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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:18

Des dispositifs environnementaux peu soucieux de la subsistance des populations

Compensation carbone, l’arbre qui cache la forêt

Situé sur un territoire à la biodiversité exceptionnelle, un village mexicain avait adopté un programme national censé préserver à la fois les richesses naturelles et les moyens d’existence de la communauté. Sept ans plus tard, il jette l’éponge. L’expérience met en lumière les contraintes aberrantes parfois imposées aux populations au nom de la lutte contre le changement climatique.

par Anne Vigna, Le Monde Diplomatique décembre 2011

« La voici. » M. Arcenio Osorio pointe du doigt l’immense montagne qui surplombe le village de Santiago Lachiguiri, dans l’Etat mexicain d’Oaxaca, isthme de Tehuantepec. « Elle donne à boire à toutes les villes de la région et pour nous, les Zapotèques, elle est sacrée. C’est elle que nous voulions protéger de manière officielle », ajoute le secrétaire de l’assemblée communautaire, une structure traditionnelle élue qui organise la population du village. Les huit mille habitants du comté ont toujours participé à la préservation de « leur » cerro de las flores (« montagne des fleurs »). La Commission nationale des aires naturelles protégées (Conanp) a d’ailleurs classé sa « biodiversité exceptionnelle », due à « l’excellente conservation des écosystèmes ».

Tout en bas, dans les vallons, pousse le café biologique. Sur les flancs des montagnes, bois et parcelles de maïs se succèdent. Après plusieurs heures de marche et d’escalade, on accède aux forêts de pins, au pied desquels foisonnent des centaines d’espèces de fleurs. L’altitude (2 200 mètres) et la roche en font une éponge naturelle qui capte la majeure partie de l’eau consommée dans la région. Aujourd’hui, cette montagne est un cas d’école pour les politiques de conservation.

En août 2003, le cerro est devenu la première réserve communautaire volontaire du Mexique. Il s’agit, selon la définition de la Conanp, d’un « mécanisme de conservation mis en place à la demande de la communauté, qui protège les richesses naturelles et propose des activités économiques alternatives et durables aux habitants. 207 887 hectares au Mexique sont aujourd’hui gérés ainsi ». Pourtant, sept ans plus tard, lors de la réunion de l’assemblée communautaire de janvier 2011, les habitants ont voté l’abandon du statut de « réserve ». « Le gouvernement nous a trompés, explique M. Osorio. Et même si nous sommes toujours les propriétaires légitimes du territoire, nous en avons perdu le contrôle. »

L’agacement est palpable, mais la phrase n’est pas prononcée à la légère : le (...)

(La suite en achetant le journal mensuel, malheureusement plus en vente aujourd'hui, ou sur le site http://www.monde-diplomatique.fr/2011/12/JACQUIN/47056  mais il faut s'abonner ! Ou ci-dessous en très petit ;-)

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 11:07

Concernant la conférence de Durban, voila une synthèse du 11 Décembre 2011 de la coalition Climate Justice Now ! dans laquelle sont engagés Attac France, l'Aitec, les Amis de la Terre, la Via Campesina, etc.... Ses conclusions rejoignent aussi notre lutte contre l'exploitation des huiles et gaz de schistes, hydrocarbures non conventionnels en France.

 

La COP17 succombe dans l'apartheid climatique

L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.

 

Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.

« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d'affirmer qu'une deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».

Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d'étendre les marchés du carbone pourtant en train de s'effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d'enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l'inaction est en fait une démonstration de l'échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l'Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d'importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s'en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l'on parle d'une « feuille de route » proposée par l'Union Européenne, l'échec de Durban montre que c'est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu'un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L'accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu'il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.

 

ELEMENTS SUPPLEMENTAIRES

Sur la technologie

« Les discussions sur les technologies ont été détournées par les pays industrialisés s'exprimant pour le compte de leurs entreprises multinationales », selon Silvia Ribeiro de l'organisation internationale ETC Group.

