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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 20:34

Vous connaissez la carte du monde ?

Cliquez sur cette carte du World Energy Council, le Conseil Mondial de l'Energie, et vous la verrez s'ajuster à celle des réserves disponibles de pétrole conventionnel.

 

 

Maintenant, cliquez sur cette carte, et vous verrez la carte du monde s'ajuster à celle des réserves disponibles de sables bitumeux, dont on extrait déjà une partie des pétroles non conventionnels. En outre,  en cliquant sur le pays représenté, on peut y lire ses reserves supposées. 

 

 

Voici enfin celle des huiles de schiste, dits aussi pétroles de schiste.

Là aussi, en cliquant sur le pays représenté, on peut y lire ses reserves supposées. On constate alors que la France est mieux placée dans ce domaine que dans celui du pétrole conventionnel (avec 0,25%), mais surtout que les Etats-Unis possèdent 73,7 % des réserves mondiales !

 

 

Curieusement, je n'ai pas trouvé pour l'instant celles des gaz non conventionnels, gaz de schiste,... on constaterait que la France est, après la Pologne, le pays d'Europe le plus riche en réserves.

Il n'en reste pas moins qu'à travers ces cartes, on comprend pourquoi la géopolitique mondiale en est bouleversée, et pourquoi l'offensive des pétroliers sur ces "hydrocarbures issus de roche-mère" affolent la finance mondiale.

(A suivre)

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 23:55

Mercredi 1er juin, un appel était lancé pour manifester devant le Sénat durant le vote de la « petite loi ».

  P1090206l

Auparavant - nous y étions! - le matin, une action « Attention à la pollution de l'eau de Paris »

PlaceSaint-MichelP1090207l

avec coloration des fontaines PlaceSaint-MichelP1090215l

et mise en scène clownesque d'un forage avec fracturation hydraulique,

PlaceSaint-MichelP1090212lrassemblait les militants anti-gaz de schiste, PlaceSaint-MichelP1090210l

bientôt rejoints devant la Fontaine St-Michel par José Bové PlaceSaint-MichelP1090211r

et quelques sénateurs de gauche.

PlaceSaint-MichelP1090216l

La manifestation était appelée de 11h à 17h devant le Sénat pendant le vote, place Pierre Dux, tandis qu'à 14h, 5 représentants des collectifs Non au gaz de schiste étaient reçus par les sénateurs. Vers 15h, avec le député Europe Ecologie Les Verts José Bové, DevantleSénatP1090234l

plusieurs sénateurs socialistes dont ceux de la Drôme, Didier Guillaume, DidierGuillaumesénateurDromeP1090228l

 

du Lot, Gérard Miquel, GérardMiquelsénateurduLotP1090230l

le sénateur écologiste Jean Desessart, sortent du Palais Brognard, SénateursP1090219lpour venir affirmer la nécessité d'une lutte en parallèle dans la rue comme dans les institutions, rejoints bientôt par l'euro-députée écologiste Eva Joly.

photo1306949111507-1-011.jpg

photo du Sénat © Jacques Demarthon
La suite dans l'article que Public Sénat y a consacré :
Le Sénat s'est penché à son tour mercredi, après l'Assemblée nationale, sur le texte UMP interdisant la technique de la fracturation hydraulique sur les gaz de schiste mais qui ne satisfait ni les collectifs de citoyens et associations environnementales ni la gauche.
Il n'a finalement pas réussi à achever, en cette veille de jour férié, l'examen du texte qui se déroulait à un rythme d'escargot, et a décidé de suspendre les débats jusqu'à une prochaine date qui sera fixée le 8 juin par la Conférence des présidents du Sénat. La majorité étant minoritaire en nombre dans l'hémicycle, elle a dû recourir sur chaque amendement à une procédure de vote qui lui permet de voter pour les absents mais qui ralentit les débats tandis que l'opposition multipliait les prises de parole.
"Vous cherchez à éteindre la contestation. Vous n'y parviendrez pas", a lancé Nicole Bricq (PS). La proposition de loi du député UMP Christian Jacob, soutenue par le gouvernement, interdit la technique de fracturation hydraulique, accusée de polluer les nappes phréatiques. La version initiale prévoyait une abrogation pure et simple des permis, mais les députés ont finalement décidé que les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée. C'est seulement s'ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s'ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.
"Pouvez-vous croire que les sociétés, après avoir obtenu les permis, vont déclarer désormais qu'elles utilisent la technique de fracturation hydraulique ?", s'est indignée Mme Bricq sous les yeux de l'eurodéputé écologiste José Bové présent dans les tribunes du public.

