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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 09:26

Jeudi 19 décembre, organisations étudiantes et chercheurs ont interpellé le gouvernement. Objectif  ? Que l’enseignement des enjeux écologiques et climatiques devienne obligatoire dans le supérieur. D'après Marine Lamoureux le 19 décembre 2019 pour La Croix.

Une journée d’études à l’École normale supérieure (ENS), à Paris : voilà comment étudiants et chercheurs ont choisi d’interpeller le gouvernement, jeudi 19 décembre, à travers l’opération « Make Our Lessons Green Again » (1). Objectif : obtenir des pouvoirs publics que l’enseignement des enjeux écologiques et climatiques devienne obligatoire dans le supérieur.

Pour y parvenir, plusieurs organisations étudiantes généralistes (la Fage, le Forum français de la jeunesse) ou liées au climat (le Collectif pour un réveil écologique, le Refedd, CliMates, etc.) se sont alliées à des scientifiques de renom, en particulier la climatologue Valérie Masson-Delmotte et le philosophe, Dominique Bourg. Elles s’appuient sur 80 dirigeants d’établissements et un millier de chercheurs signataires d’un appel pour que l’enseignement supérieur « positionne le climat comme l’urgence première ». Et ce quelle que soit la filière suivie.

« La situation d’urgence environnementale est telle que chaque citoyen est concerné, souligne Dominique Bourg, professeur à l’université de Lausanne, en Suisse. Tous les étudiants doivent être formés à ces enjeux, et pas uniquement les filières spécialisées ». Selon une étude du Shift Project auprès de 34 établissements, « 76 % des formations du supérieur ne proposent aucun cours abordant les enjeux climat-énergie ». Et, dans les 24 % restantes, « moins de la moitié (…) propose au moins un cours obligatoire ».

Comme la proposition de loi http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/propositions/pion2263.pdf déposée par des députés écologiques dont Delphine Batho, ces étudiants et chercheurs demandent une modification du code de l’éducation. « Le monde académique est prêt à bouger, mais cette transition ira bien plus vite si les pouvoirs publics l’appuient », note Dominique Bourg.

(1) Clin d’œil au slogan d’Emmanuel Macron « Make Our Planet Great Again en 2017. »

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 09:24

Le ministère doit rendre public le nombre d'établissements potentiellement dangereux. La santé des enseignants et des élèves est en jeu, s'alarment des associations et syndicats. Tribune collective d’un collectif de syndicats et d'associations publiée le 25 novembre 2019 dans Libération. Lire aussi Amiante : un permis de tuer pour les industriels.

Opération de désamiantage dans une école à Nantes en 1996. Reuters

Opération de désamiantage dans une école à Nantes en 1996. Reuters

En juin 2019, Santé publique France a publié des chiffres inédits sur les cas de mésothéliomes pleuraux, ces cancers spécifiquement liés à l’amiante, dans l’Education nationale. Sur la base de ce rapport, on estime qu’en vingt ans, au moins 410 agents et professeurs de l’Education nationale ont perdu la vie en raison d’une exposition à l’amiante dans un établissement scolaire (1). Après le diagnostic d’un mésothéliome, l’espérance de vie moyenne est réduite à douze mois. Ces chiffres, déjà très inquiétants, ne répertorient pas les autres cancers liés à l’amiante et ne concernent que les personnels. Et qu’en est-il pour les élèves, exposés au même risque ?

Face à ces constats alarmants, nous réclamons un plan d’action contre l’amiante dans l’Education nationale, et souhaitons rencontrer le ministre de l’Education nationale afin d’anticiper les situations de blocage et de prévenir les risques d’exposition à l’amiante et leurs effets pour les élèves et les personnels. Ces dernières années, plusieurs écoles se sont retrouvées face au même scénario : des enseignants, des parents, soutenus par des associations et des organisations syndicales, ont alerté les responsables de l’Education nationale. Ils se heurtent systématiquement à l’inertie du ministère. Les personnels qui exercent leur droit de retrait font face à des pressions de leur hiérarchie dans des situations où le danger est pourtant manifeste.

De l’invisibilisation des risques

Le manque d’informations fiables, la communication souvent désastreuse des collectivités territoriales et des rectorats inquiètent la communauté éducative. La disparition programmée des CHSCT, les menaces pesant sur l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement (ONS) concourent à l’invisibilisation des risques et des atteintes à la santé.

Interrogé à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a annoncé la constitution d’une cellule sur le bâti, sans donner d’informations sur son fonctionnement, sa constitution, son périmètre d’action ou son financement. En précisant cependant que l’entretien des établissements scolaires est de la responsabilité des collectivités locales. Mais la santé, la sécurité des élèves et des personnels sont du ressort de votre ministère. Pour quelles raisons n’est-il pas en mesure de rendre public le nombre d’établissements concernés et potentiellement dangereux ? Comment se fait-il que la loi ne soit pas respectée dans de nombreux établissements scolaires ? Pourquoi ne pas informer les parents, qui confient chaque jour leurs enfants à l’institution ? Monsieur le ministre, combien faudra-t-il de morts et de malades supplémentaires, avant que le problème soit réellement pris en compte et élevé au rang de priorité nationale ?

