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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 09:26

La répartition des habitats de la Région est très inégalitaire certaines zones bénéficient de l’ensemble des services (desserte, emplois, commerces, loisirs…) quand d’autres concentrent les difficultés. L’espace public est hostile aux femmes. À l’Ouest, malgré de nombreux bureaux vides, les promoteurs multiplient les projets de construction tandis que l’Est concentre la majorité des logements parfois vétustes ou surpeuplés. Il est urgent de remédier aux cloisonnements géographiques et sociaux. L’Île-de-France doit passer d’une méthode d’aménagement prédatrice, basée sur le béton et le profit à court terme à une approche d’équité et d’équilibre, qui fait de la place à la nature  dès la conception des projets. Nouvel article pour exposer les propositions des écologistes pour les élections régionales des 20 et 27 juin, après Étudier et s’émanciper, Protéger la nature et sauver le climat, Un plan de santé pour l'Île-de-FranceNourrir l'Île-de-France et Le logement d'abord !  Nous sommes présents physiquement sur le marché Bio le vendredi après-midi, et le marché dimanche matin. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur http://idfecologie.fr/.

Élections : Aménagement de l'Île-de-France - Se déplacer et se loger

La séparation du territoire entre zones d’emplois et de logements, source de déplacements subis, doit être résolue. L’Île-de-France dispose d’un bon réseau de transports en commun, qui permet à des millions de passagers de ne pas dépendre d’un véhicule individuel. Cependant, ces transports sont souvent encombrés et souffrent d’un déficit d’investissements après cinq ans de mauvaise gestion par la droite. Le réseau de transports du quotidien doit être renforcé : fiabilité, fréquence, confort, sécurité. La grande couronne ne doit plus être condamnée à la voiture et chaque Francilien·ne doit avoir accès à un transport en commun à 15 minutes de chez soi. Il faut passer d’une logique d’infrastructures lourdes, à des offres plus légères, plus adaptées et adaptables aux caractéristiques de chaque territoire. 

Les déplacements doivent pouvoir être choisis plutôt que subis et plus personne ne doit être dépendant d’une voiture individuelle. 

Les deux tiers de nos déplacements font moins de cinq kilomètres et la marche est le mode de déplacement le plus utilisé. Nous investirons 100 millions d’euros pour aider les communes à favoriser des déplacements piétons sécurisés, confortables, et accessibles. Nous voulons faire de notre région la première région européenne du vélo. Les déplacements doux ne consomment pas d’énergie, n’émettent pas de pollution et améliorent la santé globale. En zone dense, nous voulons passer de 2% à 20% des déplacements à vélo. La Région doit pouvoir être traversée intégralement à vélo de manière sécurisée. Les secteurs de la fabrication, de l’entretien et de la logistique cyclable créeront des milliers d’emplois verts.

Après un an de crise sanitaire, le mal-être des Franciliennes et Franciliens s’est traduit par de nombreuses envies de départ et de déménagement. C’est le signe à la fois d’un déséquilibre actuel et d’une opportunité pour un autre aménagement qui réserve plus de place aux espaces naturels, aux services de proximité.

Nos engagements

1 - Des transports fiables, sûrs et accessibles à 15 minutes de chez soi 

La question des déplacements est centrale pour les Franciliennes et Franciliens  et a une incidence directe sur leur qualité de vie. L’inconfort dans les transports en commun participe de la volonté de 56% des Francilien·nes de quitter la région. Le Conseil Régional est responsable de l’organisation de la mobilité et a le pouvoir de faire évoluer nos types de mobilités, notamment en encourageant les mobilités douces, meilleures pour notre santé et le climat. 

Il est urgent que le réseau existant offre un service de qualité aux usager·ères. Les écologistes réorientent les politiques budgétaires pour améliorer en priorité la desserte, l’accessibilité, la fiabilité et le confort des transports du quotidien.  Nous encourageons aussi les projets d’extension de lignes de tramways et de métro lorsqu’elles représentent une réelle plus value pour les habitant·es. 

Pour assurer une desserte plus fine du territoire, sans artificialiser les sols de la Région, les écologistes mettent en place de nouvelles lignes de bus, notamment en grande couronne. Elles seront pensées en lien avec les nouvelles réalités de déplacements dues aux projets d’extension de ligne. Un service de qualité c’est aussi un service qui s’adapte aux besoins de chacun·e. A ce titre, les zones et les plages horaires du transport à la demande seront étendues et l’offre de transports adaptée (PAM), distincte selon les départements.  Les liaisons interrégionales et le développement des “petites lignes” seront soutenus par la Région pour sortir à terme de la dépendance à l’automobile.

L’intermodalité, au cœur des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, est la doctrine des transports du futur. Les écologistes accompagnent cette dynamique grâce à Navigo +, un abonnement unique qui donnera accès à une vingtaine de transports. Faciliter l’intermodalité c’est aussi encourager les mobilités douces en permettant aux Francilien·nes de terminer leurs déplacements par le vélo du dernier kilomètre, comme cela se fait aux Pays Bas. Des études et expérimentations de services de transport fluvial décarboné seront réalisées dans le cadre de cette intermodalité cyclable.

Nous voulons que les Francilien·nes puissent choisir leurs déplacements. Les écologistes réduisent la part de déplacements subis en déconcentrant les services et les activités. 

Élections : Aménagement de l'Île-de-France - Se déplacer et se loger

2 - Un logement digne et confortable pour tous·tes 

Un·e habitant·e de l’Île-de-France sur dix est mal logé. Absence de domicile personnel, difficultés d’accès au logement, mauvaises conditions d’habitat… le confinement et la crise sanitaire ont rendu visibles et souvent aggravé nombre de ces situations déjà critiques.

Les loyers ne sont pas suffisamment encadrés et les familles subissent les effets d’une bulle spéculative : le prix moyen de location dans le parc privé est supérieur de 26% à la moyenne nationale. Les écologistes investissent dans le logement social afin que chacun·e puisse se loger confortablement et dignement. 

Pour lutter contre le sans-abrisme et pallier la saturation des services d’hébergement, la Région écologiste met en place les dispositif “un logement d’abord” qui permettra de loger les Francilien·nes les plus vulnérables de façon durable, avec un bail et une clef et un accompagnement social. La Région entretiendra, à travers les organismes qui lui sont liés, un parc spécifiquement lié à la sauvegarde des personnes victimes de violences, dont la gestion sera concertée avec les services d’État et les associations compétentes.

La précarité énergétique participe au mal logement des Francilien·nes. La Région écologiste lancera un plan global de rénovation thermique et énergétique des logements, avec avance des frais pour les plus vulnérables, pour faire des économies sur sa facture et lutter contre le changement climatique. 

3 - Une Région sûre et apaisée 

Ces derniers mois, l’Île-de-France a été le théâtre de plusieurs faits-divers tragiques. Les causes de l’escalade de la violence dans notre région sont multiples et profondes. Aujourd’hui, plus que jamais, il est indispensable de prendre le problème à la racine et de comprendre que le courage politique est celui d’un changement de méthode.

La sécurité n’est pas une compétence de la Région en tant que telle mais est liée à certaines de ses prérogatives telles que les lycées, les transports, l’aménagement du territoire etc. Nous refusons de participer à la surenchère sécuritaire orchestrée par la droite en proposant des mesures liberticides et de surveillance de masse. A d’autant plus forte raison que c’est à cette droite que nous devons la suppression de 11.000 policier-es et l’abandon de la police de proximité.

Les écologistes militeront pour que la Police nationale renforce ses effectifs de manière durable en Ile de France. Mais nous pensons que cette question ne peut être traitée uniquement sous le prisme de la répression. Au contraire, il faut privilégier la prévention de violences et envisager la sécurité de façon globale en portant le projet du bien être et de l’apaisement, comme l’envisageait le Plan Borloo.

Nos propositions

1 - Un logement pour tous : 100 millions par an pour le logement social

Pour répondre aux besoins des Francilien·nes, prévenir et lutter contre le sans-abrisme, la Région écologiste investira dans les logements sociaux. Le Conseil Régional veillera à répartir de façon équilibrée ce parc sur l’ensemble du territoire pour éviter que certaines régions concentrent l’ensemble des difficultés sociales. 

  • 100 millions d’euros par an d’euros par an pour le logement social et très social 

  • Appuyer les dispositif de logement d’abord pour les personnes en grande vulnérabilité

  • Rééquilibrer le logement social en Île-de-France en conditionnant les aides au respect de la loi sur la construction de logements sociaux 

  • Réinvestir le comité régional de l’habitat et de l’hébergement pour promouvoir la construction de logements répondant aux besoins de la population et résoudre la crise du logement

  • Doter les missions locales et les comités locaux pour le logement des jeunes des moyens nécessaires à l’information des jeunes sur leur droit au logement et renforcer les dispositifs leur permettant d’y accéder. Création de structures d’habitat collectif pour les jeunes et intergénérationnels.

  • Mobilisation du parc intercalaire pour le logement et l’hébergement

  • Entretien d’un parc spécifiquement lié à la sauvegarde des personnes victimes de violences, dont la gestion sera concertée avec les services d’état et les associations compétentes

  • Réserver des places en structures d’hébergement pour les jeunes en rupture familiale

  • Allocation de fonds régionaux pour lutter contre le racisme environnemental qui touche les nomades et les personnes vivant en bidonvilles. Mise en place d’un fonds de résorption des bidonvilles en complément de l’État ainsi que d’une politique de diagnostic et de mise aux normes “habitat léger” des aires d’accueil des gens du voyage, souvent situées loin des centres de vie et à côté de déchetteries, d’industries et d’infrastructures polluantes. Travaux de recherche sur les évaluations d’impact sur la santé. Protection de toutes les personnes face aux risques chimiques et à la pollution de l’air. 

  • Financer la transformation de bureaux vides en logement , lieux d’activités ou hébergement

  • Soutenir les mairies et agglomérations qui mettent en œuvre l’encadrement des loyers

  • Une région engagée pour l’arrêt des expulsions sans relogement

  • La transformation des bureaux vides en logement

2 - Diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment grâce à la rénovation énergétique

La principale contribution directe de l’Île-de-France aux émissions de gaz à effet de serre est son bâti (50% des émissions régionales). La stratégie d’économies d’énergie, couplée avec une politique de sobriété des usages est la plus pertinente pour diminuer notre contribution aux dérèglements climatiques et améliorer directement les conditions de vie des Franciliennes et des Franciliens. La rénovation énergétique du bâti francilien est une mesure qui fait du bien au climat et au porte monnaie ! 

  • Des dispositifs de tiers financement avec Île-de-France Énergies : les travaux de rénovation des particuliers seront financés progressivement grâce aux économies d’énergie réalisées sans que le propriétaire ne débourse aucun fond 

  • Mettre en place un Observatoire régional de la précarité énergétique et garantir une meilleure information des dispositifs d’aide régional pour la rénovation 

  • Faire de l’Île-de-France un leader européen de la construction écologique en rénovant l’éclairage et le bâti public, en commençant par les lycées 

  • Encourager et prescrire les diagnostics thermiques des logements sur le modèle “SOLENI” d’accompagnement à la maîtrise de l’énergie pour les ménages en précarité. 

  • Création d’un service public régional de la performance et de la sobriété énergétique pour diminuer collectivement les usages énergétiques à tous les niveaux  et proposer des financements adaptés

  • Développer les opérations d’autoconsommation collective pour lutter durablement contre la précarité énergétique

3 - Des transports du quotidien fiables et confortables

La galère des transports est causée par le manque d’investissement dans le réseau du quotidien ainsi que par son niveau de saturation. La Région écologiste réorientera les politiques budgétaires pour améliorer en priorité l’offre de transport existante pour la rendre fiable, ponctuelle et accessible. Nous abandonnerons les infrastructures polluantes et non désirées comme le CDG Express et les lignes 17 au Bourget et 18 à Massy. Nous renforcerons l’offre de transport nécessaire pour désenclaver la Région. 

  • Investir dans l’amélioration des lignes du quotidien comme les RER B, C et D : améliorer les ascenseurs et les escalators, rénover les trains, développer la signalisation automatique, investir sur les infrastructures, créer un centre de commande unifié SNCF/RATP avant l’arrivée de Nexteo pour garantir la fiabilité des trains 

  • Relancer les études sur l’élargissement du tunnel des Halles

  • Désaturer la Gare du Nord en créant une gare de correspondance à Pleyel St Denis

  • Prolonger des lignes véritablement utiles aux Francilien·nes T5 T7, T11, T13, M4, M11 etc. 

  • Remettre en cause les projets de déconnexion de branche, dont celui du RER D, qui empêchent les Francilien·nes de se rendre directement à Paris ou en petite couronne et les obligent à changer de train sur une même ligne

  • Généraliser le bus “quart d’heure” en grande couronne et augmenter l’offre d’au moins 50%.

Élections : Aménagement de l'Île-de-France - Se déplacer et se loger

En Île-de-France, Metrobus, la régie publicitaire de la RATP, revendique 100 000 panneaux publicitaires dans le métro et sur les bus, et 724 écrans vidéos. 

Cette pression permanente ne cesse d’augmenter. Début 2020, 1300 écrans digitaux ont été implantés dans 63 gares de la Région. Pourtant, ces dispositifs consomment treize fois plus que les panneaux déroulants classiques.

Parmi les 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, 7 sont consacrées à la régulation de la publicité, et notamment l’interdiction des écrans vidéos publicitaires. Malheureusement, le gouvernement fait la sourde oreille. 

