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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 18:02

En 2014, le Premier ministre a voulu affaiblir la loi censée encadrer les loyers. La plus haute juridiction administrative, saisie par Julien Bayou, vient de rendre sa décision. Par Hugo Boursier le 16 mars 2017 pour Politis.

Loi Alur : le Conseil d'État confirme un « excès de pouvoir » de Manuel Valls

Loi Alur : 1 – Manuel Valls : 0. Le Conseil d’État a mis fin, mercredi 15 mars, au régime d’exception décidé par l’ancien Premier ministre, à propos de l’encadrement des loyers. En août 2014, le socialiste avait décidé que la mise en place de cette disposition serait limitée « à titre expérimental à la ville de Paris ». L'institution a jugé qu'il n'appartenait pas au membre du gouvernement de s'opposer à l'application de la loi.

Loi Alur : le Conseil d'État confirme un « excès de pouvoir » de Manuel Valls

Cette décision du Premier ministre avait empêché des millions de citoyens d'accéder à des loyers réduits dans les zones dites « tendues », où la demande, largement supérieure à l’offre immobilière, fait grimper les prix.

En août 2015, le porte-parole d’Europe écologie-Les Verts, Julien Bayou, avait donc déposé un recours – sous l’égide de l’association Bail à part – auprès de la plus haute juridiction administrative française, pour faire annuler ce qu’il considérait comme un recul de la loi, en requérant un « excès de pouvoir » de la part du gouvernement.

Le Conseil d’État lui a donné raison. Le candidat aux législatives dans les IIIe et Xe arrondissement de Paris, explique sur son site : « Se pliant à la volonté du gouvernement, les préfets n'ont pas édicté les valeurs maximales de location, et les collectivités n'ont pas fondé d'observatoires des loyers. En conséquence, par la volonté de Manuel Valls, ce sont plusieurs millions de locataires qui ont été privés du bénéfice de cette mesure, qui était l’une des rares avancées sociales de ce quinquennat raté. »

Loi Alur : le Conseil d'État confirme un « excès de pouvoir » de Manuel Valls

Le porte-parole d’EELV a donc mis en ligne une pétition pour que l’encadrement des loyers soit mis en place rapidement par le gouvernement.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 11:41

  Le dernier « post » sur le site des Lilas consacré au PLU (le Plan Local d’Urbanisme) date du 29 janvier 2016. Après l’annulation pour cause d’attentats et le non-report à une date ultérieure d’un des 3 ateliers prévus, cet article (http://www.ville-leslilas.fr/plu2016/2-0-50/a-la-une/comte-rendu-de-l-atelier-du-plu-du-16-janvier-2016) faisait le Compte-rendu de l'Atelier du PLU du 16 janvier 2016 (qui a réuni plus de 50 personnes au gymnase Liberté) et présentait les principaux enseignements à en tirer – et nous y retrouvions nombre des propositions formulées ce jour-là.

Enfin prêt, le diagnostic, en principe préalable au PADD (le Projet d’Aménagement et de Développement Durable qui lui-même avait été présenté en Conseil municipal le 16 décembre 2015), était présenté en conseil municipal le 17 février 2016. Nous pensions qu’il serait mis à disposition de la population dans les ateliers du PLU pour éclairer les discussions des citoyens en janvier, ou sur le site de la ville, ce n’a pas été le cas, ou bien nous ne l’avons pas trouvé. Nous y avons donc consacré une lettre au Maire des Lilas, en lui proposant de la transmettre au cabinet d’experts accompagnant la ville pour la rédaction du PLU final, et un article : PLU des Lilas : enfin un Diagnostic et état initial de l’environnement ... à compléter.

Depuis, pas de nouvelles de cette révision du PLU. Nous avons donc noté avec plaisir la date de la seule réunion publique consacrée à exposer les choix faits par la municipalité dans ce nouveau PLU, le 5 octobre 2016. La ville y a consacré un rapide article sur le site PLU2016, http://www.ville-leslilas.fr/plu2016/2-0-53/a-la-une/reunion-publique-le-5-octobre-2016 : « Cette réunion s'est tenue devant un public très nombreux en Mairie des Lilas. Elle a permis de faire le point sur l'avancement du PLU et en particulier de présenter aux habitants les projets d'orientations d'aménagement et de programmation, concernant le secteur du Fort, du parc Lucie-Aubrac, les abords de la future station de métro Serge Gainsbourg au quartier des Sentes. » Le document-diaporama projeté ce soir-là y a été mis en lien, vous pouvez le télécharger sur http://www.ville-leslilas.fr/plu2016/media/files/presentation_reunion_publique_du_5_octobre_2016.pdf)

Nous sommes intervenus sur quelques points, que nous reprenons ici et complétons à la lecture détaillée du document-diaporama.

Tout d’abord, après des ateliers qui n'ont pas permis une appropriation complète du débat, faute de documents initialement fournis, dont le diagnostic de la ville, et réduits en nombre, nous avons fait part de nos remerciements à la municipalité pour l’écoute des remarques des citoyens. En témoigne par exemple, l’aménagement retenu aux abords du Parc Lucie Aubrac avec la préservation d’une bande de 15m non construite entre la rue du Centre et le Parc Lucie Aubrac, et la réduction potentielle du nombre de logements qui seraient construits autour du Parc (p 6 du document Présentation réunion 5 octobre 2016).

Mais cette préservation de 15 m a des répercussions sur l’aménagement du Parc en perte d’espaces verts : le hangar qui abrite les Services techniques de la ville, et surtout l’espace vert contigu qui lui sert de pépinière, changent de destination et deviennent au ¾ constructibles.

