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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 10:14

En Mars prochain, nous devrons élire un ou une conseiller(ère) général(e) qui siégera au « parlement » du département de la Seine St Denis. Il représentera le canton regroupant Le Pré Saint-Gervais et Les Lilas. Daniel Guiraud, maire socialiste des Lilas, est actuellement ce conseiller général, il se représentera sûrement à sa succession.

Aux précédentes élections cantonales, Les Verts ont présenté un ou une candidate, alternant une représentante du Pré-St-Gervais, Mariama Lescure en 1998, et des Lilas, Marie Geneviève Lentaigne en 2004.

 

Aujourd’hui, on ne dit plus Les Verts, mais Europe Ecologie les Verts.

Au-delà d’une certaine finesse sémantique, cela veut dire que notre mouvement a fait le choix de s’élargir et de s’ouvrir à de nouveaux publics, à des gens désireux d’accompagner une démarche politique dans une structure en mouvement. Ce choix est en résonance avec nos récents scores électoraux : élections européennes, 27% aux Lilas et 24% au Pré, et plus récemment aux élections régionales 19% aux Lilas et 21% au Pré-Saint-Gervais, qui nous placent en première ou deuxième force politique sur notre canton. Aux Lilas, au Pré-St-Gervais, notre mouvement est écouté, respecté, sollicité, en permanente évolution, ouvert aux associatifs comme aux déçus des structures de la gauche traditionnelle, surtout ouvert aux citoyens désireux de participer à la fabrication d’une politique autre, plus imaginative et moins fermée.

 

Une élection est un moment privilégié pour faire entendre notre voix, une autre voix. Aux Lilas comme au Pré St Gervais, les sympathisants d’Europe Ecologie-les Verts ont fait ce choix. Comme en 1998, comme en 2004, nous avons souhaité présenter un ou une candidate, face aux représentants de la classe politique habituelle.

Notre choix de militants locaux n’a hélas pas été entendu par notre mouvement au niveau départemental.

 

Au lieu de cela, retour aux méthodes d’avant, d’accords et de désistement où « je te laisse un canton », « tu me laisses un autre canton », « je te promets une élection municipale en échange d’une élection sénatoriale si tu me laisses passer à la législative et te l’échange contre un poste impossible à gagner… ».C’est incompréhensible. L'objectif d'avoir des représentants au Conseil général l'a emporté sur les dynamiques locales, un accord départemental a été signé avec le PS. Celui-ci donne le soutien du PS à des candidats Europe-Ecologie dans 5 cantons, en échange d'un renoncement à nous présenter dans 13 autres cantons renouvelables. Précisons que sur ces 5 cantons, 3 sont actuellement à droite, et que nos chances de les gagner sont très limitées..

Rappelons également que ces tractations sont la conséquence d'une loi électorale ne permettant aucune représentation proportionnelle pour les mouvements comme le nôtre, alternative au bipartisme traditionnel PS/UMP.

 

Voilà où nous en sommes en décembre 2010 : un candidat socialiste soutenu « officiellement » par Europe Ecologie Les Verts, et des militants Europe Ecologie Les Verts sans candidat affiché possible pour porter la parole du projet de leur jeune mouvement plein de promesses.

Il nous reste quelques hypothèses pour faire entendre nos propositions alternatives, différentes du PC ou du PS qui restent enfermés dans leur logique de gestion sans perspective, sans latitude de penser autrement, sans audace ni humour.

Rappelons également que les candidats qui seront élus à cette élection cantonale ne le seront que jusqu’en 2014. A cette date une nouvelle élection aura lieu, fusionnant conseillers du département et de la région. Autant le dire, un mauvais accord pour une période si courte, n’est peut être pas si grave…. Surtout si c’est pour espérer gagner un élu à Sevran, à la marge de manoeuvre si limitée et si contrainte par le vote du budget présenté par Claude Bartolone, qu’il lui faudra avaler bien des couleuvres.

 

Aujourd’hui, sur notre canton, nous avons plusieurs scénarios possibles, chacun pourtant difficile à imaginer :

- Soit nous présentons un candidat Europe Ecologie-les Verts, faisant fi des accords départementaux…

- Soit il y aura une candidature de A Gauche Autrement (AGA), association gervaisienne amie, qu'Europe Ecologie les Verts soutiendrait. Cela supposerait un soutien officiel à Daniel Guiraud, et un soutien militant à AGA. Dans ce cas, nouvelle cacophonie, grand écart et déchirure musculaire garantie. Mais pourquoi pas ?

- Soit nous n’avons aucun candidat que nous aurions choisi, et seul Daniel Guiraud bénéficiera de notre élégant logo sur ses affiches. Cela nous réduirait à un silence royal. C’est un autre type de grand écart, tout aussi inconfortable.

 

Voilà comment le mouvement, arrivé parfois en tête aux deux dernières élections et porteur d’une alternative politique, se retrouve coincé, incapable de faire entendre sa voix, bâillonné et frustré par de ridicules et obscurs calculs. Nous les regrettons, les dénonçons, et assurons à tous nos électeurs et sympathisants que l’avenir politique existe à Europe Ecologie Les Verts, qu’il s’écrit actuellement, et s’écrira demain en sortant de ces vieux réflexes.

 

Les militants, les sympathisants, d’Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré St Gervais ne manqueront pas de vous tenir informés de leurs choix, de leur justification (…), d’explications, de propositions, d’idées, et de leurs envies pour que le département de Seine-St-Denis devienne un territoire de solidarité, social, accueillant, écologique et progressiste. Nous y tenons, nous y croyons, nous y militons dans tous les lieux différents où nous sommes présents, portant notre désir de politique autrement.

A bientôt pour de nouvelles aventures autonomes et écologiques, et non pour une routine partisocialistement compatible.

 

Nicolas Karmockine, décembre 2010

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 19:16

Un dossier intéressant des Conseillers Verts Socialistes Unitaires et Citoyens de Plaine Commune :

sur un sujet qui concerne aussi la ville des Lilas :

Autolib’ ou autopartage ?

Le projet Autolib’ de la mairie de Paris est un service de location horaire de véhicules électriques qui seront mis en libre-service et en trace directe (oneway). 3 000 véhicules seront accessibles 24 heures/24 et 7 jours/7. 1 000 stations seront réparties sur Paris (700 intra-muros) et en proche banlieue. Les usagers pourront réserver une place sur la zone d’arrivée. Des formules avec ou sans abonnement sont envisagées (Source : dossier de presse d’Autolib’). Ludovic Bu, co-auteur de Les transports, la planète et le citoyen, spécialiste des transports, nous livre son point de vue sur ce projet.

Quels sont, pour vous, les problèmes que pose le projet Autolib’ ?