Les ressources tirées de la publicité sont pourtant minoritaires : elles ne représentent que 2,5% du chiffre d’affaires de la RATP. Nous avons donc les moyens de changer de modèle. 

Les écologistes à la Région Île-de-France veulent abandonner progressivement les publicités dans les transports, en commençant par les écrans numériques très énergivores.

  • Antistress publicitaire : suppression progressive des publicités dans les transports, en commençant par les écrans numériques 

  • Extension de l’offre de transports de nuit, notamment circulation 24/24 des tramways, en veillant à ne pas gêner les riverains.

4 - Atteindre enfin l’accessibilité universelle des transports en commun

  • 100% des bus et des trains accessibles aux poussettes, aux fauteuils roulants et aux vélos d’ici 2030

  • Accélération de la mise en accessibilité des gares et stations de métro

  • Le réseau de transport adapté aux personnes en situation de handicap et limitées dans leurs déplacements (PAM), géré actuellement par les seuls départements, sera redéployé de manière concertée avec les EPCI et les communautés de communes afin de fonctionner comme un véritable transport à la demande qui couvre l’intégralité du territoire, y compris les franges de la région et l’ensemble des usages

  • L’ensemble des outils de communication, de signalisation et d’information d’île-de-France Mobilités seront accessibles pour les Francilien·nes concerné·es par les handicaps sensoriels, dont le FALC “facile à lire et à comprendre”. 

5 - Des réseaux de transports plus attractifs et plus sûrs

Si l’insécurité dans les transports en commun fait l’objet de projections parfois exagérées diffusées par leurs contempteurs, il est clair qu’ils demeurent souvent très hostiles aux femmes, dont 100% ont déjà subi une agression sexiste dans le cadre de leurs déplacements. 

  • Former le personnel des opérateurs de transport en commun sur la réponse aux agressions sexistes

  • Création de brigades de prévention des violences et de prise en charge des personnes vulnérables

  • Outil de signalement d’injure ou d’agression à travers l’application Navigo +, par SMS et téléphone. Chaque signalement est suivi par IDFM, les bandes de vidéosurveillance seront automatiquement enregistrées et versées au dossier de plainte

  • Île-de-France  Mobilités se portera partie civile en lieu et place des victimes en cas d’agression sexiste. 

  • Exiger de l’État le retour des forces de sécurité qu’il a supprimées (500 policiers et gendarmes)

6 - Un seul Pass Navigo + pour tous les déplacements

L’offre Navigo n’est pas adaptée à l’ensemble des transports présents sur la Région. Résultat : les forfaits s’accumulent, les tickets se multiplient et les prix augmentent. Les écologistes proposent un service d’offre globale incluant l’ensemble des transports. L’accès aux transports en commun est un enjeu environnemental et social, la tarification doit permettre à tous·tes les Francilien·nes d’accéder à ce service de façon équitable. 

  • Navigo + : une offre unique pour une vingtaine de transports y compris les transports à la demande et les transports dédiés aux personnes en situation de handicap

  • Généralisation du ticket unique intermodal pour 90 minutes pour TOUS les transports (vélo, bus, ferré T à D)

  • Application Navigo + : les horaires et les itinéraires croisant tous les modes de transports, l’état du trafic en temps réel y compris en grande couronne 

  • Outil de signalement des incidents et désagréments intégré directement à l’application

  • Data ouverte pour que les usager·es puissent s’en emparer et proposer des améliorations

7 - Une tarification sociale adaptée à toutes et tous

  • Gratuité du Pass pour tous les moins de 18 ans 

  • Accessibilité au Pass Imagin’R pour tous les moins de 25 ans même non-étudiant·es

  • Ticket toutes zones le week-end et vacances scolaires à 5 euros pour toute la famille 

  • Des forfaits à moins 50% pour les retraités

8 - 1700 km de pistes cyclables et don de vélo pour les lycéen·nes

Les écologistes veulent développer le vélo et la marche en Île-de-France pour désaturer les transports en commun et faire du vélo et de la marche des transports de masse. Les mobilités douces garantissent la pleine santé des Francilien·nes en encourageant l’activité physique et en évitant les pollutions de l’air et les pollutions sonores. 

  • Un réseau cyclable sécurisé irriguant toute l’ile de France, et des zones urbaines 100% cyclables. Création d’un réseau structurant “RER Vélo” à l’échelle de la région et diffusion d’une signalétique vélo régionale.  1700 km de voies vélo d’ici 2027.

  • Distribution progressive de vélos neufs à tous les lycéen·nes et développer les cours de vélo pour les jeunes et les adultes et création du brevet régional cycliste

  • Prêt de vélos reconditionnés  comme à la Métropole de Lyon

  • Créer une direction “vélo” au sein d’Île-de-France Mobilités

  • Promouvoir le vélo du dernier kilomètre en incluant au pass unique Navigo + l’accès à un vélo en libre-service et à des stationnements sécurisés dans les gares et les pôles multimodaux

  • Abonnement location de vélo longue durée à 1 euro pour les jeunes précaires, 10 euros pour les autres 

  • Gares 100% cyclables et accessibles universellement avec parkings sécurisés et services de réparation et de petit entretien en nombre suffisants et intégrés à l’offre Navigo + 

  • Élargir l’ensemble des dispositifs de mobilité douce à la subvention régionale “vélos adaptés” conquise par les écologistes et l’ouvrir à toutes les personnes en ayant besoin, quel que soit le taux d’incapacité reconnu par la MDPH, y compris les dispositifs de roues électriques pour les utilisateur·ices de fauteuils roulants manuels.

  • Créer un indice de cyclabilité visant à attribuer une note aux communes en fonction des infrastructures vélo mises à disposition des usagers dans les gares et les lycées.

9 - Relancer l’activité de nos villages et communes rurales

Paris et sa petite couronne concentrent la majorité des activités de la Région : 68% des emplois sont ainsi concentrés sur 6% du territoire. Les écologistes veulent garantir un accès équitable aux infrastructures et aux services aux habitants de l’ensemble de la Région, y compris en grande couronne. 

  • Une desserte de transports en commun fine et adaptée à la demande : extension des zones et plages horaires du transport  

  • Une solution de transport en commun à 15 minutes de chez soi, création de pôles de mobilité regroupant station vélos, bornes de recharges, station de covoiturage, station transport à la demande, dans les villes et villages sans offre de transport public ou partagé, en concertation avec les communes et EPCI. 

  • Organiser le retour des activités économiques et commerciales dans nos quartiers et nos villages pour les faire revivre, ne plus construire en plein champ. Soutenir la transition numérique et écologique des petits commerces

  • Rapprocher les emplois des logements grâce à la planification urbaine, ou en encourageant le télétravail 

  • Maintenir le soutien à la création d’espaces de travail partagés pour diminuer les trajets domicile-travail

  • Construction de lycées de taille moyenne en zone rurale pour rapprocher les logements des établissements scolaires

10 - Plan régional pour l’égalité dans les quartiers

Les quartiers populaires ont été complètement abandonnés par la droite qui a arrêté de soutenir la politique de la ville. Alors que les inégalités territoriales ne cessent d’augmenter depuis plus de vingt ans, il est temps de lutter contre les assignations à résidence et les inégalités

  • Rétablissement des subventions liées à la politique de la ville, supprimées par la droite et le centre

  • En lien avec la stratégie nationale “cœur de ville”, revitalisation des quartiers en soutenant les commerces et les associations locales

  • Contractualisation des politiques d’aménagement pour laisser plus de place à la nature, créer des espaces verts et des îlots de fraîcheur

  • Politique économique et de l’emploi sectorisée à partir de diagnostics régionaux. Soutenir au moins dix zones “zéro chômeur de longue durée”

  • Soutien aux initiatives locales et aux pôles territoriaux de coopération économique

  • Subventions de fonctionnement pluriannuelles pour les associations locales et les centres d’animation socioculturelle

  • 30 000 emplois tremplin pour l’intérêt général

  • Diagnostic économique de territoire et soutien aux missions locales

  • Rénovation de 130 lycées en ciblant les plus délabrés pour des conditions d’étude dignes et confortables.

  • Expérimentation de programmes de sécurité sociale alimentaire pour que tout le monde ait accès à une alimentation de qualité

  • Modernisation des transports du quotidien, en priorité les RER B et D

  • Soutien et financement des testings pour lutter contre les discriminations ; résultats rendus publics

  • Région partie civile aux côtés des victimes et si besoin portera plainte en lieu et place pour obtenir justice.

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 09:37

L’année écoulée a été comme chacun sait éprouvante pour les jeunes à la recherche d’un emploi ou pour les étudiant·es, elle a été dévastatrice pour l’ensemble du secteur culturel, sportif et associatif. Le Conseil régional dispose des compétences de gestion des lycées et de l’orientation. Il est également chef de file des politiques jeunesse et intervient auprès des jeunes à travers ses autres politiques sectorielles (transport, culture, etc.). Il agit sur les politiques émancipatrices en soutenant les lieux de sports et de spectacles, les associations et la création culturelle. Nouvel exposé des propositions des écologistes pour les élections régionales des 20 et 27 juin, après Protéger la nature et sauver le climat, Un plan de santé pour l'Île-de-France, Nourrir l'Île-de-France et Le logement d'abord !  Nous serons également présents physiquement  sur le marché Bio le vendredi après-midi, et le marché dimanche matin. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur http://idfecologie.fr/.

Élections régionales : Étudier et s’émanciper

La proposition politique écologiste est celle qui met la jeunesse au premier plan parce que c’est elle qui développe des propositions protégeant la possibilité pour elles et eux de vivre dans un monde et une région habitables. C’est aussi elle qui est la plus réceptive aux revendications émergentes portées par les jeunes générations.

De nombreux lycées offrent de mauvaises conditions d’études du fait de leur vétusté. Par ailleurs, le dynamisme démographique de la région implique la construction de nouveaux lycées, qui n’a pas été anticipée. La crise pandémique révèle un manque de moyens inacceptable dans les lycées franciliens. Il manque aujourd’hui près de 900 professionnel·les : infirmiers·ères, agent·es d’entretien, conseiller·ères d’orientation. Notre jeunesse mérite de préparer son avenir dans les meilleures conditions et nous ferons de la construction et de la rénovation des lycées un levier de la transition écologique du bâtiment.

Les écologistes considèrent que les pratiques culturelles, l’accès aux œuvres participent pleinement d’une vie désirable et permettent l’émancipation de chacun·e. Notre région est dotée d’une offre culturelle exceptionnelle. Cette offre est notamment permise par l’engagement régional qui soutient le secteur culturel dans la plupart de ses dimensions. Cependant, l’offre reste concentrée au cœur de la métropole parisienne. Par ailleurs, le secteur culturel est aujourd’hui dévasté par la crise sanitaire et sociale. Il est nécessaire d’envisager une action en deux temps. D’abord sauver les acteurs culturels et notamment les structures les plus fragilisées. Ensuite élaborer une intervention publique suivant deux axes : soutenir la création culturelle et développer la pratique et la médiation, pour que chaque Francilien·ne ait l’occasion de s’exprimer et de s’émanciper.

Nos engagements

1 - Accompagner l’émancipation de la jeunesse dès le lycée

Les lycées franciliens sont dans un piteux état. Les bâtiments, qui ont été construits pour la plupart lors de la massification scolaire il y a 40 ans, sont vétustes et les conditions matérielles sont dégradées. Les cours ont lieu dans des préfabriqués ou dans des salles trop petites et mal isolées. Les lycéen·nes sont en colère suite au désordre provoqué par les réformes pédagogiques récentes. Les profs se sentent abandonné·es et il manque 900 agent·es d’entretien, infirmièr·es scolaires, etc.

On estime que l’Île-de-France devra accueillir 30 000 lycéen·nes supplémentaires d’ici 2030. Il est urgent d’enclencher un plan d’urgence de construction et de rénovation des bâtiments pour permettre aux lycéen·nes d’avoir cours dans des conditions décentes et anticiper les évolutions démographiques à venir. Il faut lancer une dynamique de concertation locale et régionale avec les représentant·es du personnel éducatif pour permettre de pallier le déséquilibre territorial existant en priorisant les zones les plus en tension.  

L’émancipation de la jeunesse doit s’appréhender dès le lycée. Les jeunes doivent être mieux accompagné·es dans leur orientation, les établissements ne doivent pas être uniquement des lieux d’apprentissage scolaire mais doivent rester ouverts sur la société. La Région écologiste investira massivement pour les lycées, pour la jeunesse, pour l’avenir.

L’accès à la mobilité sera soutenu avec la distribution de vélos pour les lycéen·nes, le financement de permis de conduire et la tarification sociale des transports en commun, pour les jeunes et les publics en insertion.

2 - Permettre aux jeunes de préparer leur avenir sereinement

La situation des jeunes en termes de formation et d’emplois est globalement meilleure en Île-de-France que dans le reste du pays mais dépend très fortement des disparités géographiques de la région. Les jeunes générations subissent de plein fouet les effets de la crise sanitaire et sociale.  La précarité dans laquelle vivent nombre de jeunes Francilien·nes a été aggravée par les effets des confinements, la fermeture des lieux d’apprentissage et la disparition de nombreux emplois non ou peu qualifiés.

Nos jeunes méritent d’être entendu·es et mieux considéré·es. Nous souhaitons construire une société avec et pour la jeunesse. Nous souhaitons faire en sorte que chacune et chacun puisse préparer son avenir sereinement dans des conditions dignes. La Région peut agir pour prendre soin de cette jeunesse. Nous mettrons tout en œuvre pour permettre aux jeunes de manger à leur faim, de se loger décemment, de se soigner, de se déplacer librement et d’être pleinement autonomes.