Si ceci doit se traduire par une perte sèche d’espace vert en zone dense de la ville – nous sommes contre ! Nous demandons à ce que le métrage précis des zones nouvellement créées et perdues soit communiqué.

30% de logements sociaux au minimum autour du Parc Lucie Aubrac, comme dans tout programme de nouvelle construction de 1000m² ou +, une bonne façon d’assurer nos 25% de logements sociaux lilasiens obligatoires.

En revanche, nous continuons à dire que la répartition entre les catégories de HLM n’est pas à la hauteur des besoins des lilasiens demandeurs d’un logement social : au moins 70% d’entre eux auraient droit à un loyer très modéré type PLAI, alors que ceux-ci ne représentent qu’environ 10% des HLM présents sur la ville (pas de chiffres précis disponibles nous disait le maire suite à des changements de statut). D’où notre proposition d’action positive privilégiant la construction de PLAI dans 50% au moins des logements sociaux à venir. Ce n’est pas la solution retenue : aux Lilas, autour du Parc, comme dans les 18 emplacements de « mixité sociale » retenus, les logements sociaux obligatoires se répartiront en 30% de PLAI, 30% de PLS et 40% de PLUS. Nous souhaitons aussi – nous l’avons dit en réunion - avoir un décompte des prévisions de logements plus précis par zone.

Nous avons salué l’affirmation réitérée du maire « il y a trop de voitures aux Lilas », faisant suite à l’organisation d’une « journée sans voiture » aux Lilas, une initiative qui existe depuis 1998 et non l’année dernière comme l’affirme Infos Lilas, et que nous avions proposée en vain au maire il y a plus de 10 ans… – tout vient à point à qui sait attendre ?

Avec « Encourager les mobilités apaisées et les alternatives à la voiture individuelle » (p 8 du document), nous saluons donc le résultat d’un arbitrage pas facile pour la municipalité, entre les aspirations parfois contradictoires des lilasiens, et les choix qu’elle a entraîné sur certains points du PLU, 1,5 m² de stationnement vélo/logement, et quelques projets de « zones de rencontre » et de « zones 30 » – redisons ici nos souhaits :

* la possibilité d’une zone 30 sur toute la ville, une solution adoptée par bien des villes denses comme la nôtre,

* la piste cyclable nécessaire rue de Paris, prévue dans le schéma départemental des pistes cyclables,

* et aussi l’urgence de stationnement vélos autour de la Mairie des Lilas, complètement saturés aujourd’hui – sans parler des parkings gardés (exemple vécu : un vélo volé tous les 5 ans en moyenne, quels que soient la chaîne et le cadenas).

 

 

Le quartier d’innovation d’intérêt métropolitain autour du Fort, dont l’aménagement répondrait à un concours international rassemblant urbanistes, architectes, paysagistes, nous semble une bonne solution, envisageant l’ouverture du site par un accès direct au Nord (et pas à l’E ? à l’O ?), et un habitat étudiant social.

Nous serons attentifs à ce que l’éco-quartier annoncé en soit vraiment un selon des critères environnementaux réels.

p 5 Présentation réunion 5 octobre 2016

Mais ces Orientations d’Aménagement et de Programmation prévues commencent par réduire la surface du projet potentiel, en retirant un cinquième environ de la surface du Fort, la protection paysagère et écologique de la zone UF, mitant ainsi les perspectives du projet d’aménagement.

Nous regrettons fortement qu’une partie UFb « mangeant » le  cinquième de la surface du Fort, ait été créée pour faciliter la construction par TDF d’un restaurant d’entreprise – inutile pour les lilasiens (sauf quelques cas particuliers qui y mangeront), qu’il privera d’un foncier si rare aux Lilas.

 

Nous avons également affirmé que sur la biodiversité et le respect des documents régionaux comme le SDRIF (Schéma directeur de la région Île-de-France), le SRCE (le Schéma régional de continuité écologique) et sa trame bleue et verte (les cours d’eau et les espaces verts ou naturels), le compte n’y était pas. Les dispositions retenues en obligation de pleine terre, de végétalisation des espaces libres et des toitures nous semblent positives. En revanche, nous ne sommes pas certains que le projet d’intérêt métropolitain présenté et la zone UF élargie au nord-ouest du Fort, ne grignote pas la trame verte et bleue qui passe par le « parc canin » à l’ouest du Fort, et nous seront très attentifs à préserver cette continuité le long du Fort depuis la base de la Corniche des Forts jusqu’à Pantin.

De même, la continuité écologique qui traverse Les Lilas du N-E au S-O en passant par la RD20, l’avenue du Maréchal Juin, n’a pas été renforcée comme nécessaire selon le SRCE, alors que la largeur des voies permettrait une végétalisation importante des trottoirs ou d’un terre-plein central. Nous renouvelons donc notre appel sur ces 2 points.

En conclusion, dans la perspective d’un développement nécessaire des énergies renouvelables aux Lilas, nous nous félicitons de la bonification d’emprise pour haute performance énergétique, même si d’autres préconisations plus fortes de normes énergétiques (isolation + énergies renouvelables) pour les futures constructions auraient pu trouver leur place dans le PLU de la ville des Lilas, les engageant au-delà de la RT 2012 vers des Bâtiments à Basse Consommation (BBC) ou « à énergie positive ».

  Pierre Stoeber, pour le groupe local EELV des Lilas

 

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 17:14

À l’initiative du Collectif pour la défense et l’extension du parc de la Courneuve George-Valbon et du collectif Notre parc n’est pas à vendre.