Ludovic Bu : l’idée de départ qui vise à vouloir avoir moins de voitures dans les rues est bonne. Mais la concrétisation qui se dessine semble avoir pris une autre voie. Le principal problème d’Autolib’ est son fonctionnement en aller simple (oneway). La question du trajet retour ne se posera pas, celle du stationnement non plus. Ce qui simplifiera l’usage de la voiture. Or, si on veut que les usagers s’interrogent sur le meilleur moyen de déplacement trajet après trajet, il faut que la voiture soit aussi compliquée à utiliser qu’un autre mode de transport.

Il est aussi probable que les gens qui possèdent une voiture ne vont pas l’abandonner grâce à Autolib’. Le manque de fiabilité prévisible du système, notamment en matière de disponibilité des véhicules, ne les y incitera pas. C’est donc ceux qui n’ont pas de voiture qui vont utiliser Autolib’. Probablement en partie en substitution des transports en commun. Ce projet risque tout simplement de mettre encore plus de voitures sur les routes.

L’expérience du Vélib’ (Velcom’ à Plaine commune) peut-elle nous éclairer sur ce projet de voiture en libre-service ?

Ludovic Bu : si on regarde Vélib’, on voit que ce système est intéressant, mais peu fiable. Il a remis plein de gens sur un vélo, ce qui est très bien. Mais on n’est jamais sûr d’en trouver un au moment et à l’endroit où l’on en a besoin. Pour les utilisateurs occasionnels, ce n’est pas un problème. Par contre, c’en est un pour ceux qui l’utilisent à titre professionnel ou très régulièrement. Aujourd’hui, ceux-là n’utilisent plus Vélib’ car ils se sont acheté un vélo, qui est toujours à leur disposition. Si Autolib’ donnait le même résultat avec les voitures, il pourrait entraîner une augmentation du parc de véhicules !

On peut avoir les mêmes interrogations sur la question des flux. On voit bien que pour Vélib’, on ne sait pas les gérer. Le matin, lorsque les Franciliens iront de la périphérie vers Paris, on aura des stations Autolib’ vides en périphérie et pleines autour des gares et dans le centre. Et l’inverse le soir. Il faudrait alors ré-achalander les stations de périphérie dans la journée pour libérer des places au centre. En camion, comme pour les Vélibs’ ? Cela semble peu crédible...

Pour conclure, que pensez-vous du projet Autolib’ ? Ludovic Bu : j’aurais préféré qu’on encourage les systèmes existants, comme l’autopartage. Dans ce cadre, les gens prennent une voiture qu’ils ramènent à son point de départ. Ce qui fait qu’ils ne l’utilisent que lorsqu’ils en ont vraiment besoin (pour déplacer des choses lourdes, pour aller dans des zones sans transports en commun, etc.).

De même, il y a plein d’offres de transport, même en banlieue (bus, tram, RER, pistes cyclables…). Mais on les utilise mal. Par exemple, par méconnaissance, les gens font quasi toujours les mêmes trajets avec les mêmes lignes de bus. Il faudrait leur faire connaître toutes les possibilités qui s’offrent à eux. Mais au lieu de rechercher l’amélioration, l’optimisation de l’existant, ne serait-ce que par la communication (plan des pistes cyclables, diffusion des horaires des bus...), on crée de nouveaux services. In fine, on aura un existant non optimisé et un nouveau service bancal. Il faut également rappeler que la principale raison de prendre sa voiture, c’est qu’elle est simple à utiliser, elle est toujours disponible. C’est plus compliqué d’utiliser les transports en commun ou le vélo (il faut connaître les horaires, les lignes, le maillage des pistes cyclables...).

Et même marcher est parfois compliqué ! Si on veut obtenir un changement d’habitudes, c’est là qu’il faut investir !

 

 

photo Noémie Levain

Les transports, la planète et le citoyen, Ludovic Bu, Marc Fontanès, Olivier Razemon. Préface de Francis Beaucire. Postface de Daniel Cohn-Bendit. Février 2010. édition Rue de l’échiquier, collection Les petits ruisseaux, 12€.

 

 

 

 

 

 

Et toujours dans « Le Mieux Communautaire » La lettre des Conseillers Verts Socialistes Unitaires et Citoyens de Plaine Commune

Et si l’Autopartage était plus intéressant ?

L’ autopartage, c’est la mise en commun d’un ou plusieurs véhicules, à l’usage de plusieurs utilisateurs pour des trajets différents à des moments différents. Le service d’autopartage est un système de location de courte durée, géré par une entreprise ou une association. Il est réservé aux personnes abonnées au service.

Le ou les véhicules appartiennent à la société. En échange d’une adhésion et d’un paiement à la consommation, sur simple appel téléphonique ou réservation par internet d’un abonné, la société d’autopartage met à sa disposition une flotte de véhicules disponibles 24 heures / 24.

Le principe “d’aller-retour” assure à l’usager un retour qui permet d’amortir le temps d’immobilisation du véhicule et d’assurer une complémentarité entre l’usage des salariés (en semaine) et des résidents (en soirée et le week-end). Sur Paris, il existe déjà plusieurs sociétés d’autopartage dont Caisse commune pionnière en France.

Sources :
- L’autopartage dans la sphère privée, étude réalisée par l’ADETEC pour l’ADEME et le MEEDDM dans le cadre du PREDIT, octobre 2009.
- L’autopartage en France et en Europe, Certu, décembre 2008.

Les avantages de l’autopartage un impact positif sur l’environnement

- Une voiture d’autopartage remplace entre quatre et huit voitures privées.
- Le système de facturation de l’autopartage incite les utilisateurs à délaisser leur voiture au profit des transports en commun, du vélo ou de la marche. Ils peuvent choisir leur mode de transport parmi un large éventail de possibilités.
- Les utilisateurs de l’autopartage réduisent ainsi leur nombre de kilomètres parcourus en voiture, leur consommation d’énergie et les émissions de polluants ; leurs trajets sont réalisés avec un taux d’occupation supérieur à la moyenne.
- Enfin, généralement, les opérateurs d’autopartage mettent à disposition des modèles de véhicules récents qui sont moins polluants et plus économiques.

À titre d’exemple, des études menées en Suisse et en Allemagne ont montré que les nouveaux adhérents à l’autopartage avaient réduit leurs déplacements en voiture de 1 000 à 1 600 Km/an et doublé le kilométrage en transports en commun. L’autopartage à Brême révèle, lors d’une analyse portant sur un cycle de vie, une réduction des émissions de CO2 d’environ 800 tonnes.