3 - Promouvoir la culture pour toutes et tous

La crise sanitaire a profondément bouleversé la vie culturelle et festive des Franciliennes et Franciliens. Alors qu’il emploie 300 000 personnes en Île-de-France, le secteur culturel a été terriblement impacté et doit faire face à une précarisation croissante de ses métiers.

La culture est un gage de lien social et un maillon essentiel d’une société en bonne santé. Les Écologistes en Île-de-France souhaitent soutenir et réinvestir dans la culture pour lui redonner la place qu’elle mérite dans nos vies et nos interactions sociales.

La vie va progressivement reprendre son court et si la généralisation des outils a permis de garder du lien, nous souhaitons promouvoir une société qui privilégie à nouveau les sorties culturelles et le spectacle vivant au tout numérique.

Notre vision de la culture est celle de la convivialité, de l’ouverture, de la proximité et de l’inclusion. Nous renforcerons le maillage culturel et amplifierons la présence de l’art sur tout le territoire francilien. Grâce à un soutien financier de long terme, la Région écologiste participera au rayonnement des projets et des artistes locaux.

4 - Encourager les pratiques sportives dans toute l’Île-de-France

De nombreux·ses Francilien·nes ont vu leur pratique du sport supprimée ou drastiquement réduite avec la crise sanitaire. Le secteur sportif, comme le secteur culturel, a été très durement impacté et les associations sportives ont du mal à survivre. Des millions d’euros sont actuellement engagés pour les Jeux Olympiques de 2024 mais ces infrastructures et aménagements ne profiterons pas aux habitants des quartiers concernés.

Nous souhaitons aider le secteur du sport à se relever en soutenant particulièrement les petites associations. Chacun et chacune doit pouvoir avoir accès à des activités près de chez lui et à des prix décents. A l’instar de la culture, nous souhaitons promouvoir le sport pour toutes et tous et investir dans les infrastructures sportives en visant le mieux-disant écologique.

Nos propositions

1 - Rénovation de 130 lycées et construction de 30 nouveaux lycées

Les lycées doivent être des lieux où il fait bon vivre, où chaque élève doit pouvoir évoluer sereinement et être accompagné correctement. En plus de ne pas avoir tenu ses promesses, la droite a diminué la dotation régionale par élève et elle a distribué massivement de l’argent public au privé. Investir pour les lycées, c’est investir pour l’avenir. La proposition écologiste est celle qui met la jeunesse au premier plan. 

  • 5 milliards d’€ seront engagés pour la rénovation, l’isolation thermique et la construction de nouveaux lycées en allant vers le mieux-disant écologique et la mise en accessibilité complète des bâtiments, en ciblant d’abord les lycées concernés par des pollutions à l’amiante. 

  • Plan d’embauche massif pour remplacer les 900 agents manquants (infirmeries, gestion des cantines, entretien/désinfection des espaces communs). 

  • Rééquilibrage de la dotation globale de fonctionnement des lycées pour s’adapter aux évolutions démographiques à venir. Privilégier le financement des lycées publics et limiter les fonds alloués au lycées privés au minimum légal.

2 - Faire des lycées des véritables espaces de citoyenneté

  • Extension des horaires d’ouverture pour que chaque lycéen·ne puisse travailler dans un environnement calme. Organisation d’activités non scolaires (événements culturels, formations) en invitant des pédagogues spécialistes des domaines éducatifs non couverts par l’éducation nationale.

  • Dans chaque établissement, un référent volontaire sera formé pour recueillir la parole des jeunes qui ont été victimes de violences, violences sexuelles ou inceste, adaptation de ce dispositif aux personnes en situation de handicap. 

  • Soutien à l’organisation de programmes de prévention aux usages des stupéfiants, d’alcool ou, de prévention des discriminations sexistes, racistes ou lgbtphobes, d’éducation à la sexualité et au consentement. 

  • Doter les lycées de véritables référents techniques et d’équipements fixes de qualité. Évaluation de la distribution massive de matériel de mauvaise qualité. Campagne d’informations et de formations à l’utilisation et aux risques du numérique, et vrai SAV du matériel.

  • Création d’un conseil francilien de la vie lycéenne qui traitera à l’échelle inter-académique de tous les sujets ayant trait à la compétence de la Région. Créer des espaces parents dans chaque lycée. 

  • Création d’éco-conseils dans tous les lycées, formation des professeurs et des infirmiers au sujet de l’anxiété et éco-anxiété. Intégration des problématiques écologiques dans les manuels scolaires.

  • La mobilité est la clé de l’autonomie. Distribution progressive de vélos à chaque lycéen·ne dès leur arrivée en seconde. Installation de garages à vélos et sécurisation des pistes cyclables aux alentours de chaque établissement. Extension du pass Imagin’R à toutes et tous les moins de 25 ans peu importe leur statut et tarification sociale des transports en commun pour les élèves du secondaire.

  • Prise en compte des enjeux de développement durable dans la structuration et l’évolution des programmes d’enseignement technologiques et professionnels. Création de deux lycées agricoles publics et soutien appuyé aux bacs professionnels et technologiques. Extension de l’offre de formation STMG pour qu’aucun·e lycéen·ne ne soit déscolarisé·e faute de places disponibles. 

  • Dans les collèges, lycées et CFA, mettre en place des animations éducatives à la sensibilité animale et à l’éthologie.

 

 

Élections régionales : Étudier et s’émanciper

3 - Des cantines “bio & local”, à tarifs sociaux

L’alimentation des adolescent·es est un sujet crucial pour leur développement et leur santé. Leur donner accès à des produits de qualité, garantir un service public de l’alimentation savoureuse et accessible est une nécessité, mais c’est aussi un pari sur l’avenir. Il s’agit d’insuffler des pratiques qui pourront se maintenir tout au long de leur vie et protéger leur santé. Il est donc nécessaire d’organiser un plan de formation des cuisiniers en restauration collective pour mieux maîtriser l’alimentation végétale et s’assurer que l’alternative végétarienne quotidienne soit attirante et donne envie aux jeunes d’apprendre à cuisiner. Les professionnels seront encouragés à équilibrer les protéines selon leur source carnée ou végétale et la diminution des volumes globaux de viande consommée sera encouragée. Par ailleurs, l’objectif de 100% de produits biologiques et/ou locaux (avec au moins 50% en 2025) permet d’engager un levier considérable de transformation agricole, par la commande publique et la structuration d’une filière d’approvisionnement relocalisée.

4 - Expérimenter une allocation “coup de pouce” de 400 € pour tous les étudiants

Nous souhaitons améliorer la qualité de vie de chaque francilienne et francilien. Mais nous souhaitons donner la priorité aux jeunes pour qu’ils puissent étudier dans de bonnes conditions, préparer leur avenir sereinement et dessiner la société de demain autours des valeurs de respect du vivant et de solidarité. Nous avons conscience du désarroi des jeunes c’est pourquoi nous proposons des mesures pour remédier aux situations de précarité en particulier en termes d’alimentation, de santé, de logement ou de conditions d’études.

  • Soutien à l’expérimentation d’un revenu d’existence ciblant en priorité les jeunes de 18 à 25 ans

  • Chaque étudiant·e doit pouvoir manger à sa faim et une nourriture de qualité : subventions à la création d’épiceries solidaires sur les campus ; baisse des prix et meilleur accès à une nourriture de qualité́ via le financement d’acteurs publics ou privés qui ne mettent pas en place de critérisation ; des repas au CROUS et des cantines scolaires à meilleure progressivité́ des tarifs proposant des repas végétariens quotidiens, visant le 100% bio et local ; campagnes d’éducation autour de l’alimentation dans les lycées.

  • Renforcement de l’offre de santé pour les étudiant·es : création de centres de santé à proximité des universités et des CROUS ; consultations gynécologiques et psychologiques gratuites et anonymes ; simplification des procédures et des démarches d’accès, notamment à destination des étudiants étrangers ; installation de distributeurs de serviettes et de tampons gratuits dans chaque lycée et chaque établissement d’enseignement supérieur et distribution de kits “anti-précarité menstruelle” lavables ; tiers payant à 100% de la sécurité sociale pour toutes les dépenses de santé (pas d’avance de frais).

  • Lutte contre l’habitat indigne :  soutien la création et la rénovation massive de logements dédiés aux jeunes (FJT, résidences étudiantes, internats à proximité des centres d’études) ; fonds régional d’aide au paiement des quittances de loyer et dépenses liées au logement, pour les 18-25 ans et étudiants rencontrant de graves difficultés ; extension de l’offre locative par la réquisition de tous les logements vides et encadrement des loyers de l’ensemble du parc locatif, privé ou public, étudiant ou non ; respect de la trêve hivernale dans les logements CROUS et transformation des droits d’occupation précaires en baux de droit commun.

5 - Une nouvelle ambition pour la recherche

  • Un budget ambitieux sera consacré à la recherche, avec des financements sur le temps long 

  • La recherche participative, citoyenne et ouverte sera encouragée par l’accès de tou·tes aux infrastructures et ressources universitaires 

  • Accompagnement spécifique pour les étudiants et les jeunes chercheurs, franciliens et étrangers : financement des emplois étudiants en bibliothèque universitaire, aides aux étudiants étrangers et aux doctorants pour régler leurs frais d’inscription, aide aux étudiants confrontés à un accident de parcours.

6 - Relancer le secteur culturel

Parce que le monde du spectacle a été complètement abandonné par l’État et la Région de Valérie Pécresse, nous voulons aider les acteurs culturels à se relever en prenant appui sur la commande publique.

  • Nous organiserons des Assises de la culture et nous instaurerons un dialogue régulier avec les professionnels.

  • Nous reviendrons au dispositif de « fabriques culturelles” : lieux de création et co-construction artistique, de partage et ouverts à toutes les pratiques et formes de cultures

  • Nous relancerons l’emploi avec la création de 30 000 emplois tremplins, la promotion de projets culturels de proximité et la distribution d’aides de fonctionnement.

  • Un chèque « pratique artistique » sera distribué pour encourager l’accès à la culture pour toutes et tous.

  • Améliorer la desserte des lieux culturels en transports en commun (banlieues, zones rurales)

7 - Du sport pour tou·tes, partout en Île-de-France

  • Enrichir le maillage culturel francilien en s’appuyant sur les acteur·trices culturels, sportifs et socioculturels locaux. Développer les dispositifs mobiles et notamment les installations sportives provisoires

  • Rénover les équipements sportifs et culturels en visant le mieux-disant écologique. Évaluer l’usage genré des équipements pour conduire une politique de rattrapage égalitaire dans les investissements. Investir pour développer les équipements sportifs dans les établissements scolaires et les campus universitaires

  • Encourager et prendre en compte l’engagement des clubs sportifs dans la lutte contre les discriminations dans l’attribution des subventions et la construction de nouvelles infrastructures. Promouvoir les chartes d’engagement vers l’inclusivité, soutenir la mise en accessibilité des équipements sportifs. 

  • Nous faciliterons la création de jeux sportifs régionaux mettant en avant les professionnels du sport en club et les pratiques amateurs pour mettre en valeur les jeunes sportif·ves et faire se rencontrer les différents organismes sportifs régionaux (Jeux olympiques citoyens d’IDF)

  • Action résolue contre les nuisances liées aux JO : pollutions, bétonisation, spéculation et production de déchets

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 11:34

L’Île-de-France n’est pas qu’une suite de routes et de bâtiments de béton et d’acier. Traversée par de nombreux cours d’eau, dotée de forêts, de prairies et de champs, 75% de notre région n’est pas urbanisée. Pourtant, des centaines de milliers d’entre nous sont éloignés de tout accès à la nature. Parce que les êtres humains ne peuvent survivre seuls, que les plantes nous apportent de la fraîcheur en été et nous nourrissent toute l’année, parce qu’il faut empêcher les inondations et les sécheresses, parce que nous refusons un monde privé du chant des oiseaux, nous devons faire plus de place à la nature. Nouvel article pour exposer les propositions des écologistes pour les élections régionales des 20 et 27 juin, après Un plan de santé pour l'Île-de-FranceNourrir l'Île-de-France et Le logement d'abord !  Nous serons également présents physiquement  sur le marché Bio le vendredi après-midi, et le marché dimanche matin. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur http://idfecologie.fr/.

Élections régionales : Protéger la nature et sauver le climat
Élections régionales : Protéger la nature et sauver le climat
Élections régionales : Protéger la nature et sauver le climat
Élections régionales : Protéger la nature et sauver le climat
Élections régionales : Protéger la nature et sauver le climat

L’OMS recommande, pour une bonne santé, que chaque personne puisse avoir accès en moyenne à 15m2 d’espaces verts. C’est un objectif qui doit être atteint à l’échelle de chaque quartier. La Région accompagnera les communes dans la création de nouveaux espaces verts et créera des parcs de dimension régionale. L’objectif zéro artificialisation des sols, surtout des terres agricoles, sera enfin une priorité. 

Il est impératif d’atténuer les conséquences des canicules ou des inondations liées au réchauffement climatique et de diminuer l’émission des gaz à effets de serre. Agir contre les îlots de chaleur en repensant l’urbanisme et en réaménageant nos villes, faciliter l’écoulement des eaux en désimperméabilisant les sols et en végétalisant les espaces urbains sont des nécessités vitales. 

