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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 13:28

Par Rémi Barroux pour Le Monde le 5 avril 2016 sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/04/05/notre-dame-des-landes-le-desaveu-des-experts_4896064_3244.html#wELsAZJMrkxlvD1W.99

L'aéroport Nantes-Atlantique, le 17 mars

C’est un carton rouge ou, à tout le moins, un éclairage nouveau sur le projet de construction du nouvel aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes. Et qui pourrait remettre en question le transfert de l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique vers ce petit bourg situé dans le bocage, à une quinzaine de kilomètres au nord de l’agglomération nantaise.

Dans un rapport très complet de plus d’une centaine de pages, rendu public mardi 5 avril, les trois inspecteurs généraux des ponts, des eaux et des forêts, missionnés par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, le 13 janvier, retiennent deux possibilités : agrandir l’actuelle plate-forme aéroportuaire ou garder le site de Notre-Dame-des-Landes pour le nouvel aéroport, mais en en diminuant la surface et, de fait, l’impact environnemental. Sans préconiser un abandon, ils rejettent l’actuel projet, défendu par le gouvernement et le chef de l’Etat – François Hollande avait expliqué, le 11 février, qu’il s’agissait d’« un grand projet d’aéroport pour tout l’Ouest, engagé depuis des années » –, le jugeant « surdimensionné ».

« L’agrandissement et la rénovation des installations actuelles de Nantes-Atlantique permettraient d’accompagner la croissance du trafic. Les questions de bruit resteraient très prégnantes, précisent Pierre Caussade, Nicolas Forray et Michel Massoni. Le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes apparaît surdimensionné. Une redéfinition du projet avec une seule piste de 2 900 m de long et 45 m de large – au lieu des deux pistes de 3600 m  de long dont une de 60m de large – ré »pondrait aux besoins au-delà de 9 millions de passagers, permettant de réduire les coûts et les impacts environnementaux et fonciers.

Selon les calculs des inspecteurs, le recalibrage du projet de Notre-Dame-des-Landes permettrait de diminuer son emprise de 200 hectares, sur les 1650 que compte aujourd’hui la zone d’aménagement prévue.

Pour Ségolène Royal, la mission répond bien à la question posée : « Y a-t-il un projet alternatif ? » « C’est un très bon rapport, incontestable, qui desserre l’étau du tout ou rien, qui dit qu’on peut recalibrer le projet et que l’aménagement de l’aéroport actuel n’est pas non plus impossible », a expliqué au Monde la ministre de l’environnement. Les trois inspecteurs soulignent cependant qu’ils n’ont eu que deux mois pour accomplir leur mission. Durant ce laps de temps limité, ils ont repris l’ensemble des études et documents produits par les porteurs du projet et les opposants et auditionné tous les protagonistes.

Mme Royal, qui n’a jamais caché ses doutes sur la pertinence du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, vieux de plus de cinquante ans et dont la déclaration d’utilité publique remonte à bientôt dix ans, a apliqué une méthode déjà éprouvée lors de la contestation du barrage de Sivens, dans le Tarn. Alors que le conflit s’était dramatiquement soldé par la mort d’un jeune manifestant, Rémi Fraisse, tué par les gendarmes lors d’une manifestation des opposants le 26 octobre, la ministre avait lancé une mission d’expertise qui avait proposé de redimensionner la « retenue d’eau », en la réduisant fortement et en la positionnant ailleurs.

« politique de vérité »

Une méthode clairement revendiquée aujourd’hui – un des trois inspecteurs, Nicolas Forray, a d’ailleurs travaillé sur l’expertise à Sivens. « J’ai réglé le problème de Sivens en pratiquant une politique de vérité, affirme Ségolène Royal. Il faut écouter, ne pas brutaliser les gens, établir la vérité des faits et des informations, etv arrive le moment où on met les choses sur la table, et il faut choisir. »

Le rapport, de fait, ne tranche pas, mais apporte de nouveaux éléments en ouvrant la voie à un possible réaménagement de Nantes-Atlantique, confirmant aussi le choix du site de Notre-Dame-des-Landes, « un compromis acceptable malgré les difficultés à ne pas sous-estimer ». De quoi satisfaire, espère la ministre, les deux camps, violemment opposés.

D’un côté, quelques deux cents anti-aéroport qui occupent la ZAD depuis près de 7 ans, forts du soutien de plusieurs dizaines de milliers de personnes, prêtes à rejoindre la bocage au moindre risque d’intervention policière. De l’autre, les collectivités territoriales, région, département, ville de Nantes, au Parti socialiste comme chez Les Républicains, qui ne cessent de réclamer le démarrage du chantier – annoncé par Manuel Valls pour l’automne – et, surtout, l’évacuation de la zone occupée.

