Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bienvenu.e

  • : Les Lilas Ecologie : Blog des militants et élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré Saint-Gervais
  • : Culture, information, réflexion de l'écologie politique par les militants et les élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas, du Pré Saint-Gervais, d'Est Ensemble
  • Contact

Recherche

Nous contacter ...

S'abonner à la Lettre d'information ...

C'est dans la colonne de droite tout en bas...

17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 11:14

Biodiversité, AFP.

Whanganui est le nom de cette ville et aussi du troisième plus long cours d'eau du pays.

Whanganui est le nom de cette ville et aussi du troisième plus long cours d'eau du pays.

Un fleuve sacré pour les Maoris a été reconnu par le Parlement néo-zélandais comme une entité vivante, une décision qui pourrait être une première mondiale. Le Whanganui, troisième plus long cours d'eau du pays, a été doté, mercredi 15 mars, d'une " personnalité juridique, avec tous les droits et les devoirs attenants ", a détaillé le ministre de la justice. Traduction : les intérêts du cours d'eau seront défendus dans les procédures judiciaires par un avocat représentant la tribu et un autre le gouvernement. La tribu maorie locale Iwi, qui lutte pour la reconnaissance de ses droits sur le fleuve depuis les années 1870, a reçu 80 millions de dollars néo-zélandais (52 millions d’euros) au titre des frais de justice, et 20 millions d'euros pour améliorer l'état du fleuve. « La nouvelle législation est une reconnaissance de la connexion profondément spirituelle entre iwi [tribu] Whanganui et son fleuve ancestral. »

Le fleuve Whanganui, dans l’île du Nord, en Nouvelle-Zélande. JAMES SHOOK / CC-BY-2.5

Le fleuve Whanganui, dans l’île du Nord, en Nouvelle-Zélande. JAMES SHOOK / CC-BY-2.5

" Vision du monde "     (Ajout d'après Caroline Taïx le 20 mars 2017 pour Le Monde).

" Aujourd'hui, nous reconnaissons le sacrifice et la souffrance de la tribu Whanganui, qui s'est battue près de cent cinquante ans pour arrêter l'exploitation de cette force vitale ", a salué Te Ururoa Flavell, du Parti maori. Le texte fait valoir que le fleuve, dont le nom maori est Te Awa Tupua, est une entité vivante, " partant des montagnes jusqu'à la mer, y compris ses affluents et l'ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques ".

Les droits et les intérêts du Whanganui pourront être défendus devant la justice. Le fleuve sera alors représenté par deux personnes : un membre de la tribu et un autre du gouvernement – de la même manière qu'un adulte parle au nom d'un enfant devant le juge. Le fleuve est ainsi mieux protégé et des plaintes pourront être déposées en son nom. La tribu n'est pas la propriétaire du fleuve mais son gardien, chargé de le protéger pour les générations actuelles et futures.

Certains pourraient juger étrange cette reconnaissance de droit pour un fleuve, a reconnu le député travailliste Adrian Rurawhe, lui-même maori. Mais pour les peuples autochtones, c'est normal, a-t-il expliqué à des journalistes néo-zélandais, avant de citer un adage maori : " Je suis la rivière et la rivière est moi. "

" Notre terre est personnifiée, explique Jacinta Ruru, codirectrice du centre de recherche maori à l'université d'Otago, en Nouvelle-Zélande. Nous nous percevons comme faisant partie de l'environnement. Notre bien-être et notre santé dépendent de ceux de notre environnement et réciproquement. " La loi a " embrassé la relation des Maoris à la terre et renverse l'idée d'une souveraineté humaine ", se félicite-t-elle.

Cette législation a été présentée par le gouvernement néo-zélandais comme une première mondiale, mais pour la juriste internationale Valérie Cabanes, auteure d'Un nouveau droit pour la Terre (Seuil, 2016), il existe des précédents. " La reconnaissance des droits de la nature est en pleine évolution dans le monde ", précise-t-elle, en évoquant des exemples en Equateur et en Bolivie, mais aussi des comtés aux Etats-Unis, ou la ville de Mexico, qui ont inscrit les droits de la nature dans les législations locales.

La croyance des peuples premiers, qui ne font pas de distinction entre humanité et nature, est à l'origine de cette affirmation des droits de la nature. Mais " de plus en plus d'Occidentaux s'engagent dans cette démarche ", explique Valérie Cabanes. Elle met en avant " la crise climatique et environnementale " pour expliquer cette évolution : " Depuis le judéo-christianisme et la suprématie de l'Occident sur le monde, l'homme s'est positionné comme dominant. Mais ce n'est qu'une vision du monde, qui est manifestement arrivée à ses limites. "

Fin mars, une initiative doit être lancée au Parlement européen pour demander la reconnaissance des droits de la nature.

