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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 12:13

Rejoignez-nous mardi 21 mai 2019 au Cirque d’Hiver à Paris pour le grand meeting de clôture de la campagne européenne ! Notre liste Europe Écologie menée par Yannick Jadot y présentera son programme pour changer l’Europe et sauver le climat en présence de nos candidat.es et de nos nombreux soutiens ! Lire aussi Qu'est-ce qu'on attend pour tout changer ?, Yannick Jadot : « Oui, je suis anticapitaliste », Qu'est-ce qu'on attend pour remettre la finance à sa place ?, J’veux du bonheur ! et Sauver le climat ? Pourquoi tout doit changer.

Meeting Europe Ecologie le 21 mai au Cirque d'Hiver

Nous avons l'opportunité de montrer aux Européen.ne.s que l'écologie est l'alternative à un duel stérile entre nationalismes et libéralisme, qu'elle est la voie de l'émancipation et du mieux vivre pour toutes et tous. Je vous invite donc chaleureusement à venir en nombre au meeting de notre fin de campagne le 21 mai au Cirque d'Hiver à Paris (en vous inscrivant gratuitement ici : https://www.facebook.com/events/343727253228561/), non pas parce que cet événement sera la clôture d'une séquence mais bel et bien le début d'une grande aventure européenne que nous souhaitons victorieuse pour l'écologie. 

Notre liste est une équipe de combat, une fierté collective. Le 21 et le 26 mai, soyons fier.e.s ensemble ! 

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 09:08

Nos propositions pour l’Élection européenne du 26 mai 2019 - un des sept livrets thématiques tirés du Programme de la Liste Europe Écologie menée par Yannick Jadot. Cf notre site Pour le climat, tout doit changer, et sur ce blog J’veux du bonheur ! et Sauver le climat ? Pourquoi tout doit changer.

Qu'est-ce qu'on attend pour remettre la finance à sa place ?

Le néo-libéralisme des années 1980 a conduit à un vaste mouvement de financiarisation à l’échelle mondiale, soutenu et accompagné par les gouvernements successifs. Ce mouvement a été rendu possible par la répartition inégalitaire des richesses créées entre salarié.e.s et actionnaires, actée par l’ensemble des institutions comme l’unique mode de fonctionnement possible.

Il a pris trois formes : la déréglementation financière, qui a libéralisé et élargi les activités financières des banques, la désintermédiation bancaire qui, en faisant disparaître les intermédiaires financiers, a permis aux entreprises d’accéder directement aux marchés de capitaux et enfin le décloisonnement, qui a mis fin à la segmentation des marchés financiers et favorisé leur interconnexion croissante, accélérant la course aux placements les plus rentables.

Nos propositions :

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 09:07
J’VEUX DU BONHEUR ! Fin du monde, fin du mois, même combat

J’VEUX DU BONHEUR ! Fin du monde, fin du mois, même combat

J’veux du bonheur ! Fin du monde, fin de mois, même combat
Voici le second Climatiques pour les Elections européennes du 26 mai 2019, sur le programme de la liste Ensemble, sauvons le climat conduite par Yannick Jadot, cf https://www.pourleclimat.eu                                                                           Lire aussi
Sauver le climat ? Pourquoi tout doit changer. ... au sommaire :

LES TEMPS CHANGENT

IDÉES VERTES POUR UNE EUROPE SOLIDAIRE

UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE, GRANDE-SYNTHE EN EST LA PREUVE

CES FEMMES ET CES HOMMES QUI VEULENT CHANGER LES CHOSES

1 MILLION D’EMPLOIS POUR LE CLIMAT

LE BONHEUR EST UN ACTE POLITIQUE

Bonne lecture

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 10:35
Sauver le climat ? Pourquoi tout doit changer

Voici le premier de nos Climatiques pour les Elections européennes du 26 mai 2019, sur le programme de la liste Ensemble, sauvons le climat conduite par Yannick Jadot, cf https://www.pourleclimat.eu/ ... au sommaire : 

ÉCOLOGIE OU BARBARIE ? 

CES FEMMES VONT SAUVER LA PLANÈTE

RÉARMER NOTRE DÉMOCRATIE POUR EN FINIR AVEC L'EMPRISE DES LOBBIES

6 MOIS DANS UN MONDE EN CRISE

L'ÉVASION FISCALE DEVRAIT FINANCER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

ACCUEILLIR DIGNEMENT LES RÉFUGIÉ.E.S EST UN IMPÉRATIF MORAL

ÉCOLOGIE SOCIALE !

Bonne lecture - cette semaine, nous distribuons au Pré Saint-Gervais et aux Lilas un autre numéro de Climatiques, J'veux du bonheur bientôt sur ce blog...

Climatiques - Pourquoi tout doit changer

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 09:07

En juin 2018, une étude anglaise a détecté dans 29 fleuves et rivières d'Europe 103 pesticides, dont 24 sont prohibés dans l'Union européenne. La responsable : l'agriculture intensive. Par Claude-Marie Vadrot le 15 avril pour Politis. Lire aussi Les cartes de la consommation française de pesticides et les Glyph’Awards de Générations Futures, Des pesticides et des perturbateurs endocriniens dans notre alimentation, La France est-elle prête pour une cure de désintoxication des pesticides ? et Un million de travailleurs concernés... Pesticides : le rapport explosif de l'ANSES sur l'exposition des agriculteurs.