Source : L’autopartage en France et en Europe, Certu, décembre 2008. et Projet Européen MOSES.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 12:53

Les 2 derniers points à l’ordre du jour du Conseil communautaire d'Est ensemble du 30 novembre 2010 concernaient l'eau et l’adhésion d’Est ensemble au SEDIF. Des militants de la coordination Eau d'Est Ensemble, dont certains d'Europe Ecologie Les Verts,opposés à cette adhésion étaient encore venus très nombreux, et une cinquantaine de vigiles de la société Enyce gardait l’entrée de la salle de façon tellement musclée que les élus eux-même ont eu du mal à pénétrer dans la salle, certains se faisant refuser l'entrée malgré carte d'identité, se faisant chahuter ou légèrement blesser comme notre collègue bondinoise Sylvie Badoux.

Un débat riche, bien que limité par le président Bertrand Kern à 2 interventions de 5' par groupe politique pour les 2 délibérations sur l'eau:

La délibération n°9 proposait d'embaucher un ingénieur et de faire des études pour décider dans deux ans de rester au SEDIF ou de créer une régie autonome ou avec Eau de Paris . Lire la délibération ici.

La délibération n°10 décidait l’adhésion d’Est ensemble au SEDIF.

 

Alors que les élus du Parti de Gauche et d'Ecologie & Citoyenneté  demandaient la mise en place d'une nouvelle convention pour permettre d'entamer de véritables études techniques et juridiques, Bertrand Kern, Président d'Est-Ensemble n'a souhaité soumettre qu'une seule option au vote : celle de l'adhésion au SEDIF, rejetant, comme il en a le droit selon le règlement intérieur de notre assemblée, la proposition d'un amendement sous forme de délibération alternative  portée par le groupe Ecologie et Citoyenneté qui proposait de passer une convention provisoire de 18 mois dans le cadre d'un marché public, afin de préparer le passage en régie. Lire la délibération ici

 

Voici par ailleurs l'essentiel des interventions de 2 de nos élus du groupe « Ecologie et Citoyenneté », et de Dominique Voynet, maire de Montreuil :

 

Alain Callès, co-président du groupe  :

«  Lors de nos débats au cours du dernier Conseil Communautaire une forte majorité d'intervenants s'est prononcée en faveur d'un retour vers une gestion publique de l'eau pour nos 9 villes à travers une Régie Publique. Pour ce faire, ils ont exprimé leur choix pour que soit établie une convention provisoire prenant fin dans 2 ans avec le SEDIF, comme cela est juridiquement possible. Ce terme de convention provisoire correspond aux modalités juridiques nous permettant de nous doter d'études plus approfondies que celle dont nous disposons actuellement. Ces objectifs sont d'ailleurs conformes à l'esprit du texte « EGALITE RELLE du Parti Socialiste et aux divers écrits du PCF ......

(…)

Pour sortir du SEDIF, non seulement il faut que la majorité de l'organe délibérant du SEDIF soit d'accord, mais en plus il est nécessaire que moins d'un tiers des villes composant le SEDIF s'y oppose. Sachant que de surcroît un Conseil Municipal qui ne s'oppose pas est considéré comme s'opposant. Constatons l'évidence : la sortie du SEDIF est tout simplement impossible pour EST Ensemble. En conséquence, les élus qui ont la volonté d'adhérer au SEDIF pour en sortir dans 2 ans doivent refuser la délibération N° 10. Prétendre l'inverse est le tromper ou faire l'autruche. Au 1er janvier 2011, nous seront de toutes façons détachés de tout lien. A nous de savoir contracter temporairement.

(...)

Vous venez de refusez de mettre au vote l'amendement que notre groupe a proposé et qui aurait renforcé la cohésion de notre communauté écartant ainsi la mise en oeuvre d'un projet dont EST ENSEMBLE devrait sortir grandie.

Notre groupe fait aujourd’hui les choix qui ne nous ligotent pas pour 12 ans à Véolia en refusant l'approbation de la délibération N°10. » Lire en entier l'intervention d'Alain Callès  

 

Dominique Voynet, maire de Montreuil, rappelle que les élus au SEDIF se sont résignés. « Les études faites ont pu être démontées très facilement en prenant nous-mêmes des contacts ». Il a fallu attendre mi-octobre pour une véritable réunion technique, alors que nous-mêmes n’avons eu aucun mal à avoir des rendez-vous. Nous avons perdu 8 mois. Nous sommes hors-délai quel que soit le choix (adhésion au SEDIF ou Eau de Paris). Impossible de faire une convention ? Le SEDIF ne voudrait pas ? Mais aucune négociation n’a été entamée ! On devrait passer des marchés ? Mais on serait autonomes pour choisir ! Est ensemble demande au préfet d’accorder une convention de 3 mois avant de retourner au SEDIF, il est donc possible de passer une convention de 6 mois pour passer des appels d’offres.

Je veux des garanties :

- une eau de qualité et un entretien du réseau (alors qu’il faudrait actuellement 2 siècles et demi pour renouveler le réseau au rythme de Véolia)

- la possibilité de sortir dans 2 ans du SEDIF

- la possibilité si Est ensemble reste au SEDIF, qu’une commune en sorte ?

Je ne doute pas de la bonne volonté, sinon il faudrait mettre un terme à Est ensemble, ce n’est pas ce que nous voulons. »

 

Dans la suite des débats, Pierre Desgranges a précisé pour notre groupe, comme cela avait été souligné par Daniel Bernard (PG) et Marc Everbecq (PC), que vu la formulation de cette délibération n°10, qui suppose la décision d'adhésion au SEDIF déjà prise, alors que le vote sur ce point n'interviendra qu'après, dans la délibération n°10, nous nous abstiendrions lors du vote de celle-ci.

En outre, il soulignait la difficulté à sortir du SEDIF, VEOLIA ayant intérêt à l’augmentation du nombre de ses clients à cause des coûts fixes (Est Ensemble représente 6 millions d’euros par an), donc c’est un argument fort pour ne pas laisser sortir. Se tournant vers Jean Jaurès, présent sur les pancartes des citoyens présents, il citait « n’ayant pas la force d’agir, ils dissertent », et concluait : « je vous invite à avoir la force d’agir. »

 

Pour le Parti de gauche, Daniel Bernard soulignait l'intérêt des citoyens pour une gestion publique du service public de l’eau, à travers la demi-douzaine de réunions dans 6 villes différentes auquel il a participé ; renouvelait sa demande d'une votation citoyenne sur cette question ; annonçait son vote contre la délibération proposant l’adhésion au SEDIF, et son abstention sur la précédente délibération relative aux études.

 

Pour le Parti Communiste, 2 interventions proposaient chacune des positions différentes. Celle de Catherine Peyge, maire de Bobigny, était favorable aux 2 délibérations. Celle de Jacques Jakubowicz, élu à Bondy, y était clairement opposée, (comme d'ailleurs, celle de Marc Everbecq, maire de Bagnolet), avec des arguments pertinents que nous partageons, dont voici quelques extraits :

« Pour certains d’entre nous, se lancer dans la gestion publique à partir du 1erjanvier 2011 serait assimilable à de l’aventurisme, de l’irresponsabilité, du fait des incertitudes techniques, tarifaires, ou de gouvernance.