Il y a plus d’un an, l’architecte Roland Castro, soutenu par Manuel Valls et Stéphane Troussel, proposait un projet appelé « Central Park » visant à bétonner le parc de la Courneuve : 24 000 logements et une amputation d’au minimum 80 hectares classés Natura 2000.

Une grande mobilisation populaire, avec plus de 16 000 personnes signataires de la pétition, s’est opposée à ce projet anti-écologique, antisocial et antidémocratique. Nous avons fait reculer une partie des autorités publiques qui ne parlent plus de ce projet. C’est une première et importante victoire.

Mais, aujourd’hui, le parc est toujours menacé.

Nous sommes face à une multitude de projets portés par l’État, le Conseil départemental, le Grand Paris et certains élus locaux.

L’État souhaite toujours bétonner les “franges” du parc et des élus locaux demandent à construire sur les parties du parc situées à Dugny, comme La Pigeonnière.

Le terrain des Essences qui appartient à l’État va servir à des constructions qui vont impacter le parc. Quant à l’Aire des Vents, le président du Conseil départemental voudrait y installer le village des médias en cas d’obtention des JO en 2024. Là encore, ce projet aboutirait à construire des bâtiments.

Provisoires ? Définitifs ?

Tous ces projets s’élaborent loin des habitants et des usagers. Ils ont pour point commun de vouloir réduire, morceler ou privatiser le parc pour des promoteurs immobiliers. Ils sont dangereux.

Pour un projet d’extension et de valorisation

Notre Collectif défend une autre vision et un autre projet pour le parc. À l’heure des enjeux climatiques, de santé publique et des inégalités d’accès aux espaces verts de détente et de loisir, le seul projet ambitieux et d’avenir pour les habitant-e-s des quartiers c’est l’extension du parc. Les créateurs du parc avaient imaginé qu’il atteindrait 800 hectares. Il n’est pas trop tard pour reprendre cette ambition à la hauteur des enjeux du 21e siècle.

Pour ces raisons, nous appelons les habitant-e-s du 93, les salarié-e-s et les usagers du parc à se mobiliser et à nous rejoindre pour une grande journée dimanche 10 juillet (Rdv devant la Maison du parc) avec…

dès 10h : ballades découvertes à pied et en vélo dans le parc ;

12h-14h : grand pique-nique ;

14h-16h : ateliers et débats sur les projets qui menacent le parc et son avenir ;

Atelier Photos : le parc en famille (Venez nous faire partager vos prises de vues réalisées sur le parc en famille, seul-e-s ou en groupes)

www.petitions24.net/stop_au_projet_central_park

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:23

La révision du PLU a été lancée par la ville des Lilas avant l’été 2015. Dès lors, nous avons participé aux différentes étapes proposées, lors des réunions publiques, par des contributions sur la page internet dédiée, dans les ateliers participatifs que nous avions demandé et qui ont été réduits à 2 séances, évidemment trop rares pour permettre un travail véritablement collaboratif sur les hypothèses du PLU.

Le premier des 3 documents nécessaires à un PLU, c’est le Diagnostic et état initial de l’environnement (DEIE), et nous n’avons cessé de demander sa communication depuis juin dernier. Or le second document, le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), s’appuie en général sur ce diagnostic préalable. Aux Lilas, le PADD a été voté fin 2015, avant que soit disponible ce Diagnostic et état initial de l’environnement. Enfin, lors du Conseil municipal du 17 février 2016, un document provisoire a été remis à nos élus - malheureusement pas sous forme informatique, nous vous l'aurions fait partager. Il nous paraissait important de réagir, même après le vote du PADD, le PLU lui-même n’étant pas encore bouclé selon la municipalité. D’où la lettre de nos élus au Maire des Lilas, avec copie au cabinet d’études qui complète actuellement le diagnostic. Bonne lecture.

                                                                                  Les Lilas, le 24 Mars 2016

Groupe Les Lilas Autrement

                                                           Monsieur le Maire, Hôtel de Ville, 93260 Les Lilas

Objet : diagnostic environnemental PLU

Monsieur le Maire,

Veuillez trouver ici nos commentaires et propositions au regard du document provisoire « Diagnostic et état initial de l’environnement » (noté DEIE par la suite) remis lors du Conseil municipal du 17 février 2016 qui devait aussi approuver le PLH d' Est ensemble.

Remarques générales :

Un DEIE essentiellement factuel mais à ce stade sans analyse

Le document remis au Conseil municipal n’est sans doute qu’une ébauche. En effet, s’il rassemble la plupart des données et faits nécessaires à un diagnostic, il ne contient pratiquement pas d’analyse ou l'identification des enjeux principaux et  des points noirs ; de ce fait – et sans que nous confondions le DEIE avec le PADD - les priorités qui devraient être dégagées à partir des points saillants du diagnostic, sont absentes.
Dès lors, si nous pouvons partager de nombreux éléments portés au DEIE, cela renvoie pour beaucoup à son caractère purement factuel.