Les cours d'eau européens gravement pollués par des produits agricoles interdits

Au mois de juin, la revue anglaise Science of the Total Environnement publiera une étude sur les pollutions chimiques d’origine agricole des fleuves, des rivières et des canaux européens. La recherche a été menée par les scientifiques du laboratoire de Greenpeace, hébergé par l’université anglaise d’Exeter, qui a vérifié ce travail avant publication. Elle pointe la responsabilité de l’agriculture intensive.

Les chercheurs ont mené leurs investigations en prélevant de nombreux échantillons dans 29 cours d’eau répartis dans dix pays européens (Autriche, Belgique, Allemagne, Danemark, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne et Royaume-Uni). Leurs recherches portaient sur l’identification par chromatographie de 275 pesticides et 101 produits vétérinaires. Ils ont mis en évidence la présence effective de 103 de ces pesticides.

Non seulement ont-ils trouvé des résidus de pesticides dans tous les échantillons, mais sur les 103 qu’ils ont identifiés, 24 sont des produits interdits à la vente et à l’utilisation depuis des années dans les pays appartenant à l’Union européenne. La moitié sont des herbicides, l'autre moitié essentiellement des fongicides et des insecticides.

La chercheuse Violette Geissen de l'Université de Wageningen au travail.

La chercheuse Violette Geissen de l'Université de Wageningen au travail.

Antibiotiques

En ce qui concerne les substances vétérinaires, ils en ont identifié 21 dans la plupart des cours d’eau et des canaux, essentiellement des antibiotiques. La plupart d'entre eux ne sont pas entièrement détruits par les systèmes digestifs des animaux auxquels ils sont administrés, parfois à haute dose, ce qui leur permet d’être dispersés dans la nature par leurs excréments ; et ils contaminent les fumiers qui sont épandus comme engrais dans les champs et gagnent ensuite les nappes superficielles et les rivières par ruissellement. La majeure partie de ces produits peuvent parvenir, sans être remarqués ni filtrés par les stations d’épuration, dans le circuit des eaux potables.

Cet envahissement de plus en plus important, auquel n’échappe pratiquement aucun cours d’eau, représente des risques pour la biodiversité et la santé humaine, particulièrement dans les petites rivières où les produits agrochimiques et les résidus médicamenteux sont beaucoup moins dilués que dans les fleuves.

Le problème, ajoute le rapport, ne peut être résolu qu’en éliminant ou en réduisant l’usage de ces substances et donc en optimisant les cultures et les élevages. L'étude met en évidence un besoin urgent pour les agriculteurs et les responsables des politiques agricoles de mettre en œuvre une politique menant à des pratiques de culture et d’élevage durables.

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 09:09

L’ouverture du marché demandée par l’Union européenne est en discussion depuis 2010. Plus de cent députés s’y opposent. D’après Nabil Wakim pour Le Monde et Eric Serres pour l’Humanité le 11 avril 2019. Lire aussi L’État va-t-il privatiser ses stock d'eau potable ?.

Vestman from Helsinki, Finland, by Antti Leppänen CC BY 2.0 - 18 juin 2006

Vestman from Helsinki, Finland, by Antti Leppänen CC BY 2.0 - 18 juin 2006

Peut-on déjà parler d’un « effet ADP » ? En quelques semaines, le ton du gouvernement a singulièrement changé sur l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques. Début février, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, estimait auprès de l’agence spécialisée Montel News que « le plan est d’ouvrir certains permis d’ici à la fin de 2019 ». Mais, depuis plusieurs semaines, les réponses du côté de l’exécutif se font plus floues.

La pression politique est montée d’un cran, mercredi 10 avril, avec la résolution déposée par plus de cent députés de tous bords contre l’ouverture à la concurrence. « C’est un sujet de souveraineté », a plaidé le député (LR) du Vaucluse Julien Aubert, ravi de partager une tribune commune avec des socialistes, des communistes, des insoumis et des centristes.

« On peut redouter, comme avec la privatisation des autoroutes, qu’il y ait des conséquences graves », a renchéri l’ancienne ministre de l’écologie, Delphine Batho.

Un regain de mobilisation, avec le soutien actif des syndicats du secteur, motivés par une mise en demeure adressée par la Commission européenne à la France, le 7 mars. Autrement dit, malgré l’approche des élections européennes, Bruxelles entend faire respecter à Paris ses engagements.

Voilà près de dix ans que la France a promis à la Commission d’ouvrir les centrales hydroélectriques à la concurrence. En 2010, François Fillon, alors premier ministre, avait fait cette concession à Bruxelles pour sauver les tarifs régulés de l’électricité d’EDF.