Nous sommes d’accord pour tenir compte des incertitudes dans la prise de décision. Mais nous ne les voyons pas aux mêmes endroits.

Oui, il y a incertitude de sortir du SEDIF dans deux ans ou dans quatre si jamais nous faisons le choix ce soir d’y retourner, alors qu’il est beaucoup plus probable que nous soyons contraints d’y rester jusqu’en 2022.

Oui, il y a incertitude sur le prix de l’eau quand le nouveau contrat entre le SEDIF et VEOLIA prévoit une réévaluation possible des tarifs tous les trois mois.

Oui, il y a incertitude sur la qualité de l’eau potable, lorsqu’il est porté à notre connaissance l’utilisation d’aluminium dans l’eau de VEOLIA. Ce neurotoxique inutile pour la qualité de l’eau et pouvant avoir des conséquences en terme de santé publique, alors qu’Eau de Paris utilise à sa place des chlorures ferrés, neutres pour la santé.

Oui, il y a incertitude sur les moyens développés par Véolia pour promettre des baisses de tarifs, lorsque ses usines de production d’eau potable se mettent toutes en grève au motif que cette baisse va se faire sur le dos du personnel et de l’emploi.

Oui, il y a incertitude sur l’entretien des réseaux, lorsqu’on constate le haut niveau de fuite, et les risques sur le suivi de l’entretien du réseau, si les tarifs venaient à baisser, car pour une multinationale comme VEOLIA une baisse du prix de l’eau ne peut se concevoir avec pour conséquence, une baisse de revenu des actionnaires.

Oui, il y a incertitude que notre décision, si elle s’oriente vers le SEDIF, ne soit pas comprise et acceptée par de nombreux citoyens pour qui cette première décision identitaire de notre agglomération aurait pu et dû donner un signe fort de l’engagement progressiste contre l’emprise du privé sur l’intérêt public.

(...)

Enfin le choix de réadhérer au SEDIF avec VEOLIA ou de rester en dehors et d’ouvrir la possibilité d’une gestion publique n’est-il pas d’une importance suffisante, qu’il nous exonèrerait de poser publiquement les arguments et les hypothèses, qu’il nous exonèrerait de consulter la population ne serait-ce qu’auprès du Conseil de développement, qui ne sera mis en place qu’en janvier, donc après notre vote ?

Parce qu’il y a vraiment une voie et une occasion unique de construire autrement la gestion publique de l’eau avec Paris, et aussi parce que nous souhaitons mettre nos actes en conformité avec les orientations politiques nationales de nos partis politiques, nous voterons contre le retour au SEDIF. Dans la même logique, puisque la délibération qui invite à la poursuite des études laisse à penser que nous devons adhérer au SEDIF, nous nous abstiendrons sur ce dossier.»

 

Du côté du Parti Socialiste, les interventions étaient toutes favorables aux 2 délibérations. Notons un nouvel élément de débat, apparu à ma connaissance sur le blog de Sylvine Thomassin, maire-adjointe PS à Bondy, reprise par Gilbert Roger, maire de Bondy : la possibilité qu'Est Ensemble se dessaisisse de la compétence eau dans 2 ans, en la redonnant aux 9 villes, entraînant la sortie de notre Communanté d'agglomération du SEDIF.

Mais comme le pointait au final Daniel Guiraud, maire des Lilas, il y a une incertitude juridique sur ce point qui nécessite une étude : le report de la compétence dans ce sens-là ne risque t-elle pas de faire de facto des 9 villes 9 nouveaux adhérents au SEDIF ?

 

C'est pourquoi aux Lilas nous continuons à regretter que notre demande, il y a au moins 2 mois, d'un débat au sein de la majorité municipale (ou au Conseil Municipal) n'ait pas été entendue.

Car le débat ce 30 novembre a permis aussi de convaincre nos partenaires communistes lilasiens, qui votaient pour la délibération n°9 et envisageaient l'abstention sur la délibération n°10, de voter contre cette dernière.

Au final, les 8 délégués de la ville des Lilas se sont partagés sur cette question, pour laquelle un vote nominatif avait été accepté à l'unanimité : : les 2 écologistes et les 2 communistes votant contre, les 3 socialistes et 1 UMP votant pour cette délibération. A noter que pour ce vote les 91 membres étaient présents ou représentés.

 

La délibération n°9 sur l'étude a été adoptée par 55 voix :

  • 41 socialistes et apparentés

  • 6 UMP / Modem

  • 8 Front de Gauche (élus de Bobigny, du Pré-Saint-Gervais, des Lilas).

Avec 36 abstentions (Ecologie et citoyenneté, Front de gauche, non inscrits)


L'adhésion au SEDIF a été validée par 53 voix:

  • 41 socialistes et apparentés

  • 6 UMP / Modem

  • 6 Front de Gauche (élus de Bobigny et du Pré-Saint-Gervais).

Avec 38 voix contre (Ecologie et citoyenneté, Front de gauche, non inscrits).

 

Au 1er janvier 2011, les neufs communes de l'agglomération Est-Ensemble réintégreront le Syndicat des Eaux d'Île-de-France, et ainsi délégueront la gestion de l'eau à Veolia.

 

Il appartiendra à tous ceux qui ne se résignent pas devant cette décision, de veiller à ce que les études votées soient réalisées et menées à terme, que toutes les possibilités techniques et juridiques de sortie soient explorées, le tout dans une vaste concertation avec les populations, seules garantes d'une possibilité d'inverser le cours des choses. Ce sera l'engagement des militants et élus d'Europe Ecologie les Verts.

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Published by Vert Lilas - dans Intercommunalité
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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 19:26

 

Voici le texte de la tribune publiée par les élus Europe Ecologie Les Verts pour INFOLILAS de décembre 2010 :

 

 

L' année se termine pour les écologistes sur un signe d'espoir : né de l'élargissement des Verts et d'Europe-Ecologie, le nouveau mouvement (EELV) met le cap sur la transformation écologique et sociale de la société. L'urgence écologique n'est plus à démontrer et la crise sociale qui s'est cristallisée autour du mouvement des retraites est profonde. Aux Lilas, vos élus sont investis pour rendre concrète cette espérance. Il s'agit autant de se mobiliser pour ne pas laisser retomber la formidable énergie du mouvement social, que défendre pied à pied la mise en place d'une régie publique de l'eau ou encore encourager les initiatives culturelles et associatives sur notre territoire. A l'image des abeilles et de leurs ruches, que notre commune accueillera bientôt dans son espace, les écologistes rassemblés entendent « polliniser » notre communauté d'habitants et démontrer que l'écologie politique n'est pas un luxe.

