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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 09:43

Lors du Conseil Municipal du mercredi 16 décembre 2020, la délibération portant sur la mise en place d’un Comité d’éthique et d’évaluation du dispositif de vidéosurveillance a été présentée au vote. Le groupe Les Lilas Écologie s'est abstenu et s'en expliqué. Par Les Lilas Écologie le 10 décembre 2020. Lire aussi « Nous nous sommes déjà habitués à vivre sans la liberté », Déni total des violences policières par le gouvernement français, la loi « sécurité globale » précarise nos libertés, De Google à Pokémon Go, un capitalisme de surveillance., Société numérique: vers une surveillance généralisée ? et Vidéo Surveillance: l’opposition des Verts et d'Europe Ecologie.

De la vidéosurveillance

Bonjour à toute et tous,

En 2012, lors du 1er vote en conseil municipal sur la vidéo surveillance, les élus écologistes présents dans la majorité avaient voté contre la délibération validant sa mise en œuvre.

Nous étions et sommes toujours convaincus que ce dispositif n'est pas adapté aux enjeux de sécurité publique qui sont les nôtres. Il s'agit d'une réponse sécuritaire et reptilienne à des questions complexes qui ne peuvent trouver des réponses que dans un juste équilibre entre éducation, prévention, et médiation.

Nous rappellerons par ailleurs, que l'efficacité de ces dispositifs n'a, encore aujourd’hui, pas été démontrée. Leur coût, en revanche, est bien réel.

Lors de la campagne municipale, nous avions rappelé combien cette question nous apparaissait délicate , dans la mesure où ces dispositifs avaient été votés et étaient en cours de déploiement, et que, dans un tel contexte, un contrôle strict et une évaluation objective de ce dispositif semblaient nécessaires afin de nous assurer notamment du respect des libertés publiques.

Dans ces conditions, après avoir rappelé notre opposition profonde aux dérives sécuritaires, nationales  comme locales, à la vidéosurveillance comme aux lois liberticides ineptes et inefficaces; après avoir rappelé notre attachement à d’autres modalités de réponses sur des enjeux aussi importants que ceux-là, le groupe Les Lilas Ecologie décide de s’abstenir lors de ce vote/ tout en saluant la mise en place de ce comité d’éthique et d’évaluation, que nous espérons producteurs de réflexions et peut-être même de réexamens.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 17:42

Au Conseil Municipal du Jeudi 12 novembre 2020, le groupe Les Lilas Écologie a présenté ce Vœu relatif à un moratoire sur le déploiement de la 5G dans l’attente des études sanitaires et environnementales, prévues au premier trimestre 2021, qui a été adopté.  Le déploiement de la 5G pourrait perturber les prévisions météorologiques, alerte l’Organisation météorologique mondiale (OMM) depuis plusieurs mois. Il risque  aussi d’augmenter « significativement » les émissions de gaz à effet de serre du numérique et la consommation d’électricité en France, a confirmé le rapport publié par le Haut Conseil pour le Climat le 19 décembre 2020. Par Les Lilas Écologie le 12 novembre 2020 et d'après AFP, Reporterre, Emilie Torgemen pour Le Parisien et Stéphane Mandard pour Le Monde le 19 décembre. Lire aussi Peut-on s’opposer à l’informatisation du monde ? et Un moment d’accélération de la virtualisation du monde, Interdire les téléphones portables pour enfants,et Ondes magnétiques, une pollution invisible.

Pour un moratoire sur le déploiement de la 5G

Conseil Municipal du Jeudi 12 novembre 2020

Vœu relatif à un moratoire sur le déploiement de la 5G dans l’attente des études sanitaires et environnementales, prévues au premier trimestre 2021.

Présenté par le groupe Les Lilas Écologie.

Considérant que : 

  • Les résultats de l’étude sur l’évaluation des risques sanitaires liés à l’exposition des populations aux ondes, menée par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du travail (ANSES) sont rendus au premier trimestre 2021 et que de fait, les premiers services commerciaux 5G devraient être lancés au début de l’année 2021;
  • Avec les nouveaux usages, selon l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), l'empreinte carbone du secteur du numérique pourrait doubler d'ici 2025, avec une émission de gaz à effet de serre massive liée à un accroissement de la consommation énergétique et à la consommation de ressources et terres rares utilisées à la fabrication et l'usage des équipements 5G (nouveaux terminaux téléphonique, objets connectés, serveurs et usages induits par la démultiplication du trafic dit “effet rebond”);
  • Les scientifiques du GIEC alertent sur le fait que le nombre de satellites nécessaires au déploiement de la 5G déréglera les outils de suivi de l'évolution climatique
  • La convention citoyenne pour le climat s'est prononcée en faveur d'un moratoire sur le déploiement de la 5G.;
  • L'attribution des licences 5G n'a donné lieu à aucun débat démocratique que ce soit lors des élections présidentielles et législatives ou au Parlement alors que la 5G pose de réelles questions écologiques, sanitaires et de société;
  • La priorité n'est pas au suréquipement des grandes villes mais à la recherche de l'équilibre territorial. Le déploiement de la 5G sera source d'iniquité sur le territoire français alors même que le déploiement de la fibre ne touche que 46 % des bâtiments dont 62 % en ville et seulement 25 % à la campagne;
  • Les évolutions de produits ou usages promis actuellement par les acteurs de la 5G relèvent, soit du divertissement (vidéo en haute définition, Gaming) soit d'un usage lointain (la télémédecine via la fibre et voitures autonomes via la 4G sont déjà possibles);

Le conseil municipal de la ville des Lilas : 

  • Se positionne en faveur d'un moratoire sur le déploiement de la 5G dans l'attente des études sanitaires et environnementales.
  • Demande l’organisation d’un débat public concernant le déploiement ou non de la 5G. 

La 5G pourrait perturber les prévisions          météorologiques

Ne plus réussir à prévoir les ouragans ou à étudier le changement climatique. C’est la crainte de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui alerte depuis plusieurs mois sur le risque de perturbation de ses instruments à cause du déploiement de la 5G.

En effet, pour prévoir le temps, les météorologues s’appuient sur environ 800 satellites qui surveillent la vapeur d’eau, qui émet des fréquences 23,8 GHz. Or, la 5G va émettre sur des fréquences similaires : autour de 26 GHz. Les météorologues redoutent ainsi une perte de fiabilité de l’ordre de 30 % de leurs prédictions comme l’explique Éric Allaix, responsable des fréquences à l’organisation météorologique internationale. « Imaginez un voisin qui écoute sa musique beaucoup trop fort, il vous gêne pour entendre ce qu'il se dit chez vous », compare Eric Allaix. Or les émissions de la vapeur d'eau produisent « un bruit infime », décrit l'expert de la science des cieux. L'arrivée massive de la 5G avec son « gros son » aurait ainsi des conséquences terribles pour la science météo. Nous retournerions des années en arrière dans la détection des intempéries ; les prévisions de pluie seraient moins précises, sans parler de l'évolution des cyclones. « Le satellite ne saurait pas s'il détecte effectivement les signaux d'un ouragan ou s'il s'agit des émissions parasites dues à la 5G », alerte Eric Allaix.

En novembre 2019, à Charm el-Cheikh en Egypte, la guerre des bandes entre opérateurs et météorologues a atteint un point critique. C'est là que se réunissaient les 3500 participants de la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR). Ce grand raout, qui a lieu tous les trois à quatre ans, doit définir les règles mondiales pour l'usage des radiofréquences à l'échelle de la planète. « Le bras de fer a duré deux semaines, il n'a été tranché qu'à la toute dernière minute », rappelle Gilles Brégant, le directeur général de l'Agence nationale des fréquences (ANFR), qui gère l'ensemble des fréquences radioélectriques en France.