Du non-respect de la loi

Depuis plus de vingt ans, la réglementation amiante n’est pas respectée. Il est temps d’agir. Nous réclamons la transparence. Nous exigeons que toutes les mesures soient prises afin de protéger la santé des enfants et des personnels. Nous réclamons la constitution d’une base de données consultable par tous, afin d’établir un état des lieux exhaustif de la présence d’amiante dans les établissements scolaires. Nous réclamons la réalisation et la mise à jour des dossiers techniques amiante (DTA), conformément à la réglementation. Nous réclamons le repérage systématique avant travaux, y compris pour les travaux de maintenance. Nous réclamons également des mesures d’urgence qui concernent la formation des agents de maintenance et d’entretien (2), de l’ensemble des personnels, ainsi que l’information des usagers. Nous exigeons que chaque agent concerné dispose d’une fiche d’exposition au risque amiante.

Alors que les dernières décennies ont été émaillées de combats emblématiques contre l’amiante, et que l’incurie institutionnelle nous coûte toujours plus de 3 000 morts par an, personne ne devrait plus risquer sa vie en étudiant ou en travaillant dans les écoles.

(1) Santé Publique France/Programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM) : vingt années de surveillance (1998-2017) des cas de mésothéliome, de leurs expositions et des processus d’indemnisation.

(2) Conformément aux travaux de sous-section 4 de l’article 1 de l’arrêté du 23 février 2012.

Signataires : FCPE, Ferc CGT, FSU, SUD Education Union syndicale Solidaires, UNL Andeva (Association nationale de défense des victimes de l’amiante), AVA (Association nationale des victimes de l’amiante et autres polluants), Association Henri Pézerat, Ban Asbestos France, CAAJ (Comité anti-amiante Jussieu), UAE (Urgence amiante écoles), USB (Urgence santé Brassens), Avalé 13 (Association des victimes de l’amiante dans les locaux de l’éducation des Bouches-du-Rhône).

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 10:22

Organisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du mardi 30 octobre jusqu’au 1er novembre, elle met en avant le combat contre « le plus grand risque environnemental pour la santé ». Le 30 octobre d’après l'OMS, atmo-grandest.eu et Le Monde. Lire aussi 100 000 euros d'astreinte journalière demandés à l'Etat face à l’inaction sur la pollution de l’air, Pollution de l’air : le match du siècle et Médecins et associations unissent leurs voix pour rappeler l’urgence d’agir face à la pollution de l’air.

Getty Images

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La première conférence mondiale dédiée à la pollution de l’air et à la santé se tient du 28 octobre au 1er novembre 2018 à Genève (Suisse), au siège de l’OMS, autour des priorités suivantes :

> Améliorer la qualité de l’air ;
> Combattre le changement climatique ; 
> Sauver des vies.

La santé mondiale et la planète en danger

Dans son communiqué de presse du 2 mai 2018 (lire La pollution de l’air tue 7 millions de personnes dans le monde chaque année), l'OMS faisait ce constat sanitaire très alarmant : neuf personnes sur dix respirent un air pollué dans le monde, trop chargé en particules fines (PM 2,5, de diamètre inférieur à 2,5 µm) et sont exposés à des concentrations qui dépassent les recommandations sanitaires (10 µg/m³ par an). Cette surexposition chronique entraîne 6,5 millions de morts prématurées chaque année. C’est aussi l’un des facteurs principaux de mortalité non contagieux les plus importants au monde, davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million). Enfin, la pollution atmosphérique contribue au changement climatique via les gaz à effet de serre. Cette conférence entend donc aborder ces problématiques en tenant compte des aspects AIR, CLIMAT, ENERGIE et SANTE.

Des pistes de réflexion

Cette conférence sera l’occasion pour les leaders mondiaux de s’engager à agir contre cette grave menace pour la santé, qui écourte les vies de près de 7 millions de personnes chaque année. Il faut agir, notamment de la façon suivante:     

