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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 09:18

Le 17/5/2016 par Clubic sur http://www.clubic.com/mag/maison-connectee/actualite-806004-portugal-fonctionne-energie-renouvelable-4-jours.html

La semaine dernière, le Portugal a passé un cap important en matière d'énergie renouvelable : le pays entier a fonctionné pendant 4 jours sans avoir recours à des énergies fossiles.

C'est une première au Portugal, mais c'est aussi une première mondiale. Du 7 mai à 6h45 du matin au 11 mai aux environs de 17h45, la consommation électrique du Portugal a été entièrement couverte par des énergies renouvelables. « Cela correspond à un total de 107 heures durant lesquelles il n'y a pas eu besoin de recourir à une source de production d'électricité non renouvelable, en particulier issue de centrales thermiques au charbon ou au gaz naturel » explique le site Zero <http://zero.ong/consumo-de-eletricidade-em-portugal-foi-assegurado-durante-mais-de-4-dias-seguidos-por-fontes-renovaveis/ .
C'est l'association portugaise APREN, qui s'intéresse de près aux énergies renouvelables, qui en est arrivée à ces conclusions en épluchant le rapport du Réseau national de l'énergie. La progression du Portugal en matière d'énergie renouvelable a été particulièrement importante ces dernières années : durant le premier trimestre de l'année 2013, 70% de l'électricité consommée par le pays était issue d'énergie renouvelable. Sur toute l'année 2014, le pourcentage était de l'ordre de 63%. Le pays a donc désormais atteint 100%, sur une petite durée certes, mais l'avancée reste fulgurante.
Ce record a été principalement possible en raison du vent et de la pluie, puisque les éoliennes et l'énergie hydroélectrique comptent parmi les sources d'énergies renouvelables les plus exploitées par le Portugal. Les conditions climatiques sont donc déterminantes : en 2015, seulement 50,4% de l'électricité consommée par le pays était issue d'énergie renouvelable, en grande partie en raison d'une sécheresse excessive. La bonne nouvelle, c'est qu'avec le développement progressif de l'énergie solaire et de la géothermie, il reste une marge de manœuvre encore confortable au pays pour s'améliorer.
 Le Portugal intègre la liste des pays qui font de plus en plus d'efforts en matière d'énergie renouvelable. La semaine dernière également, l'Allemagne a atteint 100% de consommation d'énergie renouvelable durant quelques heures grâce au vent et au soleil tandis que l'année dernière, le Danemark a produit 140% de ses besoins en électricité sur une journée, uniquement avec l'énergie éolienne. En France, les énergies renouvelables représentaient 19,3% de la consommation électrique du pays en octobre 2015.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 08:51

Un communiqué de la LDH le 16 mai 2016

Le gouvernement vient d’interdire à des militants de participer à des manifestations contre la loi travail en s’appuyant sur les dispositions de la loi sur l’état d’urgence. Ces interdictions ne reposent que sur la présence réelle ou supposée de telle ou telle personne à des manifestations, sans que n’ait été retenu à leur encontre aucun fait répréhensible autre que de protester contre les violences policières ou contre la loi travail dont l’Assemblée nationale n’a pu débattre jusqu’au bout en raison de l’usage de l’article 49.3 de la Constitution.

Déjà lors de la COP 21 et toujours sur les mêmes fondements, le gouvernement avait pris des mesures d’assignation à résidence, validées par le Conseil d’Etat, contre des militants écologistes. En interdisant de manifestation des militants qui ne sont en rien suspectés d’être liés aux raisons invoquées lors de la proclamation de l’état d’urgence, le gouvernement fait, un peu plus, la démonstration que celui-ci est conçu et utilisé à des fin qui n’ont rien à voir avec la lutte contre le terrorisme.

Sans aucun contrôle du juge judiciaire, sans contrôle réel du juge administratif, le gouvernement dispose ainsi, et en use, de pouvoirs exorbitants qui portent atteinte aux libertés publiques et individuelles.

La LDH condamne totalement cette accumulation de mesures autoritaires et tient à souligner combien les inquiétudes qu’elle avait manifestées dès la première prorogation de l’état d’urgence s’avèrent fondées.

Le gouvernement s’apprête à proroger une troisième fois l’état d’urgence. Une nouvelle fois, la LDH appelle les députés à mettre un terme à ce régime d’exception indigne d’une démocratie.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 12:13

Communiqué de presse d’Airparif du 11 mai 2016

La dernière campagne « Pesticides » d’Airparif s’est achevée au mois d’août 2014 après un an de mesure. Deux sites de prélèvements situés en ville et à la campagne ont permis de dresser un vaste panorama des concentrations de pesticides dans la région Île-de-France. Cette nouvelle étude offre un regard actualisé sur les teneurs et la nature des pesticides dans l’air francilien et permet des comparaisons sur la période printanière avec celle menée en 2006. Si les niveaux les plus importants sont relevés en zone rurale, le cœur de l’agglomération parisienne reste également concerné par la présence de nombreux composés.