Sur les enjeux de logement

Le schéma directeur d’Ile de France (SDRIF), qui a force réglementaire, indique que la commune fait partie des « espaces urbanisés à optimiser », ce qui se traduit par un PLU devant permettre une augmentation de 10 % de la densité humaine et en habitats. Ceci, appliqué aux 23 000 habitants des Lilas, devrait se traduire par un objectif à 2030 de 25 300 soit légèrement plus que les 25 000 que vous avez fait inscrire au PADD, qui indique pour sa part limiter la population nouvelle supplémentaire à 2 000 habitants. Votre objectif de densification modérée, au-delà de son aspect réglementaire, nous paraît un compromis entre les besoins massifs de logement en Ile-de-France et le souhait des Lilasiens de préserver un cadre de vie de type patrimonial, et nous vous soutiendrons sur ce point

Le Programme Local d’Habitat Intercommunal (PLHi) d’Est ensemble n’identifie pas de grande zone à fort potentiel de mutabilité (p.32 du DEIE) mais la question du Fort de Romainville n’est pas évoquée. Or, comme nous avons eu l’occasion de le souligner à plusieurs reprises, il s’agit d’une réserve foncière significative pour la ville, dans laquelle un projet global d’aménagement devrait comprendre une construction significative de logements. En dehors de ce site et du programme prévu au parc Lucie Aubrac, il conviendra de travailler sur une maille très fine, pour traiter les « dents creuses » de la commune et espérer atteindre la cible des 10 % de densification. La loi Alur portée par Cécile Duflot donne des outils en ce sens. De nombreux urbanistes ont développé des méthodes d’approche et des propositions parfois très innovantes que la commune devrait solliciter à l’avenir, en complément du PLU.

Le point noir du logement aux Lilas reste celui du logement très social. Ce constat est énoncé et étayé dans le DEIE. La part de logements à bas loyers (inférieurs à 5, 70 €/m2) n'est que de 35 % contre 49 % à Est ensemble, alors que les loyers les plus élevés (> 6,76 €/m2) sont sur-représentés avec 34 % contre 24 %. Pourtant la faible mobilité des locataires (5,6 %) s'accompagne d'une hausse constante des demandeurs (près de 1 400 en 2015). Nous notons que le DEIE ne mentionne pas comment se répartissent les demandeurs entre ceux qui seraient éligibles aux PLAI, PLUS et PLS. Cette carence concernant les Lilas est d'autant plus préoccupante qu'à l'échelle d' Est Ensemble 74 % des attributions concernent des ménages   dont les ressources sont inférieures aux plafonds PLAI. Dans ces conditions, l'objectif que s'est fixé la commune (30 % de PLAI, 40 % de PLUS et 30 % de PLS dans les constructions nouvelles), ne semble pas de nature à rattraper le retard des Lilas. En effet sur les 551 projets de livraison de logements neufs pendant la période du PLH (2016-2021), seuls 30 % seraient « sociaux », soit 165, parmi lesquels seulement une cinquantaine très sociaux. Nous vous demandons de bien vouloir revoir ce point afin que des règles spécifiques soient introduites dans les orientations et règlement du PLU.

Sur les services publics :

Le DEIE note l’absence d’OPH dans la commune, caractéristique que nous avons eu l’occasion de dénoncer tant elle nous prive collectivement d’un instrument d’attribution de logements, dans un contexte d’augmentation des demandes. Nous regrettons que le PADD ne réponde pas à ce point noir signalé au DEIE.

De même en ce qui concerne l’absence de Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), alors que l'hébergement d'urgence en hôtel se développe

Les trois derniers éléments que nous pointons ici (logement très social, OPH, CHRS) font système et renforcent l’idée d’une municipalité de Seine-Saint-Denis plus préoccupée de satisfaire les besoins d’une population  au profil socio-professionnel de cadres diplômés et aisés, plutôt qu’à une gestion active de la mixité sociale.

Sur les enjeux de transport :

Nous notons (p. 58) que « aucun projet de création ou suppression de places de stationnement n’est envisagé ces prochaines années ». Pour le coup, il s’agit d’une orientation qui ne relève pas du DEIE mais du PADD et qui serait en outre particulièrement préjudiciable au développement des circulations douces. Il est en effet nécessaire de réduire la place de l’automobile sur la voirie pour répondre aux enjeux de congestion (comme tous les experts des mobilités urbaines le savent, dans les zones bien dotées en transports collectifs, limiter la circulation automobile suppose de NE PAS faciliter la venue en voiture) et aux enjeux climatiques.

Il est dit en plusieurs endroits (p. 57 et p. 61) que la requalification de la rue de Paris aurait facilité les circulations douces et sécurisé les parcours. Cette affirmation est loin de traduire la réalité, seule l’extrémité Ouest de la rue de Paris bénéficiant effectivement de voies cyclables en site propre. Le centre-ville reste, quant à lui, non aménagé et particulièrement dangereux pour les cyclistes. Ce point est d’autant plus anormal que le Schéma directeur des circulations douces (SDCD) - qu’en tant que chargé du développement durable de la métropole vous devriez considérer comme une priorité - prévoit de longue date une piste cyclable le long de la rue de Paris. Nous constatons que rien n’avance de ce côté. Nous regrettons aussi l'absence de mentions précises concernant les zones 30 applicables, et leur extension possible à toute la ville, ainsi que les  essais de contre-sens cyclistes...

Sur le métro-câble : vous connaissez notre opposition à ce projet onéreux – en période de disette budgétaire - et proclamé sans qu’aucune étude des alternatives n’ait été faite. Or vous devez aussi savoir, au vu de votre expertise du développement durable, que le principal point d’achoppement des « grands projets inutiles » comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le tunnel du Lyon-Turin, le barrage de Sivens, renvoie toujours à une décision d’élus pressés d’annoncer un projet sans jamais analyser les solutions de substitution possibles. Une extension des dessertes par autobus ou par un réaménagement du Tillbus, voire d'autres transports internes à Est Ensemble, pourraient sans doute à moindre coût, et à faible impact écologique, améliorer la desserte entre le quartier de l' Avenir et les trois communes de l’agglo que sont Pantin, Les Lilas et Romainville. Il serait aussi réalisable à plus court terme que ce fantômatique projet.