« Le rapport ouvre une autre problématique, et tout le monde peut y trouver motif de satisfaction. Il devra être versé au débat. Et si les gens sont raisonnables, et en recherche d’une solution, cela peut débloquer la situation », espère Mme Royal.

Mais à la question qui devrait être posée aux électeurs du département de Loire-Atlantique, lors du référendum – « Êtes-vous favorable au transfert de l’aéroport vers Notre-Dame –de-Landes ? » chaque camp trouvera dans le rapport matière à alimenter ses thèses.

Première hypothèse, le réaménagement de l’actuel aéroport. Il faudrait rénover la piste et agrandir l’aérogare, prévoir la mise en silo des parkings, allonger la ligne de tramway qui s’arrête à quelques kilomètres de l’aéroport, ou encore mettre en place de nouveaux instruments de guidage qui permettraient de modifier les procédures actuelles pour les mouvements d’avions. Les inspecteurs soulignent, au passage, que la mise en conformité de ces procédures devra être posée, car « indépendamment de l’option retenue, il est maintenant évident que l’exploitation de Nantes-Atlantique se poursuivra bien au-delà de l’échéance de fin 2017, prévue dans le contrat de concession ».

« À partir de l’estimation de la direction générale de l’aviation civile, l’ordre de grandeur des coûts d’investissement correspondant à l’horizon « 7 millions de passagers [en 2015, le trafic était de 4,4 millions] a été évalué à 300 millions d’euros TTC, compte non tenu des conséquences financières des travaux sur l’exploitation de l’aéroport [l’activité de celui-ci pourrait être interrompue durant la réfection de la piste par exemple]. »

Polémique sur les coûts

Deuxième hypothèse, la construction d’un nouvel aéroport. Le choix de Notre-Dame-des-Landes est, bien sûr, passé au crible par les auteurs du rapport, qui regrettent que le cahier des charges initial – un aéroport international destiné à accueillir « les avions gros-porteurs des lignes intercontinentales » - n’ait pas été réévalué au fil du temps. Le projet a été conçu dans les années 1960, notamment dans la perspective d’accueillir le Concorde.

Néanmoins, la mission valide « l’utilité économique du projet » en le revoyant à la baisse. La suppression d’une piste pourrait se traduire par une réduction de 10% des coûts de ce chantier, estimé à 364 millions d’euros dans le dossier de concession. Un coût largement réévalué depuis. Les opposants au transfert évoquent, eux, un différentiel bien plus important entre les deux projets, si l’on prend en compte, notamment, la construction d’infrastructures de transport nécessaires à la desserte du nouvel aéroport : « Conserver et rénover Nantes-Atlantique coûtera huit à dix fois moins cher que de construire à Notre-Dame-des-Landes. »

Le transfert vers Notre-Dame-des-Landes signifierait-il la fin des activités aéroportuaires à Nantes-Atlantique ? Alors que l’hypothèse d’un maintien de la piste pour l’usine Airbus, en bordure du terrain, est fréquemment évoquée, la mission suggère la fermeture de la plate-forme aéroportuaire. Les inspecteurs suggèrent d’étudier d’autres scénarios, comme le transport des éléments d’avion par barge sur la Loire jusqu’à l’autre complexe d’Airbus à Saint-Nazaire, ou l’utilisation de convois routiers exceptionnels.

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Avis des experts désavouant le projet Notre-Dame-des-Landes : la France doit abandonner ce projet dépassé et inutile

Communiqué d’Europe Écologie Les Verts le 5 avril 2016

Après l’avis unanimement négatif rendu par le Conseil National de la Transition Energétique sur le projet de consultation, le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes soutenu par le gouvernement vient d’essuyer un nouveau désaveu : les experts mandatés par la ministre de l’Environnement le jugent « disproportionné ».

Conçu dans les années 1960, notamment dans la perspective d’accueillir le Concorde, ce projet est daté, coûteux et représente un non-sens écologique. Il est inenvisageable que des terres agricoles et des zones humides d’une biodiversité inestimable soient sacrifiées pour un aéroport inutile. Si l’accord de la COP 21 doit signifier quelque chose, le Président de la République François Hollande doit abandonner officiellement ce projet aberrant afin d’envoyer un signal fort de la France au reste du monde sur la cause environnementale et climatique.

Ce rapport d’experts vient également conforter l’alternative proposée depuis des années par les opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, à savoir l’optimisation de l’aéroport de Nantes-Atlantique, option qui préserve les terres agricoles et la biodiversité.