Des pesticides en ville comme à la campagne

171 composés ont été recherchés pour cette étude, dont 48 ont été détectés. Les herbicides et les fongicides sont les produits les plus fréquemment retrouvés dans l’air ambiant de la région. Le nombre total de composés retrouvés en ville et en zone agricole est, lui, quasiment identique avec 38 éléments contre 36 pour le site rural. Les types de composés retrouvés sur chaque site diffèrent plus nettement avec une utilisation des herbicides majoritaire en zone rurale, tandis que les insecticides/acaricides sont plus récurrents en ville. La diversité des usages de chaque milieu explique en partie ce constat.

Liste des composés détectés sur chaque site de mesure

Les zones agricoles connaissent les teneurs les plus élevées, mais le cœur de la métropole connaît également de nombreux relevés liés à des activités non agricoles et dont les niveaux ne sont pas négligeables. Dans l’ensemble, les concentrations mesurées en zone urbaine et à dans le sud de l’Essonne restent malgré tout inférieures ou égales à 0,2 ng/m3 (nanogramme par mètre cube) pour respectivement 56 % et 61 % des prélèvements. La différence est plus remarquable sur les valeurs supérieures à 1 ng/m3 : elles sont détectées presque deux fois plus souvent en zone rurale qu’en zone urbaine (14 % contre 8 %).

Les pesticides sont utilisés tout au long de l’année, mais le printemps marque un pic du nombre de pesticides retrouvés dans l’air francilien. Les périodes maximales d’utilisation coïncident avec les besoins de la végétation. 65 % des substances trouvées sont détectées au printemps, dont 35 % (17 composés sur 49) uniquement durant cette saison. Cette saisonnalité est plus manifeste sur le site agricole, tandis que l’hiver marque un net ralentissement des activités sur les deux sites.

Une baisse des composés entre les deux campagnes

Airparif avait mené une première campagne en 2006 permettant des comparaisons avec les résultats de cette nouvelle étude sur la période du printemps. Par rapport au nombre de composés retrouvés, l’écart s’est réduit entre les deux sites de mesure en l’espace de 8 ans : en zone agricole, une baisse d’un quart des pesticides observés a pu être constatée (passant de 29 à 21 entre 2006 et 2014), alors qu’en zone urbaine ce nombre est resté identique (19 composés).

En revanche, une baisse moyenne des teneurs est visible sur les deux sites, oscillant entre 70 % sur le site rural et de 75 % sur le site urbain. Cette baisse atteint même 95% pour les composés dont la teneur était la plus élevée. Un seul composé connaît une hausse de sa concentration maximale : le Metolachlore. Cette hausse peut être imputable à l’arrêt de plusieurs autres herbicides depuis 2006, qui ont renforcé son utilisation.

Enfin, 15 composés interdits en tant que phytosanitaire sont toujours détectés en 2014. Le nombre de détections de ces substances interdites varie entre les deux sites : 52 détections sur le site urbain contre 14 en zone rurale. Ce plus grand nombre de composés interdits retrouvés sur le site parisien peut trouver une explication dans la plus grande diversité d’usages faite en ville qu’à la campagne. Le stockage de certains produits peut aussi jouer, certains particuliers les gardant à domicile longtemps après leur interdiction.

Quelle évolution réglementaire ?

Les pesticides sont présents dans l’air toute l’année, aussi bien en zone urbaine qu’en zone agricole, or il n’existe toujours pas de réglementation dans l’air pour ces produits, ni de dispositif de surveillance. Dans le cadre du nouveau Plan National Santé-Environnement 2015-2019, L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail. a été saisie sur ce sujet. Par ailleurs, les récentes recommandations de la Cour des Comptes préconisent de confier cette surveillance aux Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) comme Airparif, qui travaillent sur ces questions depuis de nombreuses années.

Pour en savoir plus www.airparif.fr :

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 11:47

Communiqué de presse, Paris, le 11 mai 2016

Nous, député-es EELV et apparentés, avons fait le choix, en cohérence avec notre position sur la loi travail et notre indignation face à l’utilisation du 49-3, de réunir les conditions pour déposer une motion de censure progressiste, de toutes les gauches et de l’écologie représentées à l’Assemblée nationale.

Nous n’avons réuni que 56 signatures, contre les 58 requises, dans le délai imparti de 24 heures, pour respecter la règle constitutionnelle. Nous le regrettons sincèrement : pour notre démocratie, pour le respect du travail parlementaire et pour les 71 % de Françaises et de Français opposés, à juste titre, à ce texte.

Notre pays et sa représentation nationale méritaient un vrai débat sur une réforme proposant autant de régression sociale. Nous avions fait le choix de la proposition, par voie d’amendements, pour construire un code du travail du XXI ème siècle, en phase avec les réalités sociales et économiques de notre pays.

Ce projet de motion de censure a démontré la possibilité qu’une alternative progressiste à la droite et à ce gouvernement émerge. C’est une nécessité pour la France et nous y consacrerons toute notre énergie.
 

