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  • : Les Lilas Ecologie : Blog des militants et élus Europe Ecologie Les Verts des Lilas et du Pré Saint-Gervais
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C'est dans la colonne de droite tout en bas...

3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 12:25

Préoccupés par le sort réservé aux populations Rroms réfugiées de Roumanie et de Bulgarie sur notre territoire, et ce bien avant la funeste déclaration présidentielle de Grenoble à l’été 2009, les militants d’EELV de Seine-Saint-Denis sont signataires de la plateforme Rroms 93, aux côtés de nombreuses organisations associatives et syndicales. Plateforme dont le contenu a été récemment adopté par le Conseil général, à l’initiative de son nouveau vice-Président écologiste élu en mars dernier, Jean-François Baillon.
Par ailleurs, à l’initiative de Karima Delli, élue EELV au Parlement européen, des Fonds européens ont été spécialement dédiés au traitement des questions de logement de cette population, que notre réglementation nationale exclut de l’accès au travail et de manière générale à la possibilité d’exercer leurs droits fondamentaux.
Enfin, des moyens existent également au niveau régional, là encore à l'initiative d'une élue EELV, Laure Lechatelier, vice-Présidente.
Les expulsions récentes de Rroms qui se sont produites à Bondy et à Saint Denis se sont produites dans des conditions de brutalité qui soulèvent l’indignation de toute personne attachée au respect des principes fondamentaux qui forment le socle de notre pacte républicain.
Scandalisés par ces initiatives, les militants d'EELV 93 tiennent à exprimer leur solidarité envers cette population et condamnent avec la plus grande fermeté ces décisions, dans leur principe comme dans la manière dont elles ont été mises en oeuvre.
Ils affirment qu'un traitement digne et conforme à nos valeurs républicaines de ce sujet complexe est possible, comme la ville de Montreuil en montre courageusement l'exemple.

                              Europe Ecologie Les Verts Seine-Saint-Denis

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 11:39

  Un compte-rendu du rassemblement des anti gaz de schiste, publié par Poetes Indignes le 27/08/2011.

Lézan2011

Le rassemblement des anti gaz de schiste à Lézan, dans le Gard, le 26 août 2011 ©A.Chauvet/20 Minutes


RASSEMBLEMENT – De l’interdiction des gaz de schiste à la sortie du capitalisme, il n’y a qu’un pas pour les militants rassemblés dans les Cévennes…

Les tentes sont plantées, le fromage de chèvre bio est arrivé et les ateliers de sculpture sur bois ont commencé. Le petit village de Lézan, dans les Cévennes, accueille pendant trois jours le rassemblement des collectifs anti-gaz de schiste. Les militants sont venus pour la plupart des environs, quadrillés par trois permis d’exploration: le permis du bassin d’Alès, de la plaine d’Alès et de Navacelles représentent au total 1.000km². Mais loin de se contenter de parler fracturation hydraulique ou pollution des nappes phréatiques, les anti-schiste ont convié les anti-nucléaire, altermondialistes et objecteurs de croissance à venir donner leur vision de la transition énergétique. Et les débats vont parfois jusqu’à évoquer la sortie du capitalisme, les indignés et le printemps arabe.

Changer le monde pour changer d’énergies?

Le débat sur la «course aux énergies fossiles» dérape rapidement vers une remise en cause de la société. Dans l’assistance, on veut «se passer des banques et des grandes surfaces, voire même des politiciens». A la tribune, Maxime Combes, d’Attac, confirme: «La société de demain est en germe ici. Il faut que l’énergie devienne un bien commun, que l’on s’oppose à la marchandisation du monde.» Le capitalisme en prend pour son grade, les indignés sont applaudis, on regarde vers la Tunisie en pensant que demain peut-être il pourrait se passer la même chose ici.

A la sortie de la table-ronde, François Veillerette, co-auteur de Le vrai scandale des gaz de schiste(éd. Les liens qui libèrent), militant au sein de Générations futures et élu régional Europe Ecologie Les Verts en Picardie, explique le glissement: «Le débat sur la politique énergétique entraîne un débat sur la société de demain. Mais en tant qu’élu, je pense que le politique reste un échelon indispensable s’il est poussé et éclairé par les experts et les citoyens.»

Pas de ténor politique à Lézan

Mais justement, les politiques, où sont-ils? Pas de ténor à Lézan, pas même José Bové, pionnier de la lutte anti-gaz de schiste. «Il a été un peu trop malmené, confie Olivier Florens, jeune élu écologiste au Conseil général du Vaucluse . S’il agit, on dit qu’il récupère une cause, et s’il ne fait rien on le traite de pourri.» Edouard Chaulet, maire communiste «é-coco-lo» de Barjac (Gard), est simplement venu en voisin: dans sa commune, située sur la zone du permis d’Alès, des collectifs anti-schiste se sont formés. «Mon rôle est d’alerter et aider les collectifs», pense-t-il.

Si les politiques sont absents, c’est peut-être aussi parce qu’ils n’ont pas de réponse concrète  à la question de la transition énergétique*. Les représentants du Parti communiste, du Parti de gauche ou du NPA qui ont exposé leurs points de vue en fin de journée s’accordaient sur une nécessaire sobriété, une sortie du nucléaire à plus ou moins court terme et une relocalisation de la production d’énergie. Rien de très précis. Olivier Florens, lui, a réussi à faire installer des panneaux solaires sur les collèges du Vaucluse. Un petit pas pour commencer à changer le monde.

à Lézan, Audrey Chauvet  

* en revanche, Europe Ecologie Les Verts a fait de la transition énergétique un des axes principaux de son programme pour 2012, ainsi qu'en témoignait notre compte-rendu des Journées d'été d'Europe Ecologie Les Verts. Nous y reviendrons (note Vert Lilas).

 

Et voilà le résultat de ces travaux :

Convergence citoyenne pour une transition énergétique

Déclaration de Lézan - Gard, le 28 août 2011

    Préambule

Notre Convergence citoyenne pour une transition énergétique est le fruit d'une prise de conscience née de la mobilisation contre l'extraction des gaz et huiles de schiste. Nous avons élaboré cette déclaration les 26, 27 et 28 août, et validée en assemblée plénière le 28 août.

Pour assurer l’avenir des générations futures, la Convergence, affirme comme nécessité :

• la reprise en main par les citoyens des décisions qui les concernent ;

• le refus de la marchandisation de la nature et de ses ressources, notamment

en dénonçant les pièges du capitalisme vert ;

• la définition de la terre, de l'eau, de l’air, de l'énergie, et du vivant comme

biens communs inaliénables et accessibles à tous.

 

    Remettant en cause le système économique et productiviste dominant, la Convergence se donne une feuille de route.

1 : Instaurer le contrôle citoyen des instances politiques soumises à la logique des multinationales revient à instaurer :

• Une démocratie directe grâce des espaces citoyens d'échanges, d'information,

de confrontation et de décisions ;

• Une assemblée citoyenne d’expertise plurielle et transparente qui exclue tout

conflit d’intérêt ;

• La séparation entre les pouvoirs financiers et les médias ;

• Un travail de convergence sur les questions de société avec le mouvement

social et ses organisations.

 

2 : S'engager sans délai pour la transition énergétique suppose de :

• Réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre à la hauteur des exigences exprimées par l'accord des peuples de Cochabamba, accord adopté par la Convergence de Lézan et joint en annexe de la présente déclaration ;

• Se libérer d’une surconsommation qui coûte plus aux pauvres qu’aux riches ;

• S’orienter vers une sobriété et une efficacité énergétique ;

• Arrêter la course aux énergies fossiles ;

• Abandonner toute expérimentation, exploration et exploitation d'hydrocarbures compris dans la roche mère et off-shore ;

• Arrêter le nucléaire civil et militaire ;

• Arrêter la production et l’utilisation industrielles des agro-carburants ;

• Mettre la priorité sur le financement public de la recherche et des expérimentations citoyennes sur les énergies renouvelables ;

• Libérer les brevets captés par les multinationales ;

• Organiser la relocalisation avec la réappropriation publique et territoriale des moyens de production et de distribution de l'énergie (régies communales, coopératives, sociétés d'intérêt collectif, etc.) incluant systématiquement le contrôle citoyen ;

• Réorienter les politiques publiques des secteurs énergivores tels que l’agriculture intensive, les transports, le logement et l’urbanisme, l’industrie et la grande distribution ;

• Exiger la reconversion des filières concernées en accord avec les travailleurs et les usagers.