La fronde a visé la réglementation américaine, qui autorisait déjà les opérateurs à « squatter » des bandes proches de la bande météo, « une décision de cow-boy », selon les mots du très feutré directeur de l'ANFR. Les maîtres du temps sont montés au créneau, les Américains, premiers concernés en tête : ainsi Neil Jacobs, l'un des responsables de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), l'agence qui supervise la météo nationale outre-Atlantique, expliquant que la 5G pourrait réduire la fiabilité des prévisions météorologiques « de l'ordre de 30 % ».

« On s'attendait à ce que l'administration américaine prenne des dispositions. Mais elle a vraisemblablement été court-circuitée par une décision politique pour que les USA soient les premiers à lancer leur 5G », décrypte Gille Brégant. Résultat, les premières villes américaines se sont hérissées d'antennes, sans contraintes pour les isoler des fréquences voisines.

Les prévisionnistes américains n'ont pas été seuls à s'inquiéter. « En météorologie, nous partageons tout, rappelle Eric Allaix. Les données captées aux USA sont capitales pour d'autres régions. » Et particulièrement pour l'Europe, où dominent les vents d'ouest. Par conséquent, les situations observées au-dessus des plaines du Kansas de l'Iowa en disent long sur les tenues que l'on pourra porter les jours suivants à Rouen ou à Nice.

Les prévisions météorologiques ont pourtant une importance cruciale pour sauver des vies, comme le rappelait déjà en 2019 l’Organisation météorologique mondiale. « Au cours des dernières décennies, la diffusion opportune d’alertes météorologiques a permis de réduire considérablement les pertes en vies humaines. Or, cette évolution positive découle directement de l’utilisation des radiofréquences pour la télédétection, les données obtenues venant alimenter les systèmes de prévision numérique du temps. Les prévisions sont donc de plus en plus précises et portent sur des échéances plus longues. »

De son coté, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) s’est voulue rassurante. « En Europe, les conditions techniques qui s’imposeront aux opérateurs garantiront la protection des satellites d’observation de la Terre. En effet, la limite de rayonnement dans la bande passive où les satellites effectuent leur observation a fait l’objet d’études complexes, notamment de l’ANFR et de l’ESA, qui ont abouti en juillet 2018 à un compromis que la communauté de la météorologie reconnaît comme satisfaisant pour garantir la pérennité de leurs observations. Aux États-Unis, la situation est un peu différente car des décisions de mise aux enchères de la partie basse de la bande 26 GHz (proche de la bande passive) ont été prises sans que l’administration étasunienne n’étudie le brouillage des satellites d’observation de la Terre. »

Pour protéger la bande de fréquence dite « météo », les pays se sont engagés à équiper les émetteurs de filtres d’ici 2024 en Europe. Mais cela pourrait être insuffisant, comme le craint l’Union internationale des télécoms.
Au-delà des météorologues, les climatologues pourraient également s’inquiéter, beaucoup de leurs analyses étant fondées sur les observations météo et la collecte de données satellites.

Dans tous les cas en France, la bande de fréquence de 26 GHz n’a pas encore été attribuée aux opérateurs, qui déploient ce nouveau réseau sur des bandes entre 3,4 et 3,8 GHz.

La 5G augmentera nos émissions de CO² et notre consommation électrique, alerte le Haut Conseil pour le Climat

C’est le cadeau high-tech à glisser sous le sapin de Noël version 2020 : un smartphone 5G (et le forfait qui va avec). Les promesses des opérateurs sont alléchantes : un « débit ultrarapide », une « fluidité incroyable », et tout cela avec une consommation d’énergie « plus responsable ». Un cadeau empoisonné pour la planète, si l’on en croit le Haut Conseil pour le climat (HCC). Dans un rapport publié samedi 19 décembre, le HCC sonne l’alarme. L’autorité indépendante estime que le déploiement de la 5G en France, qui a débuté cet automne, risque non seulement d’augmenter la consommation d’électricité, mais aussi d’accentuer significativement l’empreinte carbone du numérique. Et que, faute de mesures correctives, la 5G est donc susceptible de faire dérailler un peu plus la France de sa trajectoire de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour atteindre l’objectif de la neutralité en 2050. Des conclusions qui pourraient fournir de nouveaux arguments aux organisations environnementales et aux maires (de Lyon, Lille ou Grenoble) qui réclament un moratoire.

Contrairement à ce que répètent les opérateurs, le HCC estime que l’impact carbone du déploiement de la 5G ne sera pas neutre. Selon ses calculs, il pourrait ajouter entre 2,7 millions de tonnes (Mt) et 6,7 Mt d’équivalent CO2 en 2030. « Une augmentation significative » par rapport à l’empreinte carbone actuelle du numérique, que le HCC évalue à environ 15 Mt d’équivalent CO2 en 2020, soit 2 % de l’empreinte carbone totale de la France (749 Mt éq CO2), ce qui correspond aux GES émis par le secteur aérien.

Trois scénarios (bas, moyen, haut) ont été envisagés pour parvenir à cette première évaluation. Ils prennent en compte les nombreuses « incertitudes » qui pèsent encore sur le déploiement de la 5G : niveau de couverture du territoire, renouvellement des terminaux, nouveaux usages et services.

Renouvellement accéléré des smartphones

Les trois quarts des émissions de GES supplémentaires induites par la 5G sont liées à la fabrication des équipements de réseau (davantage d’antennes), de centres de données (multiplication des data centers) et, bien sûr, des terminaux. Smartphones mais aussi casques de réalité virtuelle, objets connectés… leur renouvellement ou leur adoption pourraient se voir « accélérés », note le rapport. Ces équipements étant généralement fabriqués à l’étranger, ces émissions pourraient donc faire augmenter les émissions importées par la France de 1,8 Mt éq CO2 à 4,6 Mt éq CO2 en 2030.

Le quart restant est lié à aux usages qui seront faits de la 5G. L’expérience du déploiement des technologies numériques montre que les usages finaux sont « rarement ceux anticipés », mais que les possibilités techniques offertes sont « toujours utilisées », relève le HCC. Aussi, il note que la 5G « risque également d’augmenter les émissions liées à la production d’électricité en France » : de l’ordre de 0,8 Mt éq CO2 à 2,1 Mt éq CO2 en 2030. Une augmentation non négligeable sur un budget carbone pour la production d’énergie de 30 Mt éq CO2 la même année.

Le système d’échange de quotas d’émission (SEQE) européen garantit en théorie que le déploiement de la 5G s’insérera dans les quotas négociés mais « il ne garantit pas l’atteinte des objectifs de la France, et encore moins des budgets carbone sectoriels », alerte le HCC. Enfin, pointe le rapport, la 5G risque d’avoir « un effet important sur la consommation d’électricité en France ». Il estime, toujours selon les trois scénarios, entre 16 TWh et 40 TWh en 2030, soit entre 5 % et 13 % de la consommation nationale d’électricité du résidentiel et du tertiaire en 2019. De quoi, là aussi, remettre en cause la « cohérence » de la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Une proposition de loi sénatoriale

Très critique, le HCC regrette que l’attribution des nouvelles fréquences aux opérateurs par le gouvernement n’ait « pas fait l’objet d’une évaluation environnementale préalable » et que « seules les logiques de valorisation économique des fréquences pour l’Etat » ou de « compétitivité potentielle des entreprises françaises » aient été prises en compte. C’est pour combler en partie ce manque que le Sénat avait saisi en mars le Haut Conseil pour le climat, afin d’évaluer l’impact carbone du déploiement de la 5G.