  • Le secteur de la santé doit prendre des mesures pour informer, éduquer, fournir des ressources aux professionnels de la santé, et s’engager dans l’élaboration de politiques intersectorielles.
  • Des politiques doivent être mises en œuvre pour réduire la pollution de l’air: tous les pays doivent s’efforcer de respecter les recommandations mondiales de l’OMS en matière de qualité de l’air pour améliorer la santé et la sécurité des enfants. Pour y parvenir, les gouvernements doivent adopter des mesures telles que la réduction de la dépendance excessive à l’égard des combustibles fossiles dans le bouquet énergétique mondial, en investissant pour améliorer l’efficacité énergétique et en facilitant l’adoption des énergies renouvelables. Une meilleure gestion des déchets peut réduire le volume des déchets brûlés dans les communautés et par conséquent réduire la pollution de l’air au sein de celles-ci. L’usage exclusif de techniques et de combustibles non polluants pour la cuisine, le chauffage et l’éclairage dans les habitations peut considérablement améliorer la qualité de l’air au sein des foyers et dans les communautés qu’ils forment.
  • Des mesures doivent être prises pour réduire au minimum l’exposition des enfants à la pollution de l’air: les écoles et les crèches doivent être situées loin des principales sources de pollution de l’air telles que les routes à fort trafic, les usines ou les centrales énergétiques.

A la différence du changement climatique, aucune convention des Nations unies n’encadre la pollution de l’air. La conférence ne débouchera pas sur une déclaration finale. « A chaque fois, il faut négocier des textes qui finissent par se retrouver vidés de leur substance, prévient Maria Neira, rompue aux négociations internationales. Nous avons préféré opter pour des engagements volontaires des Etats et des villes afin de créer une sorte d’émulation. » Pas dupe des effets d’annonce, la responsable de l’OMS précise que des groupes de suivi seront mis en place pour vérifier que les engagements seront bien tenus.

 

La première conférence mondiale sur la pollution de l'air s'est ouverte à Genève

Plus de 90% des enfants dans le monde respirent chaque jour un air pollué

Un communiqué de presse de l’OMS le 29 octobre 2018.

Chaque jour, près de 93% des enfants de moins de 15 ans dans le monde (soit 1,8 milliard d’enfants) respirent un air si pollué que leur santé et leur développement sont gravement mis en danger. Nombreux sont ceux qui vont en mourir: l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en 2016, 600 000 enfants sont décédés d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures dues à la pollution de l’air.

Un nouveau rapport de l’OMS sur la pollution de l’air et la santé de l’enfant (Prescribing clean air) se penche sur le lourd tribut que la pollution de l’air ambiant (extérieur) et de l’air à l’intérieur des habitations fait peser sur la santé des enfants dans le monde, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Ce rapport paraît à la veille de la première conférence mondiale jamais organisée par l’OMS sur la pollution de l’air et la santé. 

Il révèle que quand les femmes enceintes sont exposées à un air pollué, elles risquent davantage d’accoucher prématurément, et de donner naissance à des nouveau-nés de faible poids. La pollution de l’air a aussi des répercussions sur le développement neurologique et les capacités cognitives, et peut provoquer de l’asthme et certains cancers de l’enfant. Les enfants qui ont été exposés à des niveaux élevés de pollution de l’air peuvent courir un risque élevé de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires plus tard au cours de leur vie.

«La pollution de l’air empoisonne des millions d’enfants et détruit leur vie», déclare le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. «C’est inexcusable. Chaque enfant doit être en mesure de respirer un air non pollué de façon à pouvoir grandir et s’épanouir pleinement».

L’une des raisons pour lesquelles les enfants sont particulièrement vulnérables aux effets de la pollution de l’air tient au fait qu’ils respirent plus rapidement que les adultes et absorbent ainsi davantage de polluants. Ils vivent aussi à une moindre distance du sol, où certains polluants atteignent des concentrations record – à un moment où leur cerveau et leur corps sont en plein développement.

Les nouveau-nés et les jeunes enfants sont aussi plus sensibles à la pollution de l’air à l’intérieur des habitations où les techniques et les combustibles utilisés régulièrement pour la cuisine, le chauffage et l’éclairage sont polluants.

«La pollution de l’air freine le développement cérébral de l’enfant, et a une incidence sur sa santé de bien des façons, plus nombreuses que nous le pensons. Mais il existe de nombreux moyens simples de réduire les émissions de polluants dangereux», déclare le Dr Maria Neira, Directrice du Département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé à l’OMS.

«L’OMS soutient la mise en œuvre de mesures de politique générale favorisant la santé comme l’accélération du passage à des techniques et combustibles de cuisson et de chauffage non polluants, la promotion de l’utilisation de moyens de transport plus propres, des logements et de l’urbanisme écoénergétiques. Nous contribuons à poser les premiers jalons pour la production d’une électricité à faibles émissions, des technologies industrielles plus sûres et plus propres et une meilleure gestion des déchets au niveau local», a-t-elle ajouté.

Principales conclusions: 

  • La pollution de l’air affecte le développement neurologique, conduisant à des résultats plus faibles aux tests cognitifs, et a des conséquences négatives sur le développement mental et moteur.

  • La pollution de l’air endommage les fonctions pulmonaires des enfants, même à des taux d’exposition faibles.