Le sénateur PS de l'Aveyron Alain Fauconnier a brandi la Une du quotidien britannique The Independant évoquant deux séismes dans le nord de l'Angleterre dus, selon lui, à l'utilisation de fracturation hydraulique.
Le président du groupe RDSE (à majorité PRG) Yvon Collin s'est indigné du "manque de concertation" avec les élus. Les élus PS des départements concernés, Didier Guillaume (Drôme), Michel Teston (Ardèche), Alain Fauconnier se sont succédé pour dénoncer "l'opacité", "l'incohérence", la "précipitation" du gouvernement. Ils demandent l'interdiction pure et simple de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste, l'abrogation des permis accordés et une consultation de la population.
La majorité sénatoriale a fermement défendu le texte qu'elle a complété en commission des Loi, sur proposition du sénateur centriste Claude Biwer, par l'autorisation de la fracturation hydraulique "pour des projets à des fins scientifiques" avec enquête publique préalable.
Ladislas Poniatowski (UMP) a évoqué l'importance des gaz de schiste pour l'approvisionnement énergétique de la France jugeant que "la plupart des critiques se fondent sur les excès constatés aux Etats-Unis". Il a estimé "une recherche indispensable" pour "maîtriser les conditions de mise en oeuvre" de la fracturation hydraulique.
"L'exploitation commerciale de ces gaz, en l'état des connaissances, n'est pas possible sans fracturation hydraulique", a renchéri le rapporteur UMP Michel Houel, laissant entendre que cela suspend de facto les activités d'exploration.
En fait, la majorité juge nocive une "utilisation massive de cette technique" mais ouvre la possibilité de projets d'expérimentation. "Sommes-nous certains que nous pourrons nous priver définitivement de cette opportunité, alors que des pays peu suspects de laxisme dans la protection de l'environnement s'y engagent ?" a questionné M. Houel citant l'Allemagne et les pays scandinaves.
Le texte est inscrit en urgence (une lecture par assemblée). La suite du débat aura lieu à une prochaine date qui sera fixée le 8 juin.

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Published by Vert Lilas - dans National
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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 21:47

Une quarantaine de personnes se sont déplacées le 24 mai, au Gymnase Liberté, pour participer à la soirée-débat sur les enjeux de la sécurité dans le nucléaire et les raisons d'en sortir...

P1090190l

Soirée dense qui s'ouvrait sur la projection du film « RAS, nucléaire rien à signaler » d' Alain de Halleux. De nombreux témoignages de travailleurs du nucléaire – salariés en CDI mais surtout sous-traitants et précaires – dénonçaient les conditions de travail de plus en plus tendues et les limites de la sécurité tant vantée de nos centrales hexagonales. Un regret toutefois : en sur-valorisant la nécessité d'un vrai débat démocratique sur le nucléaire, les conclusions du film pouvaient laisser entendre qu' un nucléaire « démocratique » était possible. Tout indique hélas, que les hauts niveaux technologiques et sécuritaires nécessaires servent à justifier la confiance aveugle en nos décideurs et l'extrême concentration du pouvoir sur ces choix.