« La critique des monopoles sur les brevets technologiques, et les évaluations environnementales, sociales et culturelles des technologies n'ont pas été prises en compte dans les résultats de Durban. Sans répondre à ces questions fondamentales, les nouveaux mécanismes concernant les technologies vont seulement être une arme marketing mondiale pour accroître les profits des entreprises transnationales en vendant des technologies dangereuses aux pays du Sud, comme les nanotechnologies, la biologie synthétique et la géo-ingénierie. »

 

Sur l'agriculture

« La seule façon d'avancer pour l'agriculture est de soutenir des solutions agro-écologiques, et de

maintenir l'agriculture hors des marchés carbone », selon Alberto Gomez, coordinateur nord-américain de la Via Campesina, le plus grand mouvement de paysans de la planète.

« Les entreprises agroalimentaires, à travers leur modèle social, économique et culturel de production, sont l'une des principales causes des dérèglements climatiques et de l'accroissement de la faim. C'est pourquoi nous rejetons les accords de libre-échange et d'association, et toutes les formes d'application des droits de propriété intellectuelle sur le vivant, les paquets technologiques (produits agrochimiques, modifications génétiques) et toutes les autres fausses solutions (agrocarburants, nanotechnologies, le programme « climate smart agriculture ») qui ne font

qu'aggraver la crise actuelle ».

 

Sur REDD+ et les projets de forêts-carbone

Définition : REDD+ (Réduction des Emissions issues de la Déforestation et Dégradation des forêts + inclusion des activités d’augmentation des stocks de carbone en forêt, de la conservation et de la gestion forestière durable ) : un mécanisme international en discussion sous la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et qui cherche à rémunérer les efforts des pays forestiers tropicaux qui s’engagent à réduire la déforestation et la dégradation sur leurs territoires, à conserver leurs forêts et à augmenter les stocks de carbone.

« REDD+ menace la survie des populations indigènes et des populations tributaires des forêts. De très nombreuses preuves montrent que les Peuples indigènes sont l'objet de violations de leurs droits en raison de la mise en œuvre des programmes et politiques de type REDD+ » a déclaré la Global Alliance of Indigenous Peoples and Local Communities against REDD and for Life.

Leur déclaration, rendue publique la première semaine de la COP17, établit que « REDD+ et les Mécanismes de Développement Propres (MDP) promeuvent la privatisation et la marchandisation des forêts, des arbres et de l'air à travers les marchés carbone et les compensations provenant des forêts, des sols, de l'agriculture et même des océans. Nous dénonçons les marchés carbone comme une hypocrisie qui ne va pas stopper les dérèglements climatiques ».

 

Sur la Banque Mondiale et le Fonds Vert pour le Climat.

« La Banque Mondiale est un bandit de l'économie néolibérale », selon Teresa Almaguer de Grassroots Global Justice Alliance aux Etats-Unis.

« Nous avons besoin d'un fonds climat géré à travers une gouvernance participative, non par une institution non démocratique qui est en plus responsable pour une bonne part des dérèglements climatiques et de la pauvreté dans le monde. Le Fonds Vert pour le Climat a été transformé en Greedy Corporate Fund , selon Lidy Nacpil, de Jubilee Sud. Le Fonds a été détourné par les pays riches, selon leurs conditions, et mis en place pour fournir plus de profits au secteur privé. »

 

Sur l'économie verte

« Nous avons besoin d'un fonds climat qui fournisse des financements aux populations des pays développés qui soit totalement indépendant des institutions anti-démocratiques comme la Banque Mondiale. La Banque Mondiale a une longue expérience de financements de projets qui exacerbent les dérèglements climatiques et la pauvreté », selon Lidy Nacpil, de Jubilee Sud. « Le fonds est détourné par les pays riches, positionnant la Banque Mondiale comme administrateur provisoire et donnant un accès direct à l'argent prévu pour les pays en développement au secteur privé. Il devrait être appelé le Greedy Corporate Fund ! »

Les politiques climat sont en train de prendre un changement radical vers ce qui est appelée « l'économie verte », réduisant dangereusement les engagements éthiques et la responsabilité historique à un calcul économique coût-avantage, à des opportunités commerciales et d'investissements. L'atténuation et l'adaptation ne devraient pas être considérées comme du Business, ni avoir des financements conditionnés par les logiques du secteur privé et visant à faire des profits. La vie ne se vend pas.