  • À l’échelle mondiale, 93% des enfants de moins de 15 ans dans le monde sont exposés à des niveaux de particules fines dans l’air ambiant (PM2,5) supérieurs aux niveaux préconisés par les lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air, parmi lesquels 630 millions d’enfants de moins de cinq ans, et 1,8 milliard d’enfants de moins de 15 ans.

  • Dans les pays à revenu faible et intermédiaire du monde entier, 98% des enfants de moins de cinq ans sont exposés à des niveaux de particules fines dans l’air ambiant (PM2,5) supérieurs aux niveaux préconisés par les lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air. Par comparaison, dans les pays à revenu élevé, 52% des enfants sont exposés à des niveaux supérieurs aux niveaux recommandés par l’OMS.

  • Plus de 40% de la population mondiale – dont 1 milliard d’enfants de moins de 15 ans – est exposée à des niveaux élevés de pollution de l’air à l’intérieur des habitations, essentiellement dus aux techniques et combustibles polluants utilisés pour cuisiner.

  • Environ 600 000 décès chez des enfants de moins de 15 ans ont été attribués aux effets conjoints de la pollution de l’air ambiant et de l’air à l’intérieur des habitations en 2016.

  • Cumulées, la pollution de l’air intérieur due à la cuisson des aliments et la pollution de l’air ambiant (extérieur) causent plus de 50% des infections aiguës des voies respiratoires inférieures chez les enfants de moins de cinq ans dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

  • La pollution de l’air est l’une des principales menaces pour la santé de l’enfant, responsable de près d’un décès sur 10 chez les enfants de moins de cinq ans.

La première conférence mondiale sur la pollution de l'air s'est ouverte à Genève

La pollution de l’air est responsable de 422 000 décès prématurés en Europe

« La pollution atmosphérique est un tueur invisible », alerte l’Agence européenne de l’environnement dans son rapport 2018 sur la qualité de l’air.

L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) publie lundi 29 octobre son rapport 2018 sur la qualité de l’air en Europe. Comme le précédent, il n’est pas vraiment rassurant. « La pollution atmosphérique reste trop élevée dans l’ensemble de l’Europe », conclut l’AEE. Et les Européens continuent de le payer avec leur santé.

Selon les dernières données collectées par l’Agence, les concentrations de particules fines (PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres) ont été responsables d’environ 422 000 décès prématurés (avant l’âge de l’espérance de vie) dans l’ensemble des 41 pays européens en 2015, dont 391 000 dans les 28 Etats membres de l’UE. Soit une légère baisse par rapport à 2014 où le bilan macabre atteignait 399 000 à l’échelle de l’UE. C’est l’Allemagne qui paie le plus lourd tribut (62 300) devant la Pologne (60 600), l’Italie (44 500) et la France (35 800).

« La pollution atmosphérique est un tueur invisible et nous devons intensifier nos efforts pour agir sur ses causes, commente Hans Bruyninckx, le directeur exécutif de l’AEE. M. Bruyninckx appelle l’Europe à « redoubler d’effort » pour notamment « réduire les émissions causées par le transport », rappelant qu’elles sont « généralement plus nocives que celles provenant d’autres sources, car elles se produisent au niveau du sol et le plus souvent en ville, à proximité de la population ».

Dépassements persistants

Le rapport de l’AEE est établi à partir des données collectées par plus de 2 500 stations de surveillance de la qualité de l’air réparties à travers l’Europe. L’analyse des résultats pour l’ensemble de l’année 2016 révèle que « malgré de lentes améliorations, la pollution atmosphérique dépasse toujours les limites établies par l’Union européenne [UE] et les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé [OMS] », les seuils fixés par l’UE étant souvent moins exigeants que ceux prônés par l’OMS.

Ainsi, pour les PM2,5, le pourcentage de la population urbaine de l’UE exposée à des concentrations supérieures aux limites européennes (20 µg/m3 en moyenne annuelle) était de 6 % en 2016 contre 7 % l’année précédente. Mais cette proportion grimpe à 74 % si on se réfère aux normes de l’OMS, deux fois plus protectrices.

La valeur limite annuelle continue aussi à être « largement dépassée dans l’ensemble de l’Europe » pour le dioxyde d’azote (NO2), gaz principalement émis par les moteurs diesel, note le rapport. Un constat qui vaut aussi pour la France. Le ministère de la transition écologique et solidaire a publié vendredi 26 octobre son bilan national de la qualité de l’air pour 2017. S’il insiste, comme le rapport de l’AEE, sur la tendance globale à l’amélioration depuis 2000, l’année 2017 reste marquée par des dépassements des normes européennes. Ils concernent douze agglomérations dont Paris, Lyon et Marseille pour le NO2 et 27 agglomérations pour l’ozone. Des dépassements persistants qui valent à la France d’être renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 14:24

 Sur ce sujet peu facile, des  points de vue intéressants, qui complète un mois plus tard http://leslilasecologie.over-blog.com/article-rythmes-scolaires-ou-va-le-train-115584117.html

Il faut réformer les rythmes scolaires

(Le Monde, 13 mars 2013)

Un débat public intense entoure actuellement la réforme des rythmes scolaires. Rappelons-le, cette réforme vise à faire de nouveau bénéficier nos écoliers d'une semaine de quatre jours et demi de travail scolaire, situation qui prévalait avant la réforme Darcos de 2008. En ajoutant une demi-journée de classe, elle permet d'alléger les quatre longues journées scolaires, inefficaces en termes d'apprentissage, tout en continuant à accueillir les écoliers jusqu'à 16 h 30 dans le cadre d'études surveillées et d'activités périscolaires, ces dernières étant organisées par les municipalités.