P1090194l Bertrand Tièche de la commission Energie EELV, a ensuite présenté les enjeux de la transition énergétique (pic du pétrole, part des énergies fossiles dans la consommation mondiale, scénarios possibles de remplacement par les énergies renouvelables), relayé par Mathieu Gobin, sur les problèmes de sécurité dans les centrales. P1090196él

Enfin Julien Mary, de la SCIC Enercoop, a présenté une alternative concrète à l'électricité vendue par EDF : coopérative d'intérêt collectif, Enercoopfournit de l'électricité issue à 100% des énergies renouvelables.

Le temps imparti au débat n'a pas permis d'approfondir les scénarios de sortie du nucléaire à moyen terme, mais les sites d'information ne manquent pas, que chacun-e consultera utilement : www.negawatt.org(sur les scénarios de sortie), www.sortirdunucleaire.org (tout sur les enjeux, les scénarios et la mobilisation anti-nucléaire) et bien sûr le site de la commission énergie d' EELV : www.eelv-energie.fr

P1090200él

Enfin un pot amical a permis de conclure cette soirée en toute convivialité.

Manif11-6-11.jpg

 

A samedi prochain j'espère

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 15:19

 

Une balade à vélo le long de la corniche des forts, c'est ce que nous a proposé l'association REC samedi dernier.

Dans le Parc du Château de l'Etang à Bagnolet, à deux pas des Lilas, les serres fin 19è ont repris vie 

P1090161l

 

grâce à cette petite association qui souhaite faire de cet espace un lieu de rencontre et d'échange, un lieu de culture, de pédagogie et de partage des savoir-faire : champignonnière coopérative (il reste d'ailleurs quelques places!),

 

* au premier plan à droite, les pleurotes commencent déjà à sortir !

  P1090164l.jpg

café citoyen, animations, mare pédagogique, jardinage et découverte de l'environnement local, laboratoires urbains... ce n'est qu'une petite partie des propositions générales que REC se propose de développer avec ses nouveaux membres.

 

14h30, c'est donc chevauchant nos vaillant vélos que la petite bande que nous avions formée pour l'occasion est partie à la découverte de cette corniche des forts, lors d'un voyage dans le temps et l'urbanisme....on allait voir ce qu'on allait voir! Notre escapade a débuté au pied du fort dit de Romainville, pour nous mener jusqu'à celui de Noisy-le-Sec, siège impénétrable de la DGSE. On en frissonne encore! Nous y avons d'ailleurs rencontré les chèvres et chevaux, tondeuses à 4 pattes et écologiques de ce vaste terrain. Entretemps, nous avions fait étape sur la pittoresque place de la mairie de Romainville, où l'église et le cimetière surplombe la plaine de Bobigny :

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C'est ici qu'on se rend le mieux compte de la typologie de notre territoire, de cet immense plateau que nous habitons et aux bords duquel, présentement, nous nous promenons. Une partie de cette corniche est aujourd'hui une forêt en friche que des ingénieurs s'échinent à convertir en base de loisirs. Ce projet est mené par la région IDF et n'est visiblement pas prêt d'être terminé !

 

* Panneaux explicatifs

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situés dans le jardin malheureusement fermé ce samedi après-midi, derrière la mairie de Romainville

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Encore quelques coups de pédale et notre voyage s'achèvera au milieu des insolites murs à pêches de Montreuil,

            * Parcelle des Jardins du Coeur de Montreuil

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datant de l'époque où le Roi Soleil aimait à déguster quelque pêche bien mûre.

* détails des arbres restants

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Ce patrimoine historique de la ville est à ce jour en bien piteux état et la nouvelle municipalité Verte essaye tant bien que mal de le conserver. On souhaite à Dominique Voynet de bien garder la pêche!!

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De retour à nos pénates, harassés, la peau brûlés par le généreux soleil qu'il a fait ce samedi, on attend, prostré dans le souvenir enchanteur de cette balade... et on se dit : « c'est quand la prochaine sortie vélo de REC ? »

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:29

Vous vous souvenez, le mouvement contre l'immigration jetable ?