Sur la dette climatique

« Les pays industrialisés du Nord sont moralement et légalement contraints de rembourser leur dette climatique », affirme Janet Redman, co-directrice du Sustainable Energy & Economy Network à l'Institute for Policy Studies. « Les pays développés sont devenus riches au détriment de la planète et du futur des populations en exploitant du pétrole et charbon peu chers. Ils doivent payer pour les pertes et dommages en résultant, ils doivent réduire drastiquement leurs émissions, et ils doivent soutenir financièrement les pays en développement pour aller vers des scénarios d'énergies propres.»

Les pays développés, assumant leurs responsabilités historiques, doivent honorer leur dette climatique dans toutes les dimensions pour que ce soit la base d'une solution juste, efficace et scientifique. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur la compensation financière, mais aussi sur la justice réparatrice comprise comme la reconstitution de l'intégrité de la Terre-Mère et de tous les êtres. Nous appelons les pays développés à s'engager à agir. Cela pourrait peut-être reconstruire la confiance qui a été cassée et permettre au processus d'avancer.

 

Sur les véritables solutions

« L'unique solution au changement climatique est de laisser le pétrole, le charbon et les sables bitumineux dans le sol » selon Ivonne Yanez d'Acción Ecologica, Equateur.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 18:23

De nos eurodéputés Europe Ecologie Les Verts, 28 novembre 2011

 

Nos priorités à Durban : retarder l’action est une fausse économie

A Durban, les eurodéputés écologistes vont défendre le renouvellement du Protocole de Kyoto et soutenir des propositions afin d’améliorer son fonctionnement. Voici les priorités des Verts/ALE représentés en Afrique du Sud par Sandrine Bélier d’Europe Ecologie – Les Verts, le Néerlandais Bas Eickhout et la Finlandaise Satu Hassi.

Une récente étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) donne le ton et prédit une hausse de température entre 3,5 degrés et 6 degrés si les objectifs climatiques de la communauté internationale restent insuffisants. « Retarder l’action est une fausse économie » lancent les experts qui estiment que la crise climatique doit être abordée en parallèle à la crise financière et économique mondiale. Il y a urgence et les 12 000 délégués, ministres, experts et ONG attendus en Afrique du Sud jusqu’au 9 décembre doivent impérativement lever les blocages qui mettent en péril le seul objectif raisonnable : une limitation à 2 degrés du réchauffement climatique au 21e siècle...


Sandrine Bélier : cap sur Durban

 Le protocole de Kyoto et ses failles

Pour atténuer les effets du réchauffement climatique, la communauté internationale doit prendre plusieurs engagements et s’accorder sur un objectif de réduction de gaz à effet de serre de 80 % d’ici 2050. Les Etats pourraient ainsi combler ce qu’on appelle le « fossé gigatonne », c’est-à-dire la distance qui sépare les recommandations scientifiques des engagements réels déjà pris par les Etats. Pour cela, ils doivent convenir d’une deuxième période d’engagement pour le Protocole de Kyoto, le seul accord climatique mondial contraignant à l’heure actuelle, qui s’achèvera fin 2012 et combler ses failles afin d’améliorer son efficacité... Deux failles sont identifiées depuis longtemps.

D’une part, la question de « l’air chaud » : ce jargon désigne la situation dans laquelle se trouvent les pays de l’ex-Europe de l’Est dont les émissions de CO2 décroissent du fait d’une dé-industrialisation et non des efforts réalisés à l’échelle des Etats pour lutter contre le changement climatique. Des Etats qui disposent pourtant de crédits de réduction d’émission qu’ils revendent à bas prix. Ce « dumping » décourage les mesures de réduction domestique qui pourraient être prises chez leurs voisins industrialisés.