85 % des barrages sont exploités par EDF

En France, 85 % des barrages sont exploités par EDF, et le reste par Engie (ex-GDF-Suez) et la Compagnie nationale du Rhône (CNR). C’est bien ce qui pose problème à Bruxelles, qui estime qu’une ouverture à la concurrence permettrait à d’autres acteurs français ou européens de pénétrer sur ce marché. Et les candidats potentiels sont nombreux, qu’il s’agisse de Total, du suédois Vattenfall, ou du Finlandais Fortum.

Alors que le dossier traîne depuis des années, il est revenu sur le devant de la scène début 2018. Mis en demeure par Bruxelles, le gouvernement d’Edouard Philippe répond qu’il travaille à la mise en place d’appels d’offres très rapidement. Il évoque même une ouverture possible pour 150 barrages.

Les syndicats, EDF et les députés qui travaillent sur la question montent alors au créneau. Depuis, la situation politique a quelque peu changé. Le mouvement des « gilets jaunes » et la pression qui monte sur la privatisation d’ADP font douter, à Bercy et au ministère de la transition écologique, du bien-fondé d’agir vite. « La mise en demeure de la Commission nous donne l’occasion de reprendre la conversation là où on l’avait laissée », euphémise un conseiller ministériel. « Le gouvernement est gêné aux entournures », analyse le député communiste Hubert Wulfranc, signataire de la résolution.

« Cela va faire augmenter les prix et fragiliser tout le système »

De fait, l’exécutif a tout intérêt à attendre la nomination d’une nouvelle Commission européenne. Ce qui laisse aux opposants le temps d’affûter leurs arguments.

« Les consommateurs n’ont aucun intérêt à cette privatisation, cela va faire augmenter les prix et fragiliser tout le système », font valoir Philippe André et Anne Debrégeas, membres de SUD Energie. Le syndicat, minoritaire au niveau national, mais très présent dans l’hydraulique, a fait rédiger un rapport à un groupe d’experts – dont plusieurs anciens dirigeants d’EDF –, qui s’alarment des conséquences d’une prochaine ouverture à la concurrence.

Ils soulignent notamment une spécificité de l’hydraulique : les barrages ne se contentent pas de produire de l’électricité. L’eau qu’ils stockent est aussi utilisée pour l’agriculture, les loisirs ou le refroidissement des centrales nucléaires. Les concurrents d’EDF seront-ils tenus d’accomplir ces tâches, qui sont loin de toutes figurer dans le cahier des charges ?

La CGT dénonce également une « privatisation » à venir et estime que cette démarche revient à vendre au plus offrant des concessions sur des actifs très rentables, alors que l’investissement a été financé par l’Etat – donc par les contribuables.

« Ce qui nous importe, c’est que cette mise en concurrence soit équitable », explique-t-on chez EDF, avant d’ajouter : « Si elle a lieu. » Dans l’entreprise publique, beaucoup se prennent à souhaiter que le chantier de réorganisation du groupe, amorcé par le chef de l’Etat, n’offre une porte de sortie aux barrages, par exemple, en les intégrant avec le nucléaire dans une structure consacrée à la production d’électricité. La formule pourrait convenir aux syndicats, mais pas forcément à Bruxelles.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 09:05

Mardi 2 avril , la LPO a déposé auprès de l’UE une plainte contre la France qu'elle accuse de ne pas respecter la directive européenne sur la conservation de l’avifaune sauvage. . C’est loin d’être la première ! 63 espèces, dont une vingtaine en déclin, continuent de pouvoir être chassées. D’après Frédéric Mouchon pour Le Parisien et Pierre Le Hir pour Le Monde le 1er avril 2019. Lire aussi La biodiversité française décline massivement, Les oiseaux des campagnes disparaissent à une vitesse vertigineuse et Le grand orchestre de la nature est peu à peu réduit au silence.

Un moratoire a été pris en France depuis trois ans sur la chasse de la barge à queue noire, qui fait partie des espèces menacées. Emile BARBELETTE/LPO

Un moratoire a été pris en France depuis trois ans sur la chasse de la barge à queue noire, qui fait partie des espèces menacées. Emile BARBELETTE/LPO

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a obtenu tant de victoires en justice contre l’État pour des infractions relatives à la chasse qu’elle ne les compte plus. Loin de s’enorgueillir de ces batailles gagnées, l’association leur trouve un goût amer, car elle doit chaque année retourner sur le champ de bataille pour rappeler la France à ses obligations. Lassée de ce combat permanent, la LPO a déposé une plainte mardi auprès de l’UE pour non-respect de la directive oiseaux.

Cette directive, qui fêtera ce même jour ses quarante ans, demande aux États membres d’assurer une protection stricte de certaines espèces, avec des possibilités très encadrées de dérogations. Ce texte détermine notamment une liste d’oiseaux chassables en Europe et encadre les dates de chasse en fonction des périodes de migration et de reproduction. Or, la LPO accuse la France de n’en faire qu’à sa tête depuis des années pour satisfaire les chasseurs. Elle reproche notamment à l’Etat « la reconduite systématique depuis plus de dix ans d’actes ministériels prolongeant la chasse des oies grises en dehors des périodes légales […] malgré des décisions de justice qui condamnent de manière récurrente cette pratique ».