Texte de la motion de censure :

« Nous, parlementaires de plusieurs groupes et partis des gauches et écologiste à l’Assemblée nationale, considérons que l’utilisation, par un gouvernement issu de la gauche, de l’article 49-3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du Code du Travail, est un acte politique d’une extrême gravité.

Le projet de loi « Travail » comporte un risque grave d’atteintes aux droits des salariés et à notre modèle social. La consécration de l’inversion de la hiérarchie des normes en droit du travail, qui généralisera la possibilité pour une entreprise de pratiquer le moins disant social (par exemple en diminuant la majoration des heures supplémentaires) constitue une régression historique. Elle s’ajoute à d’autres mesures dangereuses, celles qui facilitent les licenciements, ou l’ensemble des mesures incitant à l’augmentation du temps de travail. Plus largement, ce projet de loi, et la philosophie qui a présidé à sa conception, participent à l’idée fausse selon laquelle la diminution des protections des salariés favoriserait les créations d’emplois, dans une période où la transition écologique et la transformation numérique doivent inspirer un nouveau mode de développement.

Cette loi ouvre une brèche dans lesquelles s’apprêtent à s’engouffrer tous les partis et les programmes de la droite, rêvant déjà d’une dérégulation encore plus forte du droit du travail.

Reconnaissant le fait qu’il ne dispose pas de majorité pour voter ce projet, le gouvernement bafoue les droits essentiels du Parlement et fait aussi violence à des millions de citoyens qui, en majorité, rejettent ce projet de loi. Leurs représentant-e-s sont désormais privés de toute possibilité de s’exprimer dans l’hémicycle sur ce texte. Le gouvernement veut ainsi imposer, sans débat, l’adoption par l’Assemblée d’un texte qui aura pourtant des conséquences très concrètes et quotidiennes pour nos citoyens.

À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Le gouvernement doit accepter le débat de fond sur sa politique et cesser d’empêcher le Parlement de jouer pleinement son rôle d’assemblée délibérante. Afin d’obtenir le rejet de ce texte, nous appelons l’Assemblée nationale à adopter cette motion censure. »

Député-e-s signataires :

Laurence ABEILLE, Brigitte ALLAIN, Isabelle ATTARD, Danielle AUROI, Michèle BONNETON, Sergio CORONADO, Cécile DUFLOT, Noël MAMERE, Jean-Louis ROUMEGAS, Eva SAS

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 11:35

Elle nous touche intimement au niveau politique, même si des faits similaires existent dans d'autres milieux professionnels, arts et spectacles, finances, industries - merci pour l'histoire et l'analyse d'Alain Lipietz sur son blog le 11 mai 2016.

Mon témoignage. Pourquoi nous n’avons rien su ou rien dit.

« On a merdé ». C’est la réaction quasi-unanime de toutes et tous les Verts sur l’affaire Baupin. On savait, on pensait qu’il était un peu lourd, on avait entendu dire que ça allait plus loin, on n’a rien fait… Nous sommes pourtant « responsables de tout et devant tous, et moi particulièrement », comme dit Hans Jonas, pour illustrer le principe de responsabilité, valeur cardinale des Verts.[note 1]

Balayons quelques commentaires parasites. Denis Baupin est « réputé innocent jusqu’à ce que ce que… » ? Oui, devant la justice, mais pas politiquement. Car les huit femmes qui l’accusent sont aussi réputées innocentes du délit de diffamation. Et toute façon, on sait bien qu’elles disent "en gros" vrai.

S’il y a des choses à dire en faveur de Denis et de l’omerta en faveur de Baupin, c’est que ce fut longtemps un bon copain, admiré à juste titre pour son engagement écologiste et sa compétence, et que j’ai toujours estimé « d’ingénieur à ingénieur ». N’oublions pas non plus la dimension pathologique individuelle. Denis n’est pas DSK (autre ami hyper-compétent de ma jeunesse), DSK n’est pas M le Maudit, mais cette dimension ne devra pas être oubliée. « Ça se soigne » ? Probablement, mais ce qui nous intéresse ici est le contexte social et politique qui fait que « ça s’aggrave ».

Une affaire opportunément sortie après la scission de « la Firme » Duflot-Placé , ce groupe dirigeant qui depuis le milieu années 2000 a imposé aux commandes « la politique des postes » ? Ça a pu aider dans le « timing », au trimestre près. Mais qui ne voit que l’affaire s’inscrit dans le long combat du féminisme ? Et plus particulièrement dans l’action, depuis des années, de l’association Élues Contre les Violences faites aux Femmes, un an après la pétition des femmes journalistes politiques, quelques semaines après la dénonciation de Sapin… C’était dans l’air, c’était mûr. On ne dit plus cette fois « Rien d’autre qu’un troussage d’assistante. »

Et ce n’est pas un hasard si cela éclate dans le parti écologiste, et j’en suis fier. Parce que ce parti est dès l’origine (en France comme d’abord en Allemagne – et nous n’en remercierons jamais assez les Grünen - et dans tant d’autre pays) la « courroie de transmission » vers la sphère politique de la sensibilité féministe. Et pas exclusivement du mouvement des femmes organisé, qui par exemple était divisé face à l’exigence d’une loi de parité portée par Dominique Voynet dans sa campagne de 95. Dès la pétition des journalistes, notre parti fut le premier à mettre en place une ligne internet et une cellule de lutte interne contre le harcèlement sexuel. Et je suis fier que la parole de Vertes libère la parole des femmes jusque dans les autres partis, jusque dans ces partis où les porcs vannent sans filtre.