Autre effet pervers du Protocole de Kyoto : les règles appliquées aux crédits liés à l’utilisation des terres, au changement d’affectation des terres et à la foresterie (LULUCF)... qui donne lieu à des manipulations de la part des Etats qui accumulent les crédits sans pour autant lutter réellement contre la déforestation. Sur ce même thème, un autre mécanisme, le REDD, créé par l’Onu pour lutter contre la déforestation, doit également être amélioré tant au niveau de son financement que de ses conséquences pour les communautés locales et autochtones insuffisamment prises en compte à l’heure actuelle et pour la biodiversité.

Enfin, à la longue liste des débats techniques qui auront lieu à Durban pendant ces deux semaines, s’ajoutent les questions plus globales du financement de la lutte contre le changement climatique et des modalités de contrôle international des engagements des pays en développement.

 Le rôle de l’Union européenne

La communauté internationale doit donc impérativement convenir d’un calendrier pour parvenir à un résultat juridiquement contraignant... Dans ce processus, le rôle de l’Union européenne est primordiale. Elle doit être pro-active ! Les Etats-membres doivent parler d’une seule voix et se positionner en leader des discussions. En s’engageant clairement pour une deuxième période d’engagements du Protocole de Kyoto et en revoyant à la hausse ses ambitions climatiques, l’UE pourrait contrecarrer l’argument utilisé par l’Inde et la Chine (qui se cachent derrière les pays en développement) selon lequel les pays riches n’assument pas leur part de responsabilité.

Pour montrer la voie, l’UE pourrait également faire passer son objectif de réduction des émissions domestiques de CO2 de 20 à 30 % d ’ici 2020. Une telle décision stimulera la croissance économique, créera jusque 6 millions d’emplois supplémentaires en Europe et limitera l’impact des émissions polluantes sur notre santé. Il permettra également de réduire de 40 milliards d’euros nos importations de gaz et de pétrole et stimulera l’innovation dans les technologies vertes.

 L’action climatique dans les Pays en voie de développement

L’UE doit réaliser ses promesses de soutien dans les pays en développement, les aider à s’adapter au changement climatique et faciliter ainsi leur transition vers une économie verte. Cela implique de garantir la concrétisation des accords de Cancún sur le financement climatique, notamment le Fonds vert pour le climat. L’UE doit donc contribuer à ce fonds, par des sources de financement nouvelles et additionnelles et non recyclées de l’aide au développement, avec un engagement annuel d’au moins 30 milliards d’euros d’ici 2020. En outre, l’UE doit définir sa contribution prévue au delà de 2012, quand le financement à court terme s’achèvera. Trouver de nouvelles sources de financement, comme une taxe climat sur le trafic maritime ou une taxe sur les transactions financières pour alimenter le Fonds vert, doit être une priorité pour l’UE dans le contexte de la crise économique.

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Pour suivre l'actualité du sommet, le Réseau Action Climat - France (avec le Climate Action Network International) édite chaque jour le bulletin d’information ECO sur l’avancée des négociations sur le climat, à l’attention des délégués et négociateurs francophones, mais aussi des journalistes, élus, décideurs et de tout citoyen souhaitant s’informer.

 

Je vous recommande l'édition #4 du jeudi 1er novembre en suivant ce lien : http://www.rac-f.org/IMG/pdf/ECO4-COP17.pdf qui fait le point sur les engagements et les nécessités de réduction des gaz à effet de serre pays par pays – instructif.

Consultez les articles du ECO via le ECOblog (flux RSS disponible). Pour recevoir chaque jour le bulletin ECO en version électronique, envoyez simplement un email vide à l’adresse : ecodiffusion-subscribe@rac-f.org

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 12:08

Emprunté au blog de nos amis EUROPE ECOLOGIE - LES VERTS de Bagnolet:



Forum social mondial, Dakar 2011 - Interview de Jean-Claude Oliva

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Jean-Claude Oliva à gauche sur la photo (Eric Faisse)

 

 

« Nous sommes porteurs d’alternatives et nous sommes légitimes »

 

Président de la Coordination Eau Île-de-France, Jean-Claude Oliva fait partie de la structure organisatrice du Forum alternatif mondial de l’eau (Fame). Il participait aux ateliers consacrés à l’eau lors du Forum social mondial de Dakar.