Sur les enjeux climatiques :

Alors que vous avez indiqué à plusieurs reprises l’importance que vous accordez à la transition énergétique, le DEIE est très pauvre sur ce sujet, ne faisant que quelques allusions au PCET d’Est Ensemble en cours de rédaction. L’absence d’analyse précise de la situation des Lilas ne permettra pas d’en déduire des mesures fortes pour le PADD et les documents d’orientation et réglementaires. A ce sujet, nous notons avec regret l’absence des conclusions et cartes détaillées de l'étude du SIPPEREC sur les perspectives de géothermie pour le CG93 (juillet 2010). La carte du DEIE est notamment inexploitable alors que le « groupe 2 » étudié (les Lilas, le Pré-St-G et Romainville) montre des opportunités à condition de regrouper ces 3 communes. Les potentiels solaire et éolien sont cités sans étude fine sur certains usages domestiques, par ex. en toiture. L’analyse ne peut en effet se limiter au « taux d’effort énergétique des ménages » mais doit aussi inclure les émissions globales de la ville, identifier les zones et bâtiments les plus émetteurs – dont les bâtiments publics - et les points d’amélioration possible, et ce afin d’être à la hauteur des engagements de la COP21. L'adhésion à la compétence « Développement des énergies renouvelables » du SIPPEREC (mars 2016) devra être un tremplin pour la mise en œuvre de projets réels sur notre commune.

Sur les enjeux de biodiversité et trame verte :

Le DEIE nous semble à ce stade encore très pauvre sur cet enjeu, essentiel pourtant pour le développement durable. En effet, s’il cite à juste titre le Schéma régional de Cohérence écologique de la Région (SRCE) et le Schéma environnemental vert du département (SEVES), il est évident que la déclinaison au niveau d’une commune des enjeux de biodiversité suppose d’adopter une granulométrie plus fine que celles des échelles régionale et départementale. Ainsi, il serait nécessaire d’être plus précis sur la forme que prend et pourrait prendre la trame verte communale. Nous proposons ainsi pour le PADD que deux aspects innovants soient particulièrement développés, la végétalisation des toits (supposant des aides financières de la commune, en l’absence d’autres dispositifs de soutien) et le verdissement des trottoirs par les habitants, comme d’autres communes l’ont développé via des formes contractuelles souples.

En en restant au SRCE et SEVES , il est particulièrement frappant de voir que, comme pour les pistes cyclables du SDCD, la situation n’a pas progressé dans la commune sur l’axe identifié comme vert qu’est la RD20 (avenue Maréchal Juin + rue Léon Renault, etc.). Dans ces deux documents, la RD 20 apparaît structurante et voie à privilégier : elle fait partie des « liaisons reconnues pour son intérêt écologique » au SRCE et figure comme élément du « chemin des parcs » sur le SEVES. Or, le DEIE n’évoque ni sa situation actuelle qui reste encore toute virtuelle du point de vue biodiversité, ni les efforts spécifiques qu’il conviendrait de réaliser. Force est de constater qu’il y a loin entre les orientations réglementaires ou indicatives déjà adoptées et les réalisations concrètes de la mairie.

Remarques de détail : en page 107 du DEIE, il est évoqué « 23 ICPE » alors qu’il n'en existe que 2.

Souhaitant que ces remarques puissent être prises en compte pour faire évoluer le DEIE et les documents du PLU,

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en l’assurance de toute notre considération.

Marie-Geneviève LENTAIGNE                                           Mathieu AGOSTINI

Nous vous remercions de bien vouloir transmettre la copie de ce courrier à M. ALBAREDE pour le Cabinet qui a établi le DEIE.

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Published by Vert Lilas - dans Urbanisme - logement
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 11:01

C'est la conclusion de notre groupe local Europe Ecologie Les Verts sur l'urbanisme aux Lilas, après les deux ateliers sur le PLU auxquels nous avons participé en janvier - voici le tract que nous avons distribué.

Planète en surchauffe : en finir avec les fossiles

La Conférence Paris Climat - la COP 21 - a montré l'urgence et fixé les objectifs, pour affronter la crise climatique. En France, comme dans l'UE, il s'agit de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030. Or, le transport représente le plus gros secteur contributeur de ces gaz : 27 % des émissions françaises.  Il faut donc en finir avec l'usage des énergies fossiles et d'abord le pétrole.

Donc en finir avec la « civilisation de la bagnole ».

S'attaquer à la voiture par le PLU

Au-delà du drame climatique, c'est une question de santé et de bien-être qui se joue.

Les comportements doivent changer, donc des politiques de rupture doivent être adoptées.

Des signaux doivent être donnés, nationalement : par la fiscalité des carburants notamment ; au niveau régional, en mettant en place la circulation alternée AVANT même le pic de pollution.

Aux Lilas, l'outil, c'est le PLU, le plan local d'urbanisme. Selon la mairie elle-même :

« Les modes de circulation doux constituent le principal moyen de déplacement des lilasiens » : 41 % des trajets s'effectuent à pied, 4 % à vélo, d'après l'Analyse de la mobilité sur la commune des Lilas de 2003. Mais malgré le Schéma Directeur des Circulations Douces des Lilas, aucune évolution depuis 12 ans.

Car la voirie est d'abord réservée aux voitures.

Le courage, c'est de réduire la place de la voiture, le dire, le faire :

  • étendre les zones 30 à … toute la ville;
  • généraliser les voies pour bus en site propre et les pistes cyclables en site propre, notamment dans la rue de Paris ou Boulevard de la Liberté;
  • élargir les trottoirs (et en profiter pour les végétaliser);
  • donc, supprimer des places de stationnement auto sur la voirie.