Dans un communiqué, le président du Sénat, Gérard Larcher, souligne que les orientations du rapport « confortent la proposition de loi sénatoriale visant à réduire l’impact environnemental du numérique » à travers notamment la limitation du renouvellement des terminaux par la lutte contre l’obsolescence programmée, la fixation d’objectifs de réduction des impacts des réseaux ou l’inscription d’engagements environnementaux minimaux dans les cahiers des charges des fréquences qui restent à attribuer (autour de 27 GHz). Le Sénat doit examiner le projet le 12 janvier 2021.

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 12:58

Le temps de la campagne électorale municipale jusqu'en mars 2020, ce blog est suspendu. Suivez-nous désormais sur Les Lilas Ecologie https://les-lilas-ecologie.org, site de campagne Les Lilas Ecologie. N'hésitez pas à nous faire signe à contact@les-lilas-ecologie.org.

Les Lilas écologie - en campagne pour gagner

Lors des élections municipales de mars prochain, les écologistes seront présents aux Lilas sur une liste autonome écologiste et citoyenne.
Nos couleurs sont limpides, et elles sont vertes ! L’écologie ne peut plus être un thème parmi d’autres dans un programme municipal et nous ne laisserons à personne le soin de se déclarer ”écologiste” par opportunisme électoral.
Il est temps que notre ville prenne le tournant du 21e siècle en matière d’écologie. Notre candidature n’est pas une candidature de témoignage mais bien celle d’un renouveau des méthodes et des idées : une candidature pour gagner et agir.

Vous êtes prêts, nous aussi !

La ville des Lilas doit, demain, montrer qu’elle a su a  ticiper l’évolution des mobilités et notamment la place du vélo dans notre quotidien ; proposer une alimentation saine et raisonnée à ses enfants ; concilier le besoin en logements sociaux avec plus de nature ; prendre le chemin de la transition énergétique, tant pour ses bâtiments municipaux et ses écoles, que pour les constructions nouvelles.
Vous nous avez déjà fait confiance aux élections européennes quand les listes écologistes aux Lilas ont totalisé 28%. Dans deux mois, nous pouvons aller plus loin et faire des Lilas une ville écologique aux portes de Paris.

Cette chance, ne la laissons pas passer ! Rejoignez-nous...

Les Lilas écologie - en campagne pour gagner
Les Lilas écologie - en campagne pour gagner

Notez deux réunions publiques à venir - détails ci-dessous :

" Alimentation et cantines scolaires " mercredi 15 janvier à 19h30 au "Petit Bonheur", 184 rue de Paris, Les Lilas.

" Logement et nature en ville " mardi 28 janvier à 19h30 à la Mairie des Lilas.

 

Notez deux réunions publiques à venir...

Les Lilas écologie - en campagne pour gagner
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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 20:01

Demain matin, nous profiterons du traditionnel marché dominical des Lilas pour nous lancer officiellement en campagne...

Les Lilas Ecologie en campagne
Les Lilas Ecologie en campagne

Nous y serons pour partager notre ambition de faire des Lilas une ville sereine et respirable, résiliente et dynamique.

Et parce que nous sommes convaincu.e.s qu’au delà de cette ambition il nous faut proposer pour discuter, nous présenterons la première de nos propositions pour cette campagne : l’aménagement de la Rue de Paris et du Boulevard de la Liberté.

A demain sur le marché, nous y serons plus tôt qu’à nos habitudes !

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 11:53

Agnès Sinaï, journaliste spécialisée en environnement, fait partie des tenants de la théorie de la collapsologie. Celle-ci prédit un effondrement brutal de la société industrielle et envisage les solutions que pourra déployer la population pour y faire face. Ainsi, Agnès Sinaï invite élus et collectivités à infléchir leurs politiques publiques afin de bâtir un modèle plus résilient. Entretien de Laura Fernandez Rodriguez et Romain Gaspar publié le 15 octobre 2019 par La Gazette des communes. Lire aussi Pour éviter la catastrophe, il faut la considérer comme certaine, selon Pablo Servigne, Effondrement et justice sociale, Il faut immédiatement mettre en œuvre une nouvelle organisation sociale et culturelle et Une Biorégion Ile-de-France résiliente en 2050.

Agnès Sinaï, par V. Vincenzo / La Gazette

Agnès Sinaï, par V. Vincenzo / La Gazette

Se définir collapsologue (néologisme issu du latin « collapsus », « s’écrouler », et du suffixe « logos », « discours ») et prédire un effondrement de la société industrielle n’est pas commun. C’est pourtant ce qu’a fait la journaliste spécialisée en environnement Agnès Sinaï, qui dit avoir eu « un déclic de conscience » en 2007 lorsqu’elle a réalisé « que l’humanité et les sociétés industrielles étaient un facteur de transformation accélérée de la terre ». Pour celle qui a initié dès 2010 un cours sur les politiques de décroissance à Sciences-po, il faut arrêter « de réfléchir en silo et essayer de penser l’interdépendance des phénomènes, afin d’avoir une vision d’ensemble ». En 2011, pour structurer le mouvement connu aujourd’hui sous le nom de collapsologie, elle fonde l’Institut Momentum, think tank qui s’intéresse aux issues de la société industrielle et aux transitions nécessaires pour amortir le choc social de la fin du pétrole.

Agnès Sinaï dérange certains scientifiques. Elle répond aux critiques : « Les membres sont bénévoles. Nous ne sommes pas un bureau d’études financé par les grandes entreprises et nous ne voulons pas l’être. » Elle a récemment réalisé, avec l’ex-député écologiste Yves Cochet et l’ingénieur Benoît Thévard, une étude sur le devenir de l'Île-de-France en 2050 parue sur ce blog, pour le think tank de la SNCF Forum vies mobiles. Ils ont imaginé à quoi ressemblerait la plus riche région de France à la suite d’un effondrement environnemental de grande ampleur. Il ne s’agissait pas de dérouler un scénario chaotique où la violence aurait pris le dessus, mais de dessiner une région rendue plus agréable à vivre, et qui aurait mis fin à un clivage délétère entre villes et campagnes. Agnès Sinaï plaide pour une cohérence réelle entre l’utilisation des fonds publics et des objectifs de résilience territoriale. En prévision de l’effondrement, elle invite élus et collectivités à infléchir leurs politiques publiques afin de bâtir un modèle plus résilient.

Comment les élus perçoivent-ils la collapsologie ?

Pour les élus, il est délicat de s’avouer collapsologues car ils doivent proposer aux citoyens une forme de sécurité qui est en contradiction avec notre constat d’un effondrement à venir. La collapsologie n’est pourtant ni pessimiste ni démobilisatrice. Elle prône une inflexion radicale des politiques publiques qui n’est pas facile à vivre pour un élu qui n’a pas toutes les clés. S’avouer collapsologue, c’est risquer de passer pour un fou, car la dominante du moment n’est pas celle-là. Mais, pour les élus, l’importance est à davantage de résilience des territoires face aux tensions climatiques, énergétiques, agricoles et économiques qui s’annoncent. Comment créer une sécurité face à ces risques ? Catastrophe climatique, crise financière, panne énergétique, électrique ou d’acheminement dans la mondialisation… L’élu local ne peut pas ne pas y penser.

Les citoyens sont souvent en avance sur leurs élus. Ils ouvrent la voie car les élus sont en retard sur ces questions. Les maires sont pourtant en première ligne, mais il faudrait les titiller davantage sur le sujet ! Les initiatives émergent encore trop souvent à la discrétion de la sensibilité des édiles, comme ce qu’a tenté Damien Carême (ex-maire EELV) à Grande-Synthe (Nord). L’approche du municipalisme portée par Murray Bookchin (militant et essayiste écologiste libertaire américain, ndlr) me semble une piste intéressante, pour repenser une démocratie locale plus forte. Il faut, en tout cas, réhabiliter la noblesse du commun, du communal, de la commune. On pourrait imaginer des assemblées plus variées, pourquoi pas par tirage au sort pour les citoyens, où les métiers, les associations, et les ressources naturelles seraient représentés, par le biais d’écologues venant nous parler de l’eau, de la terre, de l’air. Les conseils municipaux manquent encore de diversité et de parité.