D’un autre côté, nous devons diminuer les émissions de gaz à effet de serre dont les activités humaines sont responsables. Les principaux leviers à l’échelle de l’Île-de-France sont les transports, le bâti, l’énergie et, de manière générale, l’ensemble des importations de marchandises dont la production et le transport émettent des gaz polluants. Contre le dérèglement climatique, la région peut beaucoup. Fini de verdir les discours il est temps de verdir les actes.

Notre région est particulièrement dépendante de ressources limitées, dont la disponibilité va décroître progressivement dans les décennies à venir. Les écologistes sont pragmatiques et préparent l’avenir dès maintenant. D’abord, la Région doit promouvoir la sobriété et garantir l’efficacité énergétique, en réalisant notamment des travaux de rénovation. Ensuite, il faut développer les énergies renouvelables sur notre territoire afin d’augmenter notre autonomie énergétique.

Nos engagements 

 1 - Zéro artificialisation, pour un aménagement écologiste de la région

Chaque année des centaines d’hectares de nature ou de terres agricoles sont englouties par le béton et la route. Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas la construction de logements qui est principalement responsable de cette artificialisation mais bien le développement de la voirie, des parkings et des activités économiques qui s’éloignent toujours plus des lieux de vie. 

L’artificialisation des sols a des conséquences dramatiques sur le vivant et on constate l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux depuis des décennies, y compris ces dix dernières années. Elle est aussi responsable du réchauffement climatique, les sols étant des régulateurs des cycles du carbone et de l’eau. 

Nous réformerons le Schéma directeur de l’Île-de-France pour réellement protéger nos espaces de nature et nos terres agricoles. Plus question de bétonner le Triangle de Gonesse ou le plateau de Saclay. Au contraire, le conseil régional achètera des terres pour les protéger et compléter une véritable ceinture verte, consacrée à la nature et à l’agriculture. La reconstruction de la ville sur la ville, la revitalisation des centre-bourgs et l’installation des activités économiques compatibles au plus près des habitations seront les principales orientations de l’aménagement de l’Île-de-France. Les aides versées aux collectivités seront conditionnées aux efforts entrepris dans la lutte contre l’artificialisation et pour la renaturation des sols.

2 - 15 m 2 de nature par Francilien

En Île-de-France comme dans le reste du monde, la nature est en danger. La biodiversité s’effondre et les animaux ont de plus en plus de mal à trouver des habitats adaptés. Malgré les réglementations environnementales, les grands projets destructeurs des espaces naturels continuent de se multiplier. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande que chaque personne ait en moyenne accès à 15m2 pour se sentir en bonne santé, c’est l’objectif que nous poursuivrons. Végétalisation des cours d’établissements scolaires, contractualisation avec les collectivités pour que chaque projet d’aménagement libère du sol nu et de la pleine terre, de la place pour la végétation et les animaux. 

La Région soutiendra massivement l’éducation à la nature en permettant aux enfants et aux adultes de se familiariser avec le vivant. Des séjours d’immersion en pleine nature seront proposés lors des vacances scolaires. 

Le Conseil régional, avec l’Agence des espaces verts, créera au moins trois parcs régionaux et complètera une ceinture verte entre la petite et la grande couronne. Avec les écologistes, plus personne ne grandira dans le béton, sans rencontrer les plantes et les animaux. Le Conseil régional financera la plantation d’un arbre par naissance en Île-de-France pour que chaque enfant francilien soit rattaché au vivant: à chaque petit-e francilienn-e son arbre, qu’il pourra identifier et dont il pourra prendre soin.

3 - Relocaliser l’agriculture

L’Île-de-France est un territoire agricole (50% de la région), dont les surfaces agricoles sont dominées à 90 % par les grandes cultures (blé, orge, colza, betterave). Il comprend 12 millions de consommateurs·rices, soit presque 19% de la population métropolitaine. Malgré la présence d’un tel bassin de consommation, la majorité des denrées alimentaires produites en Ile-de-France sont exportées. L’Ile-de-France fait également face à une diminution des surfaces agricoles (SAU) de 0,6% par an depuis 2010 et à un départ massif à la retraite des exploitants qui ne sont pas remplacés par une  nouvelle génération d’agriculteurs·rices. En Ile-de-France, nous avons perdu 25% des exploitations en 20 ans. 

Les écologistes vont maintenir les revenus et tripler les emplois en accompagnant et intensifiant la transition agricole. Nous mettrons en place un vaste plan de transition agroécologique régional : sortir de l’agriculture industrielle et développer l’agriculture biologique et paysanne, l’agroforesterie et soutenir la production de protéines végétales. Les déchets organiques urbains doivent être réintégrés au cycle agricole pour ne plus importer d’engrais de synthèse. En misant sur la formation et le recrutement d’une nouvelle génération, sur l’expertise et la connaissance du terroir des professionnels, nous passerons d’une agriculture de monoculture, de chimie et d’exportations à une agriculture nourricière qui travaille avec la nature, protège l’air, l’eau et les sols. Nous voulons passer de 11 000 emplois agricoles directs à 35 000 en dix ans. Nous accompagnerons la progression de l’agriculture biologique et accélèrerons les conversions vers les 30% d’exploitations bio à la fin du mandat. Pour lutter contre l’empoisonnement de nos campagnes, la Région se mobilisera pour atteindre l’objectif zéro pesticide en 2030. La Région soutiendra l’élaboration de projets alimentaires territoriaux et montrera l’exemple avec un projet alimentaire régional.

4 - Rénover massivement l’ensemble du bâti francilien

La principale contribution directe de l’Île-de-France aux émissions de gaz à effet de serre est son bâti (50% des émissions régionales). Les consommations d’énergie et les pollutions induites par les bâtiments résidentiels ou tertiaires ont globalement diminué depuis vingt ans, même si une reprise est observée depuis 2015 (date de l’arrivée de Mme Pécresse à la tête de la Région). Au vu des quantités d’énergie consommées et de la mauvaise qualité globale des logements franciliens (2,1 millions de logements classés E,F ou G : 44% du parc), la stratégie d’économies d’énergie, couplée avec une politique de sobriété des usages est la plus pertinente pour diminuer notre contribution aux dérèglements climatiques et améliorer directement les conditions de vie des Franciliennes et des Franciliens.

Alors que le marché de la rénovation était en pleine émergence, la droite régionale l’a tué dans l’œuf en supprimant les financements régionaux. Quand les écologistes prendront la tête de la Région, l’opérateur régional de tiers-financement Île-de-France Énergies agira au profit des copropriétés, des propriétaires individuels et même des entreprises propriétaires de bureaux. La Région organisera un service public régional de la sobriété énergétique pour engager une diminution des usages énergétiques.

Enfin, à travers la rénovation et la construction des lycées, la Région agira en leader exemplaire de la construction écologique. La société publique IDF Construction sera mobilisée auprès de toutes les collectivités volontaires pour partager ses bonnes pratiques en termes de reconstruction de la ville sur la ville, réhabilitation de locaux économiques, utilisation de matériaux locaux et recyclables, densification verticale et accueil de la flore et de la faune endémique.

La Région se positionnera comme leader européen de la rénovation énergétique du bâti grâce à une vision et un volontarisme politique qui faisait défaut jusqu’à présent.

5 - Un plan “anti-Lubrizol”pour protéger les populations des risques industriels

L’Île-de-France accueille 94 sites Seveso et un nombre bien plus grand d’installations classées au titre de la protection de l’environnement. Le rapport du Sénat au sujet de Lubrizol pointe du doigt la négligence avec laquelle la direction du site a traité les recommandations faites par les autorités ainsi que l’absence de coordination en matière terme de prévention des risques dans un site accueillant plusieurs industries dangereuses.

Alors que notre Région est la plus dense de France, ni les populations, ni les élu·es ne disposent d’informations précises et fiables concernant la dangerosité des sites. Plutôt que de contraindre les industries à se conformer aux enjeux spécifiques de leur environnement,  c’est aux populations et aux communes de s’adapter au voisinage d’activités porteuses de risques majeurs, ce qui n’est tout simplement pas acceptable. La seule Seine-Saint-Denis a connu 11 incendies d’entrepôt ces 2 dernières années Les salarié·es sont les , souvent instrumentalisé·es au titre de la défense de l’emploi mais premières victimes des expositions à des fumées ou à des produits toxiques, dont ils et elles n’ont pas toujours les informations quant aux conséquences sur leur santé.

La Région s’engagera à signaler à l’Etat tout incident porté à sa connaissance et supervisera le planning de contrôle prévu par des services d’Etat aujourd’hui insuffisants. Des fonds seront engagés pour la sécurisation des installations de gestion des déchets pour prévenir les risques d’incendie et d’explosion, équiper de systèmes de sécurité incendie les locaux électriques et les bâtiments logistiques pour améliorer la ponctualité des transports en commun et éviter les catastrophes. La Région se portera partie civile à toute action de justice visant à protéger les populations des risques industriels et accompagnera les luttes juridiques. Des études seront financées pour identifier d’éventuelles situations de racisme environnemental.

6 - Amplifier la transition énergétique

Après des années de luttes écologistes et de mobilisation d’experts, la nécessité d’une transition énergétique fait aujourd’hui consensus et de véritables filières de production d’énergie renouvelable commencent à se structurer. Cependant l’Île-de-France est très déficitaire (elle consomme bien plus d’énergie que ce qu’elle n’en produit). L’autonomie énergétique de l’Île-de-France demeure un objectif lointain mais des efforts doivent être entrepris. Tout d’abord, la Région peut agir à la source, en mobilisant largement autour d’un plan de sobriété énergétique qui permet de réduire les usages, par exemple en réduisant le nombre d’écrans publicitaires qui envahissent nos rues et nos transports en commun et en privilégiant des affichages culturels, patrimoniaux et associatifs. 

Ensuite, il s’agit d’engager un grand plan de rénovation du bâti, à tous les niveaux. Concernant la production, le Conseil régional écologiste mettra la priorité sur la géothermie et le petit hydraulique respectueux de la biodiversité. La Région soutiendra la construction et l’extension de réseaux de chaleur et étudiera les déploiement possibles d’hydrogène 100% issu de renouvelables, notamment dans l’industrie.

La Région soutiendra l’essor, dans toutes les communes, de réseaux citoyens de production et de consommation d’énergie renouvelable et créera un service d’ingénierie pour faciliter les coopérations territoriales. 

Pour les transports ne pouvant être électrisés ou évités, le recours à du biogaz ou des agrocarburants de seconde génération doit être envisagé. Toutes les industries productrices doivent être raccordées à des réseaux urbains. Les coopérations citoyennes seront largement appuyées par une intervention publique pour que l’Île-de-France réalise son potentiel d’équipement en panneaux solaires et en éoliennes pour atteindre les objectifs de 100% renouvelable en 2050. 

7 - Protéger tous les animaux

Les animaux sont trop souvent ignorés, considérés comme des choses inertes, ou de simples aliments sur pattes. Pour les écologistes, nous avons une responsabilité majeure dans leurs conditions de vie, qu’il s’agisse des animaux de compagnie, d’élevage ou des animaux sauvages, des villes, des champs ou des forêts. La Région se mobilisera pour mettre fin aux mauvais traitements dont ils font l’objet. La Région mettra en place les dimanches sans chasse, supprimera les conventions de chasse et de pêche sur le territoire dont elle a la responsabilité et ouvrera à un moratoire régional sur la chasse à courre. Les collectivités qui s’engagent pour laisser de la place aux animaux et répondre à leurs besoins seront soutenues. À travers des critères dans la commande publique régionale, l’option végétarienne quotidienne dans les cantines et le soutien à la transition agricole, le Conseil régional s’opposera aux élevages industriels. La région fait sienne les propositions du referendum animaux et s’engage à poursuivre leur mise en oeuvre à son échelle.

Nos propositions

1 - Un arbre planté pour chaque naissance en Île-de-France

Chaque enfant né en Île-de-France se verra proposer un partenariat avec un arbre planté dans son mois de naissance, et une plaque à son nom y sera apposée pour rappeler les liens qui nous unissent au vivant et à notre patrimoine naturel. Les arbres anciens, poumons de notre région et participant de notre patrimoine seront protégés par un label régional qui empêchera toute coupe, sauf nécessité absolue. Ces mesures s’intègrent à un plan plus large qui vise à renforcer la densité végétale dans les villes, avec la création de mille îlots de fraîcheur, une ceinture verte régionale, l’augmentation globale du couvert forestier francilien. L’agroforesterie sera encouragée à travers les formations agricoles et des aides spécifiques pour la plantation d’arbres et de haies dans les champs. La gestion des forêts franciliennes intègrera des objectifs de diversification biologique et de variété des usages (exploitation bois-matériau, bois-énergie, habitat d’espèces sauvages, régulation de l’eau et de l’air, espaces de loisirs).
Les friches industrielles seront étudiées au cas par cas : selon la richesse de la vie qui s’y est développée, elles seront, soit utilisées pour construire des logements accessibles ou de nouvelles activités industrielles, soit renaturées. Pour renaturer partout où c’est possible, nous réécrirons le SDRIF en plaçant l’indice de soutenabilité comme critère essentiel à tout nouveau projet d’aménagement. Des espaces de vie sauvage sanctuarisés seront créés dans le cadre des périmètres régionaux d’intervention foncière. En collaboration avec les Parc Naturels Régionaux et l’Agence Régionale de la Biodiversité, la Région s’engagera fortement dans la protection et l’extension des trames vertes, bleues et noires.