Sauf que voilà : nous aurions dû le faire vingt ans plus tôt, et pas seulement au sujet de Denis.

L’affaire Denis, c’est comme la grenouille dans un bassine que l’on chauffe progressivement : au début on pense que c’est pas bien grave. Or, à un moment, c’est devenu grave et nous n’avons rien fait, ou plus exactement (on le verra plus loin) pas assez.

Ce qui m’a le plus bouleversé, c’est le témoignage de cette élue parisienne à qui il est arrivé « la même chose qu’à Sandrine Rousseau », en… 1996 !!! Et Annie Lahmer parle de 1999. Ces années là, je dirigeais la thèse de Sandrine Rousseau et j’étais très proche politiquement d’Annie Lahmer. J’étais le seul homme publié dans la revueNouvelle Question Féministe. Ma compagne était la grande féministe Francine Comte, unanimement respectée dans le parti et aimée pour son humanité et sa capacité à assumer les « questions délicates », très proche du secrétaire national Jean-Luc Benhamias, qui la consultait non seulement pour les questions féministes en général, mais aussi les « questions délicates » en particulier.

Et de ce « passage d’un cran », n’en avons rien su, nous en restions à « il est vraiment lourd ». Quand je dis « nous avons merdé et moi particulièrement », je dis ce que je dis.

Les secrétaires nationales successives de ces dernières années (C. Duflot, E. Cosse) diront comment elles ont « géré le problème ». Moi je ne peux parler valablement que de ces années charnières (disons de 1995 à 2001), car peu après j’ai basculé vers l’Europe, puis je ne suis jamais revenu vraiment vers la vie nationale du parti, et Francine Comte a consacré à la Coordination Nationale du Droit des Femmes les quelques forces que lui laissait le cancer qui devait l’emporter. C’est l’époque où Denis – et pas seulement lui - a sans doute basculé du « lourdingue » au harcèlement, tandis que, avec Dominique Voynet, s’ouvrait une période, qui ne s’est jamais achevée, où des femmes se sont succédées à la tête du parti.

Premier problème, collectif, celui des Verts. Oui, nous étions un parti particulièrement soixante-huitard, sexuellement libéré, libertaire, porteur de toutes les revendications des femmes, des homos, etc. Or nous savons, depuis le Don Juan de Molière ou de Mozart, que la révolution libérale-libertine du XVIIIe siècle était grosse d’une contradiction : la liberté de tous exige la protection des plus faibles, à commencer par les femmes (et les enfants, ce qui a clos rapidement le débat des années 70 sur la pédophilie).

Dans les années 80-90, les comportements comme ceux reprochés à Denis étaient officiellement réprouvés dans les organisations « mixtes » progressistes, mais les femmes avaient le droit de trouver « mignons » les jeunes gens qu’étaient alors les Baupin et les DSK, tout en les trouvant « un peu lourds ». Elles étaient censées les « remettre à leur place elles-mêmes ». Je pense qu’il y a eu un moment où ils étaient en effet simplement « lourds », et j’ai vu Denis se faire remettre à sa place par des filles, en riant.

Il y avait peut-être à cette époque, dans la jeunesse du féminisme, plus de solidarité et c’est là-dessus que Francine comptait. A l’époque les féministes répétaient qu’il fallait que les femmes prennent en main leur propre défense, en comptant sur la solidarité des autres femmes.

Erreurs idéalistes ? Nous avons probablement sous-estimé l’étiolement de la force du féminisme au fur et à mesure que la loi donnait aux femmes de plus en plus de droits, dans un pays qui transmute tout mouvement social en exigence d’une loi, sans trop se soucier suffisamment de la transformation des mentalités, dans la société civile. Nous avons sous –estimé la force de la contre-révolution individualiste qui abolissait les conquêtes de la solidarité dans les glorieuses années 70, et rendait le pouvoir aux Don Giovanni, à ces hommes qui en vieillissant troquaient l’effort nécessaire pour « séduire » contre le pur rapport de force, au fur et à mesure que l’âge effaçait leur charme tout en leur donnant plus de « pouvoir ».