En l’état et après ce rapport, la consultation citoyenne projetée par le Président de la République devient obsolète. La priorité devrait être la remise à plat du dossier.

Les écologistes continueront d’appuyer la mobilisation populaire et pacifique contre un projet absurde, symbole et symptôme du monde d’hier et de tous les grands projets inutiles et imposés.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux.

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 20:16
Grande balade printanière le 10 avril

De parcs en parcs, entre coteaux et plateau, participez à la première grande balade printanière à vélo de MBD Est ensemble (environ 18 km).

L'antenne Est ensemble de l'association francilienne Mieux se déplacer à bicyclette organise une balade familiale le dimanche 10 avril après-midi à la découverte des parcs et jardins du territoire d'Est ensemble. Sous forme de boucle à travers les communes des Lilas, Pantin, Romainville, Noisy-le-Sec, Montreuil-sous-Bois, Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais et Paris (portes 19 et 20e arrondissements),

Nous irons à la découverte des espaces verts qui s'étendent sur les coteaux du plateau de l'Est parisien et offrent des vues spectaculaires sur le Grand Paris. Au programme, le parc Lucie-Aubrac des Lilas, le parc Henri-Barbusse de Pantin, le parc communal de Romainville, le glacis (talus) du fort de Noisy (avec des animaux de la ferme comme ouvriers !), les parcs de Montreau et des Beaumonts à Montreuil, le parc départemental Jean-Moulin et des Guilands, le square des Fougères et le jardin Serge-Gainsbourg sur les couvertures du périphérique à Paris.La plupart des parcs pourront être traversés à vélo mais avec quelques surprises ! Des haltes sont prévues dans chacun de ces espaces verts et quelques courts passages en montée sont à prévoir.

Rendez-vous sur le parvis de la mairie des Lilas à un horaire facile à retenir : 14 h 14 ! Départ à 14 h 30 au plus tard. Durée totale estimée à 3 heures, pauses comprises.

Rendez-vous d'étape pour les personnes voulant nous rejoindre à Noisy-le-Sec : rendez-vous à 15 h 00 à l'Hôtel de ville de Noisy-le-Sec et départ à 15 h 15.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 09:18

Le Conseil national de la transition écologique (CNTE) a rejeté à l’unanimité le projet d’ordonnance du gouvernement sur la consultation concernant le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

EELV s’en réjouit. Après la COP 21, la démocratie environnementale vaut mieux que ça : le gouvernement doit revoir sa copie et permettre une véritable expression démocratique.

Cela passe par une information claire et impartiale. L’optimisation de Nantes-Atlantique et la mise en réseau des aéroports du Grand-Ouest doivent être également mises en débat, avec comparaison des coûts de chaque projet et du niveau de service global. Le travail lancé par la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, doit aller à son terme avant tout lancement de référendum.

Le périmètre de consultation est primordial. La perte de biodiversité qu’engendrerait la réalisation du projet ne connaît pas de frontières. Le projet est mené par l’Etat aussi juridiquement c’est toute la population française qui pourrait avoir à se prononcer.
A minima, c’est le périmètre Bretagne – Pays de la Loire qui doit être retenu. Le projet d’aéroport aurait un impact en matière d’aménagement du territoire sur le « Grand Ouest » et les régions Bretagne et des Pays de la Loire contribuent au financement du projet. Les habitants des deux régions doivent être consultés.

Un référendum sur le plus petit périmètre possible avec une question simpliste « pour ou contre » n’est pas respectueux de la démocratie, encore moins des citoyens.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-paroles d'Europe Ecologie Les Verts le 25 mars 2016

 

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 11:58

Par Jade Lindgaard le 16 mars pour Mediapart https://www.mediapart.fr/journal/france/160316/notre-dame-des-landes-le-referendum-de-valls-attise-les-exasperations

Manuel Valls annonce l’organisation pour le mois de juin d'une consultation limitée au département de la Loire-Atlantique. Mais le gouvernement va devoir bricoler une nouvelle ordonnance en détournant sa propre loi, et alimente les désaccords entre acteurs locaux.

Manuel Valls a créé la surprise en annonçant, mardi matin sur RMC, l’organisation d’un référendum sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes « avant l’été, au mois de juin », et dans le seul département de la Loire-Atlantique « parce que c’est le département qui est le plus concerné par l’impact écologique » et car « l’enquête publique a eu lieu sur le département ». Le premier ministre a ajouté qu'à ses yeux « il faut faire simple. Le département de la Loire-Atlantique est le plus à même de pouvoir se prononcer sur le transfert [de l'aéroport – ndlr] vers Notre-Dame-des-Landes ». 