3 / Organiser dès à présent la convergence des luttes nous engage à :

• Articuler les mobilisations contre les gaz et huile de schiste, le nucléaire, les OGM, les incinérateurs, les agro-carburants et toutes les luttes sociales et environnementales ;

• Faire converger les luttes, les mobilisations, les alternatives et les expérimentations en associant le combat écologique aux luttes sociales ;

• Œuvrer pour l'émergence d'un nouveau projet de civilisation indispensable face aux enjeux climatiques, à l'épuisement des ressources naturelles et plus généralement au chaos dans lequel nous mène le capitalisme ;

• Poursuivre régulièrement la Convergence citoyenne initiée à Lézan, en se connectant avec les mobilisations du local au mondial ;

• Inscrire nos mobilisations dans un calendrier international contre le G20, du 1er au 4 novembre 2011, lors du sommet sur le climat de l’ONU à Durban début décembre 2011, lors du Forum Alternatif Mondial de l’Eau du 10 au 18 mars 2012, lors du Sommet Rio + 20 début juin 2012.

La Convergence citoyenne pour une transition énergétique s'associe à la pétition portée par « Los Indignados » auprès de la Commission européenne pour la sortie du nucléaire, contre l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures compris dans la roche mère, contre la culture et la commercialisation des OGM et pour un audit des dettes des Etats européens.

Globalisons la lutte, globalisons l’espérance !

Cette déclaration est partagée par les partenaires de la « Convergence citoyenne pour une transition énergétique » et ceux qui veulent s’y joindre pour la soutenir.

Contact : organisation@convergenceenergetique.org

Parmi les organisations représentées : Comité de pilotage de la Convergence Citoyenne pour une Transition Énergétique - Coordination Nationale de Collectifs contre le Gaz de Schiste - Faucheurs Volontaires - Los Indignados - ATTAC France - Amis de la Terre – Greenpeace - Sortir du Nucléaire - Cornouailles Stop nucléaire – Netoyens - Réseau Cohérence - Via Campesina - Collectifs du Québec, de Basse Saxe, de Pologne, des Pays Bas ...

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 15:22

Rien de tel que les Journées d'été d'Europe Ecologie Les Verts ! pour regonfler les batteries et finir en beauté un été perturbé tant au niveau social que climatique !

A l'opposé des petites phrases et dérapages divers rapportés avec délectation par nombre de médias, c'est d'abord l'intérêt des débats et la qualité des intervenants, experts, militants ou élus, qui dominent. Courant d'un atelier sur « la réforme de la fiscalité locale » à un forum sur « la coopérative EELV, pour enrichir la démocratie » en passant par les plénières sur les « mondialisations » ou les révolutions arabes, le militant écologiste présent à Clermont-Ferrand passe son temps à choisir et arbitrer. C'est la seule frustration perceptible, celle de ne pouvoir assister à plus d'échanges. Les rapports d'expériences sur le terrain d'élus ou de militants sont un enrichissement précieux, pour tous ceux qui veulent mettre en oeuvre « la transformation écologique de notre société et de ses territoires ».

 

Cette année il y aura eu 2 350 participants à ces Journées d'été, militants EELV ou coopérateurs, voire simples sympathisants. Des dizaines d'ateliers et de forums tous les jours rassemblaient de 15 à 200 personnes, et huit plénières dans un gymnase accueillant 1 000 à 2 000 participants dans des ambiances surchauffées ! L'intérêt portait tant sur les expertises apportées par nos militants ou par les invités de la société civile, que sur les débats animés avec nos partenaires de la gauche.

 

Parmi les moments forts on citera notamment le débat sur le nucléaire (« on arrête quand ?) qui a permis de constater des avancées chez nos alliés potentiels du PS et même du PCF ! Encore un effort, camarades ! Le débat sur « les printemps arabes » a permis d'applaudir des militants acteurs de ces mouvements, mais a aussi révélé des désaccords sur les rythmes possibles dans la démocratisation et certaines tentatives de contenir les aspirations des peuples (au Maroc notamment).

 

Dans l'atelier sur la réforme des collectivités territoriales en 2014, l'ancien député européen Gérard Onesta partage sa réflexion : unifier les 8 élections différentes en France aujourd'hui (commune, intercommunalité, département, région, président, assemblée, sénat, europe !) autour d'un mode de scrutin unique, direct, de liste, proportionnel, à 2 tours, avec un seuil minimal, avec une prime majoritaire limitée au maximum à 25%, et regroupés dans le temps. La circonscription de l'élection devrait être celle du niveau institutionnel correspondant. Enfin le bicamérisme – 2 chambres pour certains niveaux institutionnels – permet de représenter les sensibilités politiques dans la première et les différences territoriales dans la seconde : au national, un Sénat renouvelé par ce système électoral compléterait l'Assemblée nationale, tandis qu'en région, la 2e chambre représentant les intercommunalités remplacerait les départements. Un rêve cohérent...

 

L'atelier sur la transition énergétique animé par Bernard Laponche a confirmé que d'autres solutions que les gaz de schiste existaient pour résoudre la crise énergétique actuelle, tandis qu'un autre atelier a comparé l'efficacité évolutionnelle et sociale d'une taxe carbone, et ceux d'une contribution énergie-climat.

 

Stéphane Gatignon, maire de Sevran, a précisé les contours de la guerre à la drogue qu'il menait tandis que s'affirmait comme un des axes du programme pour 2012 la dépénalisation de la consommation et de l'autoproduction du cannabis, accompagnée d'une vraie politique de réduction des risques.

 

Philippe Mérieu (tête de liste EELV en Région Rhône-Alpes) a prôné la croissance... du partage des biens culturels, et philosophé avec humour sur les rapports entre éducation et culture depuis Malraux, nous proposant de passer du quantitatif (alpha et oméga sarkosien actuel) au symbolique, du beaucoup d'effets, peu de sens au beaucoup de sens et peu d'effets : réinscrire la culture dans ce qui unit, faire des contes ou des théorèmes mathématiques des moyens pour unir les hommes, et non des outils scolaires. A sa suite, Dominique Voynet nous exhortait à ne pas assigner les enfants à leur culture d'origine – faisant écho aux problèmes des séquano-dionysiens d'assignation territoriale au 9-3.

 

La construction de la Coopérative a été un axe majeur de ces journées.

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La première réunion de l'Agora a rassemblé le dernier jour au Gymnase Fleury coopérateurs et adhérents, en présence de Daniel Cohn-Bendit, mais aussi François Dufour, député Europe Ecologie ex-porte-parole de la Confédération Paysanne, et Geneviève Azam, d'Attac.

 

Comment assurer l'autonomie de la coopérative et son ouverture, tout en permettant une construction commune d'un projet de transformation de la société ? Comment permettre de lutter contre l'abstentionnisme et le rejet de la politique par une part croissante de la population ? La coopérative pourra-t- elle nous aider à renouveler le discours et des pratiques politiques si décriées et dont EELV n'est pas exempt ?

 

Les changements institutionnels vers une VIe République ont aussi donné l'occasion d'un débat élargi à lalimitation du cumul des mandats, avec notamment Clémentine Autain (FASE) ou Marylise Lebranchu (PS) : celle-ci a confirmé la perspective socialiste d'un référendum sur ce sujet peu après l'élection présidentielle, incluant un droit de vote des étrangers, une forme de proportionnelle aux élections, voire une réforme du Sénat. Mais le diable étant dans les détails, nous espérons qu'une concertation entre la gauche et les écologistes le précédera si cette voie est privilégiée. Très présents nos eurodéputés ont pu exposer leur travail pour une Europe plus sociale et plus responsable en matière de gouvernance commune, ainsi que de lutte contre la finance internationale.