Pour faire bonne mesure, elle y joint, dans un recours unique, une action contre les chasses dites « traditionnelles », comme le piégeage des grives à la glu, une pratique que la France est l’un des derniers pays européens à autoriser et dont les défenseurs de la faune dénoncent la « cruauté ».

La France est l’un des derniers pays européens à autoriser le piégeage des grives à la glu, considéré comme une « chasse traditionnelle ». Cabs

La France est l’un des derniers pays européens à autoriser le piégeage des grives à la glu, considéré comme une « chasse traditionnelle ». Cabs

« Sur la chasse aux oiseaux migrateurs, nous avons gagné douze fois depuis 2001 et pour la chasse du grand tétras, qui est en mauvais état de conservation dans les Pyrénées, nous avons obtenu gain de cause trente fois devant le tribunal, explique le directeur général de la LPO Yves Verilhac. Mais chaque année, l’Etat récidive en donnant son feu vert et en sachant pourtant très bien qu’il sera retoqué par le Conseil d’Etat. Mais le temps que nous saisissions la justice, les chasseurs gagnent à chaque fois quatre ou cinq jours ».

« La France parmi les plus mauvais élèves de l’Europe »

Nombre d’espèces chassables dans les différents pays de l’Union européenne. La France se classe largement en tête, avec un total de 66 contre une moyenne de 39. LPO

Nombre d’espèces chassables dans les différents pays de l’Union européenne. La France se classe largement en tête, avec un total de 66 contre une moyenne de 39. LPO

Au ministère de l’Écologie, on considère que les règles applicables en France sont aujourd’hui « conformes au droit européen et aux dérogations prévues par la directive oiseaux ». Mais la France souhaite désormais mettre en place ce qu’elle appelle une « gestion adaptative des espèces ». « Dans le cadre de la réforme législative en cours de la chasse, cette méthode permettra de définir le nombre de prélèvements autorisés pour chaque espèce concernée en fonction de son état de conservation, explique-t-on au cabinet de la secrétaire d’État à l’Écologie Emmanuelle Wargon. Cela permettra ainsi de concilier l’activité de chasse avec la préservation de la biodiversité sur la base d’un diagnostic scientifique établi par un comité d’experts ».

Un comité dont le premier avis est attendu en mai et qui va plancher dans un premier temps sur six espèces : la tourterelle des bois, le courlis cendré, la barge à queue noire, le fuligule milouin, le grand tétras et l’oie cendrée. « 100 000 tourterelles des bois sont tuées chaque année en France, alors que la population a connu un déclin de 80 % et que l’UE réclame un moratoire sur la chasse de cette espèce » rappelle Yves Verilhac.

« En autorisant sur son territoire la chasse de 63 espèces d’oiseaux, dont une vingtaine en mauvais état de conservation, la France figure parmi les plus mauvais élèves de l’Europe » tance la LPO. « Encore aujourd’hui, on peut manger des brochettes de rouge-gorge dans le massif de la baume, s’insurge Yves Verilhac. Et l’association Birdlife estime qu’un total de 500 000 oiseaux sont braconnés dans l’hexagone chaque année ».

Grâce à la directive oiseaux, la cigogne a refait son nid

Photo LP/Yves Fossey

Photo LP/Yves Fossey

S’il est une espèce qui doit son salut à la directive oiseaux, c’est bien la cigogne blanche. « Dans les années 1970, il ne restait plus qu’une dizaine de couples en France, relate le directeur général de la LPO Yves Verilhac. Aujourd’hui, on recense environ 2 000 couples dans l’hexagone ».

Grâce à des efforts de reproduction, de réintroduction, à la mise en place de réserves naturelles ou à la protection de certaines espèces de rapaces et d’échassiers, certains oiseaux ont trouvé en France un nid douillet. « On a notamment vu revenir les rapaces, et les oiseaux de zones humides se portent plutôt bien, notamment toutes les espèces de hérons » détaille Yves Verilhac.

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 10:05

Mercredi 13 février à 22h passées, au Parlement de Strasbourg, les négociateurs représentant les trois institutions européennes (Parlement, Conseil et Commission) sont parvenus à un accord : la pêche électrique sera totalement interdite aux navires de pêche de l’Union européenne dans toutes les eaux qu'ils fréquentent à compter du 30 juin 2021. Par Bloom le 14 février 2019. Lire aussi BLOOM attaque l’Etat pour excès de pouvoir sur les subventions publiques à la pêche et La pêche industrielle exploite plus de la moitié de la surface des océans.

La pêche électrique sera interdite en Europe en 2021

C’est une victoire pour BLOOM et notre coalition de pêcheurs artisans et d’ONG mais qui interviendra trop tard à notre goût. Ce mercredi 13 février à 22h passées, à Strasbourg, les négociateurs représentant les trois institutions européennes (Parlement, Conseil et Commission) sont parvenus à un accord à propos de l’usage du courant électrique dans le cadre du Règlement « Mesures Techniques » : la pêche électrique sera totalement interdite aux navires de pêche de l’Union européenne dans toutes les eaux qu’ils fréquentent, y compris en dehors de l’UE, au 30 juin 2021. « En 2017, lorsque BLOOM a commencé à faire campagne au Parlement européen, tous les groupes politiques sauf un (la GUE/NGL) acceptaient le principe de la pêche électrique, les pêcheurs artisans n’avaient plus aucun espoir de la voir interdite et le débat portait même sur son extension massive en Europe » rappelle Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « Le chemin parcouru est gigantesque. Nous revenons de loin. Nous avons entièrement retourné l’écosystème politique en notre faveur et la négociation ce soir n’a quasiment porté que sur la date de l’interdiction, plus personne ne remettait en cause son principe ».