A quels signaux faibles les collectivités doivent-elles se montrer attentives ?

Avec les prévisions du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), dont l’un des scénarios prévoit une hausse de 7 °C de la température d’ici 2100, les élus ne peuvent que mettre ces thèmes à leur agenda. Il faut observer les signaux faibles tels que les alertes climatiques, les sécheresses, le risque de crise alimentaire… L’hyperdépendance des territoires vis-à-vis de flux mondialisés, y compris énergétiques ou alimentaires, est vraiment à prendre au sérieux. Sur l’énergie par exemple, on vit dans l’illusion que tout fonctionne mais il faut imaginer que cela puisse ne plus être le cas parce que le système est très centralisé autour de quelques centrales nucléaires. Imaginons qu’il n’y ait plus d’eau autour d’elles pour les refroidir, ou qu’elles arrivent à terme dans dix ans. On est beaucoup trop dépendant de cet évangile des macrosystèmes techniques. Les citoyens ont besoin de reconquérir une certaine forme de souveraineté sur leur vie quotidienne. Il faut lutter contre leur impuissance face à ces réseaux mondialisés qui arrivent jusqu’au cœur des territoires.

Comment la notion de résilience peut-elle se développer sur nos territoires ?

Il y a énormément d’initiatives de la part des collectivités qui prennent ces questions au sérieux. Je ne jetterai pas la pierre aux élus locaux. Santé, transport, habitat, gestion des ressources… Les collectivités locales ont les leviers. Les grandes villes du monde s’organisent déjà à travers le C40 (le Cities Climate Leadership Group, une organisation qui rassemble 81 des plus grandes villes de 49 pays), qui vise à lutter contre le dérèglement climatique. D’ailleurs, dans la gouvernance mondiale et les COP, les collectivités demeurent dans un principe de réalité par rapport aux délégués, négociateurs et professionnels, qui gardent un langage technocratique.

En France aussi, certains élus sont en pointe. La ville de Paris a nommé un haut responsable de la résilience, rémunéré par la Fondation Rockefeller. A Avignon s’organise une mobilité douce avec le tramway dans les quartiers populaires. A Grande-Synthe, un revenu écologique est en test. Mais les forces conservatrices dominent encore. Notre planche de salut ne peut passer que par des éléments concrets des collectivités sur les transports en commun, la densification ou l’étalement urbain

En Ile-de-France, quels sont les grands risques que vous identifiez, et comment les dépasser ?

Nous avons réalisé un scénario à l’horizon 2050 selon trois hypothèses : l’effondrement du système a eu lieu, les territoires ont dû trouver une nouvelle forme d’autonomie (énergie, alimentation, mobilité) et une décroissance démographique en a résulté. Nous avons identifié trois grands risques, ayant la même cause : des réseaux contrôlés par très peu d’acteurs. Ainsi, le réseau énergétique et pétrolier qui alimente l’Ile-de-France dépend d’un pipeline arrivant du Havre. S’il ne fonctionne plus, il n’y a plus de carburant, or 96 % de la mobilité francilienne dépend des produits pétroliers. Autre point de vulnérabilité : l’agriculture. Le point d’entrée, Rungis, est dépendant des camions, des autoroutes. Et quasiment toute l’agriculture est exportée. On peut aussi s’interroger sur l’eau potable, même si un réel effort est mené par Eau de Paris.

Nous proposons de mobiliser 1,5 million d’actifs dans les 40 prochaines années pour participer à des travaux agricoles, avec une dimension coopérative de polymétiers, et où les habitants vivraient à 8 kilomètres maximum de leur travail. Nous passerions de 2,5 tonnes équivalent – pétrole par habitant par an à 1 tonne, soit le niveau de vie du début des années 60, ce qui n’est pas un sacrifice énorme, mais correspondrait à l’arrêt de l’utilisation massive de l’auto, à une dédensification et à une détertiarisation du système. On se déplacerait moins, on redéploierait les activités et la démographie en vidant Paris d’une part de ses habitants, ce qui repeuplerait des régions périphériques en déshérence. La ruralité retrouverait une plus juste considération.

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Biorégion, l’Ile-de-France après l’effondrement en 2050

L’institut Momentum a réalisé pour le Forum Vies Mobiles, un think tank de la SNCF, une étude de plus de 240 pages disséquant à quoi pourrait ressembler cette région après un effondrement. Les trois hypothèses testées étaient les suivantes : la prise de conscience a trop tardé et l’effondrement du système actuel a eu lieu, les territoires ont dû trouver une nouvelle forme d’autonomie en termes d’approvisionnement énergétique, de production alimentaire et de modes de déplacement, et une décroissance démographique d’envergure en a résulté. Trop dépendante à un réseau mondialisé et pas assez résiliente pour faire face aux crises, la région doit alors changer radicalement de visage, pour se réorganiser en plusieurs biorégions, plus autosuffisantes et résilientes.

Rapport sur l'Île-de-France après l'effondrement

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28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 09:09

La première centrale solaire citoyenne d’Ile-de-France voit le jour, avec l’appui de la ville et de plusieurs autres collectivités. Un article que j'aurai dû partager plus tôt sur ce blog, par Claude Guedon le 10 septembre pour Le Parisien. Lire aussi Un coup de pouce Vert pour les Electrons solaires ! et rejoignez les énergies citoyennes locales sur http://electrons-solaires93.org/Cooperative.html !

Les Lilas, le 5 septembre. La coopérative Electrons solaires cofondée par Pierre Stoeber a financé la première installation citoyenne d’Ile-de-France de panneaux photovoltaïques, sur le toit d’une école aux Lilas. LP/Claire Guédon

Les Lilas, le 5 septembre. La coopérative Electrons solaires cofondée par Pierre Stoeber a financé la première installation citoyenne d’Ile-de-France de panneaux photovoltaïques, sur le toit d’une école aux Lilas. LP/Claire Guédon

« Une aventure humaine. » Loin d'être galvaudée, l'expression que choisit Pierre Stoeber, cofondateur de la coopérative des Electrons solaires, au cœur du territoire d'Est Ensemble résume le chemin accompli ces trois dernières années. La poignée d'habitants convaincus du départ forme aujourd'hui une force de frappe de 120 sociétaires qui ont financé la pose de 117 panneaux photovoltaïques sur la toiture de l'école Waldeck-Rousseau, aux Lilas.

L'installation proprement dite qui s'est élevée à 75 000 € s'est déroulée au mois d'août. Une petite réception des travaux était organisée la semaine passée, pour inaugurer ce qui constitue la « première centrale solaire citoyenne d'Ile-de-France », comme le souligne Pierre Stoeber.

Sept coopératives en Ile-de-France

A sa connaissance, sept coopératives se sont montées en l'espace d'un an en région parisienne dont Plaine Energie citoyenne au nord-ouest de Seine-Saint-Denis. Parmi les projets avancés, figurent ceux d'EnerCit'IF, à qui la mairie de Paris a accordé au printemps 2019, le droit d'occuper le domaine public pour construire les neuf premières centrales solaires citoyennes de la capitale.

« Ça bouillonne depuis un an ou deux en Ile-de-France. On voit des habitants qui ont envie de se mettre ensemble, pour accompagner un projet d'énergie renouvelable », confirme Julien Courtel, d'Enercoop. Ce fournisseur d'électricité verte, qui compte 80 000 clients, travaille déjà avec 250 producteurs (centrales hydrauliques et installations éoliennes et photovoltaïques).