 

Illustrée entre autres par une présentation des enjeux de la politique municipale menée à Montreuil (et une brochure-bilan de3 ans d'écologie par la preuve), la transformation concrète de nos territoires, par l'action locale et régionale de nos élus, était au centre de nombreux forums et ateliers : plans climat territoriaux, rénovation thermique des bâtiments, mobilité urbaine, gestion des déchets et sortie de l'incinération, place des migrations dans l'économie, revenu universel et emploi, agriculture de proximité, sécurité au quotidien, habitat coopératif, place des jeunes, des femmes, des vieux, santé, réinvention du lien social... rien ou presque ne pouvait échapper à l'écologiste consciencieux, sauf le temps ! Erreur puisqu'un atelier proposait de « reprendre la main sur le temps » et dans un autre les initiateurs du « Pacte civique » s'engagent à « se donner régulièrement des temps de pause pour réfléchir au sens de son action et à l'équilibre de ses responsabilités ». Enfin, Philippe Mérieu nous engageait à faire de l'école un espace de décélération.

Ce récit serait incomplet s’il n’évoquait aussi les moments de convivialité autour du bar ou de délicieuses glaces artisanales, ainsi que les repas au restau universitaire transformé en bio, autour des stands militants ou de la librairie – tenue par notre ami gervaisien Nicolas Bayart des éditions Le Passager clandestin, tous lieux privilégiés d’échanges.

 

Le samedi s'est terminé avec le lancement de la campagne présidentielle d'Europe Ecologie Les Verts dans un Gymnase Fleury bondé :

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Noël Mamère chauffe la salle avant l'arrivée d'Eva Joly.

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Lorsqu'Eva parait - les médias prennent la scène.

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Eva dans la foule ! (de face, à droite de l'image)


 

Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV a annoncé le prochain temps fort de notre campagne présidentielle : " le 11 novembre 2011, tous les verts européens seront là..."  (séquence vidéo)

 

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Cécile Duflot appelle le public à lever une main ouverte, 5 doigts = 5%, puis la deuxième main pour 5 % de plus; Lever les deux mains = 10 % !

 

 

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Eva confirme :" Nous ne participerons pas à un gouvernement qui n'engagerait pas la sortie du nucléaire !"

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Toutes les personnalités d'EELV sont autour d'Eva sur scène (on reconnaît  Denis Baupin, Cécile Duflot, Pascal Durand, Dominique Voynet, Yannick Jadot, Jean-Vincent Placé, Karima Delli...)

 

Allez, ne me dites pas que l'été prochain vous pourriez bouder la prochaine édition des JE ? Après la campagne des Présidentielles lancée à Clermont, autour d'Eva Joly, gageons que nous aurons besoin de toutes les énergies et de beaucoup d' intelligence collective pour mener à bien notre projet de transformation écologique de la société, et d'une joyeuse année de jeux de mots : Eva gagner ! A bientôt...

 

Marie-Geneviève Lentaigne et Pierre Stoeber, compte-rendu impressionniste à 4 mains.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 11:18

Une nouvelle proposition de loi déposé par les députés PS et Europe Ecologie Les Verts a été enregistrée à l'Assemblée Nationale le 13 juillet 2011. Elle sera étudiée en séance publique le 6 octobre 2011.

Son Article 1er est très clair :

I. En application de la Charte de l’environnement, et du principe d’action préventive et de correction prévu à l’article L. 110-1 du code de l’environnement, l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels sont interdites sur le territoire national.

II. Sont considérés comme non conventionnels les hydrocarbures, liquides ou gazeux, qui seraient piégés dans la roche ou dans un réservoir à perméabilité particulièrement faible ou qui sont enfouis dans un gisement situé en eaux profondes, et dont l’exploration et/ou l’exploitation nécessitent soit d’utiliser des moyens d’extraction pour fracturer, fissurer au porter atteinte à l’intégrité de la roche, soit de recourir à des plateformes flottantes ou à des navires de forage ancrés au fond de l’eau et/ou maintenues en position grâce à des moteurs commandés par un GPS.

C'est donc autant gaz et pétroles de schiste qui sont visés, que les exploitations off shore dont les Etats-Unis nous ont confirmé les risques pour l'environnement. A suivre....

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:03

Pour faire suite à l'excellent Ciné Club du mardi 28 juin au théâtre de Garde-Chasse organisé par l'Amap La Courgette Solidaire, avec la projection du film "Gasland" de Josh Fox suivie d'un débat "Gaz et pétrole de schiste : quels risques pour notre environnement ?". Le débat fut très intéressant, animé par Thierry Bertomeu et Richard Stehr, réunissant Aymeric de Valon, de la coordination des collectifs anti-gaz de schiste, un élu de Doue en Seine et Marne, où des forages sont en projet, et Violaine Sautter, géologue, avec des interventions d'élus lilasiens socialiste et écologiste, affirmant leur opposition à l'exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique.

Que s'est-il passé le 14 juillet, en dehors du défilé et des réactions autour ? 

Le gouvernement a promulgué le 13 juillet, puis publié au journal officiel du 14 juillet la loi visant à interdire l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste par fracturation hydraulique, et à abroger les permis exclusifs de recherche comportant des projets qui auraient recours à cette technique.

Le compte a rebours a donc commencé pour les industriels titulaires des permis accordés en mars 2010, notamment dans le sud-est de la France, qui ont deux mois pour indiquer à l'administration s'ils comptent ou non utiliser la fracturation hydraulique pour tester le potentiel des sous-sols français.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 10:10

1 - Sur le site de l'association MEMORIAL 98, qui combat contre le racisme, l’antisémitisme et contre tous  les négationnismes (Arménie, Rwanda, Shoah...), a été créée en  janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.

Eva Joly : un triomphe lepéniste ?

«Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises». En une phrase lancée contre Eva Joly, Fillon a basculé dans le camp des dirigeants UMP qui font leurs les campagnes et obsessions du Front National. Il symbolise ainsi la dérive d’une droite à bout de souffle, dont le seul ressort semble être l’escalade xénophobe 

Lors de la précédente présidentielle, en 2007, JM  Le Pen avait systématiquement mis en cause les « 3 grands parents étrangers de Sarkozy ».

 Ainsi, dans une interview au Parisien du 15 Avril  2007, il faisait référence aux origines hongroises du candidat :  "…Je dis à M. Sarkozy qu'il n'a pas ce passé qui constitue la structure de la nation" car un président, " … est en charge d'une incarnation du peuple et de la nation, et le fait d'avoir trois grands-parents étrangers n'est pas ce qui vous qualifie le plus pour cette fonction exceptionnelle".

À la question de savoir pourquoi il prenait autant pour cible Sarkozy, Le Pen répondait dans une autre déclaration : "…Il se trouve que Sarkozy a trois grands-parents étrangers sur quatre. Il peut être Français, ministre et même Premier ministre. Mais la fonction présidentielle a une dimension quasi-religieuse". L’insistance sur les grands-parents et la « dimension religieuse » nous  avait permis de révéler qu’il s’agissait pour le chef du FN d’une référence codée au statut des Juifs  de  Pétain, prévoyant l’exclusion de la vie publique pour ceux qui avaient 3 grands-parents juifs.