2 - Zéro pesticide en 2030, 2000 km de haies plantées

L’agriculture paysanne est un secteur d’avenir qu’il faut protéger de l’urbanisation galopante et développer, en suscitant de nouvelles vocations. Il faut soutenir la transformation de nos systèmes agricoles productivistes vers des modes de production écologiques et le redéploiement de la polyculture élevage, sans intrants de synthèse et favorisant la biodiversité et notamment la vie des sols. La transition agricole et l’essor de la production alimentaire francilienne permet de préserver l’environnement, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre mais aussi d’agir pour la santé des Francilien·nes. 

  • Conditionner les soutiens à l’agriculture à la protection des ressources en eau et à la préservation des sols

  • Aider les exploitations agricoles à planter 2000 km de haies et à revitaliser les sols.

  • Zéro pesticide sur les terres agricoles propriété de la Région dès 2022

  • Appuyer les collectivités, des associations et des exploitations qui développent les circuits courts et de proximité et relocalisent (associations de développement de l’AB, AMAP, couveuses d’activités, foncières citoyennes pour l’installation agricole). 

  • Élevage : maintenir les exploitations existantes en accompagnant leur transition vers les pratiques d’agroécologie et d’agriculture végétale,  développer les petites fermes de polyculture-élevage ainsi qu’une filière d’abattage mobile et de transformation locale, après un état des lieux public sur la situation des abattoirs en Île-de-France.

  • Favoriser une diversité paysagère entre zones cultivées et non-cultivées accueillant une végétation permanente spontanée indispensable au développement de la micro-faune locale. Tout abattage d’arbre évitable doit être évité.

3 - Doter la Seine, la Marne et l’Oise d’une personnalité juridique

L’eau est une ressource de plus en plus menacée par les pollutions, les sécheresses et les conflits d’usage (irrigation, consommation, usages industriels ou de loisirs). La Région doit préserver la ressource en eau et s’opposer aux procédés de traitement polluants comme l’osmose inverse basse pression. En s’inspirant des droits de la Nature et en considérant l’écosystème fluvial comme une entité juridique, nous doterons la Région d’un nouvel outil prometteur. Il s’agit aussi d’une mesure forte qui s‘inscrit dans une logique plus générale, intégrant la préservation de l’eau et de ses habtiant-es à l’ensemble des politiques régionales : soutien aux collectivités qui s’engagent dans la gestion publique de la ressource en eau, contrôle des syndicats producteurs d’eau potable et des syndicats d’assainissement, aménagements visant la désimperméabilisation des sols, la protection des berges, le zéro pesticides, trames bleues, schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux…

4 - Promouvoir l’éducation et la sensibilisation à l’environnement et la nature

On ne protège que ce que l’on connaît et chérit. L’éducation à l’environnement a été le parent pauvre de politiques régionales ces cinq dernières années. 

  • Embauche d’éducateurs au sein de l’agence régionale pour la biodiversité, en lien avec l’Agence régionale des espaces verts.

  • Promotion de programmes de sciences participatives et création d’une délégation spéciale à l’éducation scientifique et à l’environnement

  • Soutenir les pratiques de découverte de la nature, de jardinage, d’agroécologie et de transition énergétique dans les lycées et accompagner Conseils départementaux et communes dans la mise en place d’actions pédagogiques dans les écoles et collèges.

  • Accompagnement des communes, dans le cadre des contrats d’aménagement régionaux et des contrats ruraux pour une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les politiques d’aménagement, de requalification urbaine et de revitalisation des centre-bourgs et des quartiers d’habitation.

5 - Une délégation régionale à la condition animale

La condition animale demande une action transverse qui justifie la création d’une délégation dédiée, confiée à un·e élu·e disposant de moyens et de liens directs avec les services de la Région. Cette délégation permettra au Conseil régional, en s’appuyant sur l’expertise des réseaux associatifs, d’empêcher les mauvais traitements, d’aider à retrouver les animaux perdus, soutenir les initiatives citoyennes et associatives en faveur des animaux,d’accompagner les mairies dans le contrôle de l’utilisation commerciale d’animaux. La région financera l’ouverture d’un deuxième centre de soins régional d’animaux sauvages, en complément de celui de l’École nationale vétérinaire d’Alfort.

La Région imposera également des critères de respect des animaux à tous les fournisseurs et bénéficiaires de la Région. Dans le cadre de la formation professionnelle et de la gestion des cantines, les professionnels de la restauration auront accès à des formations en cuisine végétale.

6 - Évaluer et anticiper les dérèglements climatiques

Le Conseil régional élaborera son nouveau Schéma directeur (SDRIF) en tenant compte des prévisions scientifiques les plus fiables concernant les impacts des dérèglements climatiques sur l’aménagement du territoire. Une ingénierie dédiée sera rendue disponible pour les communes et les contrats d’aménagement régionaux seront élaborés en tenant compte des enjeux climatiques. Un observatoire régional des effets des dérèglements climatiques, sous l’égide de l’Institut Paris Region et ouvert aux acteurs scientifiques et associatifs sera créé. Il aura notamment pour mission de cartographier les risques à l’échelle régionale.

Les politiques de prévention des sécheresses et des inondations seront pérennisées et financeront prioritairement la prévention et la gestion des catastrophes plutôt que l’indemnisation a posteriori. Les formations initiales et continues dans les secteurs-clés de la transition seront renforcées et l’éducation et la sensibilisation aux dérèglements climatiques seront soutenues pour la première fois par la Région. Des études environnementales mais aussi sociologiques seront conduites afin d’éclairer l’élaboration des politiques publiques de résilience territoriale.

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 09:17

Nouvel article pour exposer les propositions des écologistes pour les élections régionales des 20 et 27 juin.  Nous serons également présents physiquement  sur le marché Bio le vendredi après-midi, et le marché dimanche matin. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur http://idfecologie.fr/.

Elections régionales :  le logement d'abord !

Le logement d’abord !

Selon la Fondation Abbé Pierre, parmi les 4 millions de personnes mal logées que compte notre pays, 1,2 millions vivent dans la région la plus riche de France, l’Île-de-France. Les loyers ne sont pas suffisamment encadrés et les familles subissent les effets d’une bulle spéculative : le prix moyen de location dans le parc privé est supérieur de 26% à la moyenne nationale. Par conséquent, les demandes en logement social et très social sont très nombreuses et excèdent l’offre disponible. 

La majorité sortante a sa responsabilité dans la crise du logement en Île-de-France. La Région de Pécresse a réduit les aides apportées à la construction de logements sociaux, les faisant passer de 87 à 37 millions d’euros entre 2015 et 2020. De plus, sous ce mandat, les communes refusant de construire le nombre légal de logements sociaux ont continué d’être subventionnées par la Région.

La crise de la Covid a révélé la fragilité de certains ménages. Il convient donc d’anticiper les expulsions, déjà fréquentes et nombreuses, en prenant en compte les demandes en logement social des Francilien·nes. 

Les écologistes à la tête la Région agrandiront le parc de logements sociaux et très sociaux pour s’adapter à la demande en Île-de-France et ainsi pallier à la pression foncière et le sans-abrisme

La Région doit être garante des objectifs de livraison de logements sociaux établis par le SDRIF et au moins 100 millions d’euros par an du budget régional doivent être consacrés à l’augmentation de l’offre de logements sociaux et très sociaux

Elections régionales :  le logement d'abord !

Le dispositif “un logement d’abord” permettra de loger les Francilien·nes de façon durable, avec un bail et une clef. Ce dispositif, porté par les collectivités locales et soutenu par des associations, dépasse la gestion paternaliste de la misère et offre à chacun·e les moyens de son autonomie, tout en rationalisant la dépense publique. 

A contrario, les dispositifs d’hébergement et de mise à l’abri doivent rester ponctuels, et n’intervenir qu’en cas d’extrême nécessité pour éviter leur saturation croissante. En l’état, ces services n’ont pas la capacité suffisante pour répondre à la demande. La rareté est entretenue et chaque année, en novembre, de nouvelles places sont ouvertes en urgence, souvent dans des conditions d’accueil déplorables. 

La Région entretiendra, à travers les organismes qui lui sont liés, un parc spécifiquement lié à la sauvegarde des personnes victimes de violences, dont la gestion sera concertée avec les services d’État et les associations compétentes. Ces centres excluront l’auteur de violences intrafamiliales de son foyer et offriront un accueilleront aux jeunes mis à la porte par leur famille et aux jeunes mères.Un autre enjeu est celui du logement des jeunes et des personnes en formation.  La Région rénovera et ouvrira des places en internat, foyer de jeunes travailleurs, résidences étudiantes et mettra des logements à disposition pour les personnes en formation professionnelle.

Elections régionales :  le logement d'abord !

L’isolation des logements pour le climat et l’emploi

La principale contribution directe de l’Île-de-France aux émissions de gaz à effet de serre est son bâti (50% des émissions régionales). On compte 2,1 millions de passoires énergétiques dans notre région.

Julien Bayou, Kader Chibane et Sorayah Mechtouh sont allés à la rencontre d’habitantes et habitants du quartier de la Maladrerie à Aubervilliers.
Plus de 700 euros par mois de facture d’électricité, tout en vivant en polaires pour ne pas avoir froid, sans compter les maladies respiratoires et otites à répétition pour les enfants, voici le quotidien des habitant·es de ces logements.

La région Île-de-France peut prendre en charge les projets de rénovation des acteurs publics et privés avec Île-de-France Energies qui agira comme tiers financeur.

La Région organisera un service public régional de la sobriété énergétique mutualisant les compétences de techniciens, de designers, de pédagogues et de communicants pour agir à tous les niveaux et engager une diminution des usages énergétiques.

Pour 4 logements rénovés, un emploi local non délocalisable est créé !

Elections régionales :  le logement d'abord !

Augmenter l’offre de logements sociaux : permettre à chacun·e de se loger

Selon la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement (DRIHL), le temps d’attente pour un logement en Île-de-France est d’au moins 3 ans, et peut aller jusqu’à 6 ans à Paris. Les expulsions locatives sont fréquentes et nombreuses, la région concentre plusieurs bidonvilles, qui ne sont régulièrement démantelés que pour les voir réapparaître quelques jours après. Plus de 700 000 personnes sont en attente de logement social.

En Île-de-France, une personne sur dix est mal logée.

La construction de logement existe, mais elle n’est pas adaptée aux besoins de la population.  Les prix élevés des loyers, qui ne sont pas suffisamment encadrés, empêchent les Francilien·nes d’accéder à un logement digne et confortable. Les familles subissent les effets d’une bulle spéculative : le prix moyen de location dans le parc privé est supérieur de 26% à la moyenne nationale

La majorité régionale sortante a sa part de responsabilité dans le mal-logement : les aides directes de la Région à la construction de logement social sont passées de 87 à 37 millions d’euros entre 2015 et 2020 et la majorité de droite a subventionné les villes refusant de construire du logement social.

La Région doit être garante des objectifs de livraison de logements sociaux établis par le SDRIF et au moins 100 millions d’euros par an du budget régional doivent être consacrés à l’augmentation de l’offre de logements sociaux et très sociaux

La Région entretiendra, à travers les organismes qui lui sont liés, un parc spécifiquement lié à la sauvegarde des personnes victimes de violences, dont la gestion sera concertée avec les services d’État et les associations compétentes. 

Par ailleurs, des places seront spécifiquement réservées aux jeunes et aux personnes en formation. La Région rénovera et ouvrira des places en internat, foyer de jeunes travailleurs, résidences étudiantes et mettra des logements à disposition pour les personnes en formation professionnelle.

La construction de logements sociaux doit tenir compte de deux impératifs : un meilleur équilibrage territorial et la protection du vivant. La Région est un partenaire privilégié des communes et des communautés d’agglomération dans la conduite de leurs projets d’aménagement.

La Région écologiste conditionnera le versement de subventions régionales au respect des lois et règlements d’urbanisme concernant la création de logement social et la mixité sociale résidentielle (dont la loi SRU). 

L’augmentation de l’offre de logements sociaux ne doit pas conduire à l’artificialisation des sols de la Région. À ce titre, le Conseil Régional écologiste : 

  • apportera une bonification aux projets d’aménagement vertueux diminuant l’empreinte écologique des activités humaines

  • s’opposera à tout projet d’artificialisation définitive des sols

  • rétablira les subventions liées à la politique de la ville, supprimées par la droite et le centre

Elections régionales :  le logement d'abord !
Elections régionales :  le logement d'abord !
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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 16:16

Nouvel article pour exposer les propositions des écologistes pour les élections régionales des 20 et 27 juin.  Nous serons également présents physiquement  sur le marché Bio le vendredi après-midi, et le marché dimanche matin. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur http://idfecologie.fr/.

Elections régionales : Nourrir l'Île-de-France
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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 13:57

Nous commençons sur ce blog une série d'articles pour exposer les propositions des écologistes pour les élections régionales des 20 et 27 juin.  Nous serons également présents physiquement  sur le marché Bio le vendredi après-midi, et le marché dimanche matin. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur http://idfecologie.fr/.

Elections régionales : un plan de santé pour l'Île-de-France
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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 10:05

Oui, répond l’urbaniste Jacqueline Lorthiois : au moment où le trafic aérien et l’immobilier de bureau s’effondrent, il est absurde de s’entêter à urbaniser le Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), en détruisant au passage d’excellentes terres agricoles. Tribune de Jacqueline Lorthiois, urbaniste, parue le 11 février sur L’Obs. Lire aussi Une nouvelle ZAD près de chez vous, et par la même auteure, le bétisier d'Europacity, en plusieurs épisodes Le bêtisier d'Europacity, 5 : à quoi bon embellir l'enveloppe, si elle est vide ? ...