On trouvera toujours des raisons de ne pas agir, faute d'imaginer un autre monde et d'autres comportements. Une fois énoncés les discours tièdes sur « le partage de l'espace », « le compromis entre les attentes exprimées », les élus doivent avoir le courage de décisions à la hauteur des enjeux.

Stop aux déclarations creuses sur le développement durable !

Par le PLU, réduisons la place de la voiture aux Lilas !

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 15:29

La révision du Plan local d’urbanisme est annoncée par la Mairie. C’est un choix qui peut surprendre car les enjeux environnementaux et la cohérence des choix urbains appellent plutôt une démarche à l’échelle d’Est-ensemble, notre intercommunalité. A l’heure de la diminution des ressources financières de la commune, on peut s’interroger sur la logique de la majorité socialiste. Mais dont acte… s’il ne s’agit pas que d’annonces enflammées en faveur du développement durable qui ne trouveraient pas de point d’appui concret.

Le diagnostic, et le projet de ville ou PADD, sont les 2 premières des 3 étapes de la révision du PLU, et doivent être terminées en septembre selon le calendrier municipal choisi.

Auparavant, Europe-Écologie-Les Verts propose aux lilasiens et met en débat les six avancées suivantes :

1/ Un diagnostic thermique de la ville.

A l’heure des grandes décisions pour atténuer le changement climatique (Paris Climat 2015 dit COP 21, en décembre), le département et certaines communes ont intégré dans leurs réflexions un diagnostic thermique à partir d’une cartographie établie par des photos infrarouges. Les Lilas ne sont pas entrés dans cette démarche, qui permettrait pourtant de repérer les points noirs sur lesquels travailler : bâtiments passoires ou quartiers sur lesquels mettre la priorité. Nous demandons que cette cartographie et l'identification des îlots de chaleur urbains nourrissent le diagnostic préalable au PLU.

2/ Un plan de déplacement réduisant fortement les gaz à effet de serre

Lutter contre le changement climatique suppose de diminuer par 4 nos émissions de gaz à effet de serre à l’échéance de 2050. De plus, gaz à effet de serre et pollution de l’air s’aggravent de concert. Le nouveau PLU doit privilégier la santé des lilasiens qui voient leur durée et leur qualité de vie réduite par la pollution. Les transports motorisés au pétrole en sont la première cause, il faut donc privilégier les autres modes de déplacements. Cela réclame des décisions courageuses et non pas cosmétiques pour réduire la place de la voiture. Tout reste à faire aux Lilas. Il faut bâtir le PLU autour d’un plan de déplacement privilégiant les modes collectifs (le Till bus pour densifier les liens avec les communes d’Est-ensemble, notamment Pantin, Romainville,…) et les déplacements doux, surtout pour les déplacements locaux et particulièrement des scolaires.

  • L’expérimentation lilasienne de double-sens cycliste, 20 ans après son inscription dans la loi, et 8 ans après son adoption obligatoire dans toutes les zones 30, doit être généralisée, comme le passage à droite ou tout droit des vélos au feu rouge en place à Paris.

  • Les déplacements des enfants maison-écoles, peuvent être à pied ensemble dans des « pedi-bus ».

  • L’accessibilité des piétons, en particulier des personnes à mobilité réduite (handicapés, seniors), aux services commerçants comme publics de la ville, doit être favorisée par le nouveau paysage urbain.

Le changement sur la chaussée doit être radical pour que les parcours se fassent en totale sécurité.

 

3/ La ville « post-carbone » est une ville dense

L’étalement urbain est un non-sens climatique. Aux Lilas, une densification modérée reste possible : ni en construisant les tours que les socialistes veulent construire en périphérie de Paris, ni en s’accommodant des « dents creuses ». Une bonne solution pour la ville est de permettre de rehausser à R+3 ou R+4 les habitations dans les alignements qui présentent déjà ces hauteurs.

4/ Végétaliser la ville

Deux solutions apparaissent possibles dans des quartiers déjà bâtis et denses :

  • comme à Pantin, imposer un taux de végétalisation des toitures des nouvelles constructions et un taux de surface au sol en pleine terre.

  • encourager les « jardins de trottoir », comme à Rennes, en prévoyant et encourageant la plantation de plantes le long des murs sur des parties du domaine routier communal (trottoirs à désigner).

5 / Un nouveau quartier au Fort

Le Fort de Romainville représente 4 % de la surface de la ville, il est le dernier grand espace aménageable pour un projet urbain combinant de façon équilibrée les enjeux environnementaux, une relance de l’activité économique pour réduire le chômage, et un habitat éco-conçu démonstrateur de la cité que pourrait devenir les Lilas en 2030 ou 2050.

  • Un nouvel espace de vie, de loisir et de travail peut être imaginé avec les citoyens de toute la ville et d’abord les habitants du quartier. C’est un véritable projet urbain de quartier qu’il faut mettre en débat avec toute la population. Le zonage à inscrire au PLU doit donc prévoir cette mixité fonctionnelle.

6/ Renforcer les capacités de préemption et fixer des règles exigeantes en faveur du logement social

La ville des Lilas est peu active dans le pilotage concret des opérations immobilières et d’urbanisme. Comment espérer alors lutter contre « les forces du marché » si la mairie ne se donne pas les moyens d’agir ? En laissant agir les promoteurs immobiliers comme c’est le cas aujourd’hui, on ne peut espérer atteindre les objectifs d’un PLU affichant de la mixité sociale, un objectif de qualité des bâtiments, ou le maintien d’un tissu économique.