Car dans les années 90 Les Verts se transformait en parti de pouvoir, avec des « places » à offrir, avec des salariées, et des élues. Une PME comme les autres. Or la montée du chômage érodait chez les jeunes femmes le rapport de force que le plein emploi avait jadis offert à la montée de l’indépendance féminine. « Monter » chez les Verts devenait aussi la conquête d’un emploi. Même chez les Vertes (et même chez les Verts !) le désir de promotion put se conjuguer avec le désir de coucher avec tel ou telle, même là se montrèrent des femmes qui « considèrent que la parité est suffisamment respectée une fois qu’elles sont servies ». Mais surtout - et c’est ce qui différencie un parti politique d’une PME, surtout un parti chargé d’un fort contenu idéologique - la « défense du parti » s’additionne à toutes les raisons classiques des femmes pour se taire, de l’admiration pour les « hommes de pouvoir » à la peur d’être stigmatisées ou ridicules si elles parlent, ou la peur de perdre leur emploi ou de voir briser leur carrière.

Ce qui n’explique pas que les femmes n’en aient pas parlé en interne, au moins dans la commission Femmes des Verts. En vérité nous avons surestimé ce que le mouvement des femmes apportait comme défense individuelle aux femmes.

Une des plaignantes de l’affaire Baupin parle de sidération, « comme quand un oncle vous tripote ». Cela, c’est le sort universel des femmes, et le fait d’être dans un parti féministe imposant la parité n’y change pas grand chose quand ça vous arrive. Répéter, comme le faisaient nos féministes à l’époque de Francine Comte, qu’ « il faut avoir recours aux tiers, il ne faut pas garder ça pour soi » est politiquement et historiquement juste, et c’est comme ça qu’on fait reculer le viol, et surtout la honte d’avoir été violée, et enfin - ultime piège - le refus, la révolte de n’être connue qu’en tant que victime. Mais ce n’est pas d’une grande aide quand ça vous arrive.

Attention, je ne dis pas que ce sont les cordonnières les plus mal chaussées. Encore une fois, sur l’affaire Baupin, et bien avant, ce sont des Vertes qui sont à l’avant-garde et instaurent des normes qui demain s’imposeront à tous les autres partis. Mais combien ce fut, combien cela reste difficile.

Jean Luc et Francine, comme Dominique et moi et d’autres parmi les dirigeants de ce temps-là en eurent bien conscience, en discutèrent, et ajoutèrent au discours officiel (« il ne faut pas hésiter à porter plainte, les femmes doivent collectivement prendre leur défense en main ») de discrète mesures de protection individuelles et d’admonestation des harceleurs entre 4 yeux, quand le harcèlement toucha des salariées. La différence avec la hiérarchie catholique face aux prêtres pédophiles (désolé pour la disproportion : encore une fois les faits reprochés à Denis sont moins graves, mais puisque je parle ici de NOTRE responsabilité, je suis bien obligé de prendre des points de repères) c’est que nous disions aux quelques copines qui discrètement nous faisaient des confidences : « si tu portes plaintes, on te soutiendra. » Sauf que ça ne suffisait pas.

Ça ne suffisait pas, mais qu’aurions nous pu faire de plus ? Les Américaines avaient pris les choses à bras le corps en sanctionnant préventivement la possibilité même d’un flirt, et même de « plaisanteries entre adultes consentants sur les lieux de travail » (et pas seulement dans les situations où existait un rapport de pouvoir). Il y avait à l’époque des attaques incessantes et hypocrites dans la presse française contre la « political correctness », et ceux d’entre nous qui connaissaient les facs anglo-saxonnes étaient effectivement horrifiés de ne pas avoir le droit de fermer la porte de son bureau quand on recevait une collègues (et pas seulement une étudiante !) en tête à tète.

On a du mal à s’imaginer aujourd’hui (au lendemain de l’affaire Baupin) la violence du « back-lash » anti-féministe qui régnait alors en France. Lorsque fut sanctionné par les Verts, au début des années 2000, des faits similaires de la part d’une de nos jeunes « vedettes » (affaire S. P.) , la même presse qui se moque aujourd’hui de notre silence à propos de Denis se déchaina contre nous : « vengeance du lobby des femmes » ou (injure suprême !) « puritanisme anglo-saxon ».

Reste qu’entre le jouir sans entrave et la protection contre les prédateurs, nous n’avons pas trouvé mieux que ce qui était notre ligne d’alors. J’en suis désolé pour Sandrine, pour Annie, pour toutes les femmes que nous n’avons pas su protéger. Mais ce qui se met en place, avec elles, peu à peu, résulte aussi de nos schémas peut-être dogmatiques de l’époque.

Alain Lipietz

[note 1 blog] : La citation reprise par Hans Jonas est de Dostoïevski dans Les frères Karamazov.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 14:31

 

Par Alternatiba le 10 mai 2016 sur https://blogs.mediapart.fr/alternatiba/blog/100516/prise-de-parole-fesseinhem-une-procedure-ouverte-contre-txetx-etcheverry

Le militant du mouvement altermondialiste basque Bizi ! Txetx Etcheverry a été entendu par la police ce mardi 10 mai à 10H00 au commissariat de Bayonne. Il y a appris que la procureure de Bayonne a ouvert le 22 mars 2016 une procédure à son encontre pour “organisation d'une manifestation sur la voie publique sans déclaration et entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique le 20 juillet 2015 à Fesseinhem”.