C’est François Hollande qui le premier avait déclaré, le 11 février, lors du remaniement ministériel et quelques semaines après une importante manifestation à Nantes contre le projet qui avait réuni entre 7 200 et 20 000 participants, souhaiter la tenue d’un référendum « pour savoir ce que veut la population » d’ici octobre.

Depuis, il est apparu que l’annonce présidentielle était impossible à mettre en œuvre en l’état actuel du droit. Depuis 2003, la loi permet d’organiser des référendums locaux à caractère décisionnel. Mais il est juridiquement impossible de demander à des populations locales de prendre des décisions sur des mesures de niveau national. Or la déclaration d’utilité publique de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a été émise par l’État, également signataire du contrat de concession avec Aéroport du Grand Ouest (AGO), la filiale du groupe Vinci qui a remporté l’appel d’offres.

Tous les regards se sont alors tournés vers la loi Macron, qui offre la possibilité à l’État de recourir à des ordonnances pour « réformer les procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de projets » (en son article 106). Cette disposition doit permettre la tenue de consultations des citoyens pour avis sur des dossiers relevant de la compétence de l’État, et à impact environnemental (lignes à grande vitesse, lignes à haute tension, centres commerciaux…). Le problème, c’est que la loi pour la croissance ne prévoit que des situations de « concertation préalable ».

Or l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a fait l’objet de plusieurs décisions administratives, à commencer par sa DUP en 2008. La loi Macron ne le concerne donc pas a priori. Le 16 février, un projet d’ordonnance de « démocratisation du dialogue environnemental » a été adopté par le Conseil national de la transition écologique (CNTE), un organe consultatif réunissant ONG, syndicats, collectivités territoriales et représentants de l’État, sans mention du cas de l’aéroport du Grand Ouest.

Dans ces conditions, quel type de consultation le gouvernement pense-t-il pouvoir organiser d’ici trois mois ? Selon nos informations, il prépare une nouvelle ordonnance afin de créer le cadre juridique qui lui manque. En toute logique, elle devrait s’appuyer sur la loi Macron, puisqu’il ne semble pas possible de faire voter une nouvelle loi ad hoc avant l’été. Mais comment faire pour qu’une ordonnance concerne un projet déjà autorisé, alors que la loi qui la justifie restreint son champ d’application aux projets non encore décidés ?

« Cela supposerait d’interpréter la loi Macron de manière extrêmement large », analyse l’avocat Arnaud Gossement, spécialisé en droit de l’environnement. L’ordonnance pourrait être contestée devant le Conseil d’État. Mais les recours ne sont pas suspensifs, et pourraient ne pas être jugés avant un an, soit bien après la tenue du référendum. « Les ordonnances privent le Parlement d’un débat, ajoute Arnaud Gossement, elles limitent la démocratie. »

S’il choisit cette voie, il suffit au gouvernement de soumettre le projet d’ordonnance au Conseil d’État – dont l’avis est consultatif – et au CNTE - elle est à l'ordre du jour de la séance du 24 mars- , puis d’ouvrir une consultation publique. Dès qu’elle sera publiée au Journal officiel, elle aura un effet en droit, précise Arnaud Gossement. Le Parlement devra in fine la ratifier, mais rien n'empêche de le solliciter après la tenue du référendum. Ce serait peu démocratique, mais parfaitement légal.

Le choix de limiter la consultation aux habitants de Loire-Atlantique fait l’objet de multiples contestations. Pour Ronan Dantec, sénateur EELV, qui prône depuis des mois la solution d’un référendum local : « Six présidents de département avaient demandé à être associés à cette consultation, l'ancien président socialiste de la région avait lui-même défendu le périmètre des deux régions Bretagne – Pays de la Loire. Manuel Valls a donc choisi le périmètre de la Loire-Atlantique au mépris des demandes des élus concernés, le déni démocratique est manifeste. Le périmètre n'étant pas pertinent, le résultat ne le sera guère plus. » À ses yeux : « En annonçant ce matin une consultation en juin, limitée à la Loire-Atlantique, alors que le président de la République a évoqué un projet “vital pour le Grand Ouest”, le premier ministre vient de saborder cette démarche, la seule pourtant probablement à même d'éviter un désastre humain et politique. »

Manifestants contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 9 janvier 2016 (JL).