Le triangle, lieu de la future gare du Grand Paris Express à Gonesse !

Le triangle, lieu de la future gare du Grand Paris Express à Gonesse !

Dimanche, une ZAD (zone à défendre) a été créée sur le Triangle de Gonesse, vaste zone agricole située à l’ouest de Roissy, dans le Val-d’Oise. Les zadistes s’opposent à la construction d’une gare en plein champ, ne desservant aucune habitation et dont la seule utilité sera d’amorcer l’urbanisation de ces terres pourtant connues pour être particulièrement fertiles.

Devant l’entêtement des élus locaux et de la Société du Grand Paris (SGP), face aux atermoiements de la justice et au silence du gouvernement, un certain nombre de militants ont décidé d’occuper le site. Et voici pourquoi, selon nous, ils ont raison de vouloir stopper la stratégie d’aménagement à l’œuvre sur ce territoire.

1. L’obsession des grands aménagements

Le bassin de Roissy est un cas d’école. Depuis les années 1970, les acteurs locaux poursuivent l’objectif obsessionnel d’y attirer force activités et équipements, promettant des retombées d’emplois et de richesses économiques mirifiques. Encore aujourd’hui, sont projetés deux « grands projets inutiles ». D’une part, sur le Triangle de Gonesse, la création d’une zone d’aménagement concertée (ZAC) de 280 hectares couplée à une gare de la ligne 17 Nord, prévue par le Grand Paris. Et d’autre part, un nouveau terminal T4 de l’aéroport de Roissy, censé passer de 70 à 120 millions de passagers par an.

La fièvre bâtisseuse dont le Triangle de Gonesse est l’objet est d’autant plus paradoxale que le site – coincé entre les aéroports du Bourget et de Roissy – est interdit à l’habitat. Cet obstacle majeur n’a pas découragé les élus, en vingt ans, de postuler pour les candidatures les plus extravagantes : Stade de France, Roland-Garros, circuit de Formule 1, technopôle, EuropaCity, gare et ligne du Grand Paris Express, Exposition universelle… Et dernière lubie : démarrer une zone d’activités de 100 hectares agrémentée d’une gare de métro en plein champ, alors que le pôle de Roissy est à l’arrêt à 75 % et que la demande de l’immobilier d’entreprises s’est effondrée.

2. Des grands projets inutiles aux habitants

A chaque fois, élus, aménageurs et promoteurs font miroiter de juteuses retombées économiques, reposant sur des estimations hasardeuses. Dès 1974 à l’ouverture de l’aéroport, les communes du Val-d’Oise se sont lancées dans une course éperdue à la bétonisation, pour bénéficier de la prétendue « manne des emplois » engendrés par le dynamisme présumé du pôle. Mais les promesses n’ont jamais été tenues. Roissy en 1975 comptabilisait 18 000 emplois, au lieu des 70 000 escomptés ; en 2013, le centre commercial Aéroville situé sur la plateforme n’a créé que 1 600 postes contre 2 700 annoncés. Et lors du débat public de 2016, la direction d’EuropaCity a dû réviser de moitié les effectifs prétendus : parti de 24 400, le nombre des créations d’emplois a peu à peu fondu et, en intégrant les postes supprimés ailleurs, le solde net oscillait dans une fourchette allant de 500 à 8 100 emplois.

Mais l’essentiel est ailleurs : même si les activités implantées créent en effet un certain nombre de postes, ceux-ci bénéficient très faiblement à la main-d’œuvre locale. L’exemple de l’aéroport de Roissy en apporte la preuve flagrante : seuls 6,2 % des actifs de son bassin y travaillent. En revanche, le site recrute sur une aire gigantesque, qui comprend toute l’Île-de-France, mais aussi l’Oise et l’Aisne. En réalité, le pôle de Roissy ne sera jamais attractif pour son bassin de proximité : l’ultra-spécialisation de ses activités ne génère qu’une palette très étroite de professions et métiers (300 à 500 sur la plateforme, contre 10 000 répertoriés en France). Les habitants des environs de Roissy ne peuvent pas devenir tous contrôleurs du ciel. De plus, ces filières (transport aérien, commerce international, tourisme) sont très dépendantes de la conjoncture extérieure, dont on découvre la fragilité avec la pandémie.

3. La surenchère misérabiliste des élus et acteurs économiques

Depuis des décennies, les décideurs locaux dramatisent la situation sociale du territoire pour justifier leur volonté aveugle d’urbaniser, allant jusqu’à gonfler les statistiques du chômage. En témoigne un communiqué de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Paris Île-de-France paru cet automne : « Le taux de chômage du Grand Roissy monte jusqu’à 30 %. » C’est faux ! L’Insee indique un taux de chômage de 17,8 % (moyenne nationale : 13,6 %). Même constat dans une tribune des acteurs économiques du Val-d’Oise : « Un taux de chômage chez les jeunes avoisinant les 40 % dans certains quartiers. » Faux encore : l’Insee comptabilise pour l’agglomération Roissy-Pays de France 48 144 habitants de 15 à 24 ans, dont 5 960 chômeurs, soit 12,3 % de la population jeune. Taux à peine supérieur dans un quartier très sensible de Villiers-le-Bel : 899 habitants de 15-24 ans, dont 122 chômeurs, soit 13,5 % de la population jeune.

4. Prendre ses distances avec les pompiers pyromanes

Dans le bassin de Roissy, la perte de qualité urbaine agit comme un repoussoir des classes moyennes. BruitParif a démontré que la pollution sonore faisait perdre 28 mois de vie en bonne santé à un million de riverains. L’accumulation désordonnée de zones d’activités, les réseaux de transports saturés, les nuisances des deux aéroports… ont segmenté le territoire et accéléré la disparition d’espaces de nature. Avec un tel cadre de vie, seules les populations modestes restent là, par défaut. Dès qu’elles grimpent dans l’échelle sociale, elles fuient l’hostilité du site, aussitôt remplacées par de nouveaux arrivants en galère.

Sacrifier les populations locales, au nom d’une attractivité illusoire du territoire est une impasse écologique, socio-économique et bien entendu politique. On voudrait nous faire croire que la pauvreté du bassin justifie l’urbanisation, alors que c’est elle qui a engendré l’appauvrissement dont le territoire ne parvient plus à sortir. Quelle légitimité possèdent les bétonneurs, pleurant misère auprès des pouvoirs publics et réclamant les « milliards » d’investissements et les milliers d’emplois auxquels le Bassin aurait droit ? Comment confier l’avenir des populations locales à de tels pompiers pyromanes ?

Les zadistes de Gonesse ont-ils raison de s’opposer à une gare en plein champ ?

5. S’affranchir des stratégies territoriales « dépassées »

En annonçant l’abandon d’EuropaCity, Emmanuel Macron avait parlé d’un projet « daté » et « dépassé » : il parlait d’or ! De plus en plus s’exprime dans la société civile le rejet grandissant d’une politique territoriale descendante, remplissant progressivement tous les espaces de respiration d’une agglomération tentaculaire. La crise brutale que nous traversons a ringardisé les recettes quantitatives de « la vie d’avant » et leurs porteurs. A Roissy, la zone aéroportuaire est frappée de léthargie, les chantiers des centres d’affaires (International Center, Roissy Tech, Aérolians) sont en suspens et les avions cloués au sol. Il est urgent de mettre à profit ce temps d’arrêt pour inventer les alternatives de « la vie d’après ». Les activités riches en emplois doivent être au cœur des villes, là où sont les habitants. Il faut y reconstituer un tissu vivant d’artisanat et petits commerces, de services aux populations et d’emplois publics et associatifs. Seule la restauration du cadre de vie peut générer chez les résidents un sentiment d’appartenance à une « communauté de destin », qui permette de recréer des liens sociaux et de rebâtir une économie locale prospère.

Quant à la galère des transports, à quoi bon rajouter une offre supplémentaire ? Un nouveau métro ne peut servir d’alibi à une stratégie régionale inégalitaire qui concentre les richesses économiques sur quelques pôles et déplace les « premiers de corvée ». Qu’est-ce qui justifie qu’un actif de Villiers-le-Bel passe l’équivalent de sept ans de travail supplémentaire en temps perdu dans les bus et RER ? Vivre, travailler, se détendre « au pays », dans son bassin de proximité n’est pas un slogan réservé aux paysans du Larzac. Le meilleur transport est celui qu’on évite.

6. Recoudre le beau « Pays de France »

Il s’agit d’une région naturelle constituée de terres d’une richesse agricole exceptionnelle. Historiquement, c’est la fonction nourricière de ce territoire qui a permis au modeste roi de France d’étendre sa puissance. C’est ainsi que le petit Pays de France a donné son nom à la nation : un tel patrimoine national doit être préservé. Aujourd’hui, le constat est sévère : l’Île-de-France ne produit que quelques pourcents de son alimentation. Je propose d’inverser la question habituelle des aménageurs. Au lieu de « Quel projet d’urbanisation pour le Triangle de Gonesse ? », mieux vaudrait « Où localiser la fonction alimentaire de l’Île-de-France ? » Réponse sans appel : « Évidemment sur les meilleures terres » ! Malheureusement, l’organisation de l’espace dépend de schémas d’urbanisme et autres PLU… orchestrés par des organismes – le plus souvent publics, censés porter l’intérêt général – dont les budgets reposent sur la spéculation foncière, dans un contexte où l’hectare d’un limon millénaire vaut moins cher que l’hectare de friche industrielle.

Faire de l’aéroport de Roissy – l’équipement le plus nuisant d’Île-de-France après le boulevard périphérique – le moteur du développement du Pays de France est un non-sens. Quelle signification du concept de « Grand Roissy », qui rattache 711 000 habitants à Roissy-en-France (2 900 âmes) ? Il faut saisir l’occasion de la crise du transport aérien pour reconstituer un projet interdépartemental, recousant les trois morceaux artificiellement segmentés de l’Est-95, de l’agglomération de Terres d’envol (93) et du nord-ouest seine-et-marnais.

7. Valoriser les terres agricoles

Au sein d’un « bassin du Pays de France » reconfiguré, il existe un site privilégié – le Triangle de Gonesse – qui doit à son enclavement d’avoir été préservé. Peu propice à l’occupation humaine, il est au contraire très habité par des milliers d’espèces végétales et animales, qui ne demandent qu’à y prospérer. Le projet agri-urbain Carma est candidat pour valoriser ces terres agricoles, réduire notre dépendance alimentaire, piéger le carbone, préserver la biodiversité et protéger nos paysages. Son démarrage rapide sur le Triangle pourrait constituer un levier pour repenser les pratiques agricoles d’Ile-de-France. Mais il faut que l’Etat, après l’abandon d’EuropaCity, prenne la décision qui s’impose, assurant les conditions d’éclosion d’un Grand Projet Utile de Territoire, qui réconcilie petite et grande couronne, ville et campagne, emploi et habitat.

Jacqueline Lorthiois est urbaniste, socioéconomiste et cofondatrice du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG).

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 09:31

En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale. Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l’intervalle, d’une pollution gravissime de la Seine. Ce site n’a cessé d’enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années. Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics. Un désastre absolu, qui ne suscite qu’une inquiétante indifférence. Par Marc Laimé le 27 septembre 2019 pour son blog du « Diplo ». Lire aussi La corruption du marché des eaux usées remonte à la surface en Île-de-France et Dans les Alpes, la neige artificielle menace l’eau potable.

Photo © I. Michel / Sdis78

Photo © I. Michel / Sdis78

Le 3 juillet dernier, un incendie spectaculaire se déclenche sur le site classé « Seveso seuil haut », c’est-à-dire faisant l’objet d’une surveillance particulière en raison de la toxicité des produits qu’il abrite, au sein de l’usine « Seine Aval » (SAV) du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) implantée dans la plaine d’Achères, dans les Yvelines (1).

S’étendant sur 600 hectares, la gigantesque station d’épuration, à l’intérieur de laquelle on ne se déplace qu’en voiture ou en camion, est lovée dans une boucle de la Seine, à cheval sur les villes de Saint-Germain-en-Laye, Maisons-Laffitte et Achères. Elle traite 60 % des eaux usées de 9 millions de Franciliens, ce qui fait d’elle la plus grande station d’épuration d’Europe.

C’est un bâtiment de 6 000 m2 servant à la « clarifloculation » des eaux usées (procédé d’élimination des particules en suspension, notamment des phosphates (2)), abritant plusieurs cuves de chlorure ferrique, substance toxique et hautement corrosive, qui a pris feu. L’unité se situe au début de la filière de traitement des eaux usées, et abrite une myriade de colonnes en plastique, dans lesquelles circule le chlorure ferrique. Un énorme panache de fumée noire se dégage aussitôt, visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

En l’espace de quelques mois, c’est le quatrième incident grave, incendie ou explosion, sur ce même site.

À 19 heures le sinistre n’était toujours pas maîtrisé par les sapeurs-pompiers du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) 78, qui avaient dépêché sur place plusieurs dizaines de véhicules et au moins 70 soldats du feu. À 18 heures 45, d’autres camions et d’autres sapeurs-pompiers continuaient d’arriver sur le site. « Nous avons dû procéder à une alimentation en Seine avec un bateau pompe. Nous avons également utilisé des motos pompes remorquables dans les rétentions des eaux usées », expliquait le lieutenant-colonel Christophe Betinelli, commandant des opérations de secours.