D’ici là, les chalutiers déjà équipés en électricité pourront continuer à utiliser les dérogations qui leur ont été fournies à partir de 2007, c’est-à-dire dans la limite de 5% des flottes de chalutiers à perche des États membres. Aucune nouvelle dérogation ne pourra être dispensée. Par ailleurs, l’accord politique qui a été trouvé précise que la recherche scientifique doit être strictement encadrée avec un nombre limité de bateaux (à six, ce qui est bien trop) et une validation par l’organe scientifique de la Commission européenne (le Comité scientifique, technique et économique de la pêche).

« Enfin ! » s’exclame Mathieu Colléter, responsable des relations institutionnelles chez BLOOM, qui a suivi de près le dossier pêche électrique à Bruxelles. « Il nous aura fallu plus de deux ans de campagne, deux plaintes officielles à la Commission européenne, une demande d’ouverture d’enquête européenne pour fraude, une saisine de BLOOM de la médiatrice européenne, des centaines de RV avec les représentations permanentes des États membres et les parlementaires à Bruxelles pour obtenir cette interdiction totale de la pêche électrique. »

Sabine Rosset, directrice de BLOOM précise qu’une interdiction au 30 juin 2021 est le fruit d’un compromis trop généreux pour les Néerlandais. Acculés à l’interdiction, les industriels défendaient une période de transition de trois ans pour pouvoir continuer à électrocuter l’environnement marin jusqu’en 2022, tandis que BLOOM et les pêcheurs artisans réclamaient une interdiction au 31 juillet 2019. « Une période de transition de plus de deux ans à compter d’aujourd’hui, c’est bien trop long pour les pêcheurs artisans qui subissent depuis des années déjà la concurrence déloyale des navires industriels pêchant illégalement » alerte-t-elle. « D’ici là, la France doit interdire sans plus attendre la pêche électrique dans ses propres eaux pour que les navires néerlandais ne puissent plus pêcher sur nos côtes. Par ailleurs, il est indispensable que les institutions prévoient un plan d’urgence pour accompagner financièrement la pêche artisanale car elle n’a plus les moyens de résister. »

« Lorsque nous avons commencé notre campagne contre la pêche électrique, tout l’écosystème politique jouait contre nous » se rappelle Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « Nous nous sommes lancés dans cette nouvelle lutte, surdimensionnée pour la petite équipe de BLOOM, car il nous paraissait moralement inacceptable de laisser faire l’électrocution de la vie marine. Mais les découvertes de nos chercheurs Laetitia Bisiaux et Frédéric Le Manach nous ont permis d’exhumer des faits d’une gravité insoupçonnée : nous avons révélé une série de décisions publiques profondément corrompues en faveur des lobbies néerlandais de la pêche industrielle. Notre combat a pris une tournure inattendue de lutte contre une fraude systémique, des abus financiers, des passe-droits et un dysfonctionnement inquiétant des institutions. Aujourd’hui, nous célébrons non seulement une victoire pour le milieu marin et les pêcheurs artisans, mais aussi une victoire des citoyens. Ce résultat rappelle qu’avec persévérance et rigueur, un petit groupe de personnes motivées et soutenues par l’opinion publique peut gagner contre un système politico-industriel radicalement hostile. »

BLOOM rend hommage à la mobilisation des pêcheurs artisans européens, des associations [1] et des citoyens qui ont milité à nos côtés ainsi qu’à certains responsables politiques ayant joué un rôle clef dans le chemin menant à la victoire, comme les eurodéputés Younous Omarjee, Yannick Jadot et Rosa d’Amato. La mobilisation de certains élus a également été déterminante, comme celle d’Isabelle Thomas, de François Ruffin, Erwan Balanant, Paul Christophe, Jean-Luc Mélenchon (et bien d’autres) en France, celle de Frédérique Ries en Belgique, d’Anja Hazekamp aux Pays-Bas et des Britanniques Richard Benyon, Zac Goldsmith, Julie Girling, John Flack et Peter Aldous.

Frédéric Le Manach conclut en rappelant : « la Commission européenne a reconnu le bienfondé de notre plainte à propos de l’illégalité de 83% des licences de pêche électrique et a annoncé vouloir ouvrir une procédure d’infraction à l’encontre des Pays-Bas, mais la décision dépend du Collège des Commissaires. Or nous avons appris dans la nuit du 12 au 13 février, une fois de plus par les journalistes néerlandais, que la décision aurait été prise de ne pas poursuivre les Pays-Bas pour leurs licences illégales. C’est de cette façon également que nous avons découvert la décision de l’Office de lutte anti-fraude [2] de ne pas ouvrir d’enquête à la suite de la plainte de BLOOM, ça commence à bien faire ! Nous demandons à Jean-Claude Juncker de s’exprimer publiquement pour nous dire si oui non le Collège des Commissaires a bloqué la demande de la Direction des pêches (DG MARE) d’entamer une procédure à l’encontre des Pays-Bas. D’autre part, les millions d’euros perçus au titre de licences illégales doivent être rendus aux contribuables européens, coûte que coûte. Nous n’en resterons pas là ».