À la tête du département du Morbihan, François Goulard propose aux conseils départementaux voisins d’organiser leur propre consultation en même temps que le référendum officiel. La Bretagne contribue à hauteur de 25 % des financements du projet d’aéroport. Le syndicat mixte du projet regroupe 22 collectivités territoriales et établissements publics, dont les régions Bretagne et Pays de la Loire, les départements d’Ille-et-Vilaine, Morbihan, Mayenne, et Maine-et-Loire, en plus de la Loire-Atlantique.

« C’est le degré zéro de la démocratie participative ! C’est scandaleux », proteste Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, ONG à laquelle appartenait Rémi Fraisse, le jeune homme tué par les gendarmes lors d’une manifestation contre le barrage de Sivens (Tarn) en octobre 2014. C’est à la suite de ce drame que l’exécutif avait annoncé une réforme de la démocratie environnementale, qui a débouché sur une commission et un rapport, dont les recommandations sont très partiellement mises en œuvre par les ordonnances de la loi Macron.

Florence Denis-Pasquier, juriste de FNE, pointe une erreur dans le discours de Manuel Valls : les enquêtes publiques ne sont pas restreintes aux riverains. « Tous les citoyens français et même de l’Union européenne ont le droit d’y participer. Il est faux de prétendre qu’elles ne concernent que les voisins des projets étudiés. Or Notre-Dame-des-Landes est un problème au minimum de niveau national. »

Autre problème : la consultation sur l’aéroport pourrait s’entrechoquer avec l’enquête publique que l’État va devoir ouvrir au sujet du schéma de cohérence territoriale sur Nantes et Saint-Nazaire. La France a décidé de présenter ce document d’urbanisme à l’Union européenne pour tenter de se sortir du pré-contentieux initié sur Notre-Dame-des-Landes, comme l’a révélé le Canard enchaîné. Or il doit faire l’objet d’une consultation obligatoire du public. Pour FNE, « la consultation citoyenne risque de fragiliser l’enquête publique sur le SCOT. C’est un tel bricolage que cela peut tourner à la catastrophe démocratique et environnementale ».

Qui pourrait organiser la consultation, si elle avait quand même lieu, malgré ce bricolage juridique ? D’après la loi, l’organisation en reviendrait au ministère compétent. Mais tout le monde sait que la ministre de l’environnement et des transports, Ségolène Royal, n’est pas favorable au projet d’aéroport et sceptique sur la pertinence d’une consultation de ce type. La Commission nationale du débat public (CNDP), opératrice habituelle des débats publics, n’avait pas été saisie du dossier Notre-Dame-des-Landes mardi soir. « Nous n’avons reçu aucune demande du gouvernement au sujet de Notre-Dame-des-Landes », déclare son président, Christian Leyrit.

Conçue pour apaiser les discordes et trouver des voies de sortie pacifiques aux conflits locaux, la démocratie environnementale revue par Manuel Valls attise au contraire l’exaspération des acteurs du dossier. Pendant toute la journée, entre pro et anti-aéroports, les insultes ont fusé sur les réseaux sociaux.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 19:54

Un appel de plusieurs maires européens, dont Anne Hidalgo, demandant aux Etats-membres de l'UE de revenir sur l'autorisation donnée aux constructeurs de dépasser les normes relatives aux émissions de NOX, associé à une pétition adressée à la Commission européenne et aux gouvernements nationaux européens, que je vous invite à signer sur https://www.change.org/p/pollution-de-l-air-la-sant%C3%A9-des-citoyens-avant-celle-des-lobbys-industriels-cities4climate?lang=fr

Alors que 80% de la population européenne vivra bientôt en ville et que les pics de pollution, principalement dus aux émissions polluantes des véhicules automobiles, rythment nos vies quotidiennes et sont responsables de drames sanitaires, les villes assument avec volontarisme leur rôle au service de la santé publique et du Climat. C’est la raison pour laquelle 1000 maires du monde entier ont pris l’engagement solennel à Paris, lors de la COP21, de réduire le niveau de pollution dans nos villes.

Pour tenir cet engagement majeur, nous avons besoin d’une règlementation européenne ambitieuse et courageuse.

Nous avons besoin que des règles justes s’appliquent dans toute l’Europe aux acteurs privés, notamment aux industries automobiles, dans la mesure où l’Organisation Mondiale de la Santé a signalé que les émissions polluantes issues des moteurs sont responsables de 75000 morts prématurées en Europe, chaque année.

En octobre dernier, un comité technique rassemblant des experts des États-membres a décidé d’autoriser les constructeurs automobiles à dépasser les limites d’émissions fixées par la législation européenne. Cette décision, si elle était mise en œuvre, permettrait aux nouveaux véhicules diesel de dépasser de 110% les seuils d’émissions des oxydes d’azote (NOx) ! En février 2016, le Parlement européen a malheureusement décidé de soutenir cette politique qui représente une véritable menace pour les habitants de nos villes.