Ce qui est reproché à Txetx Etcheverry est en fait une prise de parole contre le nucléaire et pour la transition énergétique effectuée devant la centrale de Fesseinhem à l'occasion du passage du Tour Alternatiba qui réalisait 5 600 km pour le climat sur des vélos multiplaces (pour plus d'infos : http://www.bizimugi.eu/centrale-nucleaire-de-fessenheim-txetx-etcheverry-convoque-au-commissariat-de-bayonne ). Cette prise de parole s'est déroulée sur un large trottoir (et non pas sur la voie publique) longeant l'entrée de la centrale, au cours d'une étape qui avait été préalablement déclarée aux autorités publiques, de la même manière que les 186 autres du tour Alternatiba, parti de Bayonne le 5 juin 2015 et arrivé à Paris le 26 septembre. 24 cyclistes étaient présents ainsi que plusieurs journalistes français et allemands. La scène a été intégralement filmée par plusieurs caméras.

Ce mardi matin, Txetx Etcheverry n'a rien déclaré à l'officier l'interrogeant, dénonçant le caractère “surréaliste” d'une telle convocation et réservant ses explications pour la justice le cas échéant. Il a refusé les prises de photographies anthropométriques et d'empreintes digitales, y voyant une grave dérive liberticide et rappelant que ce qui lui est reproché n'est rien d'autre qu'une prise de parole publique.

Le Tour Alternatiba a été l'occasion de plus de 200 prises de paroles publiques réalisées dans les même conditions que celle du 20 juillet à Fesseinhem. 200 procédures similaires seront elles donc ouvertes, ou est-ce le caractère anti-nucléaire de celle du 20 juillet qui est visé ? Autrement dit, en France, la liberté d'expression et la démocratie s'arrêtent-elles là où commence le nucléaire ?

Une nouvelle procédure sera-t-elle engagée contre Txetx Etcheverry qui a réalisé ce matin une nouvelle prise de parole publique sur le trottoir longeant cette fois l'entrée du... commissariat de Bayonne, juste avant d'y être auditionné ? Sans demande d'autorisation préalable, il y a expliqué devant une soixantaine de personnes venues le soutenir l'incompatibilité entre la politique nucléaire et la transition énergétique. Il y a appelé à la fermeture immédiate de Fesseinhem, conformément à l'engagement du président de la République François Hollande. Il y a également appelé à une manifestation le samedi 11 juin à Gasteiz pour exiger la fermeture définitive de la centrale nucléaire de Garoña, située juste à côté du Pays Basque sud, jumelle de celle de Fukushima, entrée en fonctionnement en 1971 et dont l'entreprise propriétaire Nuceonor demande la réouverture jusqu'en 2031 !

Enfin, Txetx Etcheverry a appelé chacun-e a apporter sa part à la transition énergétique en quittant sans plus tarder EDF pour rejoindre le fournisseur d'électricité 100 % renouvelable Enercoop (cf http://www.enercoop.fr/ ). Nous ne sommes condamnés ni au chaos climatique, ni aux catastrophes nucléaires, les alternatives existent, à nous de les renforcer et de les faire passer à une échelle de masse !

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 12:34

Communiqué de presse du 9 mai 2016

Suite à la parution des enquêtes de Médiapart et de France Inter, Europe Écologie Les Verts salue le courage des militantes qui ont brisé la loi du silence en apportant leurs témoignages accusant Denis Baupin d’agression et de harcèlement sexuels.

Les écologistes sont convaincus que seules la dénonciation systématique de tels actes et la mise en œuvre d’une réponse collective permettront de faire reculer ces comportements et de protéger les femmes.

Dans notre société, les femmes sont victimes d’une « double peine » d’abord en tant que victimes mais aussi quand certains minimisent ce qu’elles ont vécu, voire les en rendent responsables.

Après le salutaire manifeste «Bas les pattes» co-signé par une quarantaine de journalistes révélant de fréquents comportements déplacés — indignes et irresponsables — de certains hommes politiques issus de tous les partis, Europe Écologie Les Verts avait décidé de réagir en invitant les journalistes concernées à signaler d’éventuelles attitudes sexistes de la part d’élus et militants écologistes au moyen d’une adresse email.

Dans l’immédiat, Europe Écologie Les Verts entend mettre en œuvre de nouveaux dispositifs internes pour faciliter la libération de la parole, en accompagnant les personnes victimes de comportements répréhensibles, en recueillant leur parole, en les accompagnant vers des associations spécialisées et en mettant à disposition des moyens pour les soutenir dans d’éventuelles démarches juridiques.

Europe Écologie Les Verts ne peut qu’espérer que le courage des lanceuses d’alerte soit contagieux et que la parole se libère à l’encontre de tous les harceleurs et agresseurs que ce soit en politique ou plus généralement. La peur et la honte doivent changer de camp.