 «  LOI portant statut des juifs
Source : Journal officiel, 18 octobre 1940, p. 5323.
Nous, Maréchal de France, chef de l'État français, Le conseil des ministres entendu,
Décrétons :
Article l". - Est regardé comme juif, pour l'application de la présente loi, toute personne issue
de trois grands-parents de race juiveou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.
Art. 2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs :
1. Chef de l'État, membre du Gouvernement, conseil d'État, conseil de l'ordre national de la Légion d'honneur, cour de cassation, cour des comptes, corps des mines, corps des ponts et chaussées, inspection générale des finances, cours d'appel, tribunaux de première instance, justices de paix, toutes juridictions d'ordre professionnel et toutes assemblées issues de l'élection..... »  

 Après l’élection de Sarkozy Le Pen avait creusé ce sillon ;  en juin 2007 il s’en était pris à Rachida Dati, alors ministre de la Justice, en ces termes : " question à Mme Dati: est ce que vous avez la nationalité marocaine, ou est-ce que vous avez la nationalité française ? vous devez choisir. Si vous choisissez la nationalité étrangère, vous serez des étrangers, respectés en France, mais selon le statut des étrangers, sans les avantages que moi je crois devoir réserver aux Français… »

 Dès que la candidature d’Eva Joly a été connue, en Juillet 2010, JM Le Pen l’avait ainsi immédiatement attaquée :  "…C'est une question de bon sens et de pudeur, une question de bienséance, on ne se présente pas à la présidence de la République d'un pays avec lequel on n'a pas de lien direct, même pas celui de la naissance" (conférence de presse du 14 juillet 2010)

Marine Le Pen, censée rompre avec l’extrémisme de son père, lui a emboîté le pas. Elle dénonce à son tour E. Joly, en raison de sa double nationalité et lui conteste le droit de se présenter à l'élection présidentielle de 2012. Elle utilise pour cela la rhétorique classique de l’extrême-droite française en déclarant en janvier dernier :

"Quand on est candidat à la présidentielle (...) il faut avoir un lien charnel avec notre pays, avec notre peuple. Je trouve profondément indécent que quelqu'un qui est devenu français à 20 ans, qui a la double nationalité, puisse poser sa candidature... Il faut supprimer la double nationalité"

C’est à ce discours que se rallient Fillon et les autres chefs de l’UMP qui évoquent même « l’anti-France », selon une terminologie issue directement de l’extrême-droite des années 1930. C’est le cri classique du nationalisme français : «  Dehors les métèques ! »

Il y avait déjà avait eu une première salve contre Strauss-Kahn, à l’époque favori des sondages.

Pour le dissuader  de se présenter, les dirigeants UMP se sont montrés prêts à recourir à des attaques fortement teintées d’antisémitisme.

La première offensive est  venue de Christian Jacob, président des députés UMP et proche de Copé en février dernier. Elle faisait référence aux « terroirs » dont DSK serait exclu, selon le modèle des attaques contre Léon Blum et Pierre Mendès-France

 Puis, pour montrer qu’il ne s’agissait pas d’une simple plaisanterie, est ensuite venue l'explication de texte d’un « intellectuel » du gouvernement lors du pèlerinage « chrétien » de Sarkozy au Puy-en-Velay le 3 mars dernier.

L. Wauquiez, alors   ministre des affaires européennes et agrégé d’histoire plongeait carrément dans l’univers des références du poujadisme, puisqu’il s'agissait pour lui des "racines"des uns et des autres ; il déclarait  :"...Son discours (de DSK) est celui d'une mondialisation sans couleur, ni saveur, qui se joue dans des grandes capitales internationales, c'est très loin de nous tout ça... Dominique Strauss-Kahn, c'est Washington… C'est pas la Haute-Loire et c'est pas ces racines-là". C'est le mot "racines" qui livrait la clé du propos, visant à disqualifier celui qui en serait privé, selon le stéréotype historique  du Juif errant, issu directement de l'anti-judaïsme de l'Eglise catholique.

Pourquoi tant de haine? décryptage

Dans le cas d’Eva Joly, il y a une dimension supplémentaire : en tant que juge, elle a osé défier  la compagnie Elf  et les turpitudes financières dans  cette affaire de l’ex-ministre mitterrandiste Roland Dumas qui la poursuit depuis de sa vindicte. Dumas , maintenant compagnon de route du Front national, a auparavant, dans sa fonction de président du Conseil Constitutionnel, rendu de distingués services aux dirigeants de la droite. Il a ainsi fait valider les comptes de campagne d’Edouard Balladur en 1997 malgré les très lourds soupçons qui pesaient et pèsent toujours sur son financement ; Balladur était à l’époque soutenu par Sarkozy, Fillon, Pasqua…

Puis Dumas a fait adopter l’impunité des présidents pendant leur mandat, ce qui a permis à Chirac d’échapper à toute mise en cause judiciaire pendant de longues années.

Pour la droite et l’extrême-droite, Eva Joly est décidément une femme à abattre.
MEMORIAL 98

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2 - Sur Mediapart.fr, le 17 juillet :

En défense d'Eva Joly: leur 14-Juillet et le nôtre

Par Edwy Plenel


Les pertinentes déclarations d'Eva Joly sur le 14-Juillet, qu'il faudrait démilitariser afin de le rendre au peuple, ont provoqué un double tollé. Celui de la droite extrême aujourd'hui au pouvoir qui dévoile, une nouvelle fois, sa dérive xénophobe en criant haro sur l'étrangère. Mais aussi celui de la gauche socialiste qui, avant de s'en solidariser face aux attaques, s'est empressée de critiquer la candidate écologiste caricaturée en naïve irresponsable. Retour sur un moment révélateur.

 

Bientôt, si notre vie publique continue de dévaler la pente à ce rythme, coincée entre une droite égarée qui assume sa xénophobie et une gauche frileuse qui oublie sa propre histoire, il deviendra subversif de chanter Georges Brassens *. Par exemple, « La mauvaise réputation » qui donnait son nom au premier album du chanteur en 1952 et dont la deuxième strophe invite à flemmarder le jour du 14-Juillet, par résistance passive aux automatismes guerriers et aux conformismes nationalistes :

 

Le jour du Quatorze Juillet

Je reste dans mon lit douillet.

La musique qui marche au pas,

Cela ne me regarde pas.

Je ne fais pourtant de tort à personne,

En n'écoutant pas le clairon qui sonne.

Mais les braves gens n'aiment pas que

L'on suive une autre route qu'eux,

Non les braves gens n'aiment pas que

L'on suive une autre route qu'eux,

Tout le monde me montre du doigt

Sauf les manchots, ça va de soi.

 

Murés dans leurs certitudes recuites, indifférents à la vitalité et à la beauté du monde, haineux, peureux ou frileux, ces « braves gens » qui « n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux » sont de retour. Ils sont habités par la peur, peur de l'inédit, peur de l'imprévu, peur du changement. Peur de l'étranger bien sûr, mais aussi des voisins et des gamins, de tout ce qui ne leur ressemble pas, du différent et du dissident.

 

Ces « braves gens »-là n'ont pas de nationalité. Ils sont de partout, témoignant de ces temps où règnent encore la soumission et l'abêtissement. C'est d'ailleurs pourquoi la chanson du libertaire Brassens a fait le tour du monde et des langues. En 1969, elle valut à Paco Ibáñez, qui était cette semaine l'invité des Suds à Arles dont Mediapart est partenaire, d'être interdit de séjour dans l'Espagne du dictateur Franco.

 

Notre France, telle qu'elle est vraiment et telle qu'elle vit réellement, abrite aussi une version en créole de « La mauvaise réputation », bras d'honneur de nos lointains, d'outre-mer et de créolisation, aux mesquineries nationalistes et aux aigreurs racistes. Elle est du formidable Réunionnais Daniel Waro.

 

De Brassens à Waro, en passant par Ibáñez, nous dédions ces manifestes chantés à Eva Joly qui, cette semaine, a bien mérité de la République française, en a défendu l'honneur et la grandeur. Eva Joly, notre compatriote d'origine étrangère, l'une de ces si nombreux Français et Françaises venus d'ailleurs qui, comme ce fut le cas en d'autres époques sombres ou détestables, de la Commune de Paris à la Résistance au nazisme, savent parfois bien mieux ce qu'est vraiment la France que les prétendus Français dits de souche.

 

Nous sommes donc totalement à ses côtés, et allons en détailler les raisons, quitte à partager avec elle le sort promis par les « braves gens » à nos mauvaises réputations :

 

Pas besoin d'être Jérémie,

Pour deviner le sort qui m'est promis,

S'ils trouvent une corde à leur goût,

Ils me la passeront au cou,

Je ne fais pourtant de tort à personne,

En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome,

Mais les braves gens n'aiment pas que

L'on suive une autre route qu'eux,

Non les braves gens n'aiment pas que

L'on suive une autre route qu'eux,

Tout le monde viendra me voir pendu,

Sauf les aveugles, bien entendu.