 

 

Trois ateliers « Eau, bien commun » étaient organisés. Le public était-il au rendez-vous ?

 

Jean-Claude Oliva : Oui, il y avait du monde. Mais l’organisation était un peu… compliquée. Le FSM avait lieu à l’Université de Dakar, or les cours continuaient. On manquait de salles disponibles. Mais avec France Libertés, nous avons mis la main sur la libraire Claire Afrique et nos ateliers se sont déroulés dans de bonnes conditions. Entre 100 et 200 personnes sont venues y participer.

 

 

Le premier atelier s’intitulait « Droit d’accès à l’eau : les solutions locales africaines pour la gestion publique de l’eau ». Quels types d’expériences ont-ils été présentés ?

 

En fait les thèmes de travail se recoupaient et la question a été abordée au cours des trois ateliers (organisés respectivement par France Libertés, le Transnational Institute et Acra, une ONG italienne de coopération rurale en Afrique et Amérique latine). Ce qui a dominé ce sont les témoignages d’expériences en zones rurales en Afrique, où l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est pas assuré car les gens ne sont pas solvables et les multinationales ne sont pas intéressées. Des choses ont pu se faire avec ou sans le soutien d’ONG, ces expériences s’appuient sur une forte participation de la population, et surtout des femmes, qui étaient d’ailleurs très présentes au FSM. Ce sont elles qui portent véritablement l’organisation des projets liés à l’eau.

 

Ce qui m’a frappé également dans certaines interventions, c’est la logique de recouvrement total des coûts, où l’on sent l’influence du dogme libéral : ainsi un chercheur a conclu en affirmant qu’avec le peu de moyens dont disposent les populations locales, ces dernières ne pourraient jamais rembourser le capital nécessaire au développement des services de l’eau. Comme si tous les coûts devaient être supportés par les habitants.

 

La question politique est également intéressante. Une Camerounaise évoquait par exemple les interférences entre le travail des femmes autour de l’eau et les tentatives de récupération pour des chapelles politiques. Il existe un phénomène d’accaparement : certains utilisent l’eau pour renforcer le pouvoir politique qu’ils ont déjà, dans les pays du Sud comme du Nord.

 

 

Etes-vous parvenu à remplir vos objectifs liés au Fame (« Renforcer les échanges entre organisations africaines défendant le droit à l’eau comme bien commun », etc) ?

 

Nous avons rempli notre objectif consistant à se tourner vers l’Afrique, à nouer des contacts avec des associations locales. Ainsi, nous sommes repartis avec plusieurs centaines de coordonnées de personnes et d’organisations désireuses de participer au Fame, qui nous ont fait part de leurs centres d’intérêt, de ce qu’ils souhaitent voir figurer au programme du Forum alternatif. Par contre il n’y avait pas grand monde d’Asie ou d’Amérique latine.

 

 

L’atelier intitulé « Marseille 2012 : une autre politique mondiale de l’eau est possible ! » visait notamment à préparer et élaborer un plaidoyer commun à présenter au Fame et auprès du Conseil mondial de l’eau en 2012. Un « Appel de Dakar » a-t-il été rédigé ? Que proclame ce document ?

 

Nos ateliers ont été très vivants, interactifs, la salle a participé, beaucoup de monde est intervenu. Nous avons interpellé toutes les organisations présentes afin qu’elles précisent quels pourraient être leurs apports pour le Fame, leurs propositions, envies, etc. Nous avons ainsi élaboré un Appel de Dakar qui a ensuite été discuté, le lendemain, lors d’une « assemblée pour l’action sur l’eau ». Nous avons enregistré des amendements, des remarques, puis le texte a été réécrit et adopté.