  • 1200 des 1700 demandes de logements sociaux auraient droit à des logements très sociaux type PLAI. Or, les PLAI  représentent 1% du parc de logements sociaux de la ville. Afin de permettre à la ville d'atteindre les 25 % obligatoires de logements sociaux, contraindre la promotion immobilière privée à intégrer plus de logements sociaux et très sociaux (PLAI) en passant de 20 à 50 % des projets - même si cela coûte plus cher à la ville lors des transactions immobilières nombreuses depuis 15 ans.

    Le PLU permet de se doter d’outils mais il faut passer des déclarations aux actes.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:17

Voici un appel lancé par de nombreux élus écologistes, signé évidemment par vos élus locaux, Marie-Geneviève Lentaigne aux Lilas, Serge Volkoff au Pré Saint-Gervais.

Mesdames et Messieurs les Maires et Présidents de communautés d’agglomérations du département de Seine Saint Denis,

Nous, élus EELV du Département de Seine-Saint-Denis, vous invitons à interpeller le gouvernement au sujet de l'encadrement des loyers afin d’appliquer cette mesure juste et indispensable sur le territoire de notre département au nom du droit incompressible à pouvoir se loger de manière décente et choisie.

Comme vous le savez, la situation est particulièrement tendue dans le 93, où de nombreux propriétaires n'hésitent pas à louer, en guise de « logements », des taudis vétustes et insalubres à des prix indécents à des familles qui n'ont pas le choix.

D'autres, sans scrupules, considèrent  que la difficulté à se loger autorise une application sans nuances de la loi de l'offre et de la demande, favorisant un emballement spéculatif qui pénalise les personnes aux revenus modestes.

L’évolution incontrôlée des loyers, en particulier dans les communes de la petite couronne parisienne, met également en péril la mixité sociale dans nos quartiers et contribue à renforcer la ségrégation spatiale selon le niveau de revenu.

Cette situation entraîne, par ailleurs, un véritable blocage dans les parcours résidentiels devenus difficiles, voire impossibles, en raison des difficultés rencontrées par de nombreuses familles lorsqu’il s’agit de sortir du logement social, de louer un logement plus grand ou d’envisager un achat. Sans compter les nombreux étudiants, les jeunes travailleurs aux revenus modestes qui n’ont d’autre choix que celui de continuer à s’entasser à plusieurs générations dans le logement de leurs parents faute de pouvoir prendre leur autonomie.

Nous ne pouvons accepter que de tels mécanismes injustes et cyniques puissent s’installer dans la durée ;

Nous ne pouvons accepter de nous résigner à ce que de nombreuses familles soient rejetées dans des périphéries lointaines avec des temps de trajets domicile/travail inhumains ;

Nous ne pouvons accepter que certains, au nom de leurs profits, puissent laisser croire que la loi ALUR, à peine votée et dont certains décrets d’application n’ont pas encore été pris,serait responsable du marasme du logement en IDF !

Face à ce détricotage inacceptable, face au recul incompréhensible que représenterait l’abandon de l’encadrement des loyers et à la victoire insolente que certains en tireraient, nous voulons croire que vous serez les ardents défenseurs de cette mesure essentielle pour les habitants du 93.

Confiants dans votre décision, nous vous adressons, Mesdames et Messieurs, nos salutations engagées.

Premiers élus signataires :

Alain Amédro (Vice-président du Conseil régional IdF), Aline Archimbaud (Sénatrice de Seine-Saint-Denis), Mireille Alphonse (Vice-présidente d’Est Ensemble, Montreuil), Nadia Azoug (Pantin), Jean-François Baillon (Vice-président du conseil général, Sevran), Eric Béal (Rosny-sous-bois), Kader Bentahar (Clichy-sous-bois), Djamila Bekkaye (Clichy-sous-bois), Aurélien Berthou (Gagny), Zaia Boughilas (Saint Denis), Véronique Bourdais (Montreuil), Michel Bourgain (Maire de l’Ile Saint Denis), Muriel Casalaspro (Montreuil), Dominique Carré (Pierrefitte), Claire Cauchemez (Bondy), Kader Chibane (Vice-Président de Plaine Commune, Saint-Denis), Claire Compain (Montreuil), Julien Couland (Pierrefitte), Angélique Dambreville (Clichy-sous-bois), Anne Déo (Noisy le Sec), Ibrahim Dufriche (Montreuil), Boujemâa El Kasmi (Bondy), Lino Ferreira (Tremblay en France), Mireille Ferri (conseillère régionale, Bagnolet), Céline Fréby (Tremblay), Stéphane Gatignon (Maire de Sevran, conseiller régional), Philippe Gauthier (Bondy), Mathieu Gramfort (Sevran), Anne Marie Heugas (Montreuil), Agnès Hugues (Bondy), Patrick Lascoux (Noisy le Sec), Marie-Geneviève Lentaigne (Les Lilas), Halima Menhoudj (Montreuil), Francis Morin (conseiller communautaire de Plaine Commune, Stains), Brigitte Naja (Pierrefitte), Jean Claude Oliva (Bagnolet), Sonia Pignot (Saint Denis), Catherine Pilon (Montreuil), Cécile Ranguin (Saint Denis), Nabiha Rezkalla (La Courneuve), Claude Reznik (Montreuil), Gilles Robel (Montreuil), Stéphane Robert (Pierrefitte), Patrick Sollier (conseiller communautaire Est Ensemble, Bondy),  Essaid Zemouri (Saint Denis)…

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 16:52

Une promesse de campagne du candidat Hollande mise en œuvre par Cécile Duflot, Ministre du Logement. Mise en œuvre ? Pas tout à fait : depuis août 2014, le Premier ministre tente de détricoter nos droits à vivre mieux. Explication de texte.