Mais alors que, aujourd'hui, la réforme est débattue, ce n'est plus l'intérêt de l'enfant qui est au coeur des échanges publics. Le débat se centre désormais sur les nouvelles contraintes qui s'imposeront aux adultes (les enseignants doivent-ils travailler une demi-journée supplémentaire, comme avant 2008 ?), ou des réflexions organisationnelles (la demi-journée supplémentaire doit-elle s'organiser le mercredi ou le samedi ?).

Pourquoi la réforme des rythmes scolaires entraîne-t-elle un débat si confus et de telles résistances récurrentes, alors même que lors de la concertation autour de l'école qui s'est tenue à l'été 2012, tous les professionnels et partenaires de l'école - les syndicats des enseignants, les fédérations de parents d'élèves, les représentants des associations de collectivités territoriales, les chercheurs, les représentants du secteur touristique - se sont accordés pour juger cette réforme à la fois pertinente et nécessaire.

 

NOUVEAUX COÛTS

Elle touche à la vie quotidienne des professionnels de l'école. Elle aura pour conséquence majeure de modifier l'emploi du temps des enseignants en rajoutant une demi-journée de cours qu'ils ne dispensaient plus depuis la réforme Darcos de 2008. La réforme est aussi remise en question par des municipalités ou conseils généraux qui y voient de nouveaux coûts, dans une période de contrainte budgétaire.

Elle bouleverse également les représentations sociales et les valeurs des professionnels de l'école. Elle donne la possibilité aux municipalités de développer de nouvelles activités périscolaires durant ce qui est vécu par les enseignants comme le temps scolaire historique, le sacro-saint "8 h 30 - 16 h 30". Faire passer la réforme, c'est changer ces représentations, une tâche plus ardue que tout changement d'organisation scolaire.

Enfin, elle implique que dans chaque municipalité se construise un projet et donc un consensus engageant un grand nombre d'acteurs porteurs de cultures et d'identités professionnelles différentes : éducation nationale, municipalités, conseils généraux si des transports scolaires sont impliqués, associations oeuvrant dans l'éducatif, établissements publics chargés d'infrastructures... Elle est aussi ardue parce qu'elle concerne l'enseignement primaire, dont la gestion est atomisée entre des milliers de municipalités.

Le gouvernement précédent avait bien compris la difficulté. Luc Chatel, après avoir réuni une commission sur les rythmes scolaires en 2010 dont les préconisations étaient similaires à celles de la réforme aujourd'hui engagée, avait préféré en différer l'application. L'amorce du débat sur le sujet dès le quinquennat précédent démontre que cette réforme dépasse largement le clivage droite-gauche, car elle implique très fondamentalement l'intérêt des enfants les plus jeunes.

Faut-il renoncer devant tant de difficultés ? Non, car il s'agit d'une réforme cruciale qui, de plus, conditionne l'efficacité des autres politiques prévues dans l'enseignement primaire.

 

L'EXCEPTION FRANÇAISE

Elle vise, avant tout, à redonner à chaque écolier sa pleine capacité d'apprentissage, en répartissant plus harmonieusement les heures d'enseignement strictement scolaire sur un nombre plus important de jours. Aujourd'hui, avec une semaine scolaire de quatre jours travaillés seulement, alors que la norme en Europe est à la semaine d'au moins 4 jours et demie, avec 144 jours d'école par an contre 180 en moyenne dans les 34 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France est une exception sur la scène internationale par le faible nombre de jours dont bénéficient nos écoliers.

Par ailleurs, les chercheurs chrono-biologistes ont démontré qu'une semaine d'apprentissage sans la rupture constituée par un jour non travaillé respecte le rythme biologique de l'enfant. L'argument aujourd'hui avancé selon lequel les enfants se reposeraient le mercredi est non fondé scientifiquement, cette journée sans école dérègle leur horloge biologique. Grâce à ce changement dans le temps scolaire, l'écolier bénéficiera aussi soit d'un accompagnement au travail scolaire, soit d'activités périscolaires.