C'est une conception nouvelle du progrès de l'humanité qui est en jeu, rompant avec l'idée de domination de l'être humain sur la nature et de l'homme sur l'homme. Il s'agit de retrouver un modèle économique fondé sur la sobriété et le partage de ressources dont les limites sont aujourd'hui patentes. Nous faisons le pari qu'un modèle plus harmonieux entre les générations, les peuples, les sexes, est possible.

Nous invitons la population des Lilas, à nous rejoindre dans la création d'un mouvement ouvert sur la société civile et civique, dont l'action s'appuie sur le débat, les projets et les actions citoyennes.

Malgré les difficultés rencontrées, nous vous souhaitons des fêtes de fin d'année,  toujours solidaires et chaleureuses avec vos proches.

 

C. Falque, C. Paquis, N. Karmochkine, P. Stoeber, I. Olivier-Barbrel, B. Berceron-Sigwald, M-G. Lentaigne.

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 19:07

 

Après le débat du 9 novembre, le Conseil communautaire devait voter le 23 l'adhésion ou non au SEDIF, ce qui nous lierait pour 12 ans à Véolia. L'intervention de militants de la coordination Eau Ile-de-France, à laquelle s'étaient associés divers militants opposés à l'adhésion au SEDIF, position également défendue par les élus du groupe "Ecologie et Citoyenneté", a provoqué le report du Conseil communautaire d'une semaine. Nous publions ci-dessous la déclaration de Jean-Claude OLIVA, Président de la Coordination Eau IdF.

 

Le groupe des élus "Ecologie et citoyenneté" proposera une délibération alternative au prochain Conseil, afin de donner encore une chance au choix d'une véritable gestion publique de l'eau.

 

 

Eruption citoyenne à Est-Ensemble :

"Dans une ambiance bon enfant, près de 200 personnes ont interrompu pacifiquement la séance du conseil communautaire d’Est Ensemble qui avait l’adhésion au SEDIF à l’ordre du jour. Chantant « à la claire fontaine » et scandant « VEOLIA basta ! », la joyeuse compagnie citoyenne a campé sur place et la séance a été levée au bout d’un moment. Pas de chance pour VEOLIA, malgré les bons conseils du président du SEDIF –dont une lettre trônait sur la table de chaque élu communautaire-, ce n’est pas encore ce coup-ci qu’Est Ensemble retournera dans le giron du SEDIF/VEOLIA !

 

C’est un tournant dans la mobilisation citoyenne en faveur d’une gestion publique, transparente et écologique de l’eau, dans notre pays. C’est sans doute la première fois qu’une action citoyenne de cette envergure et avec cette détermination se produit. A ceux qui croient les citoyens indifférents ou apathiques sur une question aussi essentielle pour la vie en société que l’eau, cette soirée apportera un salutaire démenti. Cette action n’est pas le fruit du hasard, c’est la suite de plusieurs mois de sensibilisation sur les marchés, dans les rues, de signatures de pétition (près de mille signatures dans la seule ville de Bondy dont le maire socialiste est un fervent partisan …du retour au SEDIF), de réunions publiques, etc. C’est la suite de plusieurs mois d’expertise citoyenne où tous les documents ont été décortiqués et publiés par les associations, dans les blogs. C’est la suite aussi d’une dynamique politique nouvelle qui voit des associations, des élus, des forces politiques diverses travailler main dans la main sur cette question.

 

Il faut arrêter de jouer avec l’eau !

 

C’est un message aussi très clair adressé au président et à la majorité socialiste de l’agglomération : il faut arrêter de jouer avec l’eau ! Une décision aussi importante ne peut pas se prendre en l’absence de tout débat démocratique, en l’absence des citoyens, sans convoquer la CCSPL, sans organiser de réunions publiques dans les villes comme l’agglomération s’étaient pourtant engagée à le faire dans le cahier des charges de l’audit qu’elle a commandé, sans débat dans les conseils municipaux. Les conseillers communautaires ont reçu le volumineux dossier le 9 novembre pour se prononcer le 23 novembre. C’est cette absence de démocratie qui a exaspéré les citoyens !

 

Il faut arrêter de jouer avec l’eau en racontant que le service public ne sera plus assuré le 1er janvier si Est Ensemble n’adhère pas au SEDIF ! De toute façon, Est Ensemble ne sera pas adhérente au SEDIF au 1er janvier, il y aura une période transitoire d’au moins trois mois. Pourquoi ne pas la mettre à profit pour élaborer une nouvelle convention provisoire qui laisserait le temps de construire une alternative publique ? Il faut arrêter de jouer avec l’eau en s’affirmant pour la gestion publique dans les discours et en retournant dans les faits au SEDIF, dans le giron de VEOLIA. Si c’est pour mieux en sortir dans deux ans, pourquoi y aller maintenant ?

 

L’heure du choix

 

Le président et la majorité socialiste de l’agglomération ont maintenant un choix à faire entre la politique de la force et la force de la politique. Du côté du passage en force, ils peuvent réunir à nouveau le conseil d’agglomération sous la protection de deux rangées de CRS et voter l’adhésion au SEDIF/VEOLIA. Leurs électeurs, le peuple de gauche, se demanderait néanmoins quel intérêt supérieur les motive.

 

A l’inverse, du côté de la responsabilité politique, ils peuvent renouer le fil d’un dialogue apaisé avec les citoyens, les associations, toutes les forces qui aspirent à une gestion publique et transparente de l’eau. Nous leur tendons la main dans ce sens. Nous sommes prêts à leur faire des propositions, à les aider à trouver une solution qui garantisse la continuité du service public en s’engageant dans la voie d’une gestion publique de l’eau."

 

Le 23/11/2010

 

Jean-Claude Oliva

Président de la Coordination EAU Île-de-France

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 00:46

         


Communiqué de presse du 15 novembre 2010

Remaniement : mauvaise nouvelle pour l'écologie !


On peut faire beaucoup d'observations sur ce remaniement mais rien qui n'indique le moindre changement de cap en faveur du social ou de l'écologie.

Il s'agit d'un gouvernement resserré sur le plan politique. Les poids lourds de l'UMP (surtout la branche RPR) sont là : Maintien de Fillon, d'Alliot Marie, de Baroin, retour de Juppé...Le centre est pratiquement exclu avec notamment le départ de Borloo, mais c'est sans doute plus le résultat d'une mauvaise gestion des ressources humaines que l'expression d'un choix politique.

On peut noter la fin de l'ouverture, avec le départ attendu mais néanmoins important de Bernard Kouchner. On constate beaucoup beaucoup moins de diversité, et pas grand chose pour la parité homme femme. Donc un gouvernement politiquement resserré à droite pour un Nicolas Sarkozy affaibli. 