Le prix de l’immobilier

Notre pays a les loyers parmi les plus chers d’Europe : nous sommes à 40% au dessus de la moyenne de l’Union européenne. 

Sur notre territoire national, il y a aussi de fortes différences entre les loyers : des zones urbaines intenses (les grosses métropoles comme Paris, Lyon, Marseille, etc.) jusqu’aux petites communes. 

Afficher davantage    Loyer   Inegalite   Territoire   Immobilier

Logement : une situation de crise

Le logement prend une place de plus en plus importante dans le budget des Français. Cette augmentation se fait au détriment d’autres dépenses. Ainsi, certaines personnes sont obligées de réduire le budget consacré à la nourriture ou aux soins pour pouvoir se loger.

Afficher davantage    Loyer Crise   Budget

Encadrer la hausse des prix des loyers

L’encadrement de la hausse des prix des loyers est aujourd’hui une nécessité. La déréglementation de ces dernières années n’a non seulement pas permis de construire plus, mais elle a engendré une augmentation folle des prix.

Afficher davantage    logement     loyers      immobilier   PouvoirDachat

Agir pour le pouvoir d’achat

Cette loi agit pour limiter l’augmentation des loyers, mais encadre également les tarifs des agences. Les honoraires de location seront entièrement à la charge du propriétaire et plafonnés à un mois de loyer.  Le locataire n’aura à sa charge que des frais liés à la rédaction du bail, la visite ou encore l’état des lieux. Le montant de ces frais, qui ne pourra excéder celui des frais payés par le propriétaire, sera limité grâce à une règle de calcul simple :

Afficher davantage   Loyer   PouvoirDachat   Egalite

Sécuriser les propriétaires et soutenir les locataires

Avec l’augmentation du chômage et l’effritement du pouvoir d’achat, de nombreuses familles sont aujourd’hui très mal logées voire sont expulsées de leur logement pour impayés de loyer. La garantie universelle des loyers (la GUL) permet de protéger le propriétaire en cas d’impayés afin que celui-ci n’hésite plus à louer son logement. Par ailleurs, la GUL permet aussi de soutenir le locataire et de l’accompagner dans la recherche d’une solution durable s’il n’est plus en mesure d’acquitter son loyer.

Afficher davantage   Protection   GUL   Logement

Comment sortir de la crise ? Construire mieux

Construire et construire mieux… c’est la seule solution pour sortir de la crise. Pour y arriver, nous avons besoin de construire 500 000 logements par an pendant 5 ans. Malheureusement, bien que nous soyons l’un des pays les plus bâtisseurs d’Europe, nous ne construisons en moyenne que 346 000 logements par an depuis 20 ans.

Afficher davantage   Logement   Crise   LaFauteADuflot

 

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 16:02

13 maires, dont Dominique VOYNET, unis contre le logement précaire.

Chaque année, le 15 mars marque la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions locatives sans relogement. Des milliers de familles sont alors exposées au risque de se retrouver à la rue, sans solution pérenne de relogement.

2012 est le 100e anniversaire du logement social ; pourtant, en France, 10 millions de personnes sont touchées par le crise du logement ; 3,8 millions d'entre elles sont en situation de précarité énergétique. Cette situation est indigne dans le « pays des Droits de l'homme ».

Elus de proximité, les Maires sont mobilisés en première ligne dans la lutte contre le logement précaire. Ils ne peuvent toutefois répondre seuls aux effets d'une crise d'ampleur nationale. Confrontés au manque de moyens financiers attribués à la prévention, comme à la construction, à l'absence de solutions d'accompagnement des familles vers une véritable insertion, ils font face à une augmentation constante du nombre d'expulsions locatives sans relogement, exécutées avec le concours de la force publique.

En Seine Saint-Denis, 13 maires s'unissent pour livrer une bataille politique et juridique, et faire avancer le droit au logement. Le 15 mars 2012, les maires de Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Montreuil (Mme Dominique Voynet), Saint-Denis, Saint-Ouen, Sevran, Stains, Tremblay-en-France, Villepinte, Villetaneuse ont signé ensemble des arrêtés interdisant les expulsions locatives sans relogement et/ou les coupures d'énergie sur leurs territoires communaux, puis se sont rendu en préfecture pour les remettre au Préfet.


Ecolo N-6 - P1

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Ecolo N-6 - P3

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 19:57

MontageTractRecto

 

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L'écologie aux Lilas et au Pré ...

L’eau publique, c’est maintenant !

Le projet EuropaCity jugé peu compatible avec l'environnement

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Derniers échos de la révision du PLU des Lilas

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Participer à la Grande Parade Métèque samedi 28 mai 2016

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Réduire la place de la voiture des actes pas des paroles

La COP 21 aux Lilas

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Alternatiba et le Ruban pour le climat des Lilas à la République

Un compost de quartier aux Lilas

Devoir d'asile : de l'Etat jusqu'aux Lilas

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Six propositions vertes pour une révision du PLU véritablement utile

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Fête de la transition énergetique et citoyenne le 9 mai aux Lilas

Des défenseurs de la Maternité des Lilas s'enchaînent devant le ministère de la santé

Romainville n'aura pas d'usine de méthanisation

Journal n°2 de Les Lilas Autrement (décembre 2014)

écolo ! n°19 : le téléphérique un GPII

écolo ! n°18

Gaz de schiste : du mirage économique au cauchemar écologique ?

Journée de la transition le 27 septembre aux Lilas

écolo ! n°17 : un nouveau modèle énergetique français

écolo ! n°16 : TAFTA ou TIPP, le traité de libre-échange transatlantique signerait la fin du projet