Partager cet article

Repost0

commentaires

verosimar 17/03/2017 17:41

que c'est beau ! Comme on aimerait que ça se généralise !

L'écologie aux Lilas et au Pré ...

Les Lilas Ecologie en campagne

Le gouvernement abandonne Europacity, pas l’artificialisation des terres agricoles

Il faut stopper EuropaCity - marche citoyenne de Gonesse à Matignon 4 et 5 octobre

Aux Lilas, les citoyens s’unissent pour produire de l’électricité verte

Les promoteurs, les arbres et la cité - lettre ouverte à BNP Paribas

Toxic Tour de Pantin à Romainville dimanche 16 juin 2019

Une Biorégion Ile-de-France résiliente en 2050

Merci aux 1779 Lilasiennes et Lilasiens qui ont voté " Pour le climat, tout doit changer ! "

Pollution de l’air dans les écoles et crèches franciliennes

Volonté politique de créer une régie publique de l’eau à Est Ensemble, mythe ou réalité ?

À la base … un revenu ?

Balade naturaliste Parcs de la Corniche des Forts et abords de la forêt de Romainville le 9 mars 2019 à 11h

La forêt de Romainville, un enjeu écologique et politique

La Forêt passe à l'attaque !

Plâtre et béton sur la Corniche

Agir ensemble pour les Coquelicots le 7 décembre

Marche pour le climat, Défendons la forêt de la Corniche des Forts

Destruction des océans, sur-pêche, pêche électrique... avec Bloom mardi 20 novembre

À Romainville, les habitants défendent une forêt sauvage contre une base de loisirs régionale

Marches pour le climat et la biodiversité 13 et 14 octobre

Les amis des coquelicots étaient bienvenus...

Amis des coquelicots, agissons ensemble vendredi 5 octobre à 18H30

La forêt urbaine de la Corniche des Forts - une chance unique à nos portes

Mobilisation citoyenne à la marche pour le climat samedi 8 septembre à Paris

Un coup de pouce Vert pour les Électrons solaires ! 

Le collectif Eau publique des Lilas invite au dialogue le 21 mars

Entre le nucléaire et la bougie, il y a l’intelligence - du 10 au 18 mars aux Lilas

En Ile de France, les énergies renouvelables citoyennes ont le vent en poupe...

Le Syctom a organisé une concertation réservée aux sachants – et après ?

Une enquête publique sur le PLU des Lilas… qui change la donne !

Une victoire pour l'eau publique en Île-de-France

L’eau publique, c’est maintenant !

L’Ouest de la Seine Saint-Denis se mobilise pour la création d’un service public de l’eau

Romainville : le Syctom lance une concertation préalable pour la modernisation du centre de transfert et de tri des déchets

Que sont ces CSR - Combustibles Solides de Récupération - qu’on veut brûler à Romainville ?

Ces parents qui mijotent une cantine publique

De nouvelles préconisations nutritionnelles... Pas d'usine, on cuisine !

À Romainville contre l’incinération

Une victoire de l'engagement citoyen aux cantines rebelles du 10 novembre

Derniers échos de la révision du PLU des Lilas

Les Sans Radio retrouvent les ondes

Europacity : le débat public se conclut sur des positions inconciliables

Le parc (George-Valbon La Courneuve) debout !

Grand Paris : non à la logique financière

Pour une gestion publique, démocratique et écologique de l'eau

Le revenu de base ? Débat mardi 14 juin 20h

C'était la Grande Parade Métèque 2016...

La nature : une solution au changement climatique en Île-de-France

Participer à la Grande Parade Métèque samedi 28 mai 2016

PLU des lilas: enfin un diagnostic et état initial de l'environnement ... à compléter

Avec la loi « Travail », où irait-on ? Débattons-en mercredi 30 mars

Réduire la place de la voiture des actes pas des paroles

La COP 21 aux Lilas

La nature est un champ de bataille

Alternatiba et le Ruban pour le climat des Lilas à la République

Un compost de quartier aux Lilas

Devoir d'asile : de l'Etat jusqu'aux Lilas

Un ruban pour le climat aux Lilas

Six propositions vertes pour une révision du PLU véritablement utile

La Grande Parade Métèque samedi 30 mai

Fête de la transition énergetique et citoyenne le 9 mai aux Lilas

Des défenseurs de la Maternité des Lilas s'enchaînent devant le ministère de la santé

Romainville n'aura pas d'usine de méthanisation

Journal n°2 de Les Lilas Autrement (décembre 2014)

écolo ! n°19 : le téléphérique un GPII

écolo ! n°18

Gaz de schiste : du mirage économique au cauchemar écologique ?

Journée de la transition le 27 septembre aux Lilas

écolo ! n°17 : un nouveau modèle énergetique français

écolo ! n°16 : TAFTA ou TIPP, le traité de libre-échange transatlantique signerait la fin du projet