Ce que l’honorable lieutenant-colonel ne pouvait évidemment pas déplorer publiquement, c’est que les conduites alimentant les poteaux d’incendie — sur lesquels les pompiers branchent leurs lances — passaient… sous le bâtiment qui a brûlé. Les poteaux étaient donc inutilisables. « Inconcevable », confiera un pompier présent sur place. Il faudra attendre quatre jours pour que le sinistre soit totalement maîtrisé, après la venue de la gigantesque échelle déjà utilisée pour venir à bout de l’incendie de Notre-Dame de Paris.

Dès le lendemain matin, le syndicat FO du SIAAP dénonçait une situation « catastrophique » : « La situation à SAV s’est fortement dégradée depuis plus de deux ans. Vendredi dernier, nous avons adressé à l’inspection du travail sept alertes de dangers graves et imminents (dont le SIAAP n’a toujours pas tenu compte malgré ses obligations en la matière), pour des fuites de gaz ou des départs d’incendie. Hier avec l’incendie de la clarifloculation, les herbes hautes et sèches ont pris feu, lequel a failli atteindre la zone Biogaz. »

Premier bilan

Deux jours après l’accident, lors d’une réunion d’information organisée à Saint-Germain-en Laye, le SIAAP confirmait aux élus présents l’existence d’une pollution liée au déversement dans la Seine d’eaux usées qui n’étaient plus que « partiellement » traitées. Au lendemain de l’incendie, d’impressionnantes photos et vidéos d’amoncellement de poissons morts avaient été diffusées par les médias, ou mises en lignes par des associations locales et de nombreux particuliers, notamment des pêcheurs et des bateliers stationnés à Conflans-Sainte-Honorine.

Le samedi 6 juillet en fin d’après-midi, un bateau affrété par le SIAAP était arrimé au quai de l’île Peygrand, face au barrage d’Andrésy (Yvelines). À son bord, deux bennes contenant trois tonnes de poissons morts, mélangés à des algues et détritus divers. Une mortalité due au manque d’oxygénation de l’eau, conséquence de la présence anormale de matières organiques, et donc de carbone. Le syndicat affirmait compter sur la mise en service d’unités de biofiltration pour faire remonter le taux d’oxygénation du fleuve.

Parallèlement, le volume d’eaux traitées sur le site était réduit, passant de 15 m3 par seconde à 8 m3, la compensation étant assurée par deux des cinq autres usines du SIAAP, celles de Colombes (Hauts-de-Seine) et de Triel-sur-Seine. S’engageant sur un horizon de quelques semaines pour obtenir un traitement des phosphates quasi équivalent la situation d’avant l’incendie, le syndicat reconnaissait dans la foulée qu’il faudrait plusieurs années pour reconstruire l’unité de clarifloculation !

Ce même soir à 18 heures, Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État à l’écologie, annonçait la convocation des responsables du SIAAP. Quelques heures avant cette audition, un communiqué diffusé par l’association Robin des Bois suscitait de nouvelles inquiétudes : alors que la Seine était en période d’étiage, les égouts de l’Ouest parisien venaient de recevoir de lourdes charges de poussières de plomb consécutives à l’incendie de Notre-Dame de Paris.

L’association révélait surtout que l’incendie du 3 juillet était le onzième accident sur le site de SAV depuis le 10 avril 2017… Et que l’usine avait fait l’objet de quatre mises en demeure du préfet des Yvelines en 2018 pour non conformité à la réglementation, notamment pour le manque de contrôle des tuyauteries et soudures du site.

Le Siaap n’en ayant tenu aucun compte, une astreinte pécuniaire — une amende pour chaque jour de retard dans l’exécution des travaux — avait été prononcée par le préfet des Yvelines fin janvier.

Nouvelle hécatombe de poissons

Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juillet, de violents orages provoquaient une nouvelle pollution de la Seine du côté de Sartrouville, Conflans-Sainte-Honorine et Andrésy.

« Nous avons géré au mieux l’assainissement, mais nos capacités actuelles de traitement ne permettent pas d’excéder un débit de 17 m3 par seconde. Or, on a atteint 38 m3 par seconde », expliquait le directeur de SAV. En dépit du stockage dans son réseau et du soutien d’autres usines de traitement en aval, l’usine s’était contentée d’une simple « décantation ».

© Odile Tambou

© Odile Tambou

Dans toute la région parisienne, les gigantesques émissaires du SIAAP reçoivent en effet par temps de pluie, outre des eaux usées, des quantités énormes d’eaux « pluviales », fortement polluées après avoir ruisselé sur les chaussées. Comme Achères traite en temps normal jusqu’à 60 % des flux de l’agglomération, le scénario catastrophe se reproduira mécaniquement aussi longtemps que l’unité de « clarifloculation » n’aura pas été reconstruite, ce qui demandera trois à cinq ans et devrait coûter une centaine de millions d’euros. Avec pour conséquence de graves pollutions de la Seine, qui placeront la France en position délicate vis-à-vis de l’Union européenne, puisque plusieurs directives nous contraignent depuis le début des années 1990 à reconquérir une bonne qualité des eaux, sanctions financières à l’appui si l’objectif n’est pas atteint.

Fin juillet on recensait déjà un minimum de 10 tonnes de poissons morts.

Un mystère persistant

La préfecture des Yvelines organisait une nouvelle réunion le 5 septembre. On y apprendra que c’est seulement ce même jour, soit deux mois après l’incendie, qu’une mission d’experts avait pu accéder au site pour tenter de comprendre l’origine du sinistre !

Explication : « Le point de départ du feu était inaccessible pour des raisons de sécurité. (…) Les experts avaient besoin de rentrer dans la clarifloculation (…). La difficulté était double. D’abord parce qu’on avait des eaux d’extinction qui avaient servi à arrêter le feu qui se trouvaient au fond du bâtiment mélangées à du chlorure ferrique, et il était nécessaire de prendre un certain nombre de précautions, pour vider ces eaux, sans avoir un impact fort sur le milieu et la Seine. »

Avant juillet, le site traitait chaque jour 2,3 millions de m3 d’eaux usées. Une capacité tombée à 1,45 million de m3 après l’incendie. « Nous allons atteindre 1,7 millions de m3 à la fin de l’année, avant de parvenir à 2 millions au printemps 2020 », assurait le directeur de SAV. Côté calendrier, 2019 allait être consacré au nettoyage et au diagnostic complet des travaux à mener ; 2020 aux passations de marché, avant que le chantier ne démarre en 2021 pour s’achever à la fin 2022. À l’avenir, le chlorure ferrique sera stocké à l’extérieur de l’unité et non plus au centre comme c’était le cas, tandis que « la charpente et la toiture seront repensées », précisait le syndicat.

Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, indiquait qu’il tenait à la disposition des élus « tous les courriers qu’il a écrit depuis deux ans. Je ne veux pas être alarmiste inutilement, mais je ne suis pas optimiste sur la situation. Je me suis d’ailleurs permis d’appeler Mme le maire de Paris pour le lui dire. Elle m’a dit qu’elle allait regarder ça. Je rappelle que la ville de Paris a une part prépondérante dans ce conseil d’administration. »

Comme lors des deux précédentes réunions tenues en juillet, seuls des représentants de l’État, des élus et quelques rares représentants associatifs triés sur le volet avaient été conviés à y assister. De public, de riverains, point ! Du coup, alors que le site est classé « Seveso seuil haut » depuis 2009, l’annonce, seulement relayée par l’édition locale du Parisien et la Gazette des Yvelines — seuls médias à avoir suivi l’affaire —, de la mise en œuvre bien tardive d’un Plan particulier d’intervention (PPI), ou la refonte d’un Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) n’avait aucune chance de rassurer des riverains excédés.

Rencontrés le 23 septembre, des résidents de Conflans-Sainte-Honorine qui préparent une liste citoyenne pour les prochaines élections municipales ne décoléraient pas : « On se moque de nous, depuis le début, nous n’avons aucune information sérieuse. Y a-t-il des risques sanitaires si l’on remet en service les anciens bassins de décantation qui vont nous empuantir des kilomètres à la ronde ? Qu’est-ce qui nous garantit que de nouveaux accidents ne vont pas survenir ? » Difficile de leur donner tort. Le SIAAP, qui verrouille sa communication d’une main de fer, à fait imprimer à des milliers d’exemplaires des tracts distribués dans les mairies qui répètent en des termes lénifiants que tout est déjà rentré dans l’ordre, ce que bien évidemment personne ne croit.

On notera par ailleurs que pas un(e) seul(e) des élu(e)s PS, PCF et EELV, qui représentent la Ville de Paris, la Seine Saint Denis, le Val de Marne et les Hauts de Seine au Conseil d’administration du SIAAP ne s’est exprimé sur ce désastre depuis le 3 juillet dernier...

Une nouvelle alerte syndicale

M. Stevan Kanban, responsable FO du SIAAP, avait exposé la veille, lors d’un CHSCT exceptionnel tenu à Seine Aval, l’exaspération de son syndicat :  «  (…) Le 26 août, alors que la détection incendie était en panne dans toutes les installations critiques du service 2, le SIAAP maintient la production sans aucun agent sur place, se contentant d’organiser des rondes toutes les heures pendant la nuit.

Le 31 août un départ d’incendie au service 2 de l’Unité de production des eaux (UPEI), sur des compresseurs de l’unité de nitrification n’a pas été signalé au CHSCT, et aucune enquête n’a été diligentée par le SIAAP.

Dans la nuit du 3 au 4 septembre, un autre départ de feu au service 2 de l’UPEI n’a pas non plus été signalé au CHSCT, et aucune enquête n’a été diligentée. »

Pour le responsable syndical, « depuis la nouvelle mandature, le SIAAP a accentué la censure contre les représentants du personnel aux CHSCT. Aussi bien au CHSCT central qu’à celui de SAV, les déclarations liminaires sont purement et simplement évacuées des procès-verbaux de séance et les prises de position lors des points à l’ordre du jour sont le plus souvent déformées ou non retranscrites. De l’habillage en somme. La politique de l’administration est limpide, c’est la préparation de l’outil de travail et de l’organisation à une gestion privée de nos installations : le refus systématique d’intégrer les éléments de sécurité définis par la réglementation relative aux administrations est un aveu s’il en faut. L’abandon par le directeur général lui-même de la présidence du CHSCT abonde dans ce sens. »

Le 16 septembre Mme Emmanuelle Wargon recevait à nouveau les représentants du SIAAP afin, notamment, d’évoquer l’audit de sécurité que l’entreprise doit réaliser. « Le marché sera lancé en octobre et le rapport devrait être remis à la fin du premier trimestre 2020 », précisait M. Yann Bourbon, le directeur du site de Saint-Germain-en-Laye. Une échéance jugée lointaine par plusieurs élus et associations du secteur.

Or l’omerta continue, plus que jamais. Alors que les conclusions des différentes enquêtes en cours ne sont pas connues, M. Jacques Olivier, directeur général du SIAAP, déclare le 25 septembre aux Echos : « La cause exacte de l’incendie n’est pas encore identifiée, mais trois pistes se dégagent : un problème au niveau des moteurs électriques des systèmes de ventilation, d’un éclairage halogène provisoire, ou d’un chemin de câble à proximité des cuves », avant de préciser : « Cette unité a été construite dans les années 1990 avec des standards de sécurité qui ne sont pas ceux d’aujourd’hui. »

Encore un peu ça va être la faute à pas de chance, ou à un travailleur détaché polonais...

La Seine polluée pour des années

Dans l’immédiat, pour pallier les problèmes de pollutions récurrentes, le syndicat prévoit d’augmenter à nouveau progressivement la capacité de traitement de la station. Notamment en remettant en service au printemps 2020 de gigantesques bassins de décantation à l’air libre, l’unité « Achères 4 », fermée lors de la mise en service de l’unité de clarifloculation. Or ces bassins à l’air libre dégageaient quand ils étaient en service des odeurs pestilentielles des kilomètres à la ronde…

« À partir d’un moment les pouvoirs publics doivent arbitrer entre des solutions moins bonnes ou pires. Si on n’installe pas cette décantation primaire, on est sûrs de ne pas passer l’été prochain », justifiait le préfet des Yvelines M. Jean-Jacques Brot, pointant la nécessité d’informer « loyalement » les populations riveraines de la station d’épuration.

Comment en est-on arrivé là ?

Dès le XIXème siècle, Achères accueillait les eaux usées non traitées de Paris, qui seront épandues dans sa plaine pour le maraîchage. Construite en 1940, la station d’épuration, longtemps réputée être la plus grande du monde avec celle de Chicago, connaîtra des agrandissements incessants à partir des années 1970, qui s’accéléreront à l’orée des années 2000 avec l’entrée en vigueur de directives européennes de plus en plus contraignantes.

Compte tenu de l’ampleur des investissements à mobiliser, avec le couperet de la transcription en droit français de la directive « Eaux résiduaires urbaines » (DERU), qui date de 1991, et a imposé à la France comme à tous les États membres de nouvelles obligations de résultat en terme de qualité de traitement des eaux usées, des bonnes fées vont se pencher sur le berceau du syndicat.

M. Michel Rocard, maire de Conflans-Sainte-Honorine de 1977 à 1994, et son directeur de cabinet M. Jean-Paul Huchon, qui lui succédera à la mairie de 1994 à 2001, avant d’occuper de 1998 à 2015 la présidence de la région Île-de-France, se démènent avec succès pour porter sur les fonts baptismaux une convention cadre entre le SIAAP, l’agence de l’eau Seine-Normandie et la région Ile-de-France, qui va permettre au syndicat de bénéficier de financements supplémentaires, ce qui va contribuer à lui conférer un statut d’exception. Avec ses 1 700 agents et son budget annuel d’1,2 milliard d’euros, c’est le premier donneur d’ordre européen dans le domaine de l’environnement.