Mais les millions de manifestants contre la réforme des retraites et pour plus de justice sociale n'ont évidemment rien à attendre  de ce nouveau gouvernement. Que penser de la nomination de Nathalie Kosciusko-Moriset au ministère de l'écologie ? Il est difficile d'y voir une bonne nouvelle. Non pas que les convictions ou les compétences de la ministre soient en cause. On se souvient de son cri du coeur, en 2008, lorsqu'elle dénonçait un "concours de lâcheté" au sein du gouvernement sur les OGM. On se souvient aussi des excuses publiques formulées illico à la demande du premier ministre. Mais son ministère perd l'énergie qui va à Bercy. Et Nathalie Kosciusko-Moriset  n'est plus ministre d'état comme l'était son prédécesseur. On est loin du vice premier ministre à l'écologie que réclamait Nicolas Hulot en 2007. Il est à craindre que les arbitrages gouvernementaux soient encore plus rarement en faveur de l'écologie.

Jean Louis Roumegas,

Porte-parole



--
Attachée de presse des Verts:
Marjorie Delmond
01 53 19 53 15

Contact:
Jean-Louis Roumégas: 06 62 44 75 50

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 23:27

 

Le débat qui a eu lieu Mardi 9 novembre au Conseil communautaire Est Ensemble sur le choix de la gestion de l'eau, a été très argumenté et a duré près de 4 heures.

 

L'exposé du cabinet expert a apporté des éléments plus favorables aux possibilités de collaboration avec « Eau de Paris », que les premières rédactions du rapport, qui ne l'avaient pas étudiée sérieusement. Une bonne vingtaine d'élus sont intervenus devant un public attentif et prêt à réagir.

La majorité d'entre eux ont souhaité que la solution d'un contrat provisoire soit approfondie et négociée afin de préparer un véritable passage en régie publique. Parmi eux les élus de notre groupe ont fait valoir en détail les arguments en faveur de la gestion publique, de même que des élus communistes de Bondy et une élue de la FASE. Nous avons insisté sur notre responsabilité d'élus politiques, devant avoir une vision de moyen et long terme, non soumise aux aléas des échéances électorales et capables de proposer un projet global, au service des habitants. Quelques élus socialistes ont proposé de re-adhérer au SEDIF pour deux ans, voire quatre, alors que la sortie du SEDIF suppose l'accord des autres communes adhérentes ! Quand on sait que le contrat Véolia envisage une baisse de prix si « Est ensemble » adhère, on imagine mal ces communes nous laissant ressortir !

Le vote définitif aura lieu le 23 novembre.

D'ici là il est essentiel que les initiatives de débat avec la population se multiplient. Le groupe de nos élus a demandé que la population soit réellement consultée sur ces enjeux. Il faut aussi remarquer qu'un certain nombre d'élus étaient absents et que d'autres ne sont pas encore certains de leur vote.

 

Extraits de l'intervention d' Alain Callès (co-président du groupe) :

 

« Lors de sa constitution, notre Communauté a souhaité mettre l'eau au centre de ses intérêts communs en en faisant un domaine de compétences. (... ) Notre groupe « écologie et citoyenneté » a approuvé cette démarche, dès son initiation.

L'eau fait partie des premières préoccupations des Français qui de plus en plus sensibles à l'environnement.(...)

Notre objectif était d'étudier les meilleures conditions pour un retour à un service et une gestion publique de l'eau, par une mise en régie publique comme l'ont fait récemment une certain nombre de villes de gauche. L'eau, un service public à reconquérir. Paris et d'autres nous ont montré le chemin.

 

C'est dans ce sens que nous avons voulu l'avis d'un cabinet expert, pour nous aider dans nos choix pour une politique de l'eau transparente dont l'objectif est la satisfaction de nos concitoyens plutôt que la recherche de la meilleure marge comme le pratique l'actuel fournisseur du SEDIF. Nous vous rappelons la marge de 58% dont bénéficie Véolia sur le contrat du SEDIF. Ces chiffres d'UFC QUE CHOISIR n'ont jamais été formellement démentis.

 

Hélas, les résultats de l'étude ne se sont pas montrés à la hauteur de nos espoirs. Certes le temps imparti était court. Mais était-ce une raison pour occulter l'alternative plausible d'une fourniture d'eau par Eau de Paris (dont le coût du m3 est de 1,04€ comparé à la proposition de 1,51€ de Véolia dans le meilleur des cas, même avec des prix « resserrés »).

Les rencontres récentes avec Eau de Paris, sous notre insistance, semblent pourtant montrer l'intérêt d'une étude plus approfondie de partenariat.

Nous n'insisterons pas sur les imprécisions d'un rapport aux conclusions biaisées. Imprécision et flous des chiffres comme le coût de sortie du SEDIF ,les bases d’évaluation des volumes d’eau consommée ou les coûts de modification du réseau qui vont de 60,5 M€ à 190,8 M€ ! Idem pour la fourchette de prix pour la construction éventuelle de réservoirs qui varie de 20 a 100 Millions d’euros.

 

 Le rachat du patrimoine » est aussi l’objet d’estimations hasardeuses (10 à 12 millions d’euros ) car nos communes ont déjà largement contribué à la constitution du patrimoine du SEDIF, sans doute à hauteur de 10%, ce qui aurait pour effet de réduire ce coût à…zéro. L’expérience proche et récente de Viry-Châtillon est à cet égard instructive, elle n’est hélas pas mentionnée dans l'étude qui nous est remise.

 

Convenons-en, il est difficile dans ces conditions, pour nous élus, d’apprécier la justesse des décisions à prendre.

 

Je vous rappelle une précision complémentaire qui aurait pu être donnée : Eau de Paris a gelé toute augmentation de ses tarifs jusqu’en 2014 tandis que le contrat SEDIF-VEOLIA ( qui a augmenté ses tarifs de 17% ces 6 dernières années) prévoit une révision possible tous les 3 mois pour un contrat de 12 ans. La facture est ainsi susceptible d'augmenter 48 fois en 12 ans ! (...)

 

Compte tenu de la nécessité de nous doter de l’ensemble des données utiles à la décision,

notre groupe « Ecologie et Citoyenneté » demande bien évidemment qu’en vertu des délais établis par le nouveau contrat Véolia-SEDIF qui permet deux années d’attente avant une éventuelle intégration de la CAEE au SEDIF, ce délai soit mis à profit pour conduire une exploration approfondie des possibilités de mise en régie publique, de la faisabilité et des possibilités de raccordement à Eau de Paris, dans le cadre d’un débat ouvert et démocratique. Rien n’interdit qu’une solution, transitoire et non liante sur le long terme, soit trouvée (art. 144 du Code des Marchés publics). Ce délai de deux ans est possible et nécessaire.