La réforme est particulièrement importante pour les enfants issus de milieux défavorisés, qui bénéficient d'un faible encadrement du travail scolaire à la maison. Certes, animer ces activités a un coût, c'est pourquoi le ministère a créé un fonds d'amorçage avec une aide financière différente selon la richesse des municipalités. Une évaluation régulière de la réforme est nécessaire pour s'assurer que la qualité de ce nouveau service éducatif ne diverge pas selon les territoires, une mutualisation entre collectivités locales des savoir-faire en matière d'activités périscolaires également.

Enfin, la réforme est aussi cruciale car elle conditionne l'efficacité d'autres réformes en cours. Bénéficier d'un jeune maître bien formé, de nouvelles pédagogies dans le cadre du dispositif "Plus de maîtres que de classes" qui permet la co-intervention de deux professeurs, d'un accès à l'école maternelle dès 2 ans, trouvent leur efficacité si l'élève est disponible intellectuellement pour les apprentissages. Il s'agit donc d'une réforme à la fois centrale mais urgente. Chaque année passée sans réforme conduit nos écoliers à perdre une part non négligeable des heures utiles pour leurs apprentissages. Faut-il continuer à en différer la décision ?

 

                                          Collectif, dont, parmi les cosignataires de ce texte, Christian Forestier, copilote du dispositif de concertation autour de l'école et coprésident du comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires ; Nathalie Mons, sociologue et copilote du dispositif de concertation autour de l'école ; Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l'enseignement ; Odile Quintin, coprésidente du Comité de pilotage de la Conférence nationale sur les srythmes scolaires ; Dominique Schnapper, directrice d'études à l'EHESS ; ...

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Les quartiers défavorisés financeront-ils la réforme ?

 

La réforme des rythmes scolaires va-t-elle avoir pour effet pervers et inattendu un transfert des moyens d'action sociale des classes populaires vers les plus favorisés ? Les incertitudes sur son financement - grand absent des débats et des mobilisations sur le sujet - nous le font craindre. A priori, nous regardons ce projet d'un bon oeil.

Dans un livre phare des années 1970, Une société sans école, le philosophe Ivan Illich s'inquiète que la scolarisation obligatoire nuise à l'apprentissage, compris non seulement comme l'enseignement pratique d'un métier mais aussi comme la capacité des personnes à apprendre par elles-mêmes. Car il se crée alors une dépendance à l'institution - on croit ne pouvoir apprendre qu'à l'école - qui est aussi une manière de perdre du pouvoir sur sa vie, personnellement et collectivement : par l'apprentissage " sur le tas ", les classes populaires étaient les maîtres de leur propre éducation; avec le développement de l'institution école, elles la remettent entre les mains d'une autre classe. Cela crée un sentiment durable de frustration et d'illégitimité chez celles et ceux qui n'ont pas suivi une scolarité longue.

Nous ne rappelons pas cela pour remettre en question l'urgence de moyens et d'une réforme de l'école, mais pour dire que faire mieux l'école, c'est parfois en faire moins, et faire une place à d'autres formes d'éducation. Dans nos maisons de quartier ou celles dans lesquelles nous avons travaillé se déroule de l'éducation non scolaire : l'animation des centres de loisir, le scoutisme, les ateliers d'éducation populaire... Faire entrer ces techniques dans l'école nous semble une chance pour tout le monde. Notre inquiétude est ailleurs : avec quels sous ? Nous craignons que ce soit les nôtres. (…)

Roberto Beltrami et Stéphane Lavignott, Directeurs des maisons de quartier de la Fraternité de la Belle-de-Mai (Marseille) et de La Maison verte (Paris), pasteurs de la Mission populaire évangélique de France (in Le Monde, Dialogues,13 mars 2013)

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:55

C'est ce qu'on ne sait pas encore, ni ici, ni ailleurs. Afin d'éclairer la concertation et les débats qui s'ouvrent dans nos villes pour appliquer la loi des 4 & 1/2 jours, voilà la version complète de la Tribune de Philippe Meirieu, vice-président de la région Rhône-Alpes, chargé de la formation tout au long de la vie, parue dans Le Monde du 13 février 2013.