David Cormand, secrétaire national
Élise Lowy et Jean Desessard, secrétaires nationaux adjoints

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 09:43

Greenpeace Pays-Bas dévoile aujourd’hui environ les deux tiers du texte confidentiel [EN] des négociations du traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis (appelé TTIP ou TAFTA), confirmant les pires craintes sur ce qu’il recèle en termes de menace pour l’environnement et la santé et révélant la pression exercée par les négociateurs américains. Par Greenpeace France, sur http://blog.greenpeace.fr/cp/ttipleaks-le-droit-de-savoir-a-quelle-sauce-on-veut-nous-manger

Projection des documents secrets sur le Reichstag, en Allemagne © Daniel Müller / Greenpeace

Le TTIP, c’est quoi ?

Depuis presque trois ans est négocié dans le plus grand secret le traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne, plus connu sous le nom de traité transatlantique ou encore TTIP ou TAFTA (Transatlantique Free Trade Agreement).

Ce traité est le plus grand accord commercial de tous les temps car ensemble, l’Union européenne et les États-Unis représentent près de 50 % du commerce mondial et près d’un tiers des échanges commerciaux mondiaux. Ce traité aurait des conséquences sur quasiment tous les secteurs de l’économie, de l’agriculture à l’industrie textile, en passant par les services (seul le secteur de la musique et du cinéma est exclu à la demande de la France). L’objectif est de supprimer tous les derniers obstacles aux échanges commerciaux entre l’Union européenne et les États-Unis (en nivelant par le bas les normes sanitaires et professionnelles, les réglementations environnementales, etc.) et de protéger les investissements étrangers en instaurant des tribunaux d’arbitrage indépendants des États, où ne pourra plus prévaloir l’intérêt général en cas de contentieux avec des grands groupes.

Le TTIP est censé générer de la croissance économique et créer de l’emploi. Mais à quel prix ?

Les organisations de la société civile d’un côté et de l’autre de l’Atlantique ne cessent d’alerter l’opinion publique sur les dangers que peuvent constituer ces négociations pour la protection des citoyens et pour notre environnement, au nom d’un hypothétique regain de croissance économique dont beaucoup d’experts doutent déjà.

Nos collègues de Greenpeace Pays-Bas ont réussi à se procurer une partie du texte négocié dans le plus grand secret, en dehors de tout débat démocratique. Ces documents, complexes et denses, représentent environ les deux tiers du texte du traité à l’ouverture en avril dernier du 13e cycle de négociation entre les États-Unis et l’Union européenne à New York. Ils recouvrent treize chapitres sur des questions allant des télécommunications aux pesticides, de l’alimentation à l’agriculture en passant par les barrières commerciales.

Quels risques sont d’ores et déjà identifiés ?

Ces documents confirment ce que les organisations de la société civile disent depuis longtemps : ce traité mettrait les intérêts des grandes entreprises au centre des processus de décision politiques et législatifs, au détriment des enjeux environnementaux ou de santé publique (vous trouverez nos premières analyses ici).

Quelques exemples:

· – L’ancienne règle de la protection environnementale supprimée

La règle de l’« exception générale », vieille de 70 ans et consacrée par l’accord du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce signé en 1947) et par l’OMC, est absente du document. Ce principe permet aux nations de « réguler le commerce » pour « protéger la vie, la santé des humains, des animaux et des plantes ». Cette absence suggère la création d’un régime qui place les profits avant l’intérêt des citoyens.

· – La lutte contre les changements climatiques mise à mal

Alors que l’accord de Paris sur le climat impose de ne pas dépasser 1,5 °C d’augmentation des températures pour protéger le climat, dans les documents révélés, les intérêts commerciaux ne semblent être soumis à aucune règle ni objectif de réduction des émissions de CO2. Pire, les mesures de réduction semble être entravées dans les chapitres sur la « coopération règlementaire » et sur « l’accès aux marchés » des biens industriels. Par exemple, la régulation des importations de carburants forts émetteurs de CO2, comme ceux issus des sables bitumineux, serait proscrite.

· – Le principe de précaution oublié

Le principe de précaution tel qu’inscrit dans l’article 191 de la Constitution européenne, n’est mentionné dans aucun des treize chapitres révélés. En revanche, les États-Unis réussissent à insérer dans plusieurs chapitres leur approche du risque environnemental ou sanitaire qui consiste à « gérer » les substances dangereuses plutôt que de les éviter. Ceci saperait la capacité du régulateur à prendre des mesures préventives contre de telles substances, comme les perturbateurs endocriniens par exemple.

· – Une mainmise des entreprises sur les grandes décisions

Tandis que la protection de l’environnement et de la santé est mise à mal, les grandes entreprises ont des possibilités d’accéder aux premiers stades des prises de décision. L’Union européenne s’est bien cachée dans son dernier rapport rendu public (The Twelfth Round of Negotiations for the Transatlantic Trade and Investment Partnership) de mentionner la forte influence des industriels, alors que dans les documents “fuités” il est fait mention explicitement du besoin de les consulter.