L’accord trouvé sur l’interdiction de la pêche électrique doit encore être entériné par le Parlement européen au cours s'un vote en session plémière [3]. « C’est une étape obligatoire mais sans risque. Une fois qu’un compromis a été trouvé sur un terrain politique aussi sensible, il est quasiment impossible que le Parlement le mette en péril » précise Mathieu Colléter.

BLOOM remercie les Chefs réunis sous l’impulsion de Christopher Coutanceau, le réseau Relais & Châteaux, le réseau Euro-Toques, le Collège Culinaire de France, Intermarché et Carrefour qui ont choisi de ne plus commercialiser d’espèces provenant des Pays-Bas ainsi que l’association des Poissonniers de France.

Les grandes étapes de notre combat...

Les grandes étapes de notre combat...

CHRONOLOGIE EXPRESS

  • Pour rappel, BLOOM a révélé en octobre 2017, en portant plainte contre les Pays-Bas, que 83% des licences de pêche électrique des néerlandais étaient illégales. Le 1er février 2019, sur injonction de la Médiatrice européenne, la Commission a confirmé à BLOOM le bienfondé de notre plainte et affirmé vouloir ouvrir une procédure officielle d’infraction contre les Pays-Bas. La décision finale revient au Collège des Commissaires. Jean-Claude Juncker, interrogé par BLOOM, n’a toujours pas précisé quand cette décision serait prise.
  • En janvier 2018, BLOOM a révélé que la décision de la Commission européenne d’autoriser l’électricité, considérée jusqu’en 2006 comme une méthode de pêche destructrice, avait été délibérément prise CONTRE les avis scientifiques.
  • Le 16 janvier 2018, après un effort hors du commun des équipes de BLOOM, des pêcheurs artisans et d’une coalition d’ONG orchestrée par BLOOM, le Parlement européen vote pour une interdiction totale et définitive de la pêche électrique en Europe.
  • En juin 2018, BLOOM obtient le fichier des subventions allouées au secteur de la pêche néerlandais et révèle, en novembre que le développement, majoritairement illégal, de la pêche électrique en Europe, s’est fait à l’aide de 21,5 millions d’euros d’argent publicBLOOM a également porté plainte et demandé l’ouverture d’une enquête pour fraude à l’Office européen de lutte antif fraude (OLAF) au sujet de ces subventions indues.
  • Le 6 novembre 2018, sans réponse des institutions à propos des licences et des subventions illégales, BLOOM saisit la médiatrice européenne pour mauvaise administration et renouvelle sa plainte à l’OLAF.
  • Sommée de répondre avant le 31 janvier 2019, la Commission européenne finit par confirmer à BLOOM que nos accusations sont fondées : les licences sont illégales et la Direction des pêches de la Commission demande l’ouverture d’une procédure d’infraction à l'encontre des Pays-Bas.

     

Ensemble, remportons d'autres victoires !

L’enquête de Cash Investigation sur la pêche industrielle a mis en lumière la cause principale de la surpêche et un combat de la première heure pour BLOOM : les subventions publiques. L'argent public alimente principalement la destruction de l'océan et des pêcheurs. Assurer la survie des pêcheurs artisans et un environnement marin sain exige de changer le modèle économique du secteur de la pêche et de lutter contre les incitations économiques à détruire plutôt qu'à préserver nos richesses naturelles et nos équilibres sociaux.

Aidez-nous à gagner ce nouveau combat : coupons court aux subventions qui alimentent la surpêche !

DÉCOUVREZ NOTRE COMBAT

[1] Blue Marine Foundation; Blue Ventures; COAST; End Ecocide; Irish Wildlife Trust; Lonxanet; Notre Affaire A Tous; Open Seas; The Black Fish; Shark Project Germany; Slow Food; LIFE;NUTFA; SIFT; IJmuiden fishermen; Coalition Clean Baltic; Pan Cypriot Association of Professional Fishermen; Fishermen United; Fileyeurs Hauts-de-France; IIMRO; Leigh and Southend fishermen; Lowestoft Fish Market Alliance; Thanet fishermen / Queenbourgh fishermen; Plateforme Petite Pêche; Fischereischutzverband Schleswig-Holstein; MedReact; C-LIFE; Foreningen for Skånsomt Kystfiskeri; Climaxi.

[2] https://www.bloomassociation.org/wp-content/uploads/2019/02/4-fév-2019-BLOOM-Lettre-OLAF.pdf

[3] Ce vote doit nécessairement avoir lieu au plus tard la semaine du 15 avril, qui ouvrira la dernière session plénière du Parlement européen avant les élections.