Une partie des 117 panneaux photovoltaïques posés sur le toit d’une école aux Lilas. LP/Claire Guédon

Une partie des 117 panneaux photovoltaïques posés sur le toit d’une école aux Lilas. LP/Claire Guédon

L'équipement de l'école des Lilas qui couvre une surface de 200 m2 produira l'équivalent de la consommation annuelle de douze à quinze foyers. Alors, évidemment, énoncée ainsi, la démarche pourrait paraître anecdotique. En réalité, elle a valeur d'exemple. « Notre but est d'amorcer la transition énergétique et de pousser les autres, à la faire. En tant que citoyen, on ne peut pas tout mais on montre que c'est possible », détaille Pierre Stoeber.

« Prise de conscience »

Et ça fonctionne : les villes des Lilas, du Pré Saint-Gervais, de Romainville, Pantin (et bientôt celle de Montreuil) ainsi qu'Est Ensemble sont devenus sociétaires de la coopérative. Chaque part est fixée à 100 €. « En moyenne, un sociétaire prend 4,5 parts », précise Pierre Stoeber.

« C'est une convergence de volontés, résume le maire socialiste des Lilas, Daniel Guiraud. On amorce une prise de conscience, pour encourager les copropriétés et les pavillons à poser des panneaux photovoltaïques et permettre l'augmentation du solaire dans le mix énergétique. »

Financé par la coopérative, l'investissement est assuré à 20 % en fonds propres, 30 % en emprunts et le reste en subventions. Un bail de trente ans a été passé avec la ville des Lilas qui en a profité pour coupler la rénovation de la toiture de l'école Waldeck-Rousseau aux travaux de pose des panneaux photovoltaïques.

Quatre nouveaux toits en 2020

En 2020, quatre nouveaux projets d'Electrons solaires vont pousser sur les toits du collège Jean-Zay (500 m2), à Bondy, d'un immeuble de logements sociaux, à Montreuil et de deux écoles à Pantin et Bagnolet.

L'objectif est de revendre l'énergie renouvelable à Enercoop. « Nous allons soutenir 18 projets citoyens en Ile-de-France portés par trois collectifs : Electrons solaires, EnerCit'IF et Sud Paris Soleil, précise Julien Courtel, d'Enercoop. Notre idée est de leur acheter l'électricité à un tarif légèrement bonifié et nous nous engageons auprès d'eux sur vingt ans, afin de leur assurer un modèle économique stable », poursuit-il.

Deux décennies, c'est effectivement la durée estimée pour « rentabiliser les installations », indique Pierre Stoeber. « J'essaie de faire de l'écologie par des actes. On crée quelque chose qui va vivre sa vie. C'est une très grande satisfaction. »

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 14:34

Le collectif pour l’énergie citoyenne, qui compte Pascal Canfin (WWF France) et Hugues Sibille (Labo de l’ESS), exhorte les candidats à la présidentielle, dans une tribune au « Monde », à soutenir les initiatives locales et coopératives de transition vers les énergies renouvelables. Parue le 31 mars 2017.                       Lire aussi Claude Turmes : « Les grands groupes n’ont pas vu venir la révolution douce de l’énergie ».

C’est l’occasion de vous inviter à rejoindre le collectif pour l’énergie citoyenne local, Électrons solaires 93 – Pour une coopérative citoyenne d’énergie renouvelable, qui travaille sur Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Bagnolet…                                              sur http://www.electrons-solaires93.org/ !

Michel Leclercq, enseignant et sculpteur, est à l’initiative du premier parc éolien financé par des habitants, dans la commune morbihannaise de Béganne. ANTONIN SABOT / Le Monde.fr

Michel Leclercq, enseignant et sculpteur, est à l’initiative du premier parc éolien financé par des habitants, dans la commune morbihannaise de Béganne. ANTONIN SABOT / Le Monde.fr

Les péripéties de cette étrange campagne électorale ont jusqu’ici largement occulté les véritables enjeux pour notre avenir, et notamment la question vitale du changement climatique. S’ils évoquent tous la transition énergétique, les candidats restent bien vagues sur les objectifs concrets qu’ils lui assignent et la façon dont ils entendent mener, en pratique, ce bouleversement en profondeur.

Il y a pourtant urgence à agir si nous voulons réussir à contenir le réchauffement climatique bien en dessous de la barre fatidique des 2 °C. Les solutions sont connues – sobriété énergétique, efficacité énergétique et énergies renouvelables – mais encore faut-il s’accorder sur la façon de les mettre en œuvre. C’est dans cette optique que notre collectif pour l’énergie citoyenne, composé de onze organisations de l’économie sociale et solidaire, de l’énergie citoyenne et de la société civile, interpellera les candidats le 5 avril sur le rôle qu’ils comptent donner aux citoyens et aux acteurs locaux dans la transition énergétique.

Un changement de paradigme

Comme toute révolution, la transition énergétique suppose un véritable changement de paradigme. Aussi cruciales que soient les évolutions technologiques à conduire, elles ne suffiront pas à transformer en profondeur notre modèle socio-économique et nos comportements. Pour y parvenir, il est essentiel de redonner aux citoyens et aux territoires un réel pouvoir d’agir sur la transformation de la société. C’est ce que propose la dynamique de l’énergie citoyenne et participative.

De quoi parle-t-on ? Par exemple, de Bégannes, en Bretagne, où près de 1 000 habitants, associés aux collectivités locales, ont porté le développement et la réalisation du premier parc éolien citoyen. Ou des coopératives du réseau Enercoop, seul fournisseur à proposer à la fois une électricité 100 % renouvelable, une participation des clients à sa gouvernance et un accompagnement de cette transition énergétique citoyenne.

Le mouvement prend son envol en France, avec un fourmillement d’initiatives partout sur le territoire, portées par des groupes de citoyens, des acteurs de l’économie sociale et solidaire, des collectivités locales… Une récente étude européenne estime que 47 % de l’électricité produite en France pourrait être, à l’horizon 2050, entre les mains des citoyens. Et ce n’est pas une utopie de plus : en Allemagne, où la part des énergies renouvelables électriques est passée de 6,6 % en 2000 à 33 % en 2015, plus de la moitié de la capacité de production d’énergie renouvelable appartient d’ores et déjà aux habitants (« The potential of energy citizens in the European Union », CE-Delft, 2016).

Un objectif clair et ambitieux

Au-delà de ses plus-values écologique et climatique, l’énergie citoyenne et participative porte en germe un nouveau souffle pour le développement des territoires : en s’impliquant dans l’activité économique et la vie publique locale, les citoyens contribuent directement au développement local, à une démocratie plus active, au renforcement des solidarités de proximité, et se réapproprient ainsi l’intérêt général.

Les pouvoirs publics, tant au niveau français qu’européen, appellent régulièrement la société civile à s’emparer de la transition énergétique, sans toujours lui en donner les moyens. Prenons-les au mot et demandons-leur de porter un objectif clair et ambitieux pour le développement de l’énergie citoyenne et participative : viser, pour la France, 15 % des énergies renouvelables entre les mains des citoyens et collectivités à l’horizon 2030.

Cet objectif est accessible, à trois conditions.

Une question de volonté politique

D’abord, celle d’une vraie volonté politique, qui se traduise par une inscription systématique de la dimension citoyenne et participative dans les schémas de programmation des politiques énergie-climat, à tous les échelons.

Ensuite, celle de l’adaptation du cadre réglementaire aux enjeux de l’énergie citoyenne, à travers notamment le maintien du tarif d’achat de l’électricité renouvelable ou les incitations fiscales à la participation dans des projets citoyens.