 

Il affirme notamment que le droit à l’eau et à l’assainissement, désormais reconnu, doit maintenant devenir contraignant et effectif, que nous sommes porteurs d’alternatives et légitimes pour le faire, contrairement au Conseil mondial de l’eau et à son Forum, et que le Fame sera une plate-forme d’expression et de convergence ouverte à tous les apports. L’Appel déclare également que le Fame œuvrera à consolider et élargir « les réseaux de territoires et d’élus pour porter ces exigences dans l’agenda politique à tous les niveaux ».

 

Enfin nous avons discuté du FME. Car une représentante de la Coalition Eau [plateforme d’ONG et d’associations proche du Partenariat français pour l’eau, qui promeut la thèse officielle du modèle français basé sur la délégation au privé] était présente. Elle a en grande partie apporté les arguments contenus dans le dossier de présentation du FME [lire Inf’Eau n°13] – une position sévèrement critiquée. Parmi les participants, un consensus s’est dégagé pour dire que nous élaborons un Forum alternatif car on ne peut pas s’exprimer au sein du FME. Par contre on souhaite organiser la confrontation entre les idées des deux forums, mais le Fame ne doit pas s’inscrire dans le cadre du FME.

 

 

Plus largement, à Dakar la thématique eau cohabitait avec de nombreuses autres. A-t-elle quand même, selon vous, gagné en visibilité lors de ce FSM ?

 

Je serais prudent sur le sujet, car il y avait une telle désorganisation ! En tout cas la situation est très paradoxale : l’eau est une grande cause, c’était une préoccupation pour tous les participants au FSM. Mais en termes d’organisation, nous sommes des nains, il y a un hiatus complet entre ce que nous représentons, la cause, et ce que nous sommes, c’est-à-dire des petites structures, des associations, très dispersées. D’où le but du Fame : être à la hauteur de nos objectifs, de la cause que nous défendons.





Propos recueillis par Antoine Pateffoz (Journaliste association EAU)

Inf’EAU n°14

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 22:51

Un an après l'échec de Copenhague, la conférence des Nations Unies sur le climat s'est déroulée pendant 2 semaines à Cancun au Mexique, jusqu'au dimanche 12 décembre 2010. L'accord de Copenhague adopté par une majorité de chefs d'Etat mais non approuvé alors par la conférence, s'est traduit par un « paquet équilibré » de décisions onusiennes, dans un accord presque unanime.

- L'objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2° par rapport à l'ère pré-industrielle est accepté y compris par les pays émergents.

- Une procédure de contrôle et de vérification, « non intrusive, non punitive et respectant la souveraineté nationale » des actions présentées par les pays est instaurée.

- La création d'un « Fond vert du climat » doté de 100 milliards de dollars par an est actée. Sa gouvernance sera assurée par un bureau de 24 membres composé à parité par des représentants des pays riches et des pays en développement. La gestion technique sera assurée par la Banque mondiale. La nécessité d'engager 30 milliards de dollars d'ici à 2012 est réaffirmée.

Cette avancée réelle dans la mobilisation internationale contre le changement climatique remet la négociation climatique mondiale sur les rails. La légitimité du protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012, est réaffirmée, et les bases d'un futur traité sur le changement climatique se dessinent pour le prochain rendez-vous de l'ONU à Durban, en Afrique du Sud, fin 2011.

Pour autant... voici la tribune de Yannick Jadot, député européen d'Europe Ecologie Les Verts :

Alors que le sommet de Cancun s’achève et qu’un accord a été trouvé, le groupe des Verts européen (Verts / ALE) marque son soulagement : la confiance dans le multilatéralisme est retrouvée. Tant mieux, la lutte contre les changements climatiques ne peut plus attendre !

C’est le sentiment de soulagement qui prédomine à Cancun. Après l’échec retentissant de Copenhague, les négociations onusiennes ont prouvé qu’elles pouvaient aboutir à des résultats concrets, notamment sur la protection des forêts, l’aide financière aux pays en développement ou la vérification des promesses.