Si cette décision est appliquée, la qualité de l’air dans nos villes ne sera pas conforme aux normes européennes.

Comment protéger notre santé si l’Union européenne valide un permis de polluer au détriment de la santé publique ? Que doivent comprendre les parents dont les enfants souffrent de problèmes respiratoires aigus, les personnes âgées et les plus fragiles? Doivent-ils comprendre que leur gouvernement a préféré la santé de l’industrie automobile à la leur ?

Nous considérons que cette décision est injuste et erronée. Car comment peut-on instaurer des seuils d’émissions et valider leur violation? Il n’est pas concevable d’imposer aux autorités publiques de respecter des normes de pollution de l’air tout en donnant le feu vert à l’industrie automobile pour les violer.

70% des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent des villes. Le succès de la mise en œuvre de l’Accord de Paris qui a été négocié avec tellement d’habilité en décembre, dépend maintenant des mesures prises par les villes. Les villes sont prêtes à assumer cette responsabilité, et les villes membres du Cities 40 (C40) ont déjà mis en œuvre plus de 10.000 actions en faveur du Climat, depuis 2009. Mais à présent, nous avons besoin du soutien des responsables politiques à tous les niveaux.

Nous demandons donc aux gouvernements européens, d’user de tous les moyens juridiques et politiques en leur pouvoir, afin de garantir que les normes de pollution de l’air en Europe soient appliquées dans toutes les industries. Notre santé en dépend.

Premiers signataires :

Anne Hidalgo, Maire de Paris
Eberhard van der Laan, Maire d'Amsterdam
Yorgos Kaminis, Maire d’Athènes
Ada Colau, Maire de Barcelone
Yvan Mayeur, Maire de Bruxelles
Ioan-Razvan Sava, Maire de Bucarest
István Tarlós, Maire de Budapest
Frank Jensen, Maire de Copenhague
Alexiei Dingli, Maire de La Valette
Fernando Medina, Maire de Lisbonne
Manuela Carmena, Maire de Madrid
Giuliano Pisapia, Maire de Milan
Constantinos Yiorkadjis, Maire de Nicosie
Raymond Johansen, Maire d'Oslo
Nils Ušakovs, Maire de Riga
Ahmed Aboutaleb, Maire de Rotterdam
Yordanka Fandakova, Maire de Sofia
Karin Wanngård, Maire de Stockholm
Hanna Gronkiewicz-Waltz, Maire de Varsovie
Michael Häupl, Maire de Vienne

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 16:56

Un Communiqué de presse de Europe Écologie Les Verts Pays de la Loire et Bretagne, ses parlementaires et l’ensemble des élu-e-s écologistes et citoyens, le 15 mars 2016

Alors que le Président de la République affirme vouloir trouver une sortie de crise, le Premier ministre confirme ce matin les rumeurs de ces derniers jours et annonce l’organisation d’une consultation sur le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes dans le seul département de la Loire-Atlantique, d’ici fin juin.
Une telle consultation circonscrite à ce département, alors que le projet impacte un périmètre beaucoup plus large, serait tout simplement une mascarade et ne ferait qu’enliser encore plus le dossier.
Par ailleurs, nous rappelons que les recours juridiques sont encore en instance, que la France est sous le coup d’une procédure d’infraction engagée par la Commission européenne, et que la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a mandaté une mission pour étudier les alternatives au transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. La consultation ne pouvant se substituer à la justice et à la mission de contrôle de la Commission européenne, l'organiser avant l’aboutissement des procédures en cours serait réellement insensé.

Pour conclure, ni le périmètre ni la date annoncées par le Premier ministre ne garantissent les conditions de sérénité de la consultation. Loin d’une sortie de crise, le chef du Gouvernement joue avec le feu, est-ce avec l’aval du Président de la République ?

 

 

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 13:24
Local et global, le slogan qui décolle à NDDL !

27 février 2016, le plus gros des rassemblements anti-aéroport depuis le début de la lutte contre Notre-Dame-des-Landes. Pas de cortège vraiment structuré mais des drapeaux en nombre, EELV (qui disait l’écologie foutue ?), Solidaires, Ensemble, la Confédération paysanne, des cerfs-volants chinois, des banderoles à tritons, les nanars,… Bien plus proche des 50 000 des organisateurs que des 15 000 des flics, et en tout cas un flot de 80 bus, dont 8 au départ de la Nation en ce petit matin frais.