 

Vous le savez, notre sensibilité écologique et citoyenne nous conduit à porter une attention particulière à l’eau. Une reprise de contrôle de l’ensemble du processus de production/distribution/traitement permettrait non seulement une prévention des gaspillages, mais aussi l’application de tarifs sociaux modulés (progressifs et non dégressifs), assurant le minimum vital gratuitement ou à bas prix.

 

De plus, une politique dynamique de préservation de la ressource ainsi qu’une gestion intelligente des eaux usées et leur récupération, pour du chauffage urbain par ex., pourraient être mises en place. Les exemples concrets ne manquent pas en Europe et dans de nombreuses villes françaises et seraient une vraie valeur ajoutée de ce nouveau service public.

 

Nous sommes nombreux dans cette assemblée, à marquer notre attachement à la défense des services publics, l’occasion nous est donnée sur ce dossier de faire progresser cette idée. Faisons le ensemble, dans la transparence et dans le dialogue démocratique le plus large avec les usagers. (...)

 

Les propositions de notre groupe sont claires et de bon sens :

  • Donnons nous le temps d'une étude objective et approfondie et n'abandonnons pas la compétence « eau » de l'agglo. A cette fin, contractons une convention provisoire.

  • Organisons des débats et consultons par référundum nos concitoyens dans chacune de nos villes,

  • Osons poser la question d'un retour à une régie publique, à moindre coût et dans la transparence. Réaffirmons la primauté de l'intérêt public sur les intérêts privés. L'eau n'est pas une marchandise, c'est un bien commun auquel tous ont droits.

  • Osons la mise en place d'une véritable politique sociale de l'eau comme le préconise aussi le Collectif de défense des Services Publics composés des partis que nous retrouvons majoritairement dans cette assemblée et comme le recommande la Fondation France Liberté présidée par Danièle Mitterrand.

  • Osons une politique de gauche conforme aux idéaux qui nous animent d'un service public en régie, osons reconquérir une gestion publique. »

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:46

Voila le dernier appel fait par le collectif lilasien de défense des retraites, auquel nous participons :

 

Le gouvernement fait passer en force sa contre-réforme des retraites à l’Assemblée nationale et au Sénat. Au printemps 2010, il s’était livré à un simulacre de concertation avec les organisations syndicales. À l’automne, il a bafoué les droits démocratiques les plus élémentaires. En même temps, il méprise l’expression populaire qui s’est manifestée de façon croissante pour refuser sa contre-réforme, profondément injuste, dont le but est de restreindre les dépenses sociales et les dépenses publiques afin de satisfaire les exigences des marchés financiers. Il s’agit de faire payer la crise aux catégories modestes, tout en poursuivant l’entreprise de démolition du système par répartition pour faire la place à la capitalisation, aux assurances et à l’épargne privées.

Au fur et à mesure que les arguments du gouvernement, exacte reprise de ceux du Medef, étaient décortiqués et retournés, la question des retraites a progressivement catalysé autour d’elle le rejet des politiques économiques, sociales et antidémo-cratiques, qui se soldent depuis tant d’années par plus de chômage, plus de précarité et d’inégalités, plus de cadeaux aux plus riches et des mesures répressives et xénophobes.

Le recul des âges de la retraite (de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans), l’allongement de la durée de cotisation, le refus de prendre en compte la pénibilité de certaines professions, la « double peine » infligée aux femmes et aux plus précaires, la casse de la médecine du travail, l’incitation à l'épargne retraite privée, la condamnation des jeunes à galérer toute leur vie, sont les marques emblématiques d’une contre-réforme imposée avec une détermination et un cynisme sans pareils. De plus, une nouvelle régression sociale est d’ores et déjà programmée par le gouvernement avec l’annonce d’une « réforme systémique » qui serait débattue en 2013.

Nous menons une bataille dont l’enjeu embrasse toutes les générations. Les moins jeunes l’avaient senti d’emblée, les plus jeunes l’ont à leur tour compris. La solidarité intergénérationnelle est déjà là, dans les idées, dans la rue et dans la lutte. Résistance ! Résistance !



Pour la retraite à 60 ans, pleine et entière, sans un an de plus, sans un euro de moins !

 

Tou.te.s dans la rue samedi 6 novembre

Manifestation République-Bastille-Nation

Rendez-vous 13h30 au métro Mairie des Lilas pour un départ collectif

 

Collectif lilasien de défense des retraites  

Les Alternatifs, Europe Ecologie, Parti Communiste, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Les Verts, NPA, CGT, FSU, FCPE

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:43

Dans le cadre du débat public sur le Grand Paris, voici la motion proposée par Environnement 93, qui se rapproche en grande partie de notre position par rapport à ce projet. Une contribution intéressante.


ENVIRONNEMENT 93

UNION DES ASSOCIATIONS D'ENVIRONNEMENT DE SEINE SAINT DENIS
Association départementale agréée www.environnement93.org

Membre d'Ile de France Environnement - Affiliée à France Nature Environnement

 

Vaujours, le 23 septembre 2010


Projet de motion dans les débats publics GRAND PARIS

(en vue de la rédaction d'un cahier d'acteur)


L'est de la Seine Saint Denis est constitué de zones denses sans transport adéquat.
Le projet de réseau de transport structurant du Grand Paris nous proposait, pour l'est du département, des liaisons rapides depuis Clichy Montfermeil et l'aéroport du Bourget au nord, et vers la cité Descartes (Noisy le Grand) au sud, sans évoquer les gares intermédiaires et surtout les maillages avec les réseaux existants (RER B à Sevran Livry et Sevran Beaudottes, RER E à Chelles, RER A à Noisy Champs).
Le dossier rendu public le 1er septembre 2010 a modifié notre approche.
Aujourd'hui, la proposition de structuration complémentaire pour l'est de l'agglomération nous semble intéressante. En effet, les motions de nos assemblées générales, depuis des années, évoquaient: la liaison RER B Le Bourget, le musée de l'air/le Blanc Mesnil, Aulnay nord, et des prolongements vers le nord (Roissy) et le sud (Sevran/Livry/Clichy). Ceci pour répondre au besoin de désenclavement de ces banlieues.
Le projet actuel de réseau de transport du Grand Paris, dans sa ligne rouge, répond à notre demande en partie. Nous indiquons que:
La ligne devrait être au moins maillée au RER B du Bourget et non à l'aéroport d'affaires.
La gare de maillage avec le RER B à Sevran Beaudottes est présentée comme optionnelle: pour nous, elle est nécessaire tant pour la desserte des secteurs d'habitation que pour les accès aux emplois de la zone de Roissy (également pour les usagers de l'aéroport).
Nous sommes opposés à la densification du triangle de Gonesse, excepté jusqu'à la RN 370, sous forme modérée dans le cadre d'un départ de l'aéroport du Bourget. Entre le Bourget et le PIEX (Parc des Expositions de Villepinte), il faut retenir une partie commune avec la ligne rouge jusqu'à Aulnay, puis une ligne directe jusqu'au PIEX. Mais il n'est pas envisageable d'urbaniser les terres agricoles au sud de Roissy
En revanche, nous constatons avec satisfaction que les lignes bleues et vertes sont maillées à la gare RER B du Bourget (donc à la future Tangentielle nord) en provenance de Saint Denis Pleyel et de La Défense d'une part et de la ligne 14 du métro et Orly d'autre part.
L'aéroport du Bourget est pour nous un vrai sujet de désaccord avec les plans régionaux. Son maintien à si peu de distance de Paris dans une zone qui pouffait accueillir des logements et aussi du maraîchage (supprimé hier dans le département) est un vrai dommage (nuisances aériennes et effet de fracture territoriale). L'activité aéronautique devrait être reportée sur Roissy comme envisagé dans les années 70.
Nous proposons de prolonger la ligne rouge jusqu'à La Défense via Pleyel, en lieu et place de la ligne verte contestable entre Massy, Versailles et Défense en zone non urbanisée ; le RER C existant et des tramways seraient mieux adaptés.
Cela permettrait une ligne rouge complète circulaire, proche des projets Arc Express en partie ouest et qui mériterait le complément Orbival en partie est.