Après Nagoya et Cancun, les dirigeants ne pourront plus se cacher derrière la supposée inefficacité des Nations Unies pour justifier leur inaction. Les discours de la dernière nuit de négociation furent une ode au multilatéralisme et à la transparence du processus mexicain. La lutte contre les changements climatiques dépend d’abord de la réalité de la volonté politique des dirigeants.

Mais attention : le climat n’a pas été sauvé à Cancun ! Les promesses de réduction des émissions sont loin d’être suffisantes pour maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2°C. Si le train des négociations est à nouveau sur les rails, il accuse toutefois un retard dramatique. Si rien ne change, le Sommet de Durban fin 2011 risque d’être un Sommet pour rien.

L’Europe doit renforcer ses efforts diplomatiques pour unir l’ensemble des pays qui ne se satisfont pas du face-à-face stérile entre les Etats-Unis et la Chine; pour fédérer ceux qui veulent lutter collectivement contre les changements climatiques et entretenir la dynamique positive de Cancun. Elle doit pour cela immédiatement adopter un objectif de réduction de ses émissions d’au moins 30% d’ici 2020. C’est indispensable du point de vue climatique. Comme le souligne la résolution votée par le Parlement européen en novembre, c’est aussi son intérêt économique et social. 

http://yannickjadot.fr/

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 10:35

Voilà un combat auquel Les Verts ont participé depuis longtemps, et sur lequel nous avons mobilisé aux Lilas à plusieurs reprises depuis l'annulation de l'exécution en 1999.

C'est aussi l'occasion d'attirer votre attention sur ce site qui a le mérite de ne pas être envahissant en vous sollicitant trop souvent, tout en restant réactif :

 

Cyber Acteurs est un pari. Le pari de croire qu'il existe en France et dans le monde des milliers de citoyens qui souhaitent exercer activement leur citoyenneté et promouvoir une autre approche de la démocratie, de l'économie et de la solidarité entre les peuples et les êtres humains.

En 10 ans d'existence nous avons, grâce à nos 50 000 abonnés, bâti un outil performant.

Devenir cyberacteur ne signifie pas adhérer à une association de plus. C'est adhérer à un réseau efficace qui se mobilise rapidement sur des problèmes importants en partenariat avec de nombreuses associations.

Une conviction Face à l'Organisation Mondiale du Commerce doit se mettre en place une Organisation Mondiale de Consom'acteurs citoyens et solidaires.

Une démarche Faire pression sur les décideurs politiques et économiques pour peser dans le sens du développement durable, de la paix, des droits de l'être humain et de la solidarité internationale. Une méthode Donner un prolongement électronique à des campagnes menées par ailleurs par des réseaux.

Avec des outils actuels pour des projets ambitieux

Des cyber actions et des pétitions : Des actions pour faire entendre la voix des citoyens en prolongement d'actions déjà menées par différents acteurs et concernant la protection de l'environnement, les droits de l'être humain, la paix, la solidarité internationale. Vous pouvez vous y inscrire pour être alerté sur les Cyber Actions mises en ligne.

De l'info en continue : Une revue de presse quotidienne pour faire connaitre les infos des réseaux, également disponible par messagerie électronique : il suffit de s'inscrire sur cette page pour la recevoir avant 10 heures tous les matins. Un bilan trimestriel et un "journal des Bonnes Nouvelles " vous permettra d'être informés du suivi de nos actions.

Un annuaire pour faire connaitre les initiatives économiques allant dans le sens d'une économie sociale, solidaire et citoyenne.

Un petit clic vaut mieux qu'un grand choc

 

Aujourd'hui, voici leur

Cyber action N° 378 : La grâce pour MUMIA ABU-JAMAL

Cyber action mise en ligne le 28/10/2010 , en partenariat avec : Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal
Elle sera envoyée à : Ambassadeur des Etats Unis d'Amérique en France,
Elle prendra fin le : 31/12/2010
Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit    http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=182

Contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal et de tous les hommes, femmes et enfants condamnés à mort dans le monde. Cette ultime forme de châtiment est inacceptable dans une société civilisée et représente une insulte à la dignité humaine. (Assemblée générale des Nations Unies, Moratoire sur la peine de mort, résolution 62/149 du 18 décembre 2007, réaffirmée par la résolution 63/168 du 18 décembre 2008.)