          À quelques petites semaines des décisions que vont devoir prendre les communes sur la mise en œuvre de la semaine de quatre jours et demi, les tensions s’exaspèrent. Les professeurs d’école expriment leur inquiétude sur la « précipitation » de décisions auxquelles ils estiment ne pas avoir été assez associés. Ils disent aussi leur malaise face à une société qui ne cesse d’avoir à leur égard de nouvelles exigences sans qu’ils bénéficient des contreparties financières et de la considération sociale auxquelles ils ont droit : pourquoi seraient-ils les seuls à devoir « payer » pour rééquilibrer le temps de l’enfant quand les parents ont souvent renoncé à résister à la pression des écrans et laissent le temps de sommeil quotidien de leurs enfants diminuer d’année en année ? Pourquoi seraient-ils contraints à modifier leurs horaires de travail dans « l’intérêt supérieur de l’enfant » quand, par ailleurs, la société tout entière sacrifie cet intérêt aux lois du marché publicitaire et leur confie au quotidien, sans le moindre scrupule, des enfants qui oscillent, de plus en plus, entre excitation et apathie ? Pourquoi seraient-il les seuls à porter le poids d’une réforme qui épargne les industries du tourisme, les autoroutes et les médias réunis ?... De leur côté, les municipalités s’inquiètent : auront-elles les moyens de financer, de manière pérenne, les activités nécessaires au rééquilibrage de la semaine ? Comment feront celles qui ont déjà de sérieuses difficultés financières ? Comment mobiliser, en un temps si court, le tissu associatif, culturel et sportif de proximité, dans le cadre de projets éducatifs locaux articulés aux projets d’école et à l’action des enseignants ? Ne vont-elles pas être contraintes à jouer au « poussepousse » avec des quarts d’heures qu’on déplacera en fonction des opportunités au cours de la pause méridienne ou en fin d’après-midi ?

Il faut d’abord rappeler que, si nous en sommes là, c’est en raison des décisions brutales et totalement irresponsables de Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy : alors que rien ne figurait, sur la question des rythmes scolaires, dans le programme du président élu en 2007, le ministre de l’Éducation nationale ouvre le dossier le 3 septembre de la même année dans un entretien au Parisien… dossier bouclé trois jours plus tard par le Président de la République qui se prononce pour « la suppression des classes le samedi matin, sans report sur les autres jours de la semaine ». L’annonce officielle est faite par le ministre le 27 septembre au 20 heures de TF1 : il n’y aura plus d’école le samedi matin, les municipalités pourront organiser, à la place, des activités culturelles ou sportives, le temps d’enseignement ainsi gagné sera utilisé pour l’aide aux élèves les plus en difficulté (ce qui, laisse-t-on entendre ici ou là, permettra de supprimer les RASED)… La mesure est mise en place dès la rentrée 2008, malgré les réserves de l’Association des Maires de France et les mises en garde particulièrement clairvoyantes d’Antoine Prost, qui dénonce, dans une tribune parue dans Le Monde le 29 mai, un « Munich pédagogique », « une entreprise de déconstruction » qui risque, selon lui, d’être irréversible. Il est suivi par quelques mouvements pédagogiques, mais son appel est fort peu relayé au plan politique (il faut dire que quelques municipalités de gauche – et pas des moindres ! – ont déjà supprimé les cours le samedi matin, voire adopté la semaine de quatre jours). Nulle grève ou manifestation n’est organisée par les organisations professionnelles pour protester contre la machine infernale qui s’est mise en marche : diminution globale du temps scolaire, alourdissement de la journée pour les élèves en difficulté qui se voient imposer « l’aide individualisée » pendant la pause méridienne ou après les cours, dysfonctionnements graves en termes de chronobiologie pour tous les enfants, avec moins de journées de classe et des journées plus lourdes (juste l’inverse de ce que préconisaient les chercheurs depuis bien longtemps) et une coupure de deux jours en fin de semaine qui casse le rythme veille / sommeil d’enfants qui, se couchant tard le vendredi, le samedi et le dimanche, peinent à se lever le lundi matin et commencent la semaine fatigués…

Au regard de cette situation, on comprend la volonté du ministre actuel d’agir et d’agir vite. Sans aucun doute, la semaine de quatre jours et demi avec des cours le mercredi matin est un progrès. Sans aucun doute, l’injonction faite aux communes d’organiser des activités complémentaires dans le cadre d’une semaine repensée était nécessaire. Mais pourquoi avoir écarté si vite l’hypothèse du retour du samedi matin ? On connaît l’argument de la garde alternée et des familles recomposées qui souhaitent pouvoir accueillir les enfants deux jours d’affilée… Mais résiste-t-il bien à l’analyse si l’on avance que, justement, le samedi matin peut être une occasion pour ces familles, comme pour les autres, d’un moment de contact privilégié avec l’école et les enseignants ? Pourquoi, aussi, avoir renoncé sans vrai débat à un rééquilibrage plus global de l’année scolaire, avec une diminution ou un zonage des vacances d’été et une alternance plus rigoureuse entre temps de travail et « petites vacances » ? Pourquoi, enfin, avoir imposé une formule unique – les cours le mercredi matin – quand on aurait pu s’en remettre aux collectivités territoriales et aux écoles, à partir d’un cahier des charges national exigeant, afin qu’elles pensent ensemble l’aménagement du temps de l’enfant (et pas seulement du « temps scolaire ») dans le cadre de « projets éducatifs locaux » ?