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 09:28

Alors que les énergies renouvelables sont présentées sur le Vieux Continent comme une source d’avenir et d’emploi, un accord signé entre quatre pays européens et le roi Mohammed VI pourrait mettre à mal cette perspective. Par Éric Serres le mercredi 30 Janvier 2019 pour l'Humanité. Lire aussi Climat : à Bruxelles, la France lâche les renouvelables, « Donner aux citoyens et aux territoires le pouvoir d’agir » contre le réchauffement climatique et Un coup de pouce Vert pour les Electrons solaires !

Noor, dans la province de Ouarzazate, va devenir la centrale solaire thermodynamique la plus importante de la planète. Chine nouvelle/Sipa

Noor, dans la province de Ouarzazate, va devenir la centrale solaire thermodynamique la plus importante de la planète. Chine nouvelle/Sipa

On annonçait les énergies renouvelables créatrices d’emploi en France. Et c’est le cas : « 100 000 personnes travaillent à ce jour dans ce secteur », se félicite Cyril Carabot, du Syndicat des énergies renouvelables (SER). On en prévoit 900 000 d’ici à 2050, selon les calculs de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Pourtant, dans ce tableau aux lignes presque parfaites se cachent déjà quelques points de rupture qui froissent le regard. Ainsi – et c’est passé inaperçu ou presque –, le mercredi 19 décembre 2018, à Bruxelles, l’Allemagne, l’Espagne, la France, le Portugal et le Maroc se sont engagés pour l’intégration des marchés libres d’électricité de source renouvelable entre les entreprises. En clair, il s’agit de lever les barrières réglementaires et physiques afin de faciliter le commerce transfrontalier entre producteurs d’électricité renouvelable – plus particulièrement le Maroc – et les entreprises consommatrices de cette électricité en Europe. Cette initiative, qui a été saluée par le SER comme « un renforcement des interconnexions entre pays et non une concurrence accrue », en inquiète d’autres. L’idée n’est pas nouvelle : « Il y a une dizaine d’années, les Allemands avaient déjà imaginé un immense projet de panneaux solaires dans le désert nord-africain afin d’alimenter l’Europe en énergies propres », avoue Cyril Carabot. Jugée trop néocolonialiste, l’idée avait été abandonnée.

Alors, que penser de cet accord ? Pour Aurélien Bernier, auteur du livre les Voleurs d’énergie, cela fleure bon le cheval de Troie dans lequel se cacherait le futur grand marché européen de l’énergie, la fin des services publics de l’énergie, mais aussi celle des tarifs régulés. Pour lui, « cela commence par un marché réservé aux entreprises et, demain, le consommateur lambda y sera intégré avec tous les risques que cela comporte ». Derrière ce premier coup de boutoir, l’essayiste dénonce les principes mêmes du libéralisme, qui met en œuvre son « postulat : aller chercher la matière première là où elle est la moins chère à produire. Ce qui a été valable pour le pétrole peut l’être aussi pour les énergies renouvelables. ­Finalement, cette libre circulation des énergies aura un effet pervers et sera le frein à la création d’emploi dans ce secteur », avance-t-il. Et de confirmer : « L’énergie produite chez nous à un certain coût pourra l’être au Maroc à un moindre coût. Il y a du soleil toute l’année, le vent souffle régulièrement en été sur les côtes et la main-d’œuvre n’est pas chère. Pourquoi dès lors investir en France ? »

« Le royaume va produire le kilowattheure le moins cher au monde à partir de l’éolien »

De fait, le Maroc est en train de se positionner comme un exportateur plus que potentiel vers l’Europe « et beaucoup moins vers le reste de l’Afrique », précise encore Aurélien Bernier. Le royaume peut déjà compter sur une interconnexion avec l’Espagne qui, signe des temps, sera bientôt renforcée. Dans l’hebdomadaire le Point Afrique, on peut ainsi lire que « le Maroc est bien parti pour atteindre, voire dépasser, l’objectif de produire 42 % d’énergie renouvelable en 2020 et 52 % à l’horizon 2030 ». En moins de dix ans, en ouvrant son marché de l’énergie au secteur privé, ce pays s’est imposé comme un champion africain des énergies renouvelables. Le royaume chérifien a ainsi réussi à connecter la plus grande centrale solaire au monde et plusieurs nouveaux parcs éoliens au réseau électrique. Le complexe solaire Noor (province de Ouarzazate) va devenir la plus grande centrale solaire thermodynamique de la planète. À l’issue du projet, le complexe fournira non seulement de l’énergie à plus d’un million de ménages marocains, mais pourra aussi l’exporter vers l’Europe. Et, comme si cela ne suffisait pas, « notre pays s’apprête à produire le kilowattheure le moins cher au monde à partir de l’éolien », s’est réjoui récemment Abderrahim El Hafidi, secrétaire général du ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable.

