Eau de Paris). Impossible de faire une convention ? Le SEDIF ne voudrait pas ? Mais aucune négociation n’a été entamée ! On devrait passer des marchés ? Mais on serait autonomes pour choisir ! Est ensemble demande au préfet d’accorder une convention de 3 mois avant de retourner au SEDIF, il est donc possible de passer une convention de 6 mois pour passer des appels d’offres.

Je veux des garanties :

- une eau de qualité et un entretien du réseau (alors qu’il faudrait actuellement 2 siècles et demi pour renouveler le réseau au rythme de Véolia)

- la possibilité de sortir dans 2 ans du SEDIF

- la possibilité si Est ensemble reste au SEDIF, qu’une commune en sorte ?

Je ne doute pas de la bonne volonté, sinon il faudrait mettre un terme à Est ensemble, ce n’est pas ce que nous voulons. »

 

Dans la suite des débats, Pierre Desgranges a précisé pour notre groupe, comme cela avait été souligné par Daniel Bernard (PG) et Marc Everbecq (PC), que vu la formulation de cette délibération n°10, qui suppose la décision d'adhésion au SEDIF déjà prise, alors que le vote sur ce point n'interviendra qu'après, dans la délibération n°10, nous nous abstiendrions lors du vote de celle-ci.

En outre, il soulignait la difficulté à sortir du SEDIF, VEOLIA ayant intérêt à l’augmentation du nombre de ses clients à cause des coûts fixes (Est Ensemble représente 6 millions d’euros par an), donc c’est un argument fort pour ne pas laisser sortir. Se tournant vers Jean Jaurès, présent sur les pancartes des citoyens présents, il citait « n’ayant pas la force d’agir, ils dissertent », et concluait : « je vous invite à avoir la force d’agir. »

 

Pour le Parti de gauche, Daniel Bernard soulignait l'intérêt des citoyens pour une gestion publique du service public de l’eau, à travers la demi-douzaine de réunions dans 6 villes différentes auquel il a participé ; renouvelait sa demande d'une votation citoyenne sur cette question ; annonçait son vote contre la délibération proposant l’adhésion au SEDIF, et son abstention sur la précédente délibération relative aux études.

 

Pour le Parti Communiste, 2 interventions proposaient chacune des positions différentes. Celle de Catherine Peyge, maire de Bobigny, était favorable aux 2 délibérations. Celle de Jacques Jakubowicz, élu à Bondy, y était clairement opposée, (comme d'ailleurs, celle de Marc Everbecq, maire de Bagnolet), avec des arguments pertinents que nous partageons, dont voici quelques extraits :

« Pour certains d’entre nous, se lancer dans la gestion publique à partir du 1erjanvier 2011 serait assimilable à de l’aventurisme, de l’irresponsabilité, du fait des incertitudes techniques, tarifaires, ou de gouvernance.

Nous sommes d’accord pour tenir compte des incertitudes dans la prise de décision. Mais nous ne les voyons pas aux mêmes endroits.

Oui, il y a incertitude de sortir du SEDIF dans deux ans ou dans quatre si jamais nous faisons le choix ce soir d’y retourner, alors qu’il est beaucoup plus probable que nous soyons contraints d’y rester jusqu’en 2022.

Oui, il y a incertitude sur le prix de l’eau quand le nouveau contrat entre le SEDIF et VEOLIA prévoit une réévaluation possible des tarifs tous les trois mois.

Oui, il y a incertitude sur la qualité de l’eau potable, lorsqu’il est porté à notre connaissance l’utilisation d’aluminium dans l’eau de VEOLIA. Ce neurotoxique inutile pour la qualité de l’eau et pouvant avoir des conséquences en terme de santé publique, alors qu’Eau de Paris utilise à sa place des chlorures ferrés, neutres pour la santé.

Oui, il y a incertitude sur les moyens développés par Véolia pour promettre des baisses de tarifs, lorsque ses usines de production d’eau potable se mettent toutes en grève au motif que cette baisse va se faire sur le dos du personnel et de l’emploi.

Oui, il y a incertitude sur l’entretien des réseaux, lorsqu’on constate le haut niveau de fuite, et les risques sur le suivi de l’entretien du réseau, si les tarifs venaient à baisser, car pour une multinationale comme VEOLIA une baisse du prix de l’eau ne peut se concevoir avec pour conséquence, une baisse de revenu des actionnaires.

Oui, il y a incertitude que notre décision, si elle s’oriente vers le SEDIF, ne soit pas comprise et acceptée par de nombreux citoyens pour qui cette première décision identitaire de notre agglomération aurait pu et dû donner un signe fort de l’engagement progressiste contre l’emprise du privé sur l’intérêt public.

(...)

Enfin le choix de réadhérer au SEDIF avec VEOLIA ou de rester en dehors et d’ouvrir la possibilité d’une gestion publique n’est-il pas d’une importance suffisante, qu’il nous exonèrerait de poser publiquement les arguments et les hypothèses, qu’il nous exonèrerait de consulter la population ne serait-ce qu’auprès du Conseil de développement, qui ne sera mis en place qu’en janvier, donc après notre vote ?