D’autant plus que la crispation sur les « rythmes scolaires » à laquelle on assiste aujourd’hui est particulièrement contre-productive au regard de la « refondation de l’École » que le ministre appelle de ses vœux. Elle écarte un fait pédagogique majeur : ce qui fatigue l’enfant, d’abord et avant tout, c’est l’échec. Ce dont il a besoin plus que tout, c’est d’une pédagogie qui l’aide à focaliser son attention, qui lui propose des contenus de savoirs mobilisateurs, qui l’accompagne dans son travail pour qu’il en améliore sans cesse la qualité, qui valorise ses réussites et lui permette d’accéder, grâce à des médiations adaptées, aux grandes œuvres de notre culture.

Au bout du compte, comme le soulignait malicieusement le philosophe et pédagogue américain Neil Postman, « on peut bien faire circuler les trains à l’heure, mais à quoi bon s’ils ne vont pas là où nous voulons ? » Et c’est bien là, en effet, la question : pourquoi cette précipitation technique sur les rythmes alors que, par ailleurs, les programmes de 2008 restent en vigueur ? Il eût fallu revenir – au moins à titre conservatoire et avant la nouvelle élaboration qui s’impose – aux programmes de 2002, ambitieux, pédagogiquement cohérents, et accompagnés d’instructions qui permettent aux enseignants de se mobiliser collectivement pour faire de leurs classes et de leurs écoles de véritables « collectifs apprenants ». Car on trouve précisément, dans les programmes de 2002, les outils nécessaires pour articuler intelligemment activités scolaires et activités péri et parascolaires. Les démarches d’acquisition, les connaissances structurantes et les prolongements possibles y sont présentés et saisissables par les enseignants en collaboration avec des intervenants qui peuvent ainsi ne pas être réduits à de simples « variables d’ajustement ».

Il y a bien un « mal français » dans la conduite de nos réformes scolaires : spécialistes de combats épiques sur les « modalités », nous en oublions les « finalités ». Pris dans la frénésie des arrangements institutionnels et fascinés par les problèmes de « tuyauterie », nous en oublions les questions de contenus et de méthodes… Les tensions actuelles montrent la limite de ce « pilotage ». Espérons qu’elles nous permettront, si nous savons en tirer les leçons, de construire enfin ensemble « un discours sur l’école », clair sur ce que nous en attendons et mobilisateur pour les acteurs de terrain qui prennent tous les matins le chemin de la classe. Les professionnels de l’éducation en ont plus que jamais besoin. Notre pays aussi.

Philippe Meirieu

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:14

Lors du dernier Conseil Régional, les élus Europe Ecologie ont voté une résolution en direction des élèves majeurs sans papiers afin de les protéger.

Résolution de la Commission Lycées et politiques éducatives du Conseil régional d'Ile de France

Soutien des elu-e-s de l’Assemblée régionale aux  élèves majeurs sans papier

 

Dans toute la France, des milliers de jeunes majeurs scolarisés sans papiers vivent sous la menace d'une expulsion qui les priverait du droit de poursuivre leurs études et de construire leur avenir. Ces élèves sont membres à part entière de la communauté scolaire.

 

Considérant que l'article 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme garantit le droit à l'éducation et proclame que "l'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix";

 

Rappelant la jurisprudence du Conseil d'Etat selon laquelle la régularité de la situation administrative d'un étranger n'est pas un préalable à son accueil dans un établissement d'enseignement ; en revanche, la scolarisation en France pendant plusieurs années est un motif légitime de régularisation quelles que soient les circonstances d'entrée sur le territoire français;

 

Soulignant que la plupart des lycéens étrangers sont devenus majeurs en France où ils ont accompli la plus grande partie de leur parcours scolaire et qu'ainsi la communauté scolaire a pleinement joué son rôle d'intégration de ces jeunes dans la société française ;

 

Le conseil régional déclare placer tous les élèves étrangers mineurs ou majeurs susceptibles d'être menacés d'expulsion sous la protection de l’assemblée régionale;

Soutient les actions de solidarité avec ces jeunes menées au sein des établissements en vue d'obtenir leur régularisation leur permettant de poursuivre leurs études en toute sérénité. 

 

RESF 93 entreprend un travail d'information, de mise en oeuvre d'actions en s'appuyant entre autre sur cette résolution.

N'hésitez pas à la diffuser dans les lycées du département afin de soutenir toutes les actions possibles.  Notre parti politique a toujours soutenu sans condition tous les parrainages d'adultes et/ou d'enfants, continuons la mobilisation plus que solidaire ! La communication de jeune à jeune, entre pairs, doit se faire, afin d'informer que parfois dans leur classe, un copain-e peut vivre dans le silence et la peur de l'arrestation pour sa personne et son entourage proche. Le passage du BAC fait qu'une pièce d'identité devient obligatoire, et/ou un séjour scolaire nécessite une pièce d'identité pour passer une frontière pour participer à un séjour etc.... De plus, les services jeunesse peuvent être des relais d'actions, de soutien, des leviers de sensibilisation en direction de toutes les jeunesses sur un territoire sur ce sujet sensible. 

 

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