Et enfin, celle du renforcement des outils nécessaires au développement de l’énergie citoyenne et participative, en termes de sensibilisation comme de financement ou d’accompagnement. Le collectif pour l’énergie citoyenne a formulé une série de propositions (lire ci-dessous) en ce sens, qu’elle soumet aux candidats et plus largement au débat public.

Tout cela est à notre portée, c’est une question de volonté politique. Nous attendons des candidats à la présidentielle et aux législatives qu’ils s’engagent clairement pour permettre demain aux citoyens et acteurs locaux d’être au cœur d’une puissante dynamique démocratique en faveur de la transition énergétique, du développement solidaire des territoires, et donc de notre avenir collectif.

Les signataires : Roger Belot, président d’ESS France ; Pascal Canfin, directeur général de WWF France ; Michel Dubromel, vice-président de FNE ; Marie-Laure Lamy et Sandrine Buresi, coprésidentes du CLER, Réseau pour la transition énergétique ; Pierre Perbos, président du Réseau Action climat France ; Christel Sauvage, présidente d’Energie partagée ; Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS ; Emmanuel Soulias, directeur général d’Enercoop et Pierre Radanne, président de 4D....

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« Donner aux citoyens et aux territoires le pouvoir d’agir » contre le réchauffement climatique

Un accélérateur du développement territorial

La transition énergétique dans tous ses aspects – sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables – représente une opportunité unique pour relancer et asseoir le développement économique de la France. Les énergies renouvelables emploient déjà 176 000 personnes en France, et plus de 370 000 en Allemagne (1).

Les énergies renouvelables s’appuient sur un modèle décentralisé, offrant un rééquilibrage entre les territoires et des réponses concrètes aux attentes des citoyens en matière d’emploi, de santé et d’accès actuel et futur à l’énergie. Et aujourd’hui, les citoyens peuvent, de différentes manières, devenir acteurs de la production d’énergie, en impulsant ou en participant à des projets collectifs locaux d’énergies renouvelables.

L’énergie citoyenne et participative, ça marche !

Dans plusieurs pays en Europe, l’implication et la participation des acteurs locaux, en particulier les citoyens, a permis d’accélérer la transition énergétique.

En Allemagne par exemple, où la part des énergies renouvelables électriques est passée de 6,6 % en 2000 à 33 % en 2015, plus de la moitié de la capacité de production d’énergies renouvelables appartient aux habitants (2).

Le mouvement démarre en France. On assiste à un fourmillement d’initiatives aux quatre coins du territoire : citoyens, coopératives et collectivités locales s’engagent dans des projets de production d’énergies renouvelables qui s’intègrent dans des projets de territoire. Une récente étude européenne estime que 47 % de l’électricité produite en France pourrait être, à l’horizon 2050, entre les mains des citoyens (3).

L’énergie citoyenne et participative, vertueuse pour la société.la société

Au-delà de sa plus-value écologique et climatique, l’énergie citoyenne et participative contribue à dynamiser les territoires :

* de simples consommateurs, les citoyens qui s’impliquent dans l’activité économique et la vie publique locale en participant à ces projets, deviennent acteurs de la transition énergétique sur leur territoire, donnant ainsi de la consistance à une démocratie plus active et à un développement économique de proximité ;

* s’agissant de projets collectifs, ils développent des solidarités de proximité, entre citoyens, entre territoires ruraux et urbains, et donnent chair à la cohésion territoriale et au lien social ;

* ces projets n’ayant pas une finalité spéculative, les citoyens et collectivités peuvent y participer en ayant pour souci l’intérêt général et la mise en place de circuits courts financiers et de l’énergie.

L’énergie citoyenne et participative, bénéfique pour l’économie

Le coût des énergies renouvelables ne cesse de baisser, les rendant de plus en plus compétitives face aux énergies issues de stocks fossiles ou fissiles. Le prix de revient de l’éolien a baissé de 30 % et celui du photovoltaïque de 70 % en 5 ans. La participation locale aux projets renforce les bénéfices économiques pour les territoires :

* au-delà du renforcement de l’indépendance énergétique, les énergies renouvelables s’appuient sur un modèle fortement décentralisé, générant plus d’emplois locaux que la production centralisée ;

* avec l’énergie citoyenne et participative, les ressources consacrées à l’achat d’énergie ne partent plus ailleurs : bien au contraire les retombées économiques des projets bénéficient aux acteurs locaux (4), notamment dans les territoires ruraux, et contribuent à leur résilience ;

* les projets citoyens et participatifs d’énergies renouvelables contribuent à une meilleure répartition des richesses entre territoires urbains et ruraux, procurant des bénéfices économiques pour ces derniers et contribuant à l’autonomie énergétique de tous.

Pour une politique active de développement de l’énergie citoyenne et participative

Pour accélérer la transition énergétique, il est maintenant nécessaire de passer à la vitesse supérieure et d’inscrire la participation de tous comme l’un des axes principaux des politiques publiques climat-énergie, locales comme nationales. En un mot, de se doter d’une politique volontariste de développement de l’énergie citoyenne et participative. Cette politique de développement doit s’inscrire dans la durée et se donner un objectif clair et ambitieux : viser 15 % des énergies renouvelables entre les mains des citoyens et collectivités à l’horizon 2030.

Adapter le cadre réglementaire aux enjeux de l’énergie citoyenne.

Malgré les avancées de la loi TECV (5), la dimension réglementaire constitue encore souvent un frein au développement de ces projets. Il convient d’éviter toute instabilité réglementaire ou économique et de poursuivre la dynamique de simplification administrative :

* intégrer de façon systématique la dimension « énergie citoyenne et participative » dans les politiques énergie-climat à tous les échelons (PPE, SRADDET, PCAET (6) ), pour faciliter l’émergence de projets portés par les acteurs locaux, collectivités et citoyens ;

* adapter le cadre réglementaire des dispositifs de soutien aux énergies renouvelables à la spécificité des projets citoyens et participatifs (maintien de l’obligation d’achat, critère participatif dans les appels d’offres, dérogation aux règles de l’OPTF (7)...) ;

* généraliser et renforcer le principe d’un bonus pour la participation des citoyens et collectivités territoriales, dans les appels d’offres pour la production d’énergie renouvelable ;

* accorder l’incitation fiscale à l’investissement dans le capital des PME aux sociétés de projets d’énergie renouvelable relevant de l’agrément ESUS8 ;

* faciliter les circuits courts de l’énergie via le maintien de la traçabilité de l’électricité verte et les actions d’autoconsommation collective d’énergie verte ;

* ouvrir l’accès aux données publiques nécessaires à la construction d’un projet.

Doter l’énergie citoyenne et participative des outils nécessaires à son développement

Compte tenu de leurs particularités par rapport aux projets portés par des grandes entreprises, les projets citoyens et participatifs ont besoin d’outils adaptés, en matière de sensibilisation, de financement et d’ingénierie. Ainsi, il convient de réserver une partie des moyens publics dédiés aux renouvelables au profit de ces dynamiques territoriales :

* mener des campagnes régulières de sensibilisation et structurer l’information nécessaire aux porteurs de projets ;

* mettre en place les outils financiers répondant aux différents besoins : fonds d’amorçage, fonds d’investissement et fonds de garantie, en mobilisant des investisseurs institutionnels publics (Banque Publique d’Investissement, Caisse des Dépôts…) et privés d’économie sociale et solidaire (assureurs mutualistes, banques coopératives…) et la finance solidaire ;

* investir dans l’ingénierie de développement des dynamiques citoyennes : renforcer l’offre d’accompagnement à l’échelle territoriale, capitaliser et diffuser les expertises techniques, juridiques, financières, méthodologiques...