 

Rendre le 14-Juillet au peuple

 

Pour le 14-Juillet, les « braves gens » qui nous gouvernent, de François Fillon à Henri Guaino, en passant par Valérie Pécresse (voir ou lire leurs déclarations respectives en cliquant sur leurs noms), en redemandent donc, « de la musique qui marche au pas », du clairon et du flonflon en uniforme, du défilé martial, des chars et des canons, des blindés et des bombes, des engins meurtriers et des chairs à canon. Peu leur importe que la France soit la seule démocratie à pratiquer le jour de sa fête nationale ce genre de réjouissances, réservées tout autour de nous aux seuls pays dictatoriaux ou autoritaires. Peu leur importe donc que nous partagions cette exception avec la Corée dynastique des Kim, la Chine du parti unique, la Russie à peine désoviétisée, le Cuba des frères Castro, les dictatures arabes chancelantes, etc.

 

La France ne pourrait-elle se fêter autrement ? Ne pourrait-elle se reconnaître dans un 14 juillet rendu à ses origines de révolte populaire – la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789 – ou de fête républicaine – la Fête de la fédération, le 14 juillet 1790 – plutôt qu'un 14-Juillet confisqué par l'imaginaire le plus pauvre ? Car que signifie, au XXIe siècle, sur le continent dont les déchirements furent à l'origine de deux guerres mondiales, se célébrer comme une nation guerrière sinon exprimer une terrifiante peur du monde et de l'avenir ? N'aurions-nous pas d'autres symboles pour nous rassembler que la guerre et ses professionnels, ses conflits et ses drames, ses armées et ses armes, inséparables, l'oublierait-on malgré l'actualité chroniquée par Mediapart, de leurs marchands corrompus et leurs trafics occultes (lire ici, là et encore là les trois premiers volets de nos révélations sur les documents Takieddine) ?

 

Même nos militaires, qui, aujourd'hui, à force d'être projetés tout autour de la planète dans des conflits qui leur échappent, apprennent plus des autres peuples et des autres cultures que nos pauvres politiques repliés sur leur réduit hexagonal, comprendraient aisément qu'on réinvente la Fête nationale. Une fête qui célébrerait vraiment cette République « démocratique et sociale » que proclament nos textes fondamentaux. Une fête qui ne serait pas cette instrumentalisation des servitudes militaires au service de l'oligarchie régnante, mise en scène de la privatisation de la puissance plutôt que célébration d'une nation fière de ce qui la réunit.

 

Un 14-Juillet qui proclamerait à la face du monde cette République française qui ne fait pas de différence entre ses citoyens d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, assurant l'égalité devant la loi de tous « sans distinction d'origine, de race ou de religion », comme le précise le préambule de notre Constitution. Une fête qui défendrait cette République que trahissent les délinquants constitutionnels de l'actuel gouvernement dont le seul projet d'avenir est la chasse à l'étranger, non seulement de l'étranger qui menace d'arriver mais, désormais, de l'étranger parmi nous, du Français « d'origine étrangère » désormais officiellement stigmatisé, du Français « binational » dorénavant montré d'un doigt d'infamie, du Français douteux voué aux gémonies de l'anti-France.

 

Oui, rendre le 14-Juillet au peuple, dans toute sa diversité, de milieux, d'âges et d'origines : Eva Joly n'a rien dit d'autre, et ses propos sont de bon sens. « J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent. » Ces simples mots, ces mots simples seraient donc un crime ! Pis, le crime d'une étrangère qui n'aurait qu'à retourner dans sa Norvège natale ! D'une binationale qu'il faudrait d'urgence déchoir de sa nationalité comme le fit le régime de Vichy, à peine installé, pour tous ces mauvais Français qui, dans un sursaut patriotique, avaient su lui dire non, d'emblée, de Charles de Gaulle à Pierre Mendès France.

 

Donc, Eva Joly a d'abord raison sur le fond, proposant autour de ce symbole de la Fête nationale un nouvel imaginaire de la France, d'une France rassemblée et pacifiée, en paix avec le monde et avec elle-même. En ce sens, elle exprime ce que pourrait être notre France, une France relevée de sa déchéance sarkozyste et élevée à la hauteur de sa promesse républicaine : une France qui assume son origine étrangère, une France qui reconnaît son histoire populaire.

 

Notre France est d’origine étrangère

 

Ce n'est pas seulement une provocation pour la pensée, par ces temps de xénophobie officielle et de racisme banalisé, que d'affirmer ceci : la France est d'origine étrangère. Si, à rebours des préjugés idéologiques qui inventent une France imaginaire, immobile et éternelle, l'on veut bien admettre qu'une nation, c'est d'abord une histoire mouvante, celle que tisse son peuple par ses actions dans un espace géographique, alors, oui, notre France est bien d'origine étrangère. Tout simplement, parce qu'elle n'aurait pas été sauvée, après l'effondrement national face au nazisme, sans le secours de peuples étrangers.

 

Car c'est un fait trop peu rappelé : le pari fou du général de Gaulle en 1940, d'incarner la France depuis l'étranger, n'aurait pas réussi sans une force militaire qui lui permit d'installer notre pays à la table des vainqueurs quand la compromission avec l'occupant de la majorité de ses élites l'aurait logiquement placé à celle des vaincus. Or, selon un recensement officiel au 31 juillet 1943, quelle était la composition de ces Forces françaises libres ? Sur l'ensemble des FFL, on comptait alors 66% de soldats coloniaux, 16% de légionnaires pour la plupart étrangers et, selon les termes d'époque qui, hélas, font retour, seulement 18% de « Français de souche ». Indépendamment de la Résistance intérieure où les étrangers, des FTP-MOI (pour « Main-d'œuvre immigrée ») aux Républicains espagnols, étaient déjà en nombre, les troupes militaires qui ont permis cette restauration républicaine dont Charles de Gaulle reste, pour l'histoire, le symbole venaient à plus de 80% des ailleurs coloniaux et des lointains étrangers.

 

« On ne pourra pas oublier que j'ai accueilli tout le monde », confiait le général de Gaulle à André Malraux dans leur conversation crépusculaire dont rendait compte en 1971 Les Chênes qu'on abat..., après que son interlocuteur lui eut rappelé qu'il fut à la tête d'une sorte de « Légion étrangère », oui, étrangère. Tout le monde donc, sans aucune distinction. Face à ceux qui, aujourd'hui, s'en réclament indûment en s'en prétendant les héritiers alors qu'ils en sont les liquidateurs, il faudrait aussi relever le gaullisme. Ce gaullisme des Compagnons de la Libération dont l'ordre, créé le 16 novembre 1940, ne prévoit aucun critère non seulement d'âge, de sexe, de grade, mais aussi d'origine ni même de nationalité. De fait, 15% d'entre eux sont nés hors de métropole, soit dans les anciens territoires coloniaux français, soit à l'étranger, et l'on compte vingt-cinq nationalités parmi ces libérateurs ayant reçu un morceau de la vraie croix gaulliste.

 

La chasse obsessionnelle à l'immigré et à l'étranger n'est pas seulement une négation de l'histoire humaine du peuple français dont la spécificité en Europe est d'avoir été nourri de brassages et de déplacements, de migrations intérieures et d'immigrations extérieures. C'est aussi nier l'histoire politique d'une nation républicaine qui s'est inventée, ressourcée et défendue par le détour du monde, de sa relation au monde, de ses liens avec d'autres peuples, d'autres cultures, d'autres continents.

 

La dérive actuelle qui, pour la première fois depuis les années 1930, fait resurgir une droite extrémisée, faisant de la peur ou de la haine de l'étranger son fonds de commerce marécageux, ne menace pas seulement nos valeurs républicaines. Elle met en péril la France elle-même, parce que celle-ci n'existe pas sans cette imbrication au monde. Incapable de réinventer la France dans un monde postcolonial où la relation ne serait plus de domination, où l'ailleurs ne serait pas donné par la possession, où l'autre serait enfin un égal, ces apprentis sorciers préfèrent tourner le dos au monde.