De gigantesques marché publics se profilent. Près d’un milliard d’euros en différentes tranches pour la seule station d’Achères, ce qui a déjà suscité nombre d’interrogations….

L’unité de clarifloculation qui a entièrement été détruite le 3 juillet dernier est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), dont le fonctionnement doit être étroitement contrôlé par les services de l’État, notamment la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE). Les graves incidents enregistrés depuis des années, comme les différentes enquêtes en cours depuis le 3 juillet — un audit technique interne, une procédure judiciaire ouverte dès le lendemain, ainsi qu’une enquête de la DRIEE, et une expertise confiée au Centre national de protection et de prévention (CNPP) —, ne suffiront pas à faire oublier un contrôle jusqu’alors des plus laxistes.

Pour sa défense, le SIAAP, dont les dirigeants étaient à nouveau convoqués par Mme Emmanuelle Wargon le 16 septembre, invoque les difficultés provoquées par la coexistence sur un même site d’installations datant des années 1970 avec des équipements ultra-modernes… Dont acte.

Liaisons dangereuses

Dans deux vidéos promotionnelles de la société Schneider Electric, le directeur général du SIAAP, le directeur adjoint à la direction technique et le chef de service équipement/ingénierie n’hésitent pas à vanter les mérites du matériel de télégestion installé par l’entreprise, notamment à l’usine de Seine Aval.

On peut s’interroger sur le respect du devoir de réserve des fonctionnaires territoriaux concernés, puisque ce sont ces mêmes responsables qui ont imposé au fil du temps l’adoption puis le renouvellement de ces matériels, au risque de flirter allègrement avec l’encadrement réglementaire des marchés publics.

Car il y a un problème. Le système de contrôle-commande (SCC) de l’usine Seine-Aval est exclusivement du matériel Schneider-FOXBORO. Ce système a été vendu avec l’assurance que chaque nouvelle version serait interopérable avec la précédente. C’est-à-dire que lors du lancement d’une nouvelle version logicielle, les anciennes versions présentes sur l’usine doivent pouvoir dialoguer avec la nouvelle, et que les éléments des anciens ateliers de l’usine doivent pouvoir apparaître sur les écrans du nouveau système.

Ce n’est pas le cas !

Les versions proposées par Schneider au cours du temps ne sont que très imparfaitement compatibles entre elles. Un peu comme avec Windows : il n’est pas possible de faire tourner un jeu développé sous Windows XP avec un PC Windows 7, et encore moins avec Windows 10 ! On se retrouve donc à Achères avec un système de gestion automatisé spécifique pour le prétraitement, un autre pour la clarifloculation (l’unité qui a brûlé), et la nitrification-dénitrification, et un troisième système pour la dernière nouvelle tranche, la file biologique.

Ce qui oblige les opérateurs à jongler avec plusieurs PC et une multitude d’écrans dans la salle de commande du poste de commandement central. Chaque système ayant ses caractéristiques particulières, il n’est pas toujours facile de se rappeler qu’une action sur une pompe dans un système peut ne pas donner les mêmes résultats sur le même type de pompe via un autre système. En termes de gestion industrielle du process et de la sécurité, et pour un site classé « Seveso 2 seuil haut », on peut faire mieux…

Ajoutez à cela une réorganisation des équipes de personnel de l’usine qui passe très mal, et a déjà été à l’origine de plusieurs grèves, un management de plus en plus coercitif aux pratiques féodales, voire népotiques, que ne cessent de dénoncer les syndicats, et l’occurrence d’accidents industriels à répétition s’éclaire d’un tout autre jour. Car ces dysfonctionnements innombrables s’inscrivent dans un contexte délétère.

République bananière

Un mois avant l’explosion, en juin 2019, la chambre régionale des comptes d’Île-de-France (CRC) dressait un tableau accablant de la « gouvernance » du SIAAP, qui s’est affranchi de toute contrainte depuis des lustres (3) :  « Les statuts actuels ont été adoptés en mars 2000 et ne correspondent pas à la base légale de la compétence, installée par la Loi sur l’eau de 2006 (…) ; le règlement intérieur du Conseil d’administration ne comprend pas de dispositions relatives au fonctionnement du bureau, hormis sa convocation (…) ; le Président (du CA) était un élu de Paris (RPR), de 1984 à 2001, puis un vice-président du Conseil général du Val-de-Marne (PCF) de 2001 à 2015, et depuis lors un élu (PCF) du Conseil départemental de la Seine Saint Denis (…) ; 5 commissions thématiques ont été créées par le CA. Les documents transmis n’ont pas permis de constater si elles s’étaient réunies, ni d’évaluer leurs travaux (…) ; la commission de la Coopération décentralisée (dotée d’un budget annuel de 2 millions d’euros), a compté jusqu’à 18 administrateurs entre 2011 et 2014. Aucune procédure ni règle écrite ne régit son fonctionnement (…) ; l’absence de règle précise de désignation des administrateurs a conduit en 2015 à une crise institutionnelle de longue durée (…) ; un quart des usagers du SIAAP, soit 2,3 millions d’usagers, sont situés hors de sa zone statutaire (et) ne bénéficient d’aucune représentation au sein des organes de décision du syndicat (…) ; des indemnités ont été versées aux élus sans base légale (…). Leur coût total s’élève à 928 826 euros pour l’ensemble de la période de 2010 à 2015. »

Alors que la CRC et le préfet de région préconisent, dans la perspective de la réforme du Grand Paris, de transformer le SIAAP en syndicat mixte et de revoir profondément sa gouvernance, la ville de Paris, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis répondent à la CRC et au préfet qu’ils n’en voient pas la nécessité.

Soupçons de corruption à grande échelle

L’attribution par le SIAAP de gigantesques marchés publics aux multinationales françaises de l’eau, à leurs filiales d’ingénierie, à des bureaux d’étude spécialisés et à des géants du BTP défraie la chronique judiciaire depuis le début des années 2000.

«  (…) Trois entreprises engrangent régulièrement des marchés : OTV, une filiale du groupe Veolia, Degrémont (une filiale de Suez), et Stereau, du groupe Saur (le numéro 3 du secteur de l’eau). En 2009, Degrémont a décroché un premier marché sur l’usine d’Achères (Yvelines) ; OTV, associée à Degrémont, en a obtenu un deuxième dans la même usine en 2010 ; OTV et Stereau l’ont emporté dans un troisième en 2016, ils avaient déjà décroché celui de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) en 2015, et la modernisation de l’usine de Valenton (Val-de-Marne) qui a été attribuée à Veolia en 2017… Des marchés colossaux, entre 300 et 700 millions d’euros chacun  (4).  »

Alors que ces dossiers sont toujours en cours d’instruction au parquet national financier (PNF), plusieurs décisions de justice récentes viennent de confirmer l’existence d’irrégularités qui ont déjà entraîné l’annulation du marché de rénovation de l’usine de Clichy-la-Garenne (5).

(1) Voir la fiche de l’usine (PDF).

(2) Voir cette fiche explicative (PDF).

(3) « SIAAP, exercice 2010 et suivants ». Rapport d’observations définitives et sa réponse. Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France. Observations délibérées le 28 novembre 2018, juin 2019.

(4) Franck Johannès, « Révélations sur des soupçons de corruption sur le marché de l’eau parisien », Le Monde, 13 mars 2018.

(5) Emmanuelle Serrano, « Et si l’italien Passavant Impianti était en passe de gagner une seconde manche contre le SIAAP ? », La Lettre A, 9 septembre 2019.

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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 11:18

Plutôt que de faire diminuer le nombre de camions, les pouvoirs publics s’attaquent aux vieilles guimbardes. Un point de vue différent sur la Zone de Faible Emission de la Métropole du Grand Paris, par Hélène Torjman le 12 juin 2019 pour Politis. Lire aussi 100 000 euros d'astreinte journalière demandés à l'Etat face à l’inaction sur la pollution de l’air et Paris, encore loin des villes européennes modèles pour la pollution de l’air et la mobilité.

Les vieilles voitures… et les nouvelles

Une fois de plus, ce sera aux « gens qui ne sont rien » de payer pour la transition écologique. Par un abus de pouvoir, plusieurs villes, dont Paris et sa petite couronne, ont décidé d’interdire les voitures jugées trop anciennes, car elles pollueraient plus que les autres. Les personnes modestes ont rarement de quoi acheter le dernier cri en matière automobile, alors que les plus aisés changent de voiture tous les trois ans. Les propriétaires des gros 4x4 qui envahissent les villes n’ont donc aucun souci à se faire, pas plus que les camionneurs, malgré des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de particules fines bien plus importantes. Le gouvernement s’était par ailleurs engagé lors du Grenelle de l’environnement à soutenir le ferroutage, pour porter sa part dans le transport de marchandises à 25 % en 2020. Il est de 10 % aujourd’hui, et le dernier train livrant des fruits et légumes à Rungis est menacé… Plutôt que de prendre des mesures ambitieuses pour diminuer le nombre de camions, les pouvoirs publics préfèrent s’attaquer aux propriétaires de vieilles guimbardes. Outre l’injustice d’une telle décision, cette politique est tout à fait contre-productive.

Tout d’abord, il s’agit d’obliger une partie de la population à acheter des voitures neuves pour faire tourner l’industrie automobile. Or, produire plus de véhicules signifie plus de matières premières extraites, plus d’énergie consommée dans la production, plus de pollution et plus de déchets (mais du travail). Cela participe à l’obsolescence accélérée qui touche les biens, les technologies, les compétences… Une telle « relance par les normes » est tout sauf écologique et sociale.

Ensuite, contrairement à une croyance commune, les nouvelles voitures ne sont pas plus propres que les anciennes. Elles émettent directement moins de GES et de particules fines, c’est vrai. Mais les moteurs électriques fonctionnent avec des aimants composés de métaux rares, dont les multiples gadgets électroniques font aussi un grand usage. Et l’exploitation de ces métaux rares est une catastrophe humaine et environnementale. La connexion généralisée engendre aussi un flot croissant de données qu’il faut traiter et stocker, d’où un besoin toujours plus grand d’énergie (1). Plus profondément, nos sociétés persistent dans la frénésie de ressources qui a contribué à nous mener là où nous sommes.

Enfin, les vieilles voitures peuvent facilement être entretenues et réparées par quelqu’un d’un peu bricoleur, pour des sommes en général modiques, ce qui n’est pas le cas des nouvelles, dont il ne sert à rien d’ouvrir le capot si on n’a pas une licence d’électronique et l’outillage adéquat. Dans les termes d’Ivan Illich, les vieilles voitures sont « conviviales », elles sont sobres et favorisent l’autonomie des personnes (2). Faire durer des objets solides et simples ferait plus pour la planète que de sans cesse renouveler des produits sophistiqués et toujours plus fragiles.

(1) La Guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique, Guillaume Pitron, Les liens qui libèrent, 2018.

(2) La Convivialité, Ivan Illich, Seuil, 1973.

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 13:24

Un Toxic tour est une balade-visite guidée de lieux de pollution de l’environnement et de dérèglement climatique. Cette promenade est proposée à la suite de celles initiées il y a quelques années en Seine-Saint-Denis par Toxic Tour 93. Rendez-vous à 15h à la station de métro Bobigny-Pantin-Raymond Queneau (ligne 5). Accès libre dans la limite des places disponibles, réservation conseillée sur https://gaite-lyrique.net/evenement/toxic-tour. Lire aussi Balade naturaliste Parcs de la Corniche des Forts et abords de la forêt de Romainville le 9 mars 2019 à 11h et La forêt de Romainville, un enjeu écologique et politique.

Toxic Tour de Pantin à Romainville dimanche 16 juin 2019

Toxic tours, c’est le nom d’un phénomène protestataire né dans les années 90 aux États-Unis dans des quartiers pauvres qui se réveillaient avec des décharges industrielles clandestines, des sous-sols pollués en douce aux métaux lourds et des maladies "exotiques" en pagaille. Aujourd’hui, le mouvement s’est répandu dans le monde entier (Brésil, Bolivie, Afrique du Sud, etc.).

Programme du Toxic Tour à Romainville

En banlieue est, la densification du Grand Paris pousse à l’occupation de terrains industriels fortement pollués et les quartiers nord de Romainville en fournissent un exemple admirable. La visite guidée débute par une exploration de la ZAC de l’Horloge, sur le site historique des laboratoires Roussel UCLAF, où va notamment s’ouvrir un vaste centre d’art contemporain.

Elle se poursuit dans la Corniche des Forts, pour observer une ancienne carrière de gypse où une forêt a pris naissance, que la Région Ile-de-France aménage en "base de loisirs". Nous y ferons une pause dans les jardins familiaux où poussent des végétaux qui ne sont pas vraiment propres à la consommation.

Le tour s’achève à la cité Gagarine, promise à la destruction pour laisser place à un "éco-quartier", sur l’emplacement d'une ancienne usine de spécialisée dans le traitement et le revêtement des métaux qui a laissé de fortes quantités de cyanure dans le sol. La marche propose de faire l'expérience collective et concrète de nos conditions de vie polluées.

Rendez-vous à 15h à la station de métro Bobigny-Pantin-Raymond Queneau (ligne 5). Trajet Rue de Noisy-le-Sec à Pantin, Avenue Gaston-Roussel à Romainville • Rue Louise-Doryn, Chemin du Trou-Vassoun, Parc de la Sapinière, Cité Gagarine. La balade sera enregistrée puis diffusée sur la radio R22 Tout-monde.

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