Mars 2017

1. Renewable Energy and Jobs, Annual Review 2015, IRENA

2. Agora EnergieWende, 2016

3. The potential of energy citizens in the European Union, CEDelft, 2016

4. Une étude allemande récente montre qu’un parc de 7 éoliennes (21 MW) rapporte 51 M€ de plus au territoire s’il est porté par des acteurs locaux que s’il l’est par des investisseurs externes. (http://bit.ly/2gzyndX)

5. TECV : Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, du 17 août 2015

6. PPE : Programmation pluriannuelle de l’énergie. SRADDET : Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire. PCAET : Plan climat air énergie territorial.

7. OPTF : Offre au public de titres financiers

8. ESUS : Entreprise solidaire d’utilité sociale

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 12:13

Alors que l'obligation de 20 % de bio dans les assiettes de nos bambins est sans cesse repoussée, des collectifs militent pour la remunicipalisation des cantines. Exemple aux Lilas. Par Marie Barbier le 5 avril pour l’Humanité.

Alors que l'appel d'offre d'Elior arrive à terme fin 2017, c'est le moment de réfléchir à l'avenir des enfants lilasiens, en matière de santé, de pédagogie sur notre dépendance de l'environnement et les conséquences de nos choix sur la planète, d'éducation à la relocalisation... bravo à Pas d’usine on cuisine ! Lire aussi Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre, et De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

À l'école élémentaire Olympe-de-Gouges à Bondy (Seine-Saint-Denis), produits locaux, aliments bio des terroirs de France remplissent les estomacs des écoliers. Marta Nascimentao/RÉA

À l'école élémentaire Olympe-de-Gouges à Bondy (Seine-Saint-Denis), produits locaux, aliments bio des terroirs de France remplissent les estomacs des écoliers. Marta Nascimentao/RÉA

L'histoire commence en 2012 par une question innocemment posée dans une réunion scolaire: «Et, sinon, ils mangent quoi nos enfants à la cantine ?» «La maîtresse ne pouvait pas répondre à cette question, se souvient Isabelle Bretegnier, l'une des trois fondatrices du collectif Pas d'usine, on cuisine! On a donc décidé d'aller y manger, pour voir par nous-mêmes.» Aux Lilas, petite ville de banlieue parisienne (Seine-Saint-Denis), la restauration scolaire, privatisée, est gérée par le prestataire Elior, un mastodonte de la restauration collective qui domine le marché avec Sodexo. « Tout baignait dans la sauce, on ne peut pas vraiment dire que le goût flattait le palais », euphémise Isabelle. «Quand on lit les menus envoyés aux parents, on se rend surtout compte qu'Elior est très fort en communication », résume Monica Araujo, autre mère d'élève. Aucune mention, à l'époque, des ingrédients bio ou locaux ; et pour cause, ils sont réduits à la portion congrue.

« La restauration scolaire est un service public »

Depuis cinq ans, le collectif Pas d'usine, on cuisine! a donc mis son nez dans les repas des enfants lilasiens avec un rêve à portée de main: la remunicipalisation de la cantine scolaire. «Il y a fort longtemps, raconte Isabelle Bretegnier, il existait des cantinières. Tout était préparé sur place avec des produits en circuit court. Revenir à une petite cuisine municipale, c'est entrer dans un cercle vertueux avec des repas de qualité, produits localement, sur lesquels les prestataires privés ne font pas de marge.» L'engagement de ces parents s'inscrit dans un mouvement national. «Nous recensons une vingtaine de collectifs partout en France », comptabilise Stéphane Veyrat, fondateur d'Un plus bio, réseau associatif qui fédère les collectivités passées aux cantines bio. Devant ces nouveaux engagements, Un plus bio a même édité un Guide pratique à destination des parents (1). «La remunicipalisation est un investissement de départ qui est vite rentabilisé, rassure Stéphane Veyrat, également auteur du livre Quand les cantines se rebellent (2). Oui, la qualité alimentaire a un prix, mais quand on voit ce qu'on jette quand la bouffe n'est pas bonne et le coût des transports...»

Comme souvent, la loi peine à suivre ces évolutions sociétales. En 2007, le Grenelle de l'environnement avait fixé comme objectif 20 % de produits bio dans les cantines scolaires pour 2012. L'objectif ­ loin d'être atteint avec 3,5 % en 2015 ­ est depuis sans cesse repoussé. Voté en décembre 2016, la loi égalité et citoyenneté prévoyait 40 % d'aliments durables dont 20 % issus de l'agriculture biologique en restauration collective. La mesure devait entrer en vigueur en 2020 mais a été censurée par le Conseil constitutionnel, saisi par « Les Républicains ».

Aux Lilas, la commune s'est fixée comme objectif 20 % de bio d'ici à 2021. Loin des 50 % promis par Grenoble ou Paris. «Il faut être capable de tenir les deux bouts de la chaîne sans exclure les plus pauvres, se défend Lionel Benharous, maire adjoint chargé de l'éducation à la ville des Lilas (PS). Une meilleure qualité, oui, mais pour tout le monde. » La ville sert chaque jour 1 858 repas dans les cantines scolaires, pour un coût qui oscille entre 13 et 15 euros par enfant (repas, locaux, eau, gaz, personnel). Les familles paient entre 30 centimes et 5,10 euros. « Le discours simpliste qui consiste à dire "on ne met pas de bio parce que ça coûte plus cher" ajoute de la misère à la misère, s'agace Amandine Lebreton, directrice du pôle scientifique et technique de la Fondation Nicolas-Hulot. La restauration scolaire est un service public, même les plus pauvres doivent avoir accès à une alimentation de qualité ! »

Dans les cuisines de Rosny-sous-Bois, les salariés d'Elior préparent quelque 9000 repas par jour. Ils ne disposent pas de légumerie, pièce qui permet l'épluchage des légumes. Ces derniers sont donc pré-épluchés et transportés sous-vide. Quant aux repas chauds, ils sont refroidis pour être transportés dans les écoles en liaison froide.

« Une réflexion globale pour économiser sur le gaspillage »

«Aujourd'hui, on ne peut plus cuisiner dans les cantines des écoles, regrette Lisa Tapia, de la FCPE des Lilas. Elles n'existent que pour réchauffer des plats préparés ailleurs. Il faut que les cuisiniers réintègrent les cantines. Avec une cuisine publique, chaque euro dépensé sert pour l'emploi et la qualité, pas pour les dividendes d'Elior.» Dans les cantines municipales, «le personnel ne réchauffe plus des surgelés, il cuisine des produits, confirme Stéphane Veyrat. Il y a moins d'absentéisme, car les gens se sentent utiles ».

Offrir une cantine publique, bio, locale et de qualité sans augmenter les prix, c'est possible, assurent tous les acteurs de terrain. «Les collectivités qui se contentent de remplacer un aliment par le même en bio voient leur prix augmenter, explique Amandine Lebreton, de la Fondation Nicolas-Hulot. Il faut une réflexion globale pour économiser, par exemple, sur le gaspillage. Aujourd'hui, 28 % de ce qui est servi dans la restauration collective est jeté, ça laisse une énorme marge de manœuvre. On peut aussi réduire la part de la viande, qui coûte cher, alors que nous consommons trop de protéines animales.» Cette dernière question fait débat. Aux Lilas, Pas d'usine, on cuisine! a obtenu difficilement l'introduction d'un repas mensuel sans protéine animale. «Il y a des parents qui comptent sur le repas à l'école pour donner de la viande à leurs enfants, explique Lisa Tapia, représentante de la FCPE. Beaucoup sont sceptiques sur le repas végétarien.»