 

Il ne suffit pas de dénoncer leurs crimes contre la République, ses valeurs et ses principes. Encore faut-il contre-attaquer, assumer sans crainte cet imaginaire supérieur, seul capable d'éteindre leurs incendies et de submerger leurs haines. Ce chemin, c'est celui de la curiosité, de l'envie et du goût du monde, de ses rencontres et de ses retrouvailles, de ses fraternités et de son hospitalité. Nous défendrons donc, comme Eva Joly et comme bien des Français qui savent, par leurs propres itinérances, curiosités personnelles ou déplacements familiaux, ce que leur pays doit au monde, la France de l'étranger.

 

Cette France dont le patriotisme est un internationalisme. Cette France des « Etranges étrangers » que chantait Jacques Prévert et qu'à l'époque de son poème, en 1953, on ne laissait venir « dans la capitale que pour fêter au pas cadencé la prise de la Bastille le quatorze juillet ». Ecoutez donc Prévert :

 

L’histoire populaire de la République

 

Cette France qui assume son origine étrangère est aussi celle qui assume son histoire populaire. L'institution du 14 juillet comme jour de la Fête nationale n'a rien à voir avec une démonstration militaire et tout à voir avec la restauration républicaine. Comme l'a rappelé récemment Antoine Perraud sur Mediapart (lire ici son article), la loi du 6 juillet 1880 ayant pour article unique « La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle » fut méchamment combattue par les conservateurs de l'époque qui ne toléraient pas ce rappel des événements révolutionnaires, d'insurrection et de fondation populaires.

 

Les républicains opportunistes qui venaient tout juste de conquérir l'ensemble des leviers du pouvoir, avec la présidence de Jules Grévy succédant au royaliste Mac-Mahon, ne s'en sortirent qu'en ajoutant à l'évocation de la prise de la Bastille en 1789 celle de la Fête de la fédération. Tenue un an plus tard, le 14 juillet 1790, cette journée-là « n'a coûté ni une goutte de sang ni une larme », soulignera pour apaiser la querelle le rapporteur au Sénat de la loi sur la Fête nationale, érigeant cette date en « symbole de l'union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l'égalité ».

 

Il s'agit donc, dans ce moment de refondation républicaine dont les grandes lois scolaires de 1881-1882 seront l'accélérateur décisif, d'installer durablement la République face aux conservateurs qui ne l'acceptent toujours pas. Rien n'est encore définitivement acquis et le siège des pouvoirs publics n'a quitté Versailles, où il était installé depuis 1871, pour Paris qu'en 1879. Le souvenir de la Commune de Paris, où le peuple ouvrier fut massacré par les Versaillais – 20.000 morts au bas mot et près de 10.000 déportations – qui avaient préféré pactiser avec l'Allemagne par peur de la révolution sociale, imprègne ce débat de 1880 sur le 14 juillet. A tel point que, quatre jours après l'adoption de la loi sur la Fête nationale, le Parlement vote l'amnistie pour les condamnés de la Commune.

 

Les deux faits sont liés : la Fête nationale à la date anniversaire de la prise de la Bastille et la réintégration des Communards proscrits dans la vie publique. Dans l'imagerie qui témoigne de ce premier 14-Juillet, le retour annoncé des Communards est omniprésent, par exemple dans cette lithographie anonyme où Marianne porte un bonnet phrygien, attribut révolutionnaire qui, officiellement, est encore interdit, depuis une circulaire de 1872. Or, en arrière-plan à gauche, on distingue le bateau La Loire qui assure la liaison avec la Nouvelle-Calédonie et, donc, le « retour des absents », c'est-à-dire des communards déportés parmi lesquels l'exceptionnelle Louise Michel.

 

C'est donc bien le peuple que l'on fête, ses conquêtes et ses défaites, ses retrouvailles et ses espérances. Contrairement à ce qu'affirme aujourd'hui l'ignorance officielle, le défilé militaire n'est pas au centre de cette première Fête nationale. Certes, à Paris, est mise en scène la distribution par le pouvoir républicain de ses « nouveaux drapeaux » à l'armée, scène qu'immortalise sur un mode naïf la lithographie ci-dessus. Mais, ici, la symbolique explicite est loin d'une démonstration de force ou de puissance : l'armée est invitée à manifester publiquement sa loyauté au pouvoir civil. Cela allait encore si peu de soi qu'à Angers, par exemple, département conservateur, la revue militaire sera supprimée en raison des réticences de l'armée et que la municipalité républicaine fera imprimer une affiche rappelant ce qui n'était pas tout à fait une évidence : « La République est le gouvernement légal du pays ».

 

De fait, en dehors de l'exception parisienne, le programme officiel de la Fête nationale du 14 juillet 1880 non seulement ne contient aucune référence militaire mais est extrêmement proche de ce 14-Juillet citoyen imaginé par Eva Joly : « Distribution de secours aux indigents. Grands concerts au jardin des Tuileries et au jardin du Luxembourg. Décorations de certaines places... Illuminations, feux d'artifices, fêtes locales, décorations trophées, arcs de triomphe... ». Tel fut le premier 14-Juillet de la République : l'affirmation généreuse du peuple face aux mesquineries des puissants.

 

L'envie démange, dès lors, de faire de nos gouvernants égarés les Versaillais d'aujourd'hui. N'exploitent-ils pas la haine de l'étranger par peur du peuple, comme une manœuvre de diversion et une machine de division ? La circulation incontrôlée des capitaux, la finance sans frontières, les paradis fiscaux, les trafics et les corruptions d'un monde dont l'argent est la seule valeur, rien de tout cela ne les effraie puisqu'ils en sont les gardiens et les profiteurs. En revanche, ce sont les humanités dans leur diversité et leur richesse qui les inquiètent, tout simplement parce qu'elles sont porteuses des espérances populaires. L'étranger qu'ils craignent et redoutent, ce n'est rien d'autre que le peuple.

 

A la veille du 14 juillet 1880, un sénateur, dont l'amnistie pour les Communards fut le dernier combat, l'énonça avec ce lyrisme propre aux grandes espérances. Il se nommait Victor Hugo, et nous lui devons cette affirmation que, sous le 14-Juillet de la République française, « il n'y a plus d'étrangers ». « Messieurs, le 14-Juillet est une fête, déclara Victor Hugo à la tribune du Sénat le 3 juillet 1880 (l'intégralité du discours est sous l'onglet « Prolonger »). Quelle est cette fête ? Cette fête est une fête populaire. Voyez la joie qui rayonne sur tous les visages, écoutez la rumeur qui sort de toutes les bouches. C'est plus qu'une fête populaire, c'est une fête nationale. Regardez ces bannières, entendez ces acclamations. C'est plus qu'une fête nationale, c'est une fête universelle. Constatez sur tous les fronts, anglais, espagnols, italiens, le même enthousiasme ; il n'y a plus d'étrangers. »

 

Pour une gauche n'ayant plus peur d'elle-même

 

Extraordinaire leçon civique que cette querelle du 14-Juillet ! Tandis que la droite ne connaît plus la France, l'oublie et la défigure, une certaine gauche ne se connaît plus elle-même. Avant de voler à son secours face aux attaques xénophobes du pouvoir, plusieurs représentants du Parti socialiste se sont en effet empressés de moquer Eva Joly, sa naïveté et son irresponsabilité supposées. Deux candidates à la primaire socialiste, Martine Aubry et Ségolène Royal, ont commencé par critiquer ses propositions sur une démilitarisation du 14-Juillet, la première en déclarant : « Bien évidemment, ce n'est pas acceptable, ça n'a même pas de sens », la seconde en affirmant que la candidate écologiste était « plus douée pour lutter contre la corruption que pour improviser des déclarations ». Propos redoublés par un éditorial de Laurent Joffrin, sur le site du Nouvel Observateur, traitant Eva Joly de « naïve inconséquente (qui) aurait mieux fait, ce jour-là, d'aller s'occuper de son jardin bio ».