La mobilisation de la société civile et de l’opinion publique

En avril, ils étaient des dizaines de milliers à Hanovre, à l’occasion du nouveau round de négociations et de la visite en Europe de Barack Obama, à scander : « Yes, We Can… Stop TTIP ! ». Ils représentent une petite frange des 3,5 millions de citoyens européens qui ont déjà signé la pétition contre le TTIP. Une dernière étude en la matière montre que moins de 20 % des citoyens allemands (17 %) et américains (18 %) voient encore le TTIP comme une bonne chose pour leur pays.

TTIP à Hanovre © Michael Loewa / Greenpeace

En France le collectif Stop Tafta est mobilisé sur ce sujet depuis le début. Nul doute que les dernières révélations de Greenpeace vont amplifier le mécontentement contre ce texte et bloquer les négociations.

Et maintenant ?

Les textes dévoilés par Greenpeace Pays-Bas doivent servir à montrer que l’intérêt général n’a jamais été aussi menacé et que les négociations en cours auront des impacts catastrophiques sur nous tous. Il faut mettre un terme à la privatisation de l’exercice du pouvoir par des intérêts privés qui cherchent uniquement leur profit, au détriment de l’intérêt général.

En publiant ces documents, Greenpeace appelle tous les responsables politiques européens, les parlementaires et les organisations de la société civile à les lire et à s’en saisir, tant les conditions de consultation étaient jusqu’alors restreintes. Nous n’avons pu analyser que les parties qui couvrent nos domaines d’expertise et grâce aux décryptages à venir des autres acteurs, cette publication permettra enfin à des millions de citoyens de mieux comprendre ce qui se négocie en leur nom. En l’état actuel, ce texte graverait dans le marbre un gigantesque transfert de pouvoir démocratique vers les multinationales. Il est temps d’ouvrir le débat et de mettre un terme à ces négociations.

S’informer pour mieux s’opposer

Ce traité nous concerne toutes et tous. En tant que citoyen-ne, vous pouvez prendre connaissance des documents, soutenir les mobilisations en cours, diffuser l’information autour de vous et demander aussi une réglementation pour mieux protéger les lanceurs d’alerte, courageux et nécessaires pour défendre nos libertés et nos droits.

Soutenez la pétition pour protéger celles et ceux qui prennent des risques pour notre démocratie !

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 16:10
De la radioactivité du Fort de Vaujours - débat le 6 mai, 20h30

Malgré la radioactivité du Fort de Vaujours, la société Placoplatre s’obstine à vouloir y exploiter le gypse !  

Débat « Café vert » sur la radioactivité au fort de Vaujours, le projet d’exploitation du gypse par Placoplatre et l’action citoyenne et associative,

vendredi 6 mai 2016, 20h30

Café-restaurant « Le bal perdu » (4, rue Charles Grainorge, en face de l’ancienne mairie de Bagnolet)
avec Christophe Nedelec et Didier Delpeyrou, animateurs de la lutte et de la coordination associative contre Placoplatre au Fort de Vaujours.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 15:37

Le nouveau film Désobéissance sur le mouvement mondial « Libérons-nous des énergies fossiles », est maintenant disponible gratuitement en ligne (ci-dessous ;-) et en téléchargement à l’adresse fr.watchdisobedience.com !

Le film nous emmène aux côtés des organisateurs de « Libérons-nous » au Canada, en Allemagne, en Turquie et aux Philippines, qui se préparent à la mobilisation en vue des actions majeures du mois de mai. Désobéissance est la preuve en image que le mouvement mondial pour laisser les combustibles fossiles sous terre est en train de gagner en force, en courage et en détermination.

Vous y retrouverez Naomi Klein, auteure et activiste, Bill McKibben, co-fondateur de 350.org (campagnes sur le climat, projets et actions de terrain dirigées de la base au sommet par des citoyens dans plus de 188 pays), Lidy Nacpil, membre du conseil d’administration de 350.org, ainsi que des dizaines d'autres voix inspirantes, qui sont aux premières lignes du combat pour la justice climatique partout dans le monde.

A seulement quelques jours du lancement de la vague d’actions « Libérons-nous », ce moyen-métrage de 35 minutes est une véritable source d’inspiration, pour se joindre aux milliers de personnes à travers la planète participant aux actions « Libérons-nous ».

En Europe, vous pouvez participer aux actions en Allemagne dans les mines de charbon, à Ende Gelande, où plusieurs milliers de militant.e.s convergeront de toute l’Europe pour un futur zéro fossile. Des bus partiront de France pour l’Allemagne, pour l’action Ende Gelaende.Si vous souhaitez réservez une place pour les bus depuis Paris, inscrivez vous ici :http://act.350.org/go/10308?t=6&utm_medium=email&akid=12988.2496044.bME5CC

En avant, vers un futur où les combustibles fossiles feront partie du passé !

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