 

  ImmigrationjetableNON.jpg

Aux Lilas, Les Verts avaient aussi participé au collectif des Lilas pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers, 1 habitant.e 1 Voix, qui avait organisé une réunion publique au Gymnase Liberté le 3 décembre 2006.

 

Ce week-end, RESF était présent sur nos marchés, soutenu par des militants socialistes et alternatifs, et relayait l'Appel pour une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers, lancé en novembre 2010, et à la suite duquel s'est créé un nouveau collectif national,                                                 D’AILLEURS NOUS SOMMES D’ICI.                                                     Europe Ecologie Les Verts est bien sûr signataire de cet appel, comme d'ailleurs, le PCF et les Alternatifs, et nous soutenons cette action.

Dailleurs-recto-1

En région parisienne, voilà le programme :

Dailleursprogrammesemainemai2011

Tous ensemble contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers

NI CHARTER ! NI KARCHER !


Dailleursmanif

A samedi, j'espère...

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:31

 

Sortir du Nucléaire : Les enjeux de la sécurité publique et le calendrier pour en sortir…

 

De Tchernobyl à Fukushima, les Français s’interrogent sur la sécurité nucléaire et sur les possibilités réalistes de sortie progressive du nucléaire.

Nous savons toutes et tous que seuls 5% de l’énergie électrique mondiale sont d’origine nucléaire.

Les choix qui détermineront notre avenir nous appartiennent. Les énergies renouvelables combinées à la sobriété et à l'efficacité énergétiques nous ouvrent des modes renouvelés de vivre ensemble. C’est à la portée de chaque citoyen, c’est aussi à mettre en œuvre dès aujourd’hui dans nos politiques locales.

Nous vous invitons à vous informer et débattre aux Lilas :

 

le Mardi 24 Mai 2011 à 20 h

Gymnase Liberté - 30 Bd de la Liberté M° Mairie des Lilas

Projection du film

« RAS, Nucléaire, rien à signaler »  

d'Alain de Halleux,


Des travailleurs du nucléaire qui, avec ce film, sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant d'un des fleurons de l'économie européenne. Les conditions de travail et la santé des ouvriers méritent notre attention et qu'on explore avec confiance les alternatives.

 

et débat avec :

Mathieu GOBIN, secrétaire de la commission Énergie

d'Europe Écologie Les Verts

un représentant d'Enercoop, fournisseur d'électricité 100% renouvelable

 

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Au Pré-St-Gervais, nos amis de l’association « la Paille et le Mil » organisent aussi un débat salle Danton, 9 rue Danton, Le Pré-St-Gervais,

le Jeudi 26 Mai à 20 h:

Que sait-on des risques du nucléaire ?

 

avec projection du film

« Au pays du nucléaire »

d' Esther Hoffenberg

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 08:57

Eva Joly, Nicolas Hulot et José Bové avec les député-e-s écologistes à l'Assemblée nationale contre les gaz et huiles de schiste

(d'après le site d'Europe Ecologie Les Verts et les blogs de nos amis bagnoletais, merci à eux!)

 

 

Mardi 10 mai 2011 à 11h,  Eva Joly, Nicolas Hulot, Cécile Duflot, José Bové et Sandrine Bélier participaient avec des centaines d'écologistes à la manifestation organisée devant l'Assemblée nationale à l'occasion de l'examen de la proposition de loi UMP sur les hydrocarbures de schistes.

Ils sont venus soutenir les députés EELVqui ont été les  premiers à dénoncer le changement de rédaction de l'article relatif à l'abrogration des permis déjà octroyés, au nom d'une "fragilité juridique". Qualifiant cette modification de "tour de passe-passe pour gagner du temps", Yves Cochet a mis en lumière le double-jeu de l'UMP sur ce dossier sensible.

 

Ce mercredi 11 mai, l’Assemblée a adopté (par 287 voix contre 186) en 1ère lecture une proposition de loi UMP interdisant la technique de fracturation hydraulique pour l’exploitation et l’exploration des gaz de schiste. Malgré cette avancée qui peut paraître rassurante, la porte reste néanmoins ouverte aux lobbies pétroliers et gaziers qui ont obtenu une cinquantaine de permis d’exploration ces dernières années.