 

On renverra ces leaders socialistes à la démonstration qui précède, tant eux aussi auraient bien besoin d'un ressourcement aux origines de la République, à sa vitalité et à son audace. Mais ce qui frappe dans ces premières réactions, rapidement occultées par l'offensive de la droite, c'est leur morgue de professionnels s'adressant à un amateur : nous, nous savons ce qui est sérieux, ce qui a du sens ; nous, nous n'improvisons pas des déclarations ; nous, nous ne lançons pas d'idées saugrenues. Comme s'il n'y avait pas, dans la réflexion d'Eva Joly, des interrogations légitimes concernant toute la gauche ? Comme si, plus précisément, la corruption au cœur de la République n'était pas sans lien avec cet imaginaire de la puissance identifié aux questions militaires et, donc, aux ventes d'armes dont la France est le quatrième champion mondial ?

 

Sans doute anecdotique, mais néanmoins significatif, cet épisode illustre notre alerte récente à destination d'un Parti socialiste trop sûr de lui, sans audace ni altérité, autre que défensive face à la droite (lire ici notre précédent parti pris). Ce conformisme, dont le calcul politicien et la prudence électorale sont le ressort, n'est décidément pas à la hauteur de l'époque, de ses défis et de ses risques. Il amenuise et éloigne l'horizon d'une gauche de sursaut social et de refondation républicaine, au lieu d'en convoquer toute la tradition, dans sa diversité et sa richesse.

 

De quoi ont-ils peur, à leur tour, pour s'empresser, au détour de cette dispute du 14-Juillet, de condamner sans nuances l'antimilitarisme, en oubliant que ce fut, aussi, l'histoire du mouvement ouvrier ? L'antimilitarisme n'est aucunement la désertion de la chose militaire ou de la défense nationale, mais le refus d'une politique militarisée, dévorée par l'esprit guerrier et détournée de la paix civile. Quand, par exemple, dans les années 1930, Jacques Prévert et le Groupe Octobre composent « Marche ou crève », c'est pour refuser une armée de guerre sociale où le travailleur est dépossédé de son histoire et de ses intérêts.

 

Moi j'suis pêcheur dans l'Finistère

Explique-moi pourquoi je tirerais

Sur un mineur du Pas-de-Calais

Tous les travailleurs sont des frères

Faut pas nous laisser posséder

 

On ne construit pas l'avenir dans l'oubli du passé et, certainement pas, de ce passé plein d'à présent. De Georges Brassens à Jacques Prévert, en passant par Boris Vian, tout un imaginaire poétique et chansonnier nous rappelle ce que fut cette gauche de principe dont, aujourd'hui, nous avons urgemment besoin. Le Boris Vian qui se moquait du défilé – « On n'est pas là pour se faire engueuler » – et de la conscription – « Allons z'enfants » – est aussi l'auteur du « Déserteur », chanson que toutes les jeunesses fréquenteront un jour tant elle est un hymne à la liberté de conscience. Passée de voix en voix de par le monde, chantée aussi bien par Mouloudji, Juliette Gréco, Serge Reggiani que Johnny Hallyday, Renaud, Joan Baez, Peter, Paul and Mary, etc., cette adresse aux puissants de toujours symbolise évidemment la France, celle que louait Victor Hugo, une France qui parle au monde, une France qui vit le monde.

 

Les Boris Vian d'aujourd'hui sont rappeurs, slammeurs ou rockeurs et, comme celui d'hier, sont poursuivis par les autorités et voués aux gémonies. Mais, à la fin, ils finissent toujours par l'emporter contre ces importants qui ne cessent de casser le monde avec leurs marteaux pesants. « Ils cassent le monde » est l'un des poèmes du recueil Je voudrais pas crever, paru en 1962, l'année de la fin de la guerre d'Algérie, trois ans après la disparition de Vian. Nul hasard si, de nos jours, il a été repris en chanson par Jean-Louis Aubert…

 

Ils cassent le monde

En petits morceaux

Ils cassent le monde

A coups de marteau

Mais ça m'est égal

Ça m'est bien égal

Il en reste assez pour moi

Il en reste assez

Il suffit que j'aime…

 

Et si c'était là la vérité de cette querelle du 14-Juillet? Les détracteurs d'Eva Joly ne savent tout simplement plus aimer la France. Telle qu'elle est. Telle qu'elle vit.

Edwy Plenel

      * sur Brassens, voir l'excellente exposition de Joann Sfar, "Brassens ou la liberté", musée de la musique, porte de Pantin, jusqu'au 21 août (ndr)

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 16:08

La Maternité des Lilas existe depuis près de 50 ans, conçue d'abord pour les femmes, symbole d'un autre rapport médical à la santé et au corps des femmes, et a participé à tous les combats féministes des années 60 et 70 jusqu'à la légalisation de l'IVG, passant d'un statut privé au PSPH (Etablissements privés à but non lucratif participant au service public hospitalier en France). Une reconstruction et un agrandissement sont nécessaires (mise aux normes légales) pour poursuivre sa mission et assurer aux femmes et aux couples la meilleure qualité de prise en charge.Un projet a donc été mis en place conjointement avec la ville des Lilas qui a réservé un terrain pour cela boulevard Pasteur, en partenariat avec le Ministère de la Santé et tous les acteurs institutionnels concernés.

Or, au nom des objectifs de rentabilité financière qui conduisent à des fermetures d'unités de proximité, l’Agence Régionale de Santé Ile De France (ARS) remet en cause les engagements antérieurs qui prévoyaient et finançaient la reconstruction, alors même que le permis de construire a été signé.

Constitué le 23 mars 2011, le collectif de soutien à la Maternité des Lilas est entré en action depuis le 1er juin 2011, et reste mobilisé et offensif pour la défense du projet de reconstruction de la Maternité des Lilas sur la commune des Lilas, après la suspension du projet par l’Agence Régionale de Santé. Ce collectif a mis en place un blog depuis le 20 juin, http://collectifmaternitedeslilas.over-blog.com/5-index.html et une pétition déjà signée par plus de 3000 personnes, et mise en ligne le 22 juin sous http://www.petitionduweb.com/Petition_soutenez_le_projet_de_reconstruction_de_la_maternite_des_lilas-9366.html :

«  Le personnel de la Maternité des Lilas est profondément attaché aux valeurs défendues par notre institution depuis maintenant plus de quarante cinq ans. La qualité du travail que toutes et tous s’efforcent d’accomplir  explique la très grande satisfaction des femmes et des couples que nous accompagnons dans leurs choix  et désirs sur le chemin de la parentalité.

 Ancrée en Seine-Saint-Denis, la Maternité des Lilas est une maternité de proximité et assure 1700 naissances et 1300 IVG par an.

La Maternité des Lilas a donc une histoire riche, un passé et un présent militant pour la défense des droits des femmes et le respect de leurs choix.

 Cependant, les locaux datent de 1964. Pour défendre nos valeurs, poursuivre notre action et offrir aux femmes et aux couples la meilleure qualité de prise en charge, la maternité doit être reconstruite sur la commune des Lilas.

Pour nous aider à défendre ce projet jusqu’à son aboutissement, nous avons besoin de votre soutien en signant cette pétition. »

Europe Ecologie Les Verts et son groupe local Le Pré Saint-Gervais-Les Lilas soutiennent cette pétition que nos élus ont signé.

 

Depuis, plusieurs réunions unitaires ont eu lieu au sein de l’établissement qui ont rassemblé à chaque fois une trentaine de personnes (membres du personnels, usagers, sympathisants du collectif).

Vendredi 8 juillet, enfin, une table ronde a réunit l'ARS, représentée par son Directeur Général Claude Evin, et le directeur du Pôle Etablissements de Santé, François Crémieux, l’association Naissance (Maternité des Lilas) représentée par Françoise ZECRI, le directeur de la maternité Xavier TARTAS, et le maire des Lilas, Daniel Guiraud.

réuMaternitéLilas11juillet2011

Lundi 11 juillet à 18h30 avait lieu à la Maternité une nouvelle réunion du collectif en présence de Daniel Guiraud, maire des Lilas, et de nombreux élus communaux lilasiens socialistes, communistes et écologistes. En outre, de nombreux soutiens se sont exprimés, partis comme le POI, syndicats (SUD, CGC, CGT,...), Coordination des Associations pour le Droit à la Contraception et à l’Avortement (CADAC), Sages femmes du 93, Planning Familial, Coordination du 2 avril « Notre santé en danger », tous soulignant la nécessité du maintien du fonctionnement actuel de l'établissement pour Paris comme pour la Seine Saint-Denis.