Parce qu’il y a vraiment une voie et une occasion unique de construire autrement la gestion publique de l’eau avec Paris, et aussi parce que nous souhaitons mettre nos actes en conformité avec les orientations politiques nationales de nos partis politiques, nous voterons contre le retour au SEDIF. Dans la même logique, puisque la délibération qui invite à la poursuite des études laisse à penser que nous devons adhérer au SEDIF, nous nous abstiendrons sur ce dossier.»

 

Du côté du Parti Socialiste, les interventions étaient toutes favorables aux 2 délibérations. Notons un nouvel élément de débat, apparu à ma connaissance sur le blog de Sylvine Thomassin, maire-adjointe PS à Bondy, reprise par Gilbert Roger, maire de Bondy : la possibilité qu'Est Ensemble se dessaisisse de la compétence eau dans 2 ans, en la redonnant aux 9 villes, entraînant la sortie de notre Communanté d'agglomération du SEDIF.

Mais comme le pointait au final Daniel Guiraud, maire des Lilas, il y a une incertitude juridique sur ce point qui nécessite une étude : le report de la compétence dans ce sens-là ne risque t-elle pas de faire de facto des 9 villes 9 nouveaux adhérents au SEDIF ?

 

C'est pourquoi aux Lilas nous continuons à regretter que notre demande, il y a au moins 2 mois, d'un débat au sein de la majorité municipale (ou au Conseil Municipal) n'ait pas été entendue.

Car le débat ce 30 novembre a permis aussi de convaincre nos partenaires communistes lilasiens, qui votaient pour la délibération n°9 et envisageaient l'abstention sur la délibération n°10, de voter contre cette dernière.

Au final, les 8 délégués de la ville des Lilas se sont partagés sur cette question, pour laquelle un vote nominatif avait été accepté à l'unanimité : : les 2 écologistes et les 2 communistes votant contre, les 3 socialistes et 1 UMP votant pour cette délibération. A noter que pour ce vote les 91 membres étaient présents ou représentés.

 

La délibération n°9 sur l'étude a été adoptée par 55 voix :

  • 41 socialistes et apparentés

  • 6 UMP / Modem

  • 8 Front de Gauche (élus de Bobigny, du Pré-Saint-Gervais, des Lilas).

Avec 36 abstentions (Ecologie et citoyenneté, Front de gauche, non inscrits)


L'adhésion au SEDIF a été validée par 53 voix:

  • 41 socialistes et apparentés

  • 6 UMP / Modem

  • 6 Front de Gauche (élus de Bobigny et du Pré-Saint-Gervais).

Avec 38 voix contre (Ecologie et citoyenneté, Front de gauche, non inscrits).

 

Au 1er janvier 2011, les neufs communes de l'agglomération Est-Ensemble réintégreront le Syndicat des Eaux d'Île-de-France, et ainsi délégueront la gestion de l'eau à Veolia.

 

Il appartiendra à tous ceux qui ne se résignent pas devant cette décision, de veiller à ce que les études votées soient réalisées et menées à terme, que toutes les possibilités techniques et juridiques de sortie soient explorées, le tout dans une vaste concertation avec les populations, seules garantes d'une possibilité d'inverser le cours des choses. Ce sera l'engagement des militants et élus d'Europe Ecologie les Verts.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 19:26

 

Voici le texte de la tribune publiée par les élus Europe Ecologie Les Verts pour INFOLILAS de décembre 2010 :

 

 

L' année se termine pour les écologistes sur un signe d'espoir : né de l'élargissement des Verts et d'Europe-Ecologie, le nouveau mouvement (EELV) met le cap sur la transformation écologique et sociale de la société. L'urgence écologique n'est plus à démontrer et la crise sociale qui s'est cristallisée autour du mouvement des retraites est profonde. Aux Lilas, vos élus sont investis pour rendre concrète cette espérance. Il s'agit autant de se mobiliser pour ne pas laisser retomber la formidable énergie du mouvement social, que défendre pied à pied la mise en place d'une régie publique de l'eau ou encore encourager les initiatives culturelles et associatives sur notre territoire. A l'image des abeilles et de leurs ruches, que notre commune accueillera bientôt dans son espace, les écologistes rassemblés entendent « polliniser » notre communauté d'habitants et démontrer que l'écologie politique n'est pas un luxe.

C'est une conception nouvelle du progrès de l'humanité qui est en jeu, rompant avec l'idée de domination de l'être humain sur la nature et de l'homme sur l'homme. Il s'agit de retrouver un modèle économique fondé sur la sobriété et le partage de ressources dont les limites sont aujourd'hui patentes. Nous faisons le pari qu'un modèle plus harmonieux entre les générations, les peuples, les sexes, est possible.

Nous invitons la population des Lilas, à nous rejoindre dans la création d'un mouvement ouvert sur la société civile et civique, dont l'action s'appuie sur le débat, les projets et les actions citoyennes.

Malgré les difficultés rencontrées, nous vous souhaitons des fêtes de fin d'année,  toujours solidaires et chaleureuses avec vos proches.

 

C. Falque, C. Paquis, N. Karmochkine, P. Stoeber, I. Olivier-Barbrel, B. Berceron-Sigwald, M-G. Lentaigne.

 

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