Fraîche mais une journée qui réchauffe pour 10 ans, comme me disait une ancienne du Larzac et de Plogoff. D’ailleurs, ce qui frappe est le mélange des générations et des histoires, entre baggies surmontés de dreadlocks et têtes blanches … et beaucoup de barbes de tous poils (parfois un peu sectaires mais pas intégristes pour autant).

Une journée de marche mais aussi d’occupation de la 2-fois-2-voies, ce qui donne un air coquin, comme la journée « La voie est libre » à Montreuil. Les talus invitaient d’ailleurs à s’allonger sur l’herbe au soleil. Mais tofu généralisé, voilà le problème.

Une journée vigoureusement antigouvernementale, le référendum est un bon motif de colère. Antisocialiste aussi, je ne sais pas combien de fois j’aurais entendu « C’est fini, qu’ils ne comptent pas sur moi, même au 2e tour ».

Pour tous les marcheurs, le projet d’aéroport est mort. NDDL est d’ailleurs devenu un symbole international, les témoignages venaient de Stuttgart21 (la gare souterraine), du Lyon-Turin, de Heathrow (l’aéroport londonien), d’où ce slogan « du local au global » martelé sur le bitume et les glissières de la route nationale.

Prochain RV… tout dépend si les socialos tentent l’évacuation à partir du 26 mars. Sinon, grand rassemblement estival les 9 et 10 juillet. Cette fois, promis, les lilasiens font un cortège ?

Grindorge

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:16
Notre-Dame-des-Landes : Manuel Valls a menti

Par Hervé Kempf, le 18 février pour http://reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-Manuel-Valls-a-menti, suivi d'un article du Canard Enchaîné au titre évoquateur : Le nouvel aéroport de Nantes serait plus petit que l'ancien ! Si on ajoute l'étrange annonce de M. Valls à l'Assemblée Nationale, lançant un défi au monde en affirmant que si 100 000 personnes défilaient samedi, le projet serait annulé... Lisez notre appel, et rejoignez-nous Contre les expulsions, contre l’aéroport... à Notre-Dame-des-Landes le samedi 27 février

M. Valls a affirmé que le projet d’aéroport était « bon pour l’environnement » en raison de l’impact actuel de l’aéroport de Nantes sur « le réservoir à oiseaux » de Grand Lieu. Il a en fait caché une lettre de ses services disant l’inverse, dont la teneur a été révélée par Le Canard enchaîné et que Reporterre propose en téléchargement.

Le 15 octobre dernier, Manuel Valls affirmait au Sénat que le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes était bon pour l’environnement : « Il est bon pour l’environnement, parce que l’actuel aéroport de Nantes est au contact de trois réserves Natura 2000, dont le réservoir à oiseaux du lac de Grand Lieu ».

Le Premier ministre a menti : il ne pouvait ignorer en effet l’avis du directeur régional de l’environnement, écrit en septembre 2014, disant exactement l’inverse. Pire, M. Valls et les services de l’État ont tenu caché ce document, dont la teneur a été révélée par Le Canard enchaîné le 18 février, et que Reporterre vous propose en lecture complète ci-dessous.

Cette lettre a été écrite par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement des Pays de la Loire, le 9 septembre 2014, au préfet de la région.

Le directeur y explique que l’aménagement de l’aéroport existant à Nantes n’aurait pas d’impact négatif sur la réserve naturelle de Grand Lieu, située à côté de la ville.

La réserve naturelle de Grand Lieu est située au sud-ouest de Nantes

« Le trafic aérien actuel n’a pas d’impact négatif sur les oiseaux du lac », écrit-il. « La faune de la réserve a intégré cette activité continue et routinière comme un élément à part entière de l’environnement du lac. » Et d’expliquer : « La variété de cette activité [aérienne] engendrée par l’aménagement de Nantes-Atlantique ne sera pas perceptible par la faune du lac et ne générera pas de perturbation. »

À propos de l’allongement des pistes, le directeur observe : « L’allongement de la piste impactera les zones humides situées au bout de la piste actuelle (prairies, ruisseau). Cet impact sera cependant très minime en comparaison de ceux issus de l’urbanisation prévisible des zones humides aujourd’hui préservées. » En cas de création de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, il y aurait en effet urbanisation aux abords de la réserve naturelle de Grand Lieu.