De quoi intéresser l’Europe et plus particulièrement la France, qui affiche un retard dans son développement des ENR sans vraiment vouloir accélérer le processus. Selon l’agence de presse Euractiv, le Conseil d’État, en abrogeant en décembre 2017 un décret donnant aux préfets régionaux la responsabilité d’accorder les permis environnementaux nécessaires à la construction de champs d’éoliennes, a mis un sérieux de coup de frein au développement de celles-ci dans notre pays. « Plus personne ne peut plus en effet les délivrer à ce jour. La question de l’autorité ­compétente pour les permis est en suspens depuis plus d’un an. Aucun nouveau projet ne peut se développer », déplore Giles ­Dickson, PDG de l’association d’entreprises WindEurope. Le ministère de la Transition écologique et solidaire n’arrive d’ailleurs même plus à le cacher. Le nombre de projets d’éoliennes autorisés a chuté de 22 % entre 2017 et 2018. « En 2018, 103 parcs éoliens ont été autorisés pour une puissance installée cumulée de 1 510 MW », indique le cabinet du ministère à l’Écologie. La situation est encore plus problématique pour l’éolien en mer.

En France, pas un seul projet de parcs éoliens en mer n’a vu le jour

Depuis que la France s’est engagée en 2012 à construire le premier parc expérimental du pays au large des côtes bretonnes, pas un seul projet n’a vu le jour. Vendredi dernier, le gouvernement, en donnant la feuille de route de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie portant sur les périodes 2019-2023 et 2024-2028, a laissé entrevoir ce que serait l’avenir. Certes, et conformément à la loi de transition énergétique de 2015, il est indiqué qu’il y aurait 40 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité en 2030, mais, dans le même temps, a été repoussée de dix ans l’échéance des 50 % de nucléaire dans le mix énergétique. Une manière à peine déguisée de décourager les volontés vertes sur notre territoire.

Les perspectives de production d'énergies solaire et éolienne au Maroc en 2020

Les perspectives de production d'énergies solaire et éolienne au Maroc en 2020

Le royaume chérifien veut faire du Sahara occidental sa poule aux œufs verts

Occupé par les armées marocaines depuis 1975, ce territoire pourrait devenir l’eldorado des voleurs de production énergétique propre. Le roi Mohammed VI du ­Maroc, en demandant récemment de réviser à la hausse les ambitions initialement projetées en matière d’énergies renouvelables afin de dépasser l’objectif actuel de 52 % du mix électrique à l’horizon 2030, a omis de dire que, pour partie (voir la carte), cette hausse se ferait sans doute par l’implantation de nombreuses centrales au Sahara occidental, pourtant considéré par l’ONU comme la dernière question coloniale restante en Afrique. Selon WSRW, ONG qui travaille pour la reconnaissance des droits du peuple sahraoui, c’est la goutte d’eau de trop : « Une part croissante des programmes d’énergies renouvelables, dont se vante le Maroc, n’est pas implantée au Maroc, mais au ­Sahara occidental, territoire qu’il occupe illégalement et brutalement depuis 1975. » À ce rythme et dès 2020, plus d’un quart de toute la production d’énergie verte du Maroc sera situé dans ce territoire.

L’Europe encourage le Maroc à accélérer le pas

Dans son rapport, WSRW explique encore que le Maroc projette de construire des centrales à énergie renouvelable au Sahara occidental pour plus de 1 000 MW (mégawatts), et ce, au grand dam des Sahraouis totalement exclus de tous ces processus. À ce jour, la production d’énergie solaire et éolienne au Sahara occidental ne constitue que 7 % de la production énergétique totale du Maroc, mais, d’ici à 2020, cette part pourrait atteindre les 26,4 %. Face à cela, l’Europe ne pipe mot et encourage même le Maroc à accélérer le pas. Dans l’après-midi du 16 janvier 2019, le Parlement européen a approuvé l’application au Sahara occidental d’un nouvel accord commercial entre l’UE et le Maroc. Une manière de s’asseoir sur la décision, en 2016, de la Cour de justice de l’Union européenne, qui avait décidé que la conclusion de ce type d’accord avec le Sahara occidental constituait une violation du droit de l’UE sans le consentement du peuple de ce territoire. Une façon de permettre aux énergéticiens européens, déjà très présents au Maroc, de participer à la curée. Ainsi retrouve-t-on impliqués dans divers projets de production d’énergies vertes dans le royaume chérifien l’allemand Siemens Wind Power, l’italien Enel Green Power ou encore les français Engie et EDF– qui, en décembre dernier, a d’ailleurs remporté un appel d’offres pour une centrale solaire de 825 mégawatts dans le centre du Maroc.

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 16:13
Voilà notre invitation aux voeux EELV Seine Saint-Denis, à Saint-Denis, le dimanche 10 février, de 12h30 à 16h. Nous y accueillerons nos candidat.e.s à l'élection européenne, dont Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous qui a lancé "L'affaire du siècle !" mais aussi Jean-Claude Oliva, directeur de la Coordination Eau IdF, avec laquelle notre collectif Eau publique Les Lilas mène un combat pour une régie publique...
EELV Seine-Saint-Denis vous invite...

C'est dimanche 10 février 2019, de 12h30 à 16h, à l'Auberge municipale, 2 avenue du Colonel Fabien, à Saint-Denis. Accès ligne 13, M° Basilique ou Université, ou T5, T1, T8. A bientôt j'espère !

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