explicatif

Monsieur Abu-Jamal, journaliste et auteur afro-américain connu dans le monde entier, est dans le couloir de la mort en Pennsylvanie depuis presque trente ans. Même si le sort de ce condamné ne relève pas directement de votre compétence juridique, nous en appelons à votre humanité pour que, usant de votre statut de leader moral sur la scène mondiale, vous impulsiez un moratoire universel sur la peine de mort aussi bien sur ce cas spécifique que sur celui de tous les condamnés à mort. M. Abu-Jamal est devenu le symbole international, la «Voix des Sans-Voix», de cette lutte contre la peine capitale et les abus des droits de l’homme. Il y a plus de 20 000 condamnés en attente d’exécution dans le monde, dont plus de 3 000 dans les couloirs de la mort aux États-Unis.

Le procès de M. Abu-Jamal, qui s’est tenu en 1982, a été entaché de racisme; il s’est déroulé à Philadelphie dans un climat de corruption policière et de discrimination raciale. Amnesty International, lauréat du Prix Nobel de la Paix «a établi que maints aspects de ce dossier mettent en évidence la violation des droits constitutionnels élémentaires de l’accusé seuls garants d’un jugement équitable selon le droit international. L’ouverture d’un nouveau procès pour Mumia Abu-Jamal serait dans l’intérêt même de la justice. Un procès qui devra être conforme aux normes internationales de justice et qui ne réimpose pas la peine de mort.» (A Life in Balance – The Case of Mumia Abu-Jamal, page 34;  http://www.Amnesty.org/en/library/info/AMR51/001/2000   )

Comme vous le savez, la situation judiciaire de Mumia est très préoccupante. La Cour d'Appel Fédérale de Philadelphie - audience le 9 novembre prochain - aura en effet à décider de la sentence définitive : peine de mort ou prison à perpétuité ... Et ce, sur l'injonction de la Cour Suprême des Etats-Unis qui demande à la Cour d'Appel de se conformer à la jurisprudence d'une affaire où le prévenu a été condamné à mort ! Autrement dit, la plus haute juridiction américaine, après avoir écarté tout nouveau procès, se prononce sans autre examen pour l'exécution immédiate de Mumia. La question est de savoir si la dite Cour d'Appel résistera à cette pression en refusant ou non de condamner Mumia à mort.
Chacun comprendra que cette situation appelle une mobilisation urgente pour sauver cet homme privé du droit élémentaire à défendre son innocence et dont la vie se résume depuis 29 ans à espérer sortir enfin du couloir de la mort.
Le 9 novembre, partout dans le monde, des initiatives interpelleront les autorités américaines pour formuler l'exigence de justice et de liberté en faveur de Mumia.
Une délégation française se rendra à l'audience de Philadelphie pour apporter son soutien à Mumia et à son équipe de défense dirigée par Maître Robert R. Bryan.
Les élus et représentants des organisations souhaitant participer à cette délégation sont invités à prendre d'urgence contact avec Jacky Hortaut : jackyfree@orange.fr.
Le même jour, nous appelons à des rassemblements en France devant les représentations consulaires des Etats-Unis à Paris et en province : Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice, Rennes, Strasbourg, Toulouse. Pour connaître les adresses & contacts des représentations consulaires, cliquez sur : http://french.france.usembassy.gov/postes-consulaires.html  
Nous invitons les collectifs de soutien, les organisations et les élus engagés aux côtés de Mumia à se réunir pour définir les modalités de ces rassemblements. Nous comptons sur votre engagement
    Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal, rassemblant une centaine d'organisations et de collectivités publiques françaises. http://www.mumiabujamal.net  

Ayant contribué à l'annulation de l'exécution en 1999 nous vous proposons d'interpeller le président des Etats Unis par le biais de l'ambassadeur des Etats Unis à Paris.

    Alain Uguen Association Cyber @cteurs

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