Le directeur conclut : l’aménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique, par l’allongement de sa piste « garantit la préservation des zones humides de la ceinture verte générée par l’aéroport, qui participent à l’équilibre écologique de la réserve face à l’urbanisation de l’agglomération nantaise »

Ce n’est pas la première fois que M. Valls et les services de l’État mentent sur ce dossier. En ce qui concerne l’évaluation économique du projet d’aéroport, les documents sont en effet cachés et falsifiés, comme l’a montré Reporterre et le Collectif des élus doutant de la pertinence du projet d’aéroport.

Hervé Kempf

Et l'article du Canard Enchaîné - bonne lecture !

 

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 11:01

C'est la conclusion de notre groupe local Europe Ecologie Les Verts sur l'urbanisme aux Lilas, après les deux ateliers sur le PLU auxquels nous avons participé en janvier - voici le tract que nous avons distribué.

Planète en surchauffe : en finir avec les fossiles

La Conférence Paris Climat - la COP 21 - a montré l'urgence et fixé les objectifs, pour affronter la crise climatique. En France, comme dans l'UE, il s'agit de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030. Or, le transport représente le plus gros secteur contributeur de ces gaz : 27 % des émissions françaises.  Il faut donc en finir avec l'usage des énergies fossiles et d'abord le pétrole.

Donc en finir avec la « civilisation de la bagnole ».

S'attaquer à la voiture par le PLU

Au-delà du drame climatique, c'est une question de santé et de bien-être qui se joue.

Les comportements doivent changer, donc des politiques de rupture doivent être adoptées.

Des signaux doivent être donnés, nationalement : par la fiscalité des carburants notamment ; au niveau régional, en mettant en place la circulation alternée AVANT même le pic de pollution.

Aux Lilas, l'outil, c'est le PLU, le plan local d'urbanisme. Selon la mairie elle-même :

« Les modes de circulation doux constituent le principal moyen de déplacement des lilasiens » : 41 % des trajets s'effectuent à pied, 4 % à vélo, d'après l'Analyse de la mobilité sur la commune des Lilas de 2003. Mais malgré le Schéma Directeur des Circulations Douces des Lilas, aucune évolution depuis 12 ans.

Car la voirie est d'abord réservée aux voitures.

Le courage, c'est de réduire la place de la voiture, le dire, le faire :

  • étendre les zones 30 à … toute la ville;
  • généraliser les voies pour bus en site propre et les pistes cyclables en site propre, notamment dans la rue de Paris ou Boulevard de la Liberté;
  • élargir les trottoirs (et en profiter pour les végétaliser);
  • donc, supprimer des places de stationnement auto sur la voirie.

On trouvera toujours des raisons de ne pas agir, faute d'imaginer un autre monde et d'autres comportements. Une fois énoncés les discours tièdes sur « le partage de l'espace », « le compromis entre les attentes exprimées », les élus doivent avoir le courage de décisions à la hauteur des enjeux.

Stop aux déclarations creuses sur le développement durable !

Par le PLU, réduisons la place de la voiture aux Lilas !

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:09

Depuis janvier dernier, les paysans et les familles qui vivent sur le site du futur projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes peuvent être expulsés.

Une grande manifestation aura lieu le samedi 27 février à Notre-Dame-des-Landes, précisément là où les travaux sont censés commencer, pour y faire la démonstration concrète de notre capacité à les bloquer. Nous convergerons ensuite vers une grande fête pour l'avenir de la ZAD. 

Face aux menaces du gouvernement et de Vinci, le mouvement anti-aéroport est plus dense et vivant que jamais. En témoignent la mobilisation en urgence de 20 000 personnes et près de 500 tracteurs sur le périphérique nantais le 9 janvier, les actions de blocages et mobilisations paysannes qui ont suivi, le rassemblement devant le tribunal de Nantes et les multiples manifestations dans  les dizaines d'autres villes en France et au-delà.

La résistance à Notre-Dame-des-Landes est aujourd'hui devenue emblématique de tant d’autres luttes contre les destructions environnementales et sociales, de tant de combats face à la disparition des terres agricoles ou aux causes du changement climatique. Elle marque un refus ferme de la marchandisation continue du territoire et de nos vies.

Dans le bras de fer qui s'est engagé, la puissance du mouvement dans la France entière pendant les semaines à venir va être décisive.

Toutes les composantes de la lutte appellent donc à multiplier les actions de solidarité, en préambule d'une journée de mobilisation massive et générale le 27 février. Cette journée aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la ZAD, ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport.

Des bus sont prévus au départ de Paris. Départ Place de la Nation, devant le Cours de Vincennes, entre 5h30 et 6h00. Retour le samedi soir. Pour s’inscrire, envoyez un message à bus27fevrier@riseup.net Tarif : 30 euros ; possibilités de tarifs réduits pour les petits budgets.

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