Deux éléments d'information ressortent de celle-ci :

Rapporté par la Dr Marie-Laure Brival, Gynécologue et chef de service du centre d'orthogénie des Lilas, une proposition insistante dans la logique financière gouvernementale, de constitution d'un pôle privé MCO, financé par le fond de pension australien Ramsès Santé, associant la Maternité des Lilas, et à Bagnolet, la Clinique Floréal et la clinique de la Dhuys, sur un terrain situé derrière la clinique Floréal. Cette proposition est à contre-courant de l'histoire de la Maternité des Lilas, et est rejetée par tous.

Le projet lilasien n'aurait été ajourné que parce que manque la Convention entre la Maternité et un établissement public proche, et celle-ci doit être fournie à la mi-septembre. Or, celle-ci avance : d'abord envisagée avec l'Hôpital Intercommunal de Montreuil, dans une logique séquano-dyonisienne, elle est maintenant orientée vers l'Hôpital Robert Debré, même si celui-ci dépend de l'APHP très en déficit, l'ARS demandant un rapprochement physique plus proche pour cette Convention qui doit traiter essentiellement d'échanges de personnel, et de logistique. Le délai est très court, mais il paraît fondamental de pouvoir présenter une Convention-Cadre dans ces délais, même si les détails n'en sont pas encore réglés.

 

Jusqu’au 15 juillet le collectif maintient sa mobilisation et pression avant la trêve estivale du 15 juillet au 15 août 2011. Ses actions reprendront après le 15 août avec les actions suivantes à mener : écrire à tous les Maires des communes du 93, envoi d’une carte postale un jour donné par chaque membre soutenant le collectif, recueil de don par la vente d’une carte souvenir et d’un T-shirt avec le logo du collectif...

La participation au Forum des associations de la ville des Lilas est prévue les 10 et 11septembre.

La Coordination Nationale « Notre santé en danger » (Mouvement du 2 avril), regroupant plus d’une centaine d’associations, syndicats, mutuelles et partis politiques, a décidé de faire de la journée du 24 septembre 2011 une journée nationale. Le collectif appelle à une marche de la Maternité,  jusqu’au lieu de la nouvelle construction(friche Gutermann, boulevard Pasteur aux Lilas) en présence de tous les collectifs nationaux le 24 septembre 2011 à 11h.

En outre, une manifestation devant l’ARS et le Ministère de la Santé est envisagée.

Mobilisons nous et à bientôt.

Pierre Stoeber

 

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:37

Attention-Abeilles.jpg

(de g à d, Christophe Paquis maire-adjoint, Miguel Pérez cheville ouvrière de l'association Le rucher des Lilas, Daniel Guiraud maire des Lilas, Andrée Cohen-Shurgast, présidente de l'association Le rucher des Lilas).

Vendredi 1erjuillet a été inauguré le « Rucher des Lilas » situé sur une petite emprise dans la zone de la Corniche des Forts, au bord de la rue Henri-Barbusse. Devant une centaine de passionnés et d'élus municipaux, Daniel Guiraud, le maire des Lilas, a rendu hommage à Jeannine Lesou (ancienne conseillère municipale et jardinière partageuse des Lilas) qui a donné l’impulsion de départ à cette magnifique initiative, et rappelé que la ville des Lilas a proposé son initiative « Métro-polliniser la ville » à Paris Métropole (association des collectivités autour de Paris) afin de mettre en réseau les ruches à travers la métropole.

L'association Le Rucher des Lilas  œuvrant concrètement au développement de la biodiversité en ville et à la sauvegarde des insectes pollinisateurs a été créé depuis plus de 2 ans par Andrée Cohen-Shurgast et Miguel Pérez, et avait été l'invitée au Théâtre du Garde-Chasse du Ciné-Club Eco-citoyen en partenariat avec l'Amap La Courgette Solidaire, le 28 septembre 2010 autour de « Disparition des abeilles : la fin d'un mystère »

Le Rucher des Lilas a finalement pu installer 5 ruches sur un terrain arboré de 1000 m² mis à leur disposition par la commune des Lilas.

 

RucherdesLilas1

Les ruches ont été achetées par l'association ou ses membres, un essaim a été apporté et « élevé » par l'apiculteur amateur David Delaporte, jusqu'à pouvoir essaimer dans les 5 ruches (la taille de l'essaim d'une ruche varie autour de 50 000 abeilles). En outre, des plantations mellifères ont déjà commencé, et les services techniques de la ville vont installer prochainement un cabanon dans ce terrain très en pente, pour y stocker le matériel nécessaire, dont les tenues d'apiculteur que Daniel Guiraud a pu étrenner avec son écharpe.


Rucher-desLilas.jpg

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 11:53

 

Les 28, 29 mai et 5 juin 2011, les socialistes lilasiens ont organisé une votation citoyenne sur le droit de vote des étrangers aux élections, et plus de 700 lilasiens y ont participé. Le oui au vote des étrangers aux élections locales a remporté plus de 98% des suffrages exprimés.

Après l'appel « D 'ailleurs nous sommes d'ici » signé par toutes les organisations politiques de gauche et écologistes représentées aux Lilas, et le relais de la manifestation « D'ailleurs nous sommes d'ici » du 28 mai 2011 par le collectif lilasien RESF, cette initiative a interpellé les autres forces de gauche et écologistes, et aussi les membres du collectif 1 habitant = 1 voix rassemblé sur Les Lilas en 2006/2007 avec le soutien de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), (pour mémoire, 170 signataires et une réunion publique au Gymnase Liberté le dimanche 3 décembre 2006 après-midi).

Après des contacts téléphoniques avec la coordination du collectif 1habitant=1voix (dont Les Verts faisaient partie), les organisations politiques lilasiennes socialistes, communistes, alternatifs, Europe Ecologie Les Verts des Lilas propose à tous de se retrouver le lundi 27 juin, à 20h30, à la Mairie des Lilas (entrée par derrière) afin de reconstituer un collectif ad hoc, dans l'esprit du collectif constitué aux Lilas autour de la question des retraites, et d'examiner les suites possibles à donner à ces actions au niveau municipal.

Nous y avons associé aussi bien sûr la nouvelle (c'est à dire inexistante en 2006-2007 quand le collectif 1habitant=1voix était actif) section LDH Bagnolet-Les Lilas, qui ont confirmé leur accord et leur présence.
RESF n'a pas été contacté en tant que tel, considérant que tel n'est pas leur objet, mais le réseau est au courant, puisque des membres des organisations politiques de gauche et écologiste en font partie, et tous sont bienvenus pour participer à la discussion. Tout lilasien intéressé est bienvenu !

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:36

Voila le prochain Ciné-Club animé par La Courgette Solidaire au Théâtre du Garde-Chasse des Lilas :

 mardi 28 juin 2011

Projection du film "Gasland" de Josh Fox à 19h

afficheGaslandL.jpg

suivie d'un débat  vers 20 h 45."Gaz et pétrole de schiste : quels risques pour notre environnement ?"

 

 

L'exploitation de gisements considérables de gaz et pétrole de schiste est envisagé sur le territoire national et en Ile de France notamment. Ce type de forage a créé des dégats considérables sur l'environnement des régions et pays où il a été pratiqué.
C'est ce que nous montre le film Gasland.
Quelles seraient  les conséquenses d'une telle exploitation sur notre environnement proche ?
Pour quel bénéfice ? Pour quels bénéficiaires ?
Nous vous invitons à venir débattre avec nous de ce sujet d'actualité sur lequel il est urgent de se positionner.

animé par Thierry Bertomeu et Richard Stehr, du collectif de l'amap La Courgette Solidaire.

Intervenants : Aymeric de Valon, de la coordination des collectifs anti-gaz de schiste,

Jean-François Delesalle, maire de Doue en Seine et Marne, où des forages sont en projet,

et Violaine Sautter, géologue.

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