 

Pour Michèle Rivasi, députée européenne présente à la manifestation ayant eu lieu hier devant l’Assemblée nationale et fer de lance de la contestation politique dans le Sud-est, ce vote révèle les contradictions des députés UMP:« Ce vote reflète bien l’état d’esprit qui anime les députés de la majorité, incapables de tirer un trait sur notre dépendance aux énergies fossiles. Pour des raisons électorales et pour empêcher l’opposition de mener à bien sa propre proposition de loi, Christian Jacob a décidé de s’opposer aux gaz de schiste. Mais finalement sa proposition de loi reste une coquille vide: les permis accordés par Jean-Louis Borloo en 2010 n’ont pas été abrogés…la question reste seulement en suspens en attendant le moment propice. A la place d’interdire définitivement le recours à une énergie sale et dangereuse, on demande juste poliment aux industriels de prouver qu’ils n’utiliseront pas la technique de fracturation hydraulique. Or le problème ne vient pas seulement de la technique et des produits chimiques utilisés, mais aussi des risques liés à la contamination des nappes phréatiques par le méthane (1). »

 

« Finalement, ce texte laisse aux industriels pétroliers et gaziers le champ libre pour les explorations qui, si elles s’avèrent fructueuses, pousseront inéluctablement à l’exploitation de ces ressources fossiles. Ce vote n’est que le premier d’une longue série qui tentera de refaire passer par la fenêtre ce que les écologistes et les collectifs citoyens ont vaillamment combattu. Alors que la transparence était la seule solution pour apaiser ce climat de méfiance, l’amendement 3 concernant la consultation et les enquêtes publiques a été purement et simplement supprimé en Commission…pour cause de poids trop important pour les finances publiques, un scandale! La refonte prévue du code minier est la prochaine étape importante: reste à espérer qu’elle impose dorénavant une obligation d’enquête publique et d’information sur les technologies employées ».

 

(1) Voir l’étude publiée il y a 2 jours par l’Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, démontrant que la concentration en méthane de l’eau des nappes phréatiques situées près des puits de forage est en moyenne 17 fois supérieure à la normale. Dans certains cas, la concentration serait telle qu’elle provoquerait des risques d’explosion. »

 

 

 

En complément : extraits d'un article de Coralie Schaub sur www.liberation.fr le 10 mai 2011 :

La proposition de loi examinée à l’Assemblée est dénoncée par les écologistes, qui ne se satisfont pas des derniers remaniements apportés au texte.

 

Que contenait la proposition de loi examinée aujourd’hui ?

La dernière mouture du texte, adoptée en commission mercredi, condamne la technique dite de fracturation hydraulique, qui consiste à injecter de l’eau et des produits chimiques dans le sous-sol pour briser la roche et libérer le gaz ou le pétrole. Une méthode très polluante pour les nappes phréatiques.

L’article 2 de la proposition de loi, qui prévoyait l’abrogation pure et simple des permis de recherche déjà accordés aux industriels, dont Total et GDF-Suez (trois pour le gaz dans le sud et trois pour l’huile dans le Bassin parisien), a été remanié la semaine dernière. Selon la nouvelle formulation, les titulaires de permis devront préciser «dans les deux mois» la technique utilisée. S’il s’agit de la fracturation hydraulique, les permis seront abrogés.

Christian Jacob accueille favorablement ces modifications : «Ma formulation - mea culpa - ne reposait sur aucune base juridique fiable : au premier recours, la disposition aurait été annulée.»

Le texte examiné a été voté en commission par l’UMP et le PS, ce dernier ayant retiré sa propre proposition de loi de l’ordre du jour du 12 mai (qui prônait l’interdiction de l’exploitation et de l’exploration des gaz de schiste, quelle que soit la technique). Selon Jean-Paul Chanteguet, corapporteur (PS) de la proposition Jacob, il s’agit d’un «compromis».

 

Cette loi mettra-t-elle un terme au débat ?

Mille fois non ! Les écologistes sont vent debout, dénonçant un «enfumage». Pour le député EE-LV Yves Cochet, qui a bataillé seul contre la modification de l’article 2, il s’agit d’une «stratégie d’évitement des révoltes populaires jusqu’aux élections sénatoriales et présidentielle». Selon lui, les industriels contourneront l’obstacle en jouant sur les mots : «Il suffira de parler de "Kärcher sous-terrain" plutôt que de fracturation hydraulique !» Idem du côté de la députée Martine Billard (Parti de gauche), qui a qualifié hier d’«hypocrite» un texte qui «offre un boulevard aux industriels», en précisant qu’elle défendrait des amendements «pour rétablir l’abrogation des permis attribués».

Le groupe des députés PS a annoncé hier qu’il ne voterait pas en faveur de la proposition de loi UMP :«Les conséquences avérées sur l’environnement exigent que les permis accordés soient effectivement abrogés.» Or, dit-il, «le flou de la rédaction de la proposition de loi induit des ambiguïtés qui ne permettent pas de garantir l’effectivité de ces abrogations». Il suspendra ses réunions aujourd’hui pour laisser les députés PS manifester.

 

Même grogne socialiste au Sénat, où le texte sera examiné le 1er juin. La sénatrice PS Nicole Bricq, qui a déposé une proposition de loi dès le 24 mars pour interdire l’exploration de gaz de schiste, a dénoncé hier des «ambiguïtés lourdes de sens». Elle conteste ce qui aboutit «à renverser le principe d’une abrogation générale par celui d’une autorisation sauf exception», autorisation qui serait délivrée par l’administration… qui a accordé les permis !

Sans attendre les divers rapports qui doivent être publiés ces prochains mois, la guerre de tranchées entre pro et anti-gaz de schiste risque de se déplacer des hémicycles aux tribunaux. Déjà, la société américaine Schuepbach Energy, titulaire de deux permis de recherche en France (à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche, et à Nant, dans l’Aveyron), a déposé début avril auprès du tribunal administratif de Lyon des recours pour «excès de pouvoir» contre les arrêtés d’interdiction pris par les maires concernés. Les écologistes, eux, ont déposé des recours contre l’ensemble des permis, au motif qu’ils ont été accordés sans consultation du public.

 

Pourquoi le débat est-il si vif en France ?

François Fillon l’a dit lui-même devant des députés UMP : dès le départ, c’était «une affaire mal conduite, ni le Président ni le Premier ministre n’étaient au courant». Une critique adressée à l’ex-ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, aux manettes en mars 2010 lorsqu’ont été accordés les trois permis d’exploration du Sud. L’intéressé, «présent» aujourd’hui selon son bureau, a reconnu la bourde et déposé une proposition de loi visant à la corriger. Jacob, de son côté, déplore «un manque de transparence et d’information, notamment vis-à-vis des maires concernés, mis devant le fait accompli». Un constat partagé… par Bové, héraut de la lutte anti-gaz de schiste, qui a contribué à faire monter la contestation en France, comme il l’a fait pour les OGM ou l’extension du camp militaire du Larzac, et qui est bien décidé à «ne pas laisser passer un seul camion», quoi qu’il arrive.

 

 

Qu’en est-il à l’étranger ?

 Le monde se rue sur les gaz et huiles de schiste, nouvelle manne énergétique. Selon le Centre d’analyse stratégique (CAS), si les réserves prouvées de gaz au niveau mondial peuvent assurer une soixantaine d’années de consommation au rythme actuel, avec les gaz non conventionnels type gaz de schiste, «cette durée pourrait plus que doubler». Un tiers de ces ressources serait localisé dans la zone Asie-Pacifique (notamment en Chine) et un quart, en Amérique du Nord. Mais les sous-sols du Moyen-Orient, des pays de l’ex-URSS, d’Amérique du Sud et d’Europe abriteraient aussi d’importantes réserves. La hausse des prix des hydrocarbures classiques a permis le développement de technologies jusqu’ici peu utilisées pour des raisons de coût : le forage horizontal et la fracturation hydraulique des roches. Grâce aux gaz de schiste, les Etats-Unis sont devenus autosuffisants en gaz et leader mondial, devant la Russie. S’inspirant de l’exemple américain, les industriels multiplient les prospections dans le monde. Et certains pays, comme la Pologne, foncent tête baissée.

 

L’extraction sera-t-elle un jour «écologiquement correcte» ?

Pour l’instant, il n’existe pas d’alternative à la technique de fracturation hydraulique. Même les industriels le disent. Mais ils se veulent rassurant : promis, juré, en France, on ne fera pas comme aux Etats-Unis, où les dommages à la nature sont catastrophiques, comme l’a démontré le documentaire Gasland.«Tout est dans la façon de mettre en œuvre cette technique. Il y a des améliorations possibles», dit Bruno Courme, directeur de la division pour Total Europe, qui détient un permis de recherche de plus de 4 000 kilomètres carrés entre Montélimar et Montpellier. Il s’agirait par exemple de «regrouper des têtes de puits» pour éviter que 500 000 puits ne sortent de terre en quelques années, comme cela a été le cas aux Etats-Unis. Ou encore de «réduire le nombre d’additifs» (les produits chimiques). Ce ne serait pas du luxe : pas moins de 2 500 d’entre eux, dont des substances cancérigènes et polluantes, ont été injectés dans le sous-sol américain, selon un rapport officiel.

Reste l’impact sur le climat. Selon une étude menée par l’université Cornell (Etat de New York), le gaz de schiste génère au moins autant d’émissions de gaz à effet de serre (GES) que le charbon, le pétrole ou le gaz conventionnel. Pour les écologistes, la priorité devrait surtout être de réduire la consommation d’énergie.

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:48

Bonjour,

voila la première des lettres que nous publirons régulièrement, et que vous trouverez aux marchés ou dans vos boites aux lettres !

 

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A bientôt  j'espère !

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:44

Les difficultés d’une part croissante de la population pour boucler les fins de mois ont fini par atteindre les oreilles de notre Président. Mais en annonçant la prime de 1000 € pour les salariés des entreprises qui distribuent des dividendes en hausse, le gouvernement joue sur un effet d’annonce peu crédible.

  1. Cette prime va accroître les inégalités, car les plus précaires ne travaillent généralement pas dans ces grosses sociétés. Elle sera de fait un privilège pour une part modeste de salariés et ne touchera ni les chômeurs, ni les travailleurs des PME, fonctionnaires et agents du service public.

  2. L’exonération de cotisations pour les employeurs privera notre système social de ressources dont il a un besoin croissant.

  3. Le caractère exceptionnel de cette prime ne répond pas à l’augmentation durable des prix de l’énergie, des produits alimentaires et du logement.

Seule une politique globale vers de grands chantiers, tels l’habitat et la conversion aux énergies renouvelables, la soumission du secteur financier par les états au service de l’économie réelle, ainsi qu’une réforme fiscale ambitieuse avec instauration d’un revenu maximal, pourraient permettre de sortir d’une bourse mondialisée et hors contrôle. Relevons la tête. De plus en plus de propositions émergent venant d’économistes, sociologues, acteurs de la société civile, pour changer en profondeur la mondialisation libérale qui s’est imposée. Changer tout ? Les scénarios alternatifs existent, rendons les visibles sans démagogie électorale.

 

B.Berceron-Sigwald, C.Falque, N.Karmochkine, M-G.Lentaigne, I.Olivier-Barbrel, C.Paquis, P.Stoeber.

Contact : 06 03 00 54 72, 01 48 97 22 97 ou http://leslilasecologie.over-blog.com

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:32

Comme écologistes, comme citoyen.ne.s, nous rendons hommage à toutes les victimes des drames qui touchent le Japon : séisme, tsunami, et catastrophe nucléaire de Fukushima. Vingt-cinq ans après Tchernobyl, elle interpelle chaque terrien sur la réalité du danger nucléaire, notamment notre pays qui s’est fait le champion de cette énergie mortifère et artificiellement bon marché. Aucun pays, aussi expert soit-il en technologie nucléaire, n’est à l’abri des risques climatiques extrêmes, des aléas politiques et terroristes, d'une pollution ne connaissant pas de frontières. Aucun n’a résolu la question des déchets. Alors, soyons sérieux et réalistes : engageons la transition énergétique ! Les scénarios de sortie du nucléaire existent (www.negawatt.org). Ils reposent sur un trio gagnant : sobriété et efficacité énergétiques, combinées au développement des énergies renouvelables. Cela commence dans notre quotidien, par des plans d’économies d’énergie, de gestion et valorisation des déchets, d’isolation des bâtiments, tous créateurs d’emplois. Agir sur ces facteurs avec un bouquet d’énergies renouvelables, permettrait l’abandon progressif du nucléaire d’ici à 30 ans, souhait enfin majoritaire en France à 70% dans notre dernier sondage. L’heure d’un choix éclairé et partagé est venue, si les citoyens en imposent la volonté politique.

B.Berceron-Sigwald, C.Falque, N.Karmochkine, M-G.Lentaigne, I.Olivier-Barbrel, C.Paquis, P.Stoeber.

Contact : 06 03 00 54 72 ou 01 48 97 22 97 ou http://leslilasecologie.over-blog.com

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L'écologie aux Lilas et au Pré ...

L’eau publique, c’est maintenant !

Le projet EuropaCity jugé peu compatible avec l'environnement

L’Ouest de la Seine Saint-Denis se mobilise pour la création d’un service public de l’eau

Romainville : le Syctom lance une concertation préalable pour la modernisation du centre de transfert et de tri des déchets

Que sont ces CSR - Combustibles Solides de Récupération - qu’on veut brûler à Romainville ?

Ces parents qui mijotent une cantine publique

De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

À Romainville contre l’incinération

Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre

Derniers échos de la révision du PLU des Lilas

Les Sans Radio retrouvent les ondes

Europacity : le débat public se conclut sur des positions inconciliables

Le parc (George-Valbon La Courneuve) debout !

Grand Paris : non à la logique financière

Pour une gestion publique, démocratique et écologique de l'eau

Le revenu de base ? Débat mardi 14 juin 20h

C'était la Grande Parade Métèque 2016...

La nature : une solution au changement climatique en Île-de-France

Participer à la Grande Parade Métèque samedi 28 mai 2016

PLU des lilas: enfin un diagnostic et état initial de l'environnement ... à compléter

Avec la loi « Travail », où irait-on ? Débattons-en mercredi 30 mars

Réduire la place de la voiture des actes pas des paroles

La COP 21 aux Lilas

La nature est un champ de bataille

Alternatiba et le Ruban pour le climat des Lilas à la République

Un compost de quartier aux Lilas

Devoir d'asile : de l'Etat jusqu'aux Lilas

Un ruban pour le climat aux Lilas

Six propositions vertes pour une révision du PLU véritablement utile

La Grande Parade Métèque samedi 30 mai

Fête de la transition énergetique et citoyenne le 9 mai aux Lilas

Des défenseurs de la Maternité des Lilas s'enchaînent devant le ministère de la santé

Romainville n'aura pas d'usine de méthanisation

Journal n°2 de Les Lilas Autrement (décembre 2014)

écolo ! n°19 : le téléphérique un GPII

écolo ! n°18

Gaz de schiste : du mirage économique au cauchemar écologique ?

Journée de la transition le 27 septembre aux Lilas

écolo ! n°17 : un nouveau modèle énergetique français

écolo ! n°16 : TAFTA ou TIPP, le traité de libre-échange transatlantique signerait la fin du projet