Depuis cinq ans, le collectif lilasien s'est élargi et compte désormais 200 personnes. Parents, grands-parents, mais aussi habitants sans enfants, des Lilas ou d'ailleurs. Ces passionnés multiplient les rencontres avec des experts pour s'enrichir des expériences locales. « On a visité de nombreuses régies qui ont fait le choix d'une alimentation écoresponsable et de qualité », détaille Isabelle Bretegnier. D'après Un plus bio, une quarantaine de collectivités ont fait le choix de passer au bio. De Nantes à Toulouse, en passant par Suresnes et, bien sûr, la pionnière, Barjac, dans le Gard, où la régie est 100 % locale et bio depuis déjà dix ans. « Ce n'est pas simplement une question de manger autrement, explique le maire de ce village cévenol, Édouard Chaulet, dans le documentaire Nos enfants nous accuseront, qui lui est consacré. C'est une question qui retentit dans tout le village, chez les agriculteurs, les commerçants, les artisans, le boulanger, le comportement des familles, des élus... » Pourtant, les oppositions restent fortes. Dans la ville communiste de Vénissieux (Rhône), la modernisation de la régie publique, inaugurée en 1976, pour les crèches, les écoles et les maisons de retraite, pour un budget de 9 millions d'euros, a suscité l'ire de l'opposition, PS et droite réunis, criant à la « gabegie ». « Vos soi-disant économies du moment se transforment en démission politique du lendemain, sur des enjeux aussi sensibles que la santé, l'enfance ou l'école publique », leur a répondu la maire, Michèle Picard.

Aujourd'hui, la ville des Lilas est à un tournant : l'appel d'offres remporté deux fois de suite par Elior se termine fin 2017. « On ne choisit pas de travailler avec Elior, on fixe un cahier des charges auquel ils répondent, explique encore le maire adjoint Lionel Benharous. Mais on cherche à s'en séparer, nous sommes favorables, à moyen terme, à une cuisine centrale municipale. » Une première victoire pour le collectif Pas d'usine, on cuisine !

« Notre plus beau résultat, c'est d'avoir sensibilisé la ville à la question d'une alimentation de qualité, bio et durable par le biais des cantines », souligne sa fondatrice. Il y a un an, la cité a obtenu le label Ecocert de niveau 1 (10 % de bio), une première étape pour le collectif dont le principal défi reste d'obtenir une « augmentation significative du bio ». « C'est fondamental pour la santé de nos enfants, rappelle Isabelle Bretegnier. L'Institut national de la recherche agronomique a démontré que les pesticides sont des perturbateurs endocriniens. Plus de bio dans les cantines, c'est aussi plus de qualité nutritionnelle avec plus d'antioxydants. Sans oublier l'impact positif sur l'économie que pourraient avoir les milliers de repas bio produits localement, en circuit court. »

(1) Téléchargeable gratuitement sur le site www.unplusbio.org

(2) Quand les cantines se rebellent, de Julien Claudel et Stéphane Veyrat (Court Circuit, 9 euros).

Pas d'usine on cuisine, page face book https://www.facebook.com/Pas-dusine-on-cuisine-377940582369854/, adresse pasdusineoncuisine@gmail.com.

 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 18:08

Voilà enfin le journal des Lilas Autrement de décembre 2014. Au sommaire : bilan de nos élus après six mois au Conseil Municipal, soutien aux salariés de RLD, et le début d'un suivi des engagements de la municipalité...

Le lien pour le télécharger : http://leslilas-autrement.fr/wp-content/uploads/2015/01/journal01-LLAA4rectoverso.pdf

Bonne lecture !

 

Voici le journal des Lilas Autrement de décembre 2014.

Au sommaire :

Bilan de nos élus après six mois au Conseil Municipal

Soutien aux salariés de RLD

Suivi des engagements de la marie

- See more at: http://leslilas-autrement.fr/journal-les-lilas-autrement-decembre-2014/#sthash.hnprfZPg.dpuf

Voici le journal des Lilas Autrement de décembre 2014.

Au sommaire :

Bilan de nos élus après six mois au Conseil Municipal

Soutien aux salariés de RLD

Suivi des engagements de la marie

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Journal Les Lilas Autrement – Décembre 2014

Voici le journal des Lilas Autrement de décembre 2014.

Au sommaire :

Bilan de nos élus après six mois au Conseil Municipal

Soutien aux salariés de RLD

Suivi des engagements de la marie

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 09:16

Depuis le mois de septembre 2011, la compétence de la gestion des ordures ménagères, des encombrants et corbeilles de rue est passée à Est Ensemble, le matériel municipal et les agents affectés à cette tâche le sont aussi . Cela ne veut pas dire que la ville ne gère plus ce domaine, bien au contraire la gestion des déchets ménagers et leur réduction reste une des priorités locales avec la mise en place du plan de réduction des déchets lié au futur Agenda 21 des Lilas. La distribution d’un premier lot de 50 composteurs aux lilasiens qui ont aussi suivi une présentation/formation au compostage en est une illustration. L’expérience du compostage devra s’étendre dans un futur proche à la restauration scolaire diminuant ainsi le volume des déchets municipaux. Sur les encombrants et corbeilles de rue dont le ramassage est quotidien, il semble qu'un premier bilan doive être fait et qu’un retour en régie municipale soit plus propice quant à la réactivité d‘intervention !

La première récolte de miel des Lilas à eu lieu, un grand merci au Rucher des Lilas qui contribue ainsi au maintien de la biodiversité locale !

Les vélos à contre sens dans la ville, nous sommes pour : l’expérience parisienne démontre que cela est possible et fonctionne correctement . Moins d’accident que dans une circulation normale . La mise en place de « zones 30 » permet et favorise le développement de ce système avec de faibles coûts d’investissement.

La restructuration de la rue de Paris est une réussite de la majorité municipale : espace et fluidité piétonne valorisés, aires de livraison très agrandies, stationnement deux roues créé … Les aménagements de voirie d’autres rues débuteront en 2012.

Christophe PAQUIS Adjoint au maire

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De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

À Romainville contre l’incinération

Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre

Derniers échos de la révision du PLU des Lilas

Les Sans Radio retrouvent les ondes

Europacity : le débat public se conclut sur des positions inconciliables

Le parc (George-Valbon La Courneuve) debout !

Grand Paris : non à la logique financière

Pour une gestion publique, démocratique et écologique de l'eau

Le revenu de base ? Débat mardi 14 juin 20h

C'était la Grande Parade Métèque 2016...

La nature : une solution au changement climatique en Île-de-France

Participer à la Grande Parade Métèque samedi 28 mai 2016

PLU des lilas: enfin un diagnostic et état initial de l'environnement ... à compléter

Avec la loi « Travail », où irait-on ? Débattons-en mercredi 30 mars

Réduire la place de la voiture des actes pas des paroles

La COP 21 aux Lilas

La nature est un champ de bataille

Alternatiba et le Ruban pour le climat des Lilas à la République

Un compost de quartier aux Lilas

Devoir d'asile : de l'Etat jusqu'aux Lilas

Un ruban pour le climat aux Lilas

Six propositions vertes pour une révision du PLU véritablement utile

La Grande Parade Métèque samedi 30 mai

Fête de la transition énergetique et citoyenne le 9 mai aux Lilas

Des défenseurs de la Maternité des Lilas s'enchaînent devant le ministère de la santé

Romainville n'aura pas d'usine de méthanisation

Journal n°2 de Les Lilas Autrement (décembre 2014)

écolo ! n°19 : le téléphérique un GPII

écolo ! n°18

Gaz de schiste : du mirage économique au cauchemar écologique ?

Journée de la transition le 27 septembre aux Lilas

écolo ! n°17 : un nouveau modèle énergetique français

écolo ! n°16 : TAFTA ou TIPP, le traité de libre-échange transatlantique signerait la fin du projet