 

Sur le projet Arc Express, nous sommes favorables à des rocades qui relieraient les terminus des lignes de métro, en particulier en Seine Saint Denis.
Pour l'instant, le 93 reste flou dans les plans du projet Arc Express. Nous sommes intéressés par les propositions de l'association du 94 Orbival qui propose une liaison depuis le RER B Le Bourget (où le métro devrait aussi arriver) vers le Val de Marne, tant vers l'ouest que vers l'est. Cela peut correspondre aux prolongements de la tangentielle nord que nous souhaitons depuis longtemps.
Nous pensons qu'il faut améliorer, moderniser et terminer l'existant: par exemple, relier les gares SNCF parisiennes par des lignes de RER performantes, au lieu de penser aux seules liaisons des TGV (liaison entre les gares de l'Est et du Nord) et mailler très largement la gare Montparnasse avec des RER.

Un paramètre important pose aussi problème : le financement des investissements et la tarification des transports.
La tarification actuelle est discriminatoire et devrait faire l'objet d'une étude chiffrée prenant tous les critères en compte et d'un débat public. Son évolution (éventuelle carte unique ou autres solutions) peut changer la donne en matière d'utilisation des transports collectifs. Il faudrait au moins inclure deux ou trois hypothèses de tarification. Par exemple: tarif actuel, carte unique, gratuité...
Le débat que nous demandons est indispensable et doit faire partie de ce débat public.
Nous le demandons au président de la Commission particulière du Débat Public.
La carte unique ne sera possible que si son coût est réduit pour le maximum d'usagers : nous ne demandons pas aux parisiens ou aux proches banlieusards de payer plus. Le débat doit concerner tous les tarifs et toutes les aides et subventions dans un souci de justice sociale et territoriale. La possibilité de la gratuité doit être étudiée surtout avant d'investir dans des systèmes sophistiqués de contrôles.
Les investissements importants prévus ou nécessaires doivent être justifiés par une utilisation importante des nouvelles boucles (en tenant compte de l'impact de la tarification).
Une des sources de financement doit être les pôles d'affaires desservis : les aéroports dont l'activité est dopée par un kérosène non taxé, Saclay, La Défense etc... Toutes les entreprises devraient payer l'équivalent de la moitié de la carte orange actuelle pour tous les salariés. (Actuellement les entreprises qui s'éloignent et ne permettent plus l'utilisation des transports collectifs ne payent plus leur quote part). Une ligne transport sur les fiches de paye peut être fiscalisable. Cette révolution de la tarification et des financements doit être débattue en urgence: la baisse des tarifs voire la gratuité serait un signe fort pour préparer la société de l'après pétrole et pour répondre aux attentes des banlieues enclavées.
Il faut aussi que le transport collectif bénéficie des financements ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) et de la manne européenne.
Il est nécessaire de tenir compte de la banlieue, une solidarité doit s'exprimer. L'Etat et l'Europe devront s'engager pour que les investissements importants nécessaires soient la réponse aux défis sociaux et environnementaux.

Remarques:
l) Le CDG Express, qui est encore présent dans le dossier, doit être remis en cause, et la transformation du RER B en métro comme prévu, complétée par des RER directs et semi directs entre Paris et Aulnay.
2) Le débranchement du T4 est aussi présent dans le dossier: un an après le débat public, il est urgent de faire avancer le dossier. Le tramway devra, à l'évidence, aller jusqu'à Noisy le Sec.
3) Enfin une décision est nécessaire sur le choix des largeurs des voitures: 2,80 mètres nous semble le meilleur choix. Il faudrait harmoniser les largeurs entre les différents moyens de transport.

Agnès Auger Présidente d'Environnement 93 01.43.32.72.95

André Cuzon Vice président chargé des transports 01.48.66.18.88

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:30

Voici la tribune des élus Europe Ecologie-Les Verts parue dans Infos Lilas de novembre:

 

Retraites, gestion de l’eau : passer aux actes !

Le mois qui commence sera celui des actes. Notre communauté d'agglomération « Est ensemble » va devoir prendre une option pour les années à venir. Soit le retour dans le giron de Véolia, via le SEDIF qui a déjà reconduit pour 12 ans le contrat qui le lie à la multinationale de l’eau. Soit ouvrir enfin la voie, comme de nombreuses communes et agglomérations ont commencé à le faire, vers une régie publique de l’eau. La ville de Paris, qui a fait ce choix et distribue une eau bien meilleur marché, serait en mesure d’alimenter notre territoire. Encore faut-il que les vieilles habitudes ou la facilité n’aient pas raison des intentions exprimées par les différents partis.

Un débat avec présentation des études effectuées aura lieu lors du prochain Conseil communautaire, le mardi 9 novembre à 18 h 30 au Palais des fêtes de Romainville. Nous invitons chacune et chacun de nos habitants à assister à ce débat public, pour comprendre les enjeux et les possibilités de choix vers une gestion publique de l’eau.

Du côté gouvernemental, on attend aussi des actes : au sein du collectif lilasien de défense des retraites, nous soutenons la mobilisation des jeunes, des lycéens et les grèves des employés communaux. Avec eux, à la dégradation des conditions de vie de la majorité des salariés et futurs retraités, nous opposons la dénonciation des profits financiers, la redistribution du temps de travail et des richesses produites.

Les élus Europe Ecologie-Les Verts B. Berceron-Sigwald, C. Falque, N. Karmochkine, M-G. Lentaigne, I. Olivier-Barbrel, C. Paquis, P. Stoeber, www.leslilasecologie.over-blog.com